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1.INTOXICATION PAR LES ANTIDEPRESSEURS TRICYCLIQUES
*TOXICOLOGIE : dose toxique supérieure à 0,5 g pour la plupart, pronostic vital engagé si dose supérieure à 2g, latence : 1 à 4 heures entre la prise et les premiers symptômes.
*CLINIQUE : 1. Syndrome anticholinergique précoce :
peut précéder le coma, faciès vultueux, sécheresse buccale mydriase bilatérale peu réactive, tachycardie sinusale encéphalopathie anticholinergique ( parole saccadée, tremblements fins, agitation et délire).
2. Signes neurologique :
agitation, myoclonies, convulsion voire EDM convulsif syndrome pyramidal (hypertonie, ROT, BBK) coma peu profond adapté
3. Signes cardio-vasculaire :
intox modérée : état hyperkinétique intox massive : VD artérielle, dépression myocardique, hypotension artérielle, collapsus, choc, inefficacité cardio-circulatoire. ECG : tachycardie sinusale, brady-arythmie à complexes larges avant l'asystolie, troubles de la repolarisation avec allongement du QT, trouble conductif avec un QRS supérieur à 0,12 s, torsade de pointes, troubles du rythme avec ESV bigéminées.
4. Dépression respiratoire modérée
5. Autres signes :
phlyctènes au points de contact hypothermie.
*TRAITEMENT 1. PREMIER ABORD DU MALADE : * VVP, SG 5% + LACTATE DE SODIUM molaire en attente. *O2 au masque, évacuation toxique + CARBOMIX. 2. SI TROUBLES DE LA CONDUCTION INTRA-VENTRICULAIRE : *LACTATE DE NA molaire :200 à 500 ml rapidement 3. COLLAPSUS : *MACROMOLECULES : 500 à 1000 ml +/- DOBUTREX 4. DETRESSE VITALE : *Idem + sédation (BZD)+intubation+ventilation *NARCAN* :CI si association bzd lactate de NA : hypokaliémant, pas de GAMMA OH + rajout KCL (2g/500 ml).
2.INTOXICATION PAR LA NIVAQUINE :
*TOXICOLOGIE : Antipaludéen C.P. à 100 mg et à 300 mg Sirop en flacon de 150 ml (5mg/ ml), Dose toxique adulte : 2 g Dose toxique enfant : 25 mg/kg en 1 prise.
*CLINIQUE : 1. TROUBLES DIGESTIFS (SIGNES D'ALERTE) : - nausées, vomissements fréquents. 2. TROUBLES NEUROSENSORIELS (SIGNES D'ALERTE) :
agitation anxieuse, obnubilation, coma et convulsions troubles sensoriels (II et VII souvent réversible) : vision floue, diplopie voire amaurose, vertiges, acouphènes, hypoacousie.
3 TROUBLES CARDIO-VASCULAIRES (SIGNES DE GRAVITE) :
ECG : aplatissement onde T, allongement QT, bloc intra-ventriculaire, bradycardie à complexes larges, torsades de pointe, asystolie. Hémodynamique : arrêt circulatoire brutal, collapsus.
4. CRITERES DE GRAVITE :
intoxication bénigne : dose inférieure à 3g, PAS supérieur à 90 mmhg, QRS inférieur 0,10 sec. intoxication grave : dose supérieure à 3g, PAS inférieur à 90 mmhg, QRS supérieur à 0,10 sec, trouble du rythme. intoxication mortelle : dose supérieure à 5g, PAS inférieure à 80 mmhg, QRS supérieur à 0,12 sec, trouble du rythme.
*CONDUITE A TENIR 1. MISE EN CONDITION :
ambulance médicalisée voie veineuse de bonne qualité LACTATE DE SODIUM molaire en attente (branché) ECG : surveillance scopique et de la PA
2 . TRAITEMENT EVACUATEUR :
lavage gastrique précoce CARBOMIX en fin de lavage
3. TRAITEMENT DES INTOXICATIONS BENIGNES
surveillance scopique ECG ECG à intervalles réguliers (QRS) Surveillance continue de la PA QRS élargis (supérieur à 0,10 sec) LACTATE DE NA molaire Torsade de pointe : sulfate de magnésium 1 à 2 g IVD lente puis 1 mg/ kg/h, si échec ISUPREL.
Toute aggravation et notamment l'apparition de signes de gravité doit faire discuter le traitement d'une forme sévère. 4.TRAITEMENT DES INTOXICATIONS SEVERES
ADRENALINE, VALIUM, VENTILATION ARTIFICIELLE. VALIUM : 2 mg/kg en IV en 30 minutes, à la seringue électrique.
