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Magistral Boomerang des Rolling Stones à Paris
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Le Bigger Bang des Rolling Stones à Paris
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Les Rolling Stones en suspensdevant Keith Richards
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SHINE A LIGHT A L'OLYMPIA
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ROLLING STONES SUR SEINE, A BERCY
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Mais où sont donc les Rolling Stones?
Ils courent, ils courent.... ils sont passés par ici, ils repasseront par là!.... Qu’y sont-ils donc, venant du fin fond des années soixante pour perpétuer de générations en générations cette aura mythique où leur musique se fraye à coup de symboles successifs une magie intemporelle et universelle, les exposant « hic et nunc » et pourtant déjà ailleurs?
A quelques instants de l’entrée en scène,
Mick Jagger s’investit dans son fantôme, son autre lui-même,
notre autre nous-mêmes!... bondissant, jaillissant, emmergeant de
Les Rolling Stones s’offrent durant cent cinquante minutes et au bout du compte sont déjà de l’autre côté du miroir! Insaisissables instants, impossible arrêt sur image, tant le mouvement ondule...de cette frustration jaillit la fascination...et l’instant d’après la sortie de scène, les fantômes s’évanouissent, la nuit de la réalité reprenant ses prérogatives!... Sur la tournée « Bridges to Babylon » en étape à Paris, clamant au Stade de France: « Je suis fier d’être dans le stade des champions du Monde », Mick Jagger soulève une immense ovation! Cependant le site dessine une telle caisse de résonance qu’il en suscite inéluctablement une désynchronisation des idées, des sons et de leurs images!......
Curieuse alchimie d’acier où Mick Jagger
se désarticule alors que que la voix faramineuse de Lisa Fischer provoque
des
frissons En contre point, le concert de Katowice s’affirma comme un miracle initiateur: à quinze kilomètres d’Auschwitz, en plein coeur du bassin minier de Silésie, le stade Saski en cours de réfection s’ouvrait sur un espace indicible, déterminant un lieu de transit totalement approprié au geste « Stonien » évanescent!..... Alors sur la presqu’île où les Stones trouvent durant quinze minutes le refuge des origines en une rédemption intangible, ballottés comme sur un radeau en furie, ils surfent sur les vagues d’un public médusé et tellement proche!....like a Rolling Stone.... Maintenant à l’approche de la phase ultime, la nouvelle génération Polonaise réclame à hue et à dia leurs « Rolling Stones » qui comme à l’accoutumé se sont illico évaporés..... « I can’t get no Satisfaction » murmure la rumeur!...... Theothea le 21/08/98 |
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Stade de France: Quatre plus Un!..
Au Stade de France, ce vendredi 4 Septembre 98 en averses, il n’y eut pas de combat symbolique entre l’eau et le feu car le vrai challenge était effectivement ailleurs!... En effet le spectacle de Johnny Hallyday aurait dû être le premier show du Stade de France mais les Rolling Stones avaient réussi à rompre cette exclusivité en y présentant une semaine après le MONDIAL leur «Bridges to Babylon Tour». Seul évidemment un des deux spectacles pouvait inaugurer le Stade de France et son challenger ne pouvait qu’espérer faire oublier le précédent. C’est pourquoi Jean-Claude Camus le producteur de Hallyday s’efforça de battre le « Bridges to Babylon Tour » sur son propre terrain en tentant de récupérer les concepts utilisés pour les porter à leur paroxysme!....
Mais accroître les dimensions du show ne permettaient pas de dissimuler
que la structure de la scène ressemblait étrangement à
celle du « Woodoo Lounge », tournée
Enfin comble de la récupération, même le pont-levis avait des airs de Golden Gate Bridge, déjà utilisé dans le show du Parc des princes pour les 50 ans de Johnny. Bref Camus aurait fort bien pu intituler le show de Johnny « Pont pour Babylone » que le show aurait été raccord!..... Des idées originales apparaissaient néanmoins tel ce plateau de type OVNI à roulettes qui permettait à Johnny et ses musiciens de se déplacer comme sur un coussin d’air le long d'une route de 160 mètres en déclivité. Ceci dit là où Mick Jagger effectue son jogging incessant, Johnny y substitue une prothèse géniale d’handicapé moteur qui, allez savoir pourquoi, rappellerait volontiers le défilé de mode clérical de Fellini Roma!....Glissade à la fois majestueuse et délirante!.... Mais cessons cet inventaire qui place délibérément ce show, là où il n’aurait jamais dû être, à savoir en compétition effrénée avec les Rolling Stones!....
Dans cette perspective, sa carrière ne ferait que commencer, dans la mesure où ses vieux démons le laissent en paix!....Et cependant au Stade de France, il n’est pas impossible que Johnny se soit inquiété d’avoir enfin trouvé son maître en la personne de Florent Pagny dont l’interprétation en duo du « Pénitencier » atteignit une puissance et une limpidité inégalées!... Avec un accompagnement symphonique et celle d’une chorale de 400 chanteurs dans une cathédrale aussi vaste et néanmoins conviviale, l’interprétation de Johnny atteint les frontières du sublime voire du mystique:. ainsi en fut-il de DIEGO en développant un rythme autant obsédant que langoureux!....Bref charisme, carrure et mariage des voix imprégnèrent de manière indélébile ce stade magique qui vit se succéder en 3 mois des évènements éminemment fondateurs! Toutefois il est fort peu probable que ni les Stones, ni Hallyday ne reviendront faire un show au Stade de France; s’agissant de prestations uniques où ils furent associés par concomitance d’inauguration! Au demeurant une question faussement candide reste entière pour l’avenir de ce lieu désormais mythique: Que doit-on penser de son acoustique métallisée?.... Theothea le 08/09/98 |
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