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La
crise d'octobre 1970
Plus
de quatre cent cinquante personnes
sont
emprisonnées
par
les Autorités Fédérales (Ottawa)
sans
justification
Qui, au Québec, n'a pas
été marqué
par cette crise d'Octobre ?
Qu'est-ce qu'on en sait pour le vrai ?
Voici quelques éléments de réponses.
IMPRESSIONS D’UN MILITAIRE
SUR LA CRISE D’OCTOBRE 70
René Marcel Sauvé
2003/10/15=======================
16 octobre 1970 : proclamation de la Loi sur les mesures de guerre - Les libertés suspendues
Le gouvernement fédéral a parié sur l'oubli quand il a décidé de rebaptiser l'aéroport de Dorval du nom de Pierre Elliott TrudeauGuy Bouthillier, Montréal,
Robin Philpot, MontréalÉdition du jeudi 16 octobre 2003
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Andrée Ferretti / "Octobre de lumière" / tiré de La vie partisane, / Mtl,
l’Hexagone 1990, / pp.47-66Note: La Vie partisane fut en 1991, mise en nomination pour le Grand prix littéraire de la Ville de Montréal. Cet ouvrage sera réimprimé en livre de poche dans la collection TYPO, au cours de l'année 2004.
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Marcel Chaput ou Le Pari de la Dignité / L’indépendance prend le tout du Québec et non une partie / Bruno Deshaies 17-10-2002
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Le pouvoir détonnant de la pensée et de l’action d’André d’AllemagneL’Action nationale, vol. 91, no 3, mars 2001, pp. 46-50.
Le 1er février 2001, André d’Allemagne, le fondateur et l’idéologue du Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN), n’est plus. Andrée Ferretti lui rend ici un hommage mérité.
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Québec un Pays rend hommage à Madame Andrée Ferretti
On le sait Madame Ferretti a été arrêté en octobre 70, gardée en prison, à Parthenais, 21 jours, sans procès, suite à la Loi de Trudeau, Loi des Mesures de guerre.
=======================Crise d'octobre 70 / Mythes et réalités / René Marcel Sauvé / Montréal, vendredi 18 octobre 2002
René-Marcel Sauvé Militaire de carrière, géographe spécialisé en géopolitique et polémologie, l’auteur était en service à la base des Forces canadiennes de Saint-Jean-sur-Richelieu pendant la Crise d’octobre 1970.
Le Front de Libération du Québec a surgi pendant les débuts d’une période de transition. Sa présence et son activisme ont coïncidé avec la Révolution tranquille, la naissance de l’État du Québec, l’Aggiornamento dans l’Église, la sécularisation de la société québécoise, la fin du réalisme classique et son remplacement par le positivisme et les idéologies.
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Wednesday 10 January 2001 / 'Black Friday' / Guy Bouthillier / The Ottawa Citizen
The media should be commended for publishing information in British documents showing that senior ministers in the Trudeau government thought the hard-line taken in October 1970 was unnecessary and too broad. It is basically the same thing NDP leader Tommy Douglas and his successor David Lewis said on the day the War Measures Act was proclaimed on Oct. 16, 1970 and consistently thereafter. For the NDP, it was a "Black Friday" when a government invoked the War Measures Act in peacetime, for the first time in history, saying there was an apprehended state of insurrection.
"Unless I can get convincing evidence that the government is faced with an insurrection I'm naturally not going to accede to surrender the fundamental freedoms of the people of this country," declared Mr. Douglas shortly after he and his party voted against it.
The British documents corroborate recently obtained minutes of cabinet meetings that show some senior Trudeau ministers, including Mitchell Sharp, were opposed to the raids and arrests. Mr. Sharp made an appeal to consider parole for 23 imprisoned FLQ sympathizers in order to "save the lives of James Cross and Pierre Laporte."
This leave us with the troubling and unanswered question: What responsibility for the death of Pierre Laporte should be attributed to those who favoured using radical police and military action in 1970?
Guy Bouthillier, President,
Societe Saint-Jean-Baptiste Montreal
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Crise-Oct-Claude-RyanTrudeau exaggerated FLQ crisis
PM told British 'no conspiracy' behind October Crisis: newly declassified files
Bruce Wallace / The Ottawa Citizen / Saturday 6 January 2001
LONDON -- Canada's federal government confided to the British government during the 1970 October Crisis it had "no evidence of an extensive and co-ordinated FLQ conspiracy," despite public declarations at home that the extraordinary police powers of the War Measures Act were necessary to fight an "apprehended insurrection."
The blunt assessment is contained in notes of a meeting in London on Nov. 26, 1970, between then-external affairs minister Mitchell Sharp and Sir Alec Douglas-Home, his British counterpart. They were unsealed this week, along with thousands of other British government documents, after a legally required interim of 30 years.
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La crise d'octobre telle que vue par la CSN / Et pourtant, octobre s'annonçait beau, cette année-là... / Michel Rioux Arrestations injustifiées, abusives, arbitraires
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La conférence de presse du 18 octobre 1970: de gauche à droite, Fernand Daoust et Louis Laberge, de la FTQ, René Lévesque, du PQ, Marcel Pepin, de la CSN, et Matthias Rioux, de l'Alliance des professeurs de Montréal.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-
Crise d’octobre / 5 octobre 1970
Le Front de Libération du Québec kidnappe le diplomate britannique James Richard Cross. [Font partie du groupe : Jacques Lanctot, Marc Carbonneau, Louise et Jacques Cossette-Trudel, Yves Langlois.]
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James Richard Cross6 octobre 1970
- Le Secrétaire d’État aux affaires extérieures, Mitchell Sharp, refuse de céder aux conditions du FLQ pour la libération de James Richard Cross;
- publication dans les journaux du texte du Manifeste du FLQ ;
- libération des prisonniers politiques (militants du FLQ) ;
- réemploi des 400 ex-employés de la compagnie Lapalme (transport du courrier) par le ministère des Postes par suite de leur mise à pied.
- Le ministre Mitchell Sharp déclare : « I am hopeful that these
criminals will be apprehended and that the diplomat will be
released. That’s our purpose. » [« Je suis confiant que ces
criminels seront appréhendés et que le diplomate sera relâché.
C’est ce à quoi nous nous affairons. »]7 octobre 1970
Lecture du Manifeste du FLQ à la radio de CKAC.8 octobre 1970
Lecture du Manifeste du FLQ à la télévision de Radio-Canada.10 octobre 1970
- 18 h 00 : Le ministre de la Justice, Jérôme Choquette, déclare en
conférence de presse que le gouvernement refuse toute
négociation avec le FLQ.
