JOLIOT-CURIE1900-1958 / 1897-1956
Frédéric Joliot et Irène Curie continuèrent les travaux des parents d'Irène (Pierre et Marie Curie). Durant la première guerre mondiale, Irène obtint un poste aux armées comme assistante à la thérapie des rayons-x. Elle améliora ce traitement avec l'aide de ses parents. En 1925, elle avait son doctorat de physique et travaillait avec sa mère comme assistante. Frédéric Joliot, brillant étudiant en physique et chimie fut également nommé à la Sorbonne comme assistant de Marie Curie, la même année. Irène et Frédéric se marièrent en 1926.

En 1934, le couple Joliot-Curie fit sa découverte historique : la radioactivité artificielle. Ils étudiaient les effets produits par le bombardement de l'aluminium par des particules alpha (noyaux d' atomes d'hélium). Le morceau d'aluminium semblait être radioactif après le bombardement. Leur étonnement s' agrandit encore quand ils s'aperçurent que le morceau d'aluminium avait été transformé en phosphore mais un phosphore dont les noyaux des atomes contiennent plus de neutrons que le phosphore naturel. Les noyaux était plus lourds, plus instables donc radioactifs, ce qui veut dire qu'ils se décomposaient progressivement en d'autres éléments, sous le rayonnement de particules ou d'ondes électromagnétiques. Plus tard, il apparut que la même méthode pouvait servir à transformer du bore en azote radioactif et du magnésium en silicium radioactif. Par leur découverte, ils démontrèrent de façon irréfutable que non seulement les éléments lourds, tels que l'aluminium, étaient radioactifs, mais qu'une forme radioactive(radio-isotope) pouvait être créée à partir de n'importe quel élément. Les recherches qu'ils effectuèrent furent récompensées par le prix Nobel de chimie en 1935. Lorsque la seconde guerre mondiale éclatat, les Joliot-Curie travaillaient sur la fission atomique de l'uranium. Leurs travaux étaient bien avancés lors de l'invasion allemande. Ils entrèrent dans la résistance, persuadés que leurs savoirs ne devaient pas tomber entre les mains ennemies. En 1948, la première pile atomique française était achevée, ils y travaillaient en plus de leurs fonctions professorales. Etant donné leur position politique en faveur du régime soviétique, le président Auriol les démit de leurs fonctions. Irène mourut le 17 mars 1956 et Frédéric le 14 août 1958.