ACCUEIL     TEXTES       IMAGES et PHOTOS      PLANS      MESSAGES et LIENS url

HISTORIQUE

ARCHITECTE : Richard C. Newick

CHANTIER : Richard Newick à Sainte Croix Iles Vierges Etats Unis

CONSTRUCTEUR : Richard C. Newick

DATE DE CONSTRUCTION : 1967

 

Blondie Hasler invente la course transatlantique en solitaire Plymouth Newport.

Eric Tabarly gagne cette course et se convainc que la victoire appartiendra à un multicoque et il fera construire Penn Duick IV.

Tom Follet décide de s’engager dans la course et est sûr qu' un bateau dessiné par DICK NEWICK pourrait l’emporter. Dick s’enthousiasme pour ce challenge qui peu lui donner l’occasion de démontrer toute la validité du concept polynésien de la navigation océanique. Un trio se forme Dick Newick architecte et constructeur au tempérament artistique merveilleusement inspiré, Tom Follet convoyeur de métier homme placide au courage tranquille, Jim Morris financier de l’opération son sens de l’organisation permettra à CHEERS de voir le jour. Nom de code de l’opération « Project 1968 ».

CHEERS est mis à l’eau dans se première version dans une ambiance de fête; les boys de Sainte Croix vont affronter les meilleurs marins du monde sur le terrain de l’atlantique nord et gagner si possible grâce à leur génie inventif.

Les premiers essais vont permettre de choisir la voilure et il est décidé de rajouter des focs au dispositif existant. Dick Newick pense avoir résolu avec ce bateau la question du multicoque autoredressable. Las ! Au large de la Martinique CHEERS chavire pour une raison demeurée inconnue et restera équilibré sur ses mats même en situation de remorquage après avoir été secouru. Il se redressera spontanément sous l’effet d’une vague. Au cours de ces essais Tom a également constaté que le bateau a tendance à enfourner à grande vitesse par vent très fort.

Fort de cette expérience Dick décide d’adjoindre à la coque principale un blister ( un volume de flottabilité) au vent et des spatules sur les étraves qui agissent comme des spatule de ski. Transformé de cette façon CHEERS est devenu le premier multicoque océanique autoredressable il est peut-être le seul aujourd’hui.

 

Le 31 mars CHEERS appareille de Sainte Croix aux îles Vierges pour l’Angleterre; le mobile de ce voyage est double, il faut bien amener le bateau sur la ligne de départ, mais aussi il s’agit de convaincre les organisateur de la course que CHEERS NE LEUR CAUSERA AUCUNE DIFFICULTE particulière malgré son originalité qui fait se dresser sur la tête les cheveux  restants des  flegmatiques yachtmen britanniques. La démonstration est réussie, CHEERS sera le seul bateau engagé a avoir parcouru un parcours de qualification qui ne sera exigé que dans l’édition suivante. Une expertise indépendante conclura aux qualités de fiabilité du bateau qui sera finalement admis à courir.

Le 01 juin  CHEERS prend le départ de la course, le trio redoutait la concurrence de Eric Tabarly avec son Trimaran mais la confrontation n’aura pas lieu Pen Duick IV  prêt trop tard ne sera pas en mesure de courir valablement.

Le 28 juin  CHEERS franchi la ligne d’arrivée et gagne la troisième place devenant ainsi le premier multicoque à remporter une place d’honneur dans une course océanique. Cette place est rehaussée quand l’on sait que CHEERS a affronté trois jours durant une tempête tropicale qui l’a cloué sur place et que sur la route sud il a parcouru le parcours le plus long.

Le 09 juillet CHEERS quitte Newport pour Sainte Croix ou il arrive sans encombre le 20juillet à ce moment le bateau a parcouru près de 10000 milles en atlantique nord en solitaire, la démonstration est faite !

LE MULTICOQUE CHANGE DEFINITIVEMENT LE VISAGE DE LA COURSE AU LARGE.

CHEERS est confié à la garde du musée maritime d’Exeter Devon Angleterre ou il sera comme oublié dans un bassin à flot pendant 23 ans.

Daniel Charles expert, écrivain et historien de la marine de plaisance convainc Dick Newick de confier CHEERS au tout nouveau conservatoire de la plaisance de Bordeaux et le 29 juillet le bateau arrive en France comme le stipule son acte de douane. Hélas le conservatoire ne connaît pas le destin espéré et l’oubli retombe sur CHEERS qui continue de se dégrader

Nélie et Vincent Besin épris de multicoques et fascinés par le prao s’engagent dans une entreprise de sauvetage, les liens noués avec Dick Newick permettront à ce dernier de leur confier CHEERS sur l’engagement  de lui redonner vie.

Le 20 mars 2000 CHEERS arrive à Port Saint Louis du Rhône. Le charisme du bateau est tel qu’un projet de club CHEERS voit le jour autour de l’instituteur de la ville qui a choisi d’apprendre l’architecture et les rudiments de construction navale au jeunes camargais.