- 18 h 18 : Le Front de Libération du Québec [Francis Simard,
Paul Rose, Jacques Rose, Bernard Lortie] kidnappe le ministre
du Travail et de la main-d’œuvre du Québec : Pierre Laporte.11 octobre 1970
Robert Bourassa, Premier Ministre du Québec laisse croire qu’il accepte de négocier avec le FLQ.15-16 octobre 1970
nuit du jeudi 15 au vendredi 16 octobre 1970 [4 h 00 du matin]
Pierre Elliott Trudeau, Premier Ministre du Canada décrète la Loi des mesures de Guerre (War Measures Act).16 octobre 1970
État de siège :
- l’habeas corpus est suspendu,
- l’armée canadienne prend le contrôle complet du Québec
- et procède à 457 arrestations de citoyens considérés suspects
(comédiens, chanteurs, poètes, écrivains, journalistes, syndicalistes, etc.).
- L’armée s’installe pour assurer la protection des quartiers riches et des édifices gouvernementaux.17 octobre 1970
On découvre le cadavre du ministre Pierre Laporte, assassiné par le FLQ.
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-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-Crise d'octobre / Bibliographie
Jean-Francois Gauvin, L'indépendance du Québec
-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-Octobre noir : Portrait d'une insurrection appréhendée / Éric Dufresne
Y a-t-il quelque chose qui n'ait été dit sur la Crise d'octobre? Non, tout a été dit. Pourtant on n'en sait rien. On dirait que la cicatrice est encore trop fraîche pour supporter la tension du dialogue, le poids des mots.
A-t-on seulement le droit d'en parler? L'idée de revivre, même en pensées, les événements d'Octobre 70 réveille trop de démons endormis.
Octobre 70, c'est comme une ombre qui plane sur le Québec.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-
-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-
Forum Avant-garde Québec
Plusieurs interventions en regard de la crise d'octobre ont été réalisées au cours des deux derniers mois particulièrement.
Faire une recherche sous les titres suivants :crise d'octobre; octobre 70; faux complot d'octobre;
Faux complot d'octobre 1970; Octobre 70 avant et après;
A lire. Laporte; Crise d'octobre / Bibliographie ; Faux complot... / Probl. de lecture LA "VERSION" DE CHRISTIAN SINAVE...
LA "VERSION" DE JEAN-YVES DUROCHER-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-
LE MONDE DIPLOMATIQUE - JUILLET 1995 - Page 6 / RENDEZ-VOUS DU CINÉMA QUÉBÉCOIS /Les combats militants d'octobre 1970 / Par CARLOS PARDO
-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-Un homme de parole La crise d'octobre70 /ALAIN CHARTRAND :
C'est la nuit de ce discours au Centre Paul-Sauvé que mon père a été arrêté en vertu de la loi des mesures de guerre. On l'accusait de sédition et de faire partie du FLQ.
-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-OCTOBRE 70
Ce site est dédié aux événements qui frappèrent le Québec en Octobre 1970Arrestations et perquisitions
En plus de bafouer toutes les libertés fondamentales d'expression, d'autre droits du citoyen sont suspendus.Pour que l'histoire se souvienne des manipulations injustifiées du gouvernement de l'époque. (Tiré du livre de Normand Lester – Enquêtes sur les services secrets)
Il n’y a jamais eu, estime-t-il, d’insurrection appréhendée au Québec.
Et le FLQ n’a jamais vraiment existé en tant qu’organisation structurée.Le FLQ, c’était une (soixantaine) de mésadaptés socio-affectifs et peut-être une (centaine) de sympathisants. Il n’avait rien d’une armée secrète, avec sa ligne de commandement, sa hiérarchie. Rien qui puisse faire craindre une insurrection…
-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-
Front de Libération du Québec (FLQ)
« Dans une véritable démocratie, il n'y a pas d'appel au peuple.
C'est le peuple qui gouverne et le peuple ne peut s'apeller lui-même ! »
-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-Les visions du Front de libération du Québec et du Parti Québécois quant à l'indépendance du Québec sont indéniablement différentes. En effet, malgré quelques ressemblances de base, le FLQ propose d'accéder à l'indépendance du Québec d'une manière révolutionnaire, tandis que le Parti Québécois, à l'aide d'une démarche démocratique, le référendum. Ensuite, le Front de libération du Québec veut complètement changer le système politique québécois, en y instaurant le socialisme, pour éliminer l'exploitation des travailleurs. Le Parti Québécois, quant à lui, veut garder le même régime politique, à moins que les citoyens québécois en décident autrement, comme il en serait peut-être le cas avec l'instauration d'un système républicain, répondant mieux aux besoins des Québécois.
Cependant, suite à cette recherche, on pourrait se demander si le Front de libération du Québec accorderait autant d'importance au socialisme que dans les années 1960-1970, car, contrairement à cette époque, les Québécois, francophones, possèdent une plus importante part du capital, une classe moyenne s'y étant développée. En effet, le portrait socio-économique du Québec s'est considérablement modifié depuis les années soixante-dix. Les Québécois, dont les felquistes ont maintes fois dénoncé le statut de colonisés et d'opprimés, gèrent maintenant la majorité des institutions financières qui orientent la vie économique du Québec ainsi que l'administration des entreprises.
-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-Depuis plusieurs siècles, nombre de personnes désirent l'indépendance, soit de leur pays, soit de leur région. De ce nombre, notons certains Québécois qui, depuis bientôt trente ans, s'acharnent à ce désir. De manière plus imposante, le FLQ a manifesté ce désir et cela d'une façon des plus violentes.
Le FLQ a commencé ses activités vers 1963. Au tout début, le gouvernement québécois ne prenait pas au sérieux les menaces du FLQ. Mais alors qu'il commença à utiliser la violence, le gouvernement a commencé à éprouver certaines craintes à leur égard. Cette violence consistait en des explosions qui ciblaient principalement les bureaux gouvernementaux canadiens
-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.--.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-
L'Indépendance du QuébecLe Québec c'est notre pays à tous et c'est ensemble qu'il faut le construire !