3. INTOXICATION PAR LE PARACETAMOL
*CLINIQUE : 1. PHASE PAUCI OU ASYMPTOMATIQUE : 12-24e HEURE
nausées, vomissements, douleurs abdominales
2. MAJORATION OU APPARITION DES SIGNES : 16-24e HEURE
anorexie, vomissements +++, épigastralgies parfois somnolence altération des tests biologiques hépatiques
3. ATTEINTE MANIFESTE : 2-3e jour
hépatalgie, ictère, cytolyse, importante (maxi 3e jour) douleur lombaires, protéinurie + hématurie = atteinte rénale possible pancréatite aiguë + atteinte hépatique grave possible myocardite toxique
4. EVOLUTION : -défavorable :
5-6e jour : insuffisance hépatocellulaire avec encéphalopathie hépatique (confusion, astérixis puis coma profond). Décès peut survenir à n'importe quel moment entre le 2e et le 7e jour
-favorable :
guérison sans séquelles par régénération
5. ATTENTION :
clinique modifiée si associée à des toxiques ( association Di-antalvic). Les transaminases peuvent être normales jusqu'à 48 heures donc faussement rassurantes.
BIOLOGIE
PARACETAMOLEMIE
interprétable à partir de la 4e heure si délai inconnu, 2e dosage : ½ vie d'élimination interprétation selon abaque : si frôle une ligne , NAC.
TRAITEMENT EVACUATION DU TOXIQUE
lavage gastrique si délai inférieur à 4 heures ou toxiques associés CARBOMIX ou 200 ml d'huile de paraffine en fin de lavage
ANTIDOTE = N ACETYL CYSTEINE en fonction de la paracétamolemie : FLUIMICIL 5g, dose de charge 150 mg/kg dans 250 ml SG5% en 15 minutes, puis 50 mg/kg dans 500 ml SG 5% en 4 heures, puis 100 mg/kg dans 1 l de SG5% en 16 heures. Effet optimal si débuté avant la 8e heure Réaction anaphylactoide possible dans les 15 à 75 min résolution spontanée possible en 30 minutes ou antihistaminique et corticoïdes nécessaire reprise perfusion possible sous corticoïdes supérieur à 200 mg/kg, continuer si anomalies hépatiques persistent surveillez : bilirubine, transaminases, coagulation et potassium pendant 48 heures en cas de dose toxique et si l'antidote est administrée après H8. PAS DE CI chez la femme enceinte Protocole oral : si intox accidentelle et bonne surveillance à la maison mais hôpital + voie veineuse plus confortable et plus sûres ! ! ! ! ! ! dose de charge : 140 mg/kg toutes les 4 heures, 17 fois. MUCOMYST sachet 200 mg ou sirop 120 ml (200 mg/5ml) : attention à la quantité et à la très mauvaise tolérance digestive, si vomissements inférieurs à une heure après ingestion, reprendre dose pleine. 4.CHLORALOSE: 1.TOXICOLOGIE: produit rodenticide (oxyrat ou oxysouris) souvent en sachets de granulé roses 1 à 2 heures en général
2.CLINIQUE:
SIGNES NEUROLOGIQUES coma convulsions état de mal myoclonique à la moindre excitation, cutanée, optique ou auditive. MYDRIASE HYPERSECRETION SALIVAIRE ET BRONCHIQUE LIQUIDE ROSE RETROUVE DANS LE LIQUIDE GASTRIQUE
3.BIOLOGIE:
recherche de chloralose dans le liquide gastrique et dans les urines.
4.TRAITEMENT:
le plus souvent: sédation par VALIUM* intubation et ventilation controlée évacuation du toique par lavage gastrique réanimation hydro-électrolytique plus rarement: pas de sédation ni ventilation artificielle traitement de l'état de mal myoclonique: RIVOTRIL* 1 amp IVD puis SE ( sur la base de 4 amp/24h).
5.EVOLUTION:
Généralement, les troubles cedent en 24 heures Attention aux pneumopathies d'inhalation
5.INTOXICATION PAR LE LANNATE:
TOXICOLOGIE: insecticide carbamate à activité anticholinestérasique réversible rapidité et fugacité des signes forte mortalité (TS) avec arrèt Cardio-circulatoire brutal sortie SMUR obligatoire même sans critères initiaux de gravité, sur simple présomption CLINIQUE: SYNDROME MUSCARINIQUE oeil : myosis serré+++ hypersialorhée+¨+ coeur: Bradycardie, hypotension artérielle diarhée sanglante, douleurs, nausées, vomissements sueurs profuses SYNDROME NICOTINIQUE crampes musculaires gravité: paralysie des muscles respiratoires SYNDROME CENTRAL troubles de la conscience au coma +/- convulsif BIOLOGIE dosage des anti-cholinestérases (Nle de 1800 à 3200 U.I). TRAITEMENT ventilation artificielle évacuation du toique sur place++++ avec CARBOMIX 50 g en fin de lavage Atropine à dose maimale: 1 à 2 mg IVD / 10 min en moyenne jusqu'à obtention des signes d'atropinisation: peau sèche, tachycardie et surtout mydriase CONTRATHION*: Non indiqué, pourrait même aggraver l'intoication
FACTEURS PREDICTIFS
âge, quantité de toique, arrêt cardio-circulatoire initial, délai de prise en charge supérieur à 15 minutes, acidose mérabolique ou trou anionique, inssufisance de l'atropinisation.
6.INTOXICATION PAR LES ORGANOPHOSPHORES
Insecticides carbamates à activité anticholinestérasique réversible rapidité et fugacité des signes forte mortalité avec arrèt cardio-circulatoire brutal sortie SMUR obligatoire même sans critères initiaux de gravité, sur simple présomption. CLINIQUE
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