LES TRACKERS
Articles du Trader Fou extraits de l'Edito
Voici un recueil de quelques articles du Trader Fou qui permettent d'appréhender les Trackers et les enjeux cachés de ces nouveaux produits.
Trackers contre OPCVM indiciels, un combat perdu d'avance !
Les trackers ont traversés l'Atlantique en changeant de nom car ETF (Exchange Traded Funds) c'était pas très vendeur.
De l'autre coté de l'océan, c'est un produit courant. Les premiers ont été lancés en 1993.
Chez nous, c'est difficile. De mémoire de Trader Fou, on avait pas vu cela depuis les débuts poussifs des
warrants au milieu des années 90.
Sauf que les warrants avaient peu de concurrents au Monep près.
Les trackers sont une nouvelle forme d'OPCVM indiciel avec des nuances qui méritent d'être examinées dans un combat sans pitié.
Les Trackers est un produit du marché Euronext arrivé en 2001 négociables sur le compartiment NextTrack.
Ce sont des fonds indiciels cotés à la bourse de Paris et négociables de la même manière que les actions.
Ils représentent des portefeuilles diversifiés d'actions conçus pour répliquer très précisément la performance d'un indice ou d'un panier d'actions.
Mais quels sont les éléments qui les différencient des OPCVM indiciels ?
1. Flexibilité : les trackers sont cotés en continu à la bourse de Paris ce qui n'est pas le cas des OPCVM dont la valorisation
est au mieux quotidienne. Les trackers sont en plus majoritairement éligibles au SRD ce qui implique
notamment la possibilité de jouer les effets de levier jusqu'à 5 fois suivant les intermédiaires financiers.
Les premières possibilités de vente à terme commencent à apparaître aussi.
2. Frais de gestion et de transaction : les trackers sont légèrement moins chargés avec des taux de frais de gestion souvent inférieurs à 0.5 % contre
1 % dans la plupart des cas pour les indiciels. L'écart se creuse si l'on considère les droits d'entrée des OPCVM
prochent de 2 % pour des frais de courtage à l'entrée et à la sortie pour les trackers. Certains intermédiaires ne font que partiellement
payer les frais de transaction pour un aller/retour dans la journée.
3. Fiscalité : la fiscalité est la même que pour les produits de gestion collective (si l'on néglige le problème de distribution
des dividendes induit dans la gestion des ETF et imposés au taux marginal). Néanmoins les promoteurs de trackers
ont fait preuve d'ingéniosité en proposant des produits éligibles au PEA mais dont l'indice de référence n'a rien à voir avec
la France ou l'Europe (Global Titan 50, MSCI USA Technology).
4. Diversité : c'est là que le bas blesse ! Les chiffres magiques sont 20/20 pour les ETF contre 140/50 pour les OPCVM,
soit à peine plus d'une vingtaine de trackers sur moins d'une vingtaine d'indices de référence. C'est en cela que l'histoire
nous replace lors des premières émissions de warrants. A cette époque les leaders étaient là : City Group et Société Générale.
Aujourd'hui il en est de même avec State Street (leader d'outre Atlantique), Lyxor Asset Management (alias Société Générale) et AXA Investment Manager.
Tout porte à croire qu'il ne fait pas bon être gérant de fonds indiciels, à moins qu'un contre un égal à deux.
Seule l'histoire (encore elle) pourra nous le dire.
Trackers et fin des OPCVM
Avec Euronext est arrivé en janvier de cette année les Trackers. Ces produits sont ni plus ni moins que des fonds indiciels.
Cependant, ils ont plusieurs avantages par rapport aux OPCVM qui en font des ennemis. Le premier avantage correspond à la fréquence de quotation,
et oui ces petits bijoux sont cotés en continu. Le second correspond à un non avantage des OPCVM représenté par le fameux cours inconnu (j'achète une OPCVM en J au prix inconnu de J+1).
Enfin, les frais sont réduits puisque sont appliqués les frais standards pour le marché actions. Allez encore un dernier. Ces produits n'appartiennent pas
à un réseau de distribution spécifique et de ce fait aucun problème de frais complémentaires.
Ceci annonce la mort de nombreuses OPCVM (particuliers), celles qui se bornent à reproduire des indices sont aisément concurrençables par ces nouveaux produits.
Les Killer Trackers sont là. De nombreux acteurs majeurs du marché sont en train de monter des Trackers qui représentent un nouvel enjeu et
un possible axe de redistribution des parts de marché en gestion collective. Cependant l'avantage est aux américains qui gèrent ce type de
produit depuis 1993.
Pour découvrir d'autres produits plus dérivés...
Le guide technique
| Performance | Reproduction de la performance d'un indice ou d'un panier d'actions Fonds indiciels négociables en bourse |
| Cotation | Cotation en continu pour la plupart |
| Types d'ordres | Identiques à ceux pour les actions (pour en savoir plus...) |
| Eligibilité au PEA | Le plus souvent, se renseigner sur la notice COB |
| SRD | La plupart sont éligibles au SRD permettant l'utilisation d'effet de levier |
| Next Track | C'est le segment de marché qu'il leur est dédié par Euronext |
| Information disponible | Composition, valeur liquidative ou indicative, cours, volumes |
| Frais | Frais de transaction propre à chaque intermédiaire financier |
| Dividendes | Versement de dividendes, détachement propre à chaque tracker |
| Fiscalité | Identique à celle des OPCVM (pour en savoir plus...) |
Un lien indispensable pour de plus amples informations, le site d'Euronext
Pour découvrir d'autres produits plus dérivés...
http://membres.lycos.fr/tradefou