Sur ce site, vous retrouverez des documents relatifs à l'indépendance du Québec, ou souveraineté, comme plusieurs l'appellent depuis la fondation du Parti Québécois
-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-Différents textes de Jean-François Gauvin sur les thèmes suivants :
Où le Canada se dirige t-il ? / Le bilinguisme canadien / Le Canada anglais / Le gouvernement fédéral / Les banques canadiennes / L'incertitude politique québécoise / Jean Charest et le Parti Libéral
De plus, durant les élections québécoises 1998, il affirmait haut et fort :
« Fini les référendums » Au juste, qu'est-ce qu'un référendum ? N'est-ce pas un des outils les plus démocratiques existant pour que le peuple décide de son avenir ? Je pense bien que oui. Alors ce que nous propose le parti libéral, c'est donc plus de référendums, plus de consultations populaires, une dictature quant à y être ?Mario Dumont et l'Action démocratique du Québec
Comme certains le disent, il est un jeune avec des idées de vieux : un vieux jeune.Les raisons de rester dans le Canada, selon les fédéralistes
Mais, la partition du Québec est impossible, car le Québec forme un peuple. De plus, en étant un peuple, le Québec peut s'autodéterminer lui-même. En résumé, les fédéralistes sont très peureux à ce que l'on peut remarquer. C'est donc dire que ce qui ferait l'unité du pays, c'est la peur, un peu comme dans le temps de l'empire russe... Est-ce que la peur est signe de progrès ? Je ne crois pas...Le Parti Québécois
Pour arriver démocratiquement à l'indépendance du Québec, il n'existe présentement qu'un seul parti politique qui semble capable de nous y mener : le Parti Québécois.Pourquoi l'indépendance
Donc, nous voulons un pays pour être responsables de notre avenir, ce qui est d'autant plus urgent de par le fort courant de mondialisation. On peut ici penser aux nombreuses rencontres internationales que nous représentant politiques québécois se voit refusées par le fédéralL'avenir du Québec souverain
À quoi ressemblera le futur Québec souverain ? Pour ma part, je crois que ce sera un pays fier d'avoir acquis sont indépendance démocratiquement après de nombreuses années d'attentes. C'est donc la fierté envers son pays qui unira les Québécoises et les Québécois ensemble.L'avenir des jeunes
Nous désirons la liberté ! Alors, pour ceux qui se demandent pour qui voter aux élections ou aux référendums, je n'ai qu'une seule réponse à leur donner : pensez à l'avenir des générations futures avant de ne penser qu'à vos propore intérêts particuliers et de vous laisser emportés par la propagande démagogique fédéraliste, qui nous promet bien des choses lors des référendums et des élections; et qui nous démontrent tant d'affection durant une journée - sous-entendu ici la belle manifestation d'amour du 27 octobre 1995 qui coûta 4 millions $, ce qui est illégal -pour ensuite recommencer leur beau jeu du nationalisme « canadian ».Le projet de loi fédéral et l'autodétermination du Québec
De plus, tant qu'à jouer ce fameux jeu sur la majorité claire, pourquoi ne pas faire un référendum avec une question semblable à celle-ci : « Acceptez-vous que le Québec continu de vivre à l'intérieur du Canada et signe la Constitution de 1982 ? », et dont le pourcentage requis serait d'environ 60 %. Sinon, le Québec devient indépendant. Tant qu'à jouer avec les mots...
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Jean-Yves Théberge - Octobre 70 / poème
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Your honour : I have done worst for RCMPCe qui suit est tiré de Normand Lester "Enquêtes sur les services secrets" p. 144 et suivantes :
Dans la nuit du 26 juillet 1974, une bombe dont il s'apprête à activer le mécanisme, éclate au visage de Robert Samson. cela se passe derrière la maison du président de Steinberg's à Ville Mont-Royal. Samsom est membre des SS-GRC(services secrets de la GRC) qui arrondit ses fins de mois en faisant des piges pour la pègre....
"J'ai fait pire pour la Force" répond-il au Commissaire Cyrille Delage qui l'interroge sur ses activités de dynamite. Tout ce que nous savons sur les activités criminelles de la GRC au Québec dans les années 70 procède de cet aveu. Au cours de son procès, Samson révélera comment la GRC a mis la société québécoise sous haute surveillance. Comment avec d'autres policiers, il a cambriolé les locaux de l'Agence de Presse libre. Il dira avoir participé à d'autres opérations illégales pour la GRC.
Troublé par les révélations de Samson, le Premier Ministre René Lévesque crée la Commission d'enquête Keable chargée de faire la lumière sur les activités illégales de la GRC au Québec. Immédiatement Trudeau lance la Commission McDonald. Le fédéral veut, par tous les moyens, empêcher la Commission Keable de découvrir que la GRC n'a fait qu'obéir aux ordres de ses maîtres politiques.
Richard Cléroux (dans "Pleins feux sur les services secrets canadiens") écrira : "Le fédéral cacherait des preuves, refuserait de remettre certains documents à la Commission sous prétexte qu'ils pouvaient compremettre la sécurité de l'État. Et quand ce prétexte était invraisemblable, il déclarerait que les documents en question étaient documents secrets du cabinet. De même le fédéral contesterait devant les tribunaux la compétence de la Commission Keable et attaquerait publiquement son intégrité".
Le gouvernement Trudeau réussiera à entraver puis à bloquer complètement les enquêtes de la Commission Keable. La Cour suprême décidera qu'un gouvernement provincial ne peut enquêter sur les opérations du fédéral. Ensuite, les avocats du gouvernement parviendront à limiter les pouvoirs d'enquête de sa propre Commission McDonald.
En 1971-1972, Donald Cobb (celui qui dirige les services de sécurité du SS/GRC (services secrets ou services de renseignements) avait supervisé la rédaction des faux communiqués du FLQ (P.364). Or ce Cobb était "l'oeil du cabinet libéral à la GRC" et l'homme de confiance des libéraux fédéraux.
En 1993, Lester diffuse au Téléjournal un reportage intitulé : "Un ancien voleur de dynamite nommé chef des services secrets fédéraux au Québec". En effet, Normand Chamberland, au début des années 70, avait participé à un vol de dynamite effectué par le SS/GRC. Il avait lui-même, devant la Commission McDonald, reconnu qu'il conduisait la voiture des cambrioleurs de la GRC. Chamberland venait d'être nommé chef du SCRS (services de sécurité ou services secrets) au Québec). p.278.
Pierre Grandchamp
* Forum « Avant-garde Québec » / * Fondé en septembre 1998 / * Vive la République du Québec !
avant-garde_quebec@egroups.fr / 5 octobre, 2000 14:53-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-
James Richard Cross
Pierre Grandchamp, 5 octobre, 2000 16:17Tiré de J.F. Conway dans "Des comptes à rendre" : Trois jours après la mise en vigueur de la Loi des mesures de guerre, le gouvernement sollicita le soutien de la Chambre. Le chef du NPD (et ses 15 députés,) Tommy Douglas, se leva, seul, pour s'opposer au gouvernement comparant l'invocation de la loi à "l'utilisation d'un marteau-pilon pour écraser une noix".
Il y a 30 ans aujourd'hui était enlevé James Richard Cross par une cellule du FLQ....
Voici quelques notes ramassées dans "Dans l'oeil de l'aigle" de J.F.Lisée :
"C'était l'histoire de six gamins qui essayaient de faire une "révolution" -James Richard Cross quelques instants après sa libération".
"Déclaration aux Communes de Jean Marchand décrivant "un complot impliquant jusqu'à 3000 terroristes armés de mitraillettes, fusils et dynamite, et l'infiltration par le FLQ des niveaux décisionnels des gouvernements de Québec et d'Ottawa"... déclaration faite peu après la mise en place de l'imposant filet policier mis en place à 4h00 a.m. le 16 octobre par l'adoption des mesures de guerre."
"Arrêté le 5 novembre Bernard Lortie (dans un appartement où deux autres responsables du rapt de Laporte échappent aux policiers en se dissimulant dans le double plafond d'un placard), Lortie déballe sa marchandise et raconte l'amateurisme avec lequel la prise d'otage fut improvisée, en 48 heures et sans un sou vaillant". "L'enlèvement banal, fantaisiste de Pierre Laporte par quatre jeunes ratés met en cause le concept d'un FLQ à la structure élaborée et capable de mettre à genoux le gouvernement du Québec". écrit le consul général John Topping des USA ``À Montréal (pour ses supérieurs) . Il continue : - " Moins que la cellule Libération (qui détient toujours Cross) et les autres cellules du FLQ ne s'avèrent plus expertes et mieux organisées que ne l'étaient Lortie et cie, les doutes sur la nécessité d'imposer la Loi des mesures de guerre".
La GRC et son service de renseignement, qui s'occupaient d'espionner et de nettoyer les noyaux subversifs (communistes, troikistes et autres) ont étendu leurs griffes aux mouvements souverainistes et indépendantistes et au Gouvernement du Québec. C'est ainsi qu'on a espionné le gouvernement de l'Union Nationale (1966-1970) ... surtout Johnson, Masse et Cardinal. Marcel Masse, lors d'un périble en France pour rencontrer les autorités françaises, a été suivi par des espions de la GRC.
Pierre Grandchamp / * Forum « Avant-garde Québec » / * Fondé en septembre 1998 / * Vive la République du Québec !
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Souvenirs et connaissances d'octobre 1970. Robert Bertrand, 5 octobre, 2000 19:38
Pour ceux qui ont vécu cette période, il faut bien le dire, nous étions rivés à l'appareil de télévision et nous ne voulions pas que rien nous échappe.
J'étais enseignant, à l'époque, et dès septembre, quelqu'un (pour éviter de préciser) de me dire : Robert, quelque chose d'important va arriver d'ici peu. Cette personne me connaissait bien et me savait bien au courant des activités politiques tant du Fédéral que du Québec. Je voulais en savoir davantage. Cette personne ne voulait en dire plus. "Tu verras le moment venu".
N'a-t-on pas appris que le programme de ces activités du FLQ avaient été plus ou moins élaborées à Percé au cours de l'été ? N'y avait-il pas des membres de la GRC qui auraient infiltrés ce groupe au cours de l'été ?
La surprise des politiciens du Québec était-elle simulée ? Pourquoi la GRC n'aurait-elle pas mis au courant nos politiciens québécois ? On le sait bien, c'était une crise appréhendée depuis 1964 ? L'aboutissement se faisait en 1970.
Les trompeurs, les tricheurs étaient à l'oeuvre depuis longtemps du côté fédéral. Depuis quand Trudeau était-il au pouvoir ?
Quels intérêts avaient-ils de tout garder ces renseignements que pour eux ?
L'homme aux pirouettes gardait-il toutes ses cartes, juste pour lui, pour bien paraître le moment venu ? Et n'était-ce pas pour ces raisons qu'il se sentait en confiance dans ses démarches ? N'était-il pas aux commandes de la GRC ?
Donnait-il des ordres, des commandes, à la GRC ?
Le gros jeu, lui, Trudeau, il l'avait entre les mains, depuis bien longtemps. N'est-ce pas cela qu'il faut faire ressortir ?
Qu'en dit, à ce sujet, la Commission Keable ? Et Normand Lester ?
Je reprends une partie du texte de Pierre Grandchamp. Une partie du texte tiré de la Commission Keable :
"J'ai fait pire pour la Force" répond-il au Commissaire Cyrille Delage qui l'interroge sur ses activités de dynamite. Tout ce que nous savons sur les activités criminelles de la GRC au Québec dans les années 70 procède de cet aveu. Au cours de son procès, Samson révélera comment la GRC a mis la société québecoise sous haute surveillance. Comment avec d'autres policiers, il a cambriolé les locaux de l'Agence de Presse libre. Il dira avoir participé à d'autres opérations illégales pour la GRC."
Robert :
On parle de la crise d'octobre. De janvier à octobre, y a-t-il eu des événements précurseurs ? Personnellement, je ne m'en souviens pas. Tout ce que l'on apprend avec cette Commission et les déclarations de Samson à Cyrille Delage, c'est que la GRC est impliquée --- pas seulement une fois ---.Trudeau, n'avait-il pas dit, qu'il "ferait tout ce qu'il lui était possible" pour écraser ou anéantir le parti séparatisssss ? C'était dans sa philosophie de la vie que de devoir démolir ce qu'il ne voulait pas. N'est-ce pas cela une belle qualité démocratique dans la conception "trudeauyenne" ? Et les fidèles collaborateurs et amis, ceux qui l'ont tant pleurer, ne savent-ils pas tout cela ?
Cela vous dit quelque chose LE RESPECT ? Respecter l'autre pour ce qu'il est. Les amis de Trudeau, ceux qui voudraient qu'on se sente coupable... nous parle du RESPECT de l'homme, du pardon et de prières....
Le pardon à accorder ne va-t-il pas de pair avec le repentir que l'on se doit d'avoir ? De 1970 à l'an 2000, d'après vous, Trudeau aurait-il montré du repentir pour ses fautes ? pour ses erreurs ? À part ses enfants, qui donc respectait-il ? Sa femme ? La femme des autres ?
Pour le Québec, pour le peuple du Québec, qu'a-t-il fait Trudeau ? Quelqu'un pourrait me donner une réponse ?
On nous l'a répété ad nauseam : "il était un bon père de famille". Nous allons voir, plus tôt que tard, la vraie qualité des produits qu'il a réalisé.
Bien que peu de mise sur un forum comme le nôtre, je voudrais vous dire ce que j'ai entendu, ces derniers jours : "Il nous a chier sur la tête... et ils voudraient pour qu'ils soient contents (parlant des acolytes de Trudeau) qu'en plus, on ouvre la bouche !"
Oui, je veux bien respecter ceux qui nous portent respect.
Trudeau, homme au pouvoir, qu'a-t-il fait pour le Québec ?
Qui donc a-t-il respecté dans tous nos Premiers Ministres ?
Maurice Duplessis ? Jean Lesage ? Daniel Johnson, le père ? Jean-Jacques Bertrand ? René Lévesque, Robert Bourassa ? Jacques Parizeau ? Lucien Bouchard ?
Il faut en convenir, personne n'a fait l'affaire de Trudeau. Et personne ne convient à Chrétien, à Dion, à Rémillard, à Petitgrew et aux autres.
Et le pôvre Jean Charest s'imagine qu'il sera respecté ! Lui, "the empty jar". Possible, pour cette qualité !
Qui donc ose parler de RESPECT ?
Robert Bertrand, rédacteur,
Quèbec un Pays.
http://quebecunpays.iquebec.com/quebecunpays/* Forum « Avant-garde Québec » / * Fondé en septembre 1998 / * Vive la République du Québec !
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PET savait qu'il n'y avait pas insurrection
Pierre Grandchamp, 5 octobre, 2000 20:27La Presse, vendredi 31 janvier 1992, A2.
"Le cabinet fédéral savait qu'il n'y avait pas d'insurrection en octobre 1970." Gilles Paquin.Le cabinet fédéral savait parfaitement que la police arrêterait des centaines de personnes innocentes sans pour autant s'attendre à retrouver les deux otages du Front de libération du Québec, Pierre Laporte et James Cross, lorsqu'il a décrété la loi des mesures de guerre en octobre 1970.
C'est ce que révèle les procès-verbaux des réunions du cabinet Trudeau des 14 et 15 octobre 1970, documents gardés secrets pendant 21 ans, qui ont été rendu public ces derniers jours en vertu de la loi d'accès à l'information.
Même si Québec et Ottawa ont toujours soutenu qu'ils avaient eu recours à la loi des mesures de guerre pour contrer "une insurrection appréhendée", les procès-verbaux indiquent que peu de ministres fédéraux y croyaient.
Au cours de la dernière rencontre du cabinet avant l'entrée en vigueur de la loi le 15 octobre au soir, au moins trois ministres, MM. Ron Basford, Mitchell Sharp et Joe Greene, soulignent que le "le gouvernement n'a pas démontré qu'il existe un danger d'insurrection".
Le ministre des Consommateurs et des Corporations, Ron Basford, souligne à ses collègues que même le comité de la sécurité et du renseignement du cabinet n'est pas arrivé à cette conclusion. Ce à quoi le premier ministre Trudeau réplique que les corps policiers ne s'entendent pas sur le nombre de felquistes et que les chiffres varient de 200 à 1000.
La veille pourtant, le commissaire de la GRC, Len Higgitt, avait déclaré lors d'une réunion de ce comité que les forces policières du Québec et la GRC avaient dressé une liste de 188 suspects. M. Higgitt avait également souligné que leur arrestation devait se dérouler en quatre phases :
- dans une première rafle on veut arrêter 68 purs et durs membres du FLQ en quelques heures ;
- dans la deuxième, peut-être simultanée, on veut arrêter 48 maoïstes ;
- dans les deux suivantes, on doit appréhender deux groupes de 35 personnes. (La GRC ne fournit aucune raison.)
Le commissaire a ensuite précisé que la plupart de ces personnes vivaient à Montréal. Il a noté que le secrétaire exécutif du premier ministre Robert Bourassa, M. Julien Chouinard, lui a dit que la police du Québec songeait pour sa part a effectuer au moins 900 arrestations pour frapper "tous les révolutionnaires". "Nous croyons que ces chiffres sont gonflés", a ajouté M. Higgitt.
Tout en étant d'accord avec l'adoption d'une loi spéciale ou le recours à la loi des mesures de guerre afin que la police puisse effectuer des "arrestations préventives" et surtout détenir ces gens au-delà des 24 heures que permet le Code criminel sans porter d'accusation, le ministre de la Justice John Turner dit craindre l'engorgement du système.
À son avis, les gouvernements ont déjà perdu "la guerre psychologique" contre le FLQ faute de trouver des coupables. Il vaut mieux concentrer les efforts des policiers sur les membres du FLQ que de s'embarrasser des sympathisants et simples suspects, dit M. Turner.
Le ministre admet également ne posséder aucune preuve qu'il existe une liste de membres du FLQ, mais il se dit capable de démontrer l'existence d'un leadership. Cet avis n'est cependant pas partagé par le sous-ministre de la Justice, D. Christie, qui craint être incapable de convaincre les tribunaux et croit indispensable d'adopter une loi spéciale.
Après de longues discussions au cours desquelles M. Trudeau évoquera à maintes reprises les demandes répétées du gouvernement du Québec en faveur de l'imposition de la loi des mesures de guerre, la majorité du cabinet donnera finalement le feu vert à M. Turner.
À la Chambre des communes, le ministre du Développement régional Jean Marchand laissera entendre qu'il y a 3000 felquistes au Québec. Il avait pourtant participé à la plupart des réunions du cabinet pour se voir contredit par ses collègues alors qu'il prédisait l'écroulement du gouvernement Bourassa.
À leur demande, la liste des suspects a été revisée par les ministres Jean Marchand et Gérard Pelletier avant d'être transmise à Québec. On ne sait toujours pas combien de noms les hommes politiques ont retiré ou ajouté à la liste originale, mais plus tard dans la nuit les forces policières jetaient plus de 500 personnes en prison sans mandat.
Pendant les jours suivants, plusieurs centaines d'autres personnes étaient arrêtées et détenues, la plupart de sept à 21 jours. Les divers corps policiers effectuaient 4600 perquisitions et portaient finalement des accusations contre seulement 36 de ces détenus. Dix mois plus tard, le Procureur général abandonnait les poursuites faute de preuve.
Il ressort de l'étude de ces procès-verbaux que les hommes politiques savaient pertinemment que les forces policières n'allaient pas résoudre la crise plus rapidement en suspendant les droits de la personne de centaines de leurs concitoyens.
Le commissaire Higgitt a d'ailleurs affirmé au cours d'une de ces rencontres du cabinet que les corps policiers ne manquaient pas de personnel et pouvaient très bien poursuivre leur travail dans le cadre de la loi. Il admettait cependant qu'aucune solution n'était en vue, mais disait détenir un bon filon depuis que ses hommes suivaient la trace de Paul Rose.
Pour sa part, le premier ministre Trudeau se montre préoccupé face aux critiques qui ne manqueront pas de monter de la population et des médias si la police arrête 250 personnes comme le veut le gouvernement Bourassa.
Afin d'éviter que ces personnes deviennent des martyrs et que la cause du FLQ gagne de nouveau adeptes, M. Trudeau prévient ses ministres que le gouvernement devra songer à la censure des médias et à une campagne de contre-propagande vigoureuse.
L''entrée des forces armées au Québec, la diffusion d'informations alarmistes et le survol de certaines régions par des avions et des hélicoptères font partie de cette campagne psychologique dont discutent les membres du cabinet. Le lieutenant-général M. Dare expliquera d'ailleurs en détail, lors de ces rencontres, comment il entend mener les opérations.
Les documents démontrent clairement que Québec souhaitait autant, sinon plus, le recours à la loi des mesures de guerre qu'Ottawa. Le rôle joué par les émissaires des premiers ministres, MM. Marc Lalonde à Ottawa et Julien Chouinard à Québec, demeure par contre plus discret étant donné que les documents du cabinet qui viennent d'être dévoilés ont été amputés de plusieurs pages.
Dorénavant, avec la divulgation de ces documents secrets, les ministres et fonctionnaires des deux capitales qui ont décidé de recourir à la loi des mesures de guerre ne pourront plus se contenter de blâmer les forces policièrs comme ils ont fait devant les commissions d'enquêtes. Les policiers donnaient l'heure juste aux gouvernements, mais ceux-ci n'en faisaient pas autant pour leurs concitoyens.
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Octobre : Trudeau est contredit
Pierre Grandchamp, 5 octobre, 2000 20:42La Presse, dimanche le 14 novembre 1993. pp. A1 et A2.
"La version de Trudeau de la Crise d'octobre est contredite".
Gilles Paquin.Les documents officiels obtenus en vertu de la loi d'accès à l'information et les témoignages entendus par deux commissaires d'enquête contredisent la version "très particulière" de la Crise d'octobre 70 livrée cette semaine par l'ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau.
C'est ce que soutiennent, documents à l'appui, deux chercheurs qui se penchent depuis des années sur ce chapitre peu glorieux de l'histoire politique canadienne. Les deux hommes soutiennent que M. Trudeau interprète les faits à sa manière pour se donner un beau rôle et justifier le dérapage de son gouvernement.
"Après vingt ans, de nombreux documents secrets deviennent accessibles et permettent de faire une toute autre interprétation de ces événements", dit Reg Whitaker, un professeur de science politiques de l'Université York associé à la Canadian Association for Security and Intelleigence Studies.
Il a lui-même effectué une analyse serrée d'un grand nombre de ces textes, maintenant à la disposition du public aux Archives nationales à Ottawa, pour ensuite rédiger un mémoire de 22 pages à l'intention du dernier congrès de l'organisme. Son article a été publié par une revue universitaire en août, mais il a soulevé peu d'attention avant la publication du livre de M. Trudeau.
Selon lui, on peut aujourd'hui affirmer que le gouvernement fédéral a eu recours à la Loi des mesures de guerre sans consulter la GRC et en sachant très bien qu'elle conduirait à l'arrestation de centaines de "dissidents politiques" aucunement liés aux activités du FLQ.
Dans ses Mémoires politiques, une autobiographie lancée à Ottawa mardi, M. Trudeau précise qu'il n'a "aucun regret" quant au comportement de son gouvernement pendant la Crise d'octobre 70. "Ce n'est pas de gaieté de coeur que nous avions pris cette décision", écrit-il, ajoutant même que cette loi lui répugnait profondément".
Les procès-verbaux des réunions du cabinet du 14 et 15 octobre 1970 démontrent que seulement trois ministres anglophones, Ron Basford, Mitchell Sharp et Joe Greene, ont contesté cette décision. Ils ont exigé qu'on leur démontre la nécessité de recourir à la loi des mesures de guerre, mais Trudeau n'a pas répondu à leur demande, dit M. Whitaker.
Si Trudeau a balayé du revers de la main les objections de ses ministres c'est qu'il préférait, pour des raisons pratiques, éviter un débat parlementaire. Ainsi, il répondait à la demande de pouvoirs spéciaux de Québec sans passer par le long processus législatif, expliquent les chercheurs.
Lors de sa compuration à huis-clos devant la Commission d'enquête McDonald, le commissaire de la GRC du temps, Len Higgitt, a reconnu qu'il n'avait aucune preuve de l'existence d'une insurrection appréhendée au Québec. Il soutenait au contraire que la crise était une simple affaire de police que l'on pouvait résoudre avec les moyens d'enquêtes habituels.
Plus loin dans sa biographie, M. Trudeau prétend que " la très grande majorité des personnes arrêtées le furent à la seule initiative de la Sûreté du Québec et de la police de Montréal, sur la foi de renseignements qu'ils avaient eux-mêmes recueillis".
Cette affirmation est "au bord du mensonge", réplique M. Whitaker. Il est clair que le rôle de la GRC était très important, prédominant même, dit-il. Cela a d'ailleurs été confirmé par les témoignages à huit-clos (maintenant connus) devant la Commission McDonald sur les activités illégales de la GRC et la Commission Duchaîne, note M. Whitaker.
À l'époque, le Service de sécurité de la GRC avait 300 agents à son service au seul bureau de Montréal, pendant que les deux autres corps policiers réunis n'en affectaient que 45 à la lutte au terrorisme, note M. Whitaker. La Commission Duchaîne devait d'ailleurs écrire que "le Service de sécurité de la GRC était le mieux équipé pour faire face à la situation".
Même si M. Trudeau laisse entendre que la GRC connaissait peu et mal le mouvement indépendantiste, M. Whitaker soutient qu'il n'en est rien. La GRC coopérait avec la SQ et la police de Montréal au sein de l'Escouade anti-terroriste et son Service de sécurité accouchait, dès 1964, d'un premier rapport très bien fait sur le "Séparatisme et la subversion".
D'autres rapports de la GRC, produits au cours des mois et des années suivantes, faisaient le tour des divers mouvements québécois. Tout y passait, depuis les groupuscules comme le Front républicain pour l'indépendance, en passant par le RIN et même la Société Saint-Jean Baptiste. Ils précisaient les noms des personnes les plus actives, leurs méthodes et leurs sources de financement. Ces documents étaient transmis au comité du cabinet sur la sécurité, dit M. Whitaker.
Finalement, le professeur Whitaker s'emporte lorsqu'il évoque les passages du livre de Trudeau traitant des directives qu'Ottawa donnait à la GRC. L'ancien premier ministre écrit : Bien entendu, il n'était pas question d'inciter les policiers à faire enquête sur l'opposition démocratique en tant que telle et encore moins d'avoir recours à des moyens illégaux". Quel culot, dit M. Whitaker.
"Le comité du cabinet sur la sécurité à donné le feu vert au Service de sécurité de la GRC lui permettant de compiler de l'information sur les membres des groupes indépendantistes, dont le RIN, dès le milieu des années 60", rappelle M. Whitaker.
Selon lui, cela s'est accentué lorsque sous la direction de M. Trudeau ce même comité a demandé à la GRC, en décembre 69, d'obtenir davantage d'informations sur le "mouvement séparatiste" dans son ensemble. On a alors suggèré à la GRC de traiter ce mouvement de la même manière que le Parti communiste.
On peut mesurer l'étendue de la mission confiée au Service de sécurité de la GRC en lisant le mémoire préparé par M. Trudeau à l'intention de ses collègues, ajoute Pierre Cloutier, un avocat qui a fondé le Centre de recherche sur la sécurité et le renseignement de Montréal.
La recommandation adoptée par le comité du cabinet Trudeau se lit comme suit : "Que l'on demande à la GRC de fournir un rapport détaillé sur l'état du séparatisme au Québec tant en matière d'organisation, de nombre de personnes, de liens entre les organismes, de stratégie, de tactique et d'influence étrangère".
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La crise d’octobre 1970-2000, Souvenirs et savoirs, Par Gilles Rhéaume, 7 octobre 2000
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La Presse, samedi 21 mars 1992. p. A1 et A2.
"La GRC a volé les listes du PQ à la demande du cabinet Trudeau".
Gilles Paquin.Le Service de sécurité de la GRC a volé la liste des membres du Parti québécois en janvier 1973 à la demande expresse du conseil des ministres de Pierre Trudeau. Le cabinet a émis une directive à la GRC à ce propos lors de sa réunion du 19 décembre 1969.
C'est ce que révèle le témoignage devant la Commission d'enquête McDonald du directeur des Services de sécurité de la GRC, John Starnes. M. Starnes est maintenant à la retraite.
Les procès-verbaux des travaux de la Commission McDonald viennent tout juste d'être rendus publics après avoir été gardés secrets pendants 14 ans dans le but de cacher les motifs politiques de cette opération policière illégale.
Ces informations inédites ont récemment été déposées aux Archives publiques du Canada à Ottawa. Elles permettent pour la première fois de prendre connaissance des témoignages entendus à huis clos en juiller 1978 lors des audiences de la Commission sur les activités clandestines de la Gendarmerie royale du Canada.
Interrogé afin d'établir quel ministre lui avait demandé d'obtenir la liste de membres du PQ, le directeur Starnes a répondu que le gouvernement avait clairement indiqué ce qu'il voulait à trois reprises.
"Je me réfère au procès-verbal d'une réunion du comité du cabinet sur la sécurité avec (le secrétaire du Conseil privé) Gordon Robertson le 14 août; à une autre rencontre ens eptembre et enfin, à la réunion du cabinet du 19 décembre 1969", a dit M. Starnes.
"Je me souviens qu'on a alors demandé au Service de sécurité d'obtenir la liste de membres des organisations séparatistes. Je n'étais pas présent à la réunion du cabinet, mais je m'appuie sur les documents", a précisé M. Starnes à la demande du procureur du gouvernement, Me Michel Robert. Plusieurs autres pages de ce témoignage explosif ont été censurées avant d'être remises aux Archives du Canada.
La plus importante des organisations visées était le Parti québécois et Starnes a reconnu qu'il avait été décidé d'obtenir la liste des membres, d'établir son organigramme et de découvrir ses sources de financement. L'objectif réel de cette enquête était de répérer les noms des militants du PQ à l'emploi du gouvernement fédéral a conclu de son côté le commissaire Jean Keable.
Lors de sa comparution devant la commission Keable en 1977, un an avant de témoigner devant la commission McDonald, M. Starnes prétendait qu'il n'avait pas informé le Solliciteur général à Ottawa de sa décision "pour éviter que l'opération Ham n'apparaisse obéir à des considérations d'ordre politique".
Une note de service de la GRC signale que cette opération est d'une grande valeur, "car elle fournira la force des renseignements à jour sur la plupart des sujets fichés, ainsi que des statistiques sur le degré d'infiltration séparatiste dans nos secteurs clés: l'éducation, la police, les forces armées, et les gouvernements".
À la requête du procureur de la GRC Me Pierre Lamontagne qui invoquait alors "la sécurité nationale et l'intégrité du Canada", la Commission avait accepté d'entendre les témoignages de plusieurs cadres des Services de sécurité derrière des portes closes.
Ces témoignages secrets ont ensuite été omis du rapport de la Commission afin de protéger les agents de la GRC qui avaient violé les lois, écrit le juge McDonald dans le volume 111 de son rapport déposé en août 1981. Le vol de la liste de membres du PQ par la GRC était connu sous le nom de code "Opération Ham". Cette activité illicite, et d'autres semblables, ont également fait l'objet des travaux de la Commission Keable qui avait été mise sur pied par le gouvernement du Québec en 1977.
Donnant suite aux recommandations de la Commission Keable, le ministère de la Justice du Québec a, un peu plus tard, entrepris des procédures judiciaires contre plusieurs agants de la GRC. Pour différentes raisons techniques, la plupart de ces poursuites ont avorté.
L'opération Ham a été évoquée pour la première fois dans un rapport soumis le 8 août 1972 par le caporal Maurice Goguen de la section G du Service de sécurité de la GRC à Montréal. Ce projet présenté à ses supérieurs à Ottawa a été rapidement pris en main par le quartier général qui a ouvert un dossier le 19 août suivant.
Dans son rapport, M. Goguen informait ses patrons du fait que le PQ utilisait un ordinateur de marque Burroughs pour tenir à jour sa liste de membres. Cet appareil était situé dans les locaux des Messageries Dynamiques, rue Jeanne-Mance, à Montréal.
Après étude du dossier et des recherches de ses hommes sur les lieux pour étudier les moyens à prendre en vue de s'emparer de cette liste sans laisser de traces, le directeur John Starnes donnait finalement le feu vert à l'opération le 14 novembre suivant.
L'opération devait être reportée à deux reprises et c'est finalement dans la nuit du 8 au 9 janvier 1973 que des membres de la GRC ont neutralisé le système d'alarme pour ensuite s'introduire dans les locaux des Messageries Dynamiques et faire main basse sur la liste du PQ.
La liste fut copiée la même nuit sur un ordinateur de la firme M.I.C.R Systems, Westmount Square, et remise en place quelques heures plus tard. La copie a ensuite été transmise aux quartiers-généraux de la GRC à Ottawa.
Deux ans plus tard, soit en juillet 75, des officiers de la GRC
estimèrent préférable de la détruire pour éviter que le gouvernement fédéral ou la force policière elle-même ne se retrouvent dans une situation embarrassante s'il venait à être révélé que le Service de sécurité s'était procuré ce type d'information sur un parti politique parfaitement légal et démocratique.
Pierre Grandchamp / * Forum « Avant-garde Québec » / * Fondé en septembre 1998 / * Vive la République du Québec !
6 octobre, 2000 20:07
-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-Trudeau n'a pas consulté la GRC
Pierre Grandchamp 6 octobre, 2000 18:56Le Gouvernement Trudeau, à la fin des années 70, a créé la Commission McDonald pour enquêter sur les activités illégales de SA police la GRC. Dans le rapport de la Commission McDonald, au paragraphe no 21, il est écrit:
"Le commissaire Higgitt(grand patron de la GRC) a déclaré sous serment que le gouvernement n'a pas demandé à la GRC si, à son avis, une proclamation devait être lancée en vertu de la loi ou en d'autres mots s'il existait un "état d'insurrection appréhendée" dans la province de Québec. Selon son témoignage, la GRC se garda de recommander au gouvernement de lancer une proclamation en vertu de la loi et ne fut pas consultée à ce sujet. Elle devait aussi s'abstenir de tout commentaire sur le projet du gouvernement d'invoquer la Loi sur les mesures de guerre".
Pierre Grandchamp / * Forum « Avant-garde Québec » / * Fondé en septembre 1998 / * Vive la République du Québec !
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Un cas d'Octobre 70Jean-Marie da Silva ex prisonnier politique... un des quelque 500 cas! Voici son témoignage:
"Le pouvoir canadien, avec l'argent de vos taxes, écoute, regarde, lit et compile des dossiers sur chacun de vous.
En octobre 1970, vers 4 heures du matin, 16 enfants mineurs, une maman, un papa et une employée furent terrorisés par cinq malabars armés jusqu'aux dents, qui firent irruption avec fracas et fouillèrent de la cave au grenier une demure familiale jusqu'alors paisiblement endormie.
Ce viol de nos intimités fut et demeurera insupportable.
Sans explication, les cinq intrus enlevèrent le papa. Deux voitures non identifiées le conduisirent dans une prison toute neuve de la rue Parthenais.
On le séquestra en cellule deux longues semaines sans qu'on lui en donne les raisons. Durant sept interminables journées, ni la maman, ni les enfants ne surent ce qu'il advenait de cet homme qui était tout pour eux.
Comme une folle, la maman voulait savoir, téléphonait partout, frappait aux portes verrouillées de toutes les prisons. Incommunicado.
Un soir, sans explication, on libéra le papa.....
Voilà le canada démocratique dans lequel vous vivez, chers concitoyens québecois.
...73 ans ont sonné à mon horloge, et je suis sûr que nous l'aurons notre démocratique pays québécois français. Car je sais des jeunes pleins de coeur et de courage qui connaissent l'histoire de notre peuple, les trahisons de nos élites. Alors ceux-là vaincront.
Jean-Marie da Silva
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Souvenirs et savoirs d'octobre '70 -II- ( 07-10-00)
par Gilles Rhéaume 5 octobre, 2000 20:43- II
Réminiscences et certitudesIl faut en savoir plus !
Toutes les données sur Octobre '70 doivent circuler.
Dans la pub de la SSJB paru ce 6 octobre (2000) dans Le Devoir et ailleurs aussi, il y avait plusieurs noms des victimes de cette période. Faudrait que cette liste soit connue et diffusée ! Il faut lister toutes les personnes qui ont été impliquées dans ces interpellations et arrestations massives...
Il y a tant de choses qui sont encore inconnues...
Il doit exister une bibliographie sur ces années. Sinon quelqu'un doit la faire... Rien de plus simple.Il faut trois heures et de bons instruments de recherche. Toutes les bibliothèques universitaires ont ces données.
Il y a aussi les livres sur les services secrets de Norman Lester et de Richard Cléroux aux Éditions de l'homme. Beaucoup d'informations dans ces bouquins sur la façon de procéder de la GRC avec des noms de personnes, des témoignages et des écrits...
««Le»» livre de Jean Chrétien "Dans la fosse aux lions", les mémoires de Pelletier, les textes de Claude Ryan, les déclarations de René Lévesque, de Pierre Bourgault sont aussi truffés de renseignements croustillants...
La Revue de presse des journaux de toute cette période, doit aussi être feuilletée...
Faut que les journalistes qui ont été témoins du rôle des médias doivent parler...
Et la censure des médias en 1970 ? Celle que Trudeau a orchestré !
Tout un monde que cette époque !
Gilles Rhéaume
Qui boirait volontiers un café ou deux à ...
««La deuxième tasse»» où qu'elle sera !Il faut saluer les recherches de Gilles Paquin de La Presse, que Pierre (Grandchamp) a eu l'excellente idée de nous transmettre. Ces articles démontrent combien cette sale histoire a été prise en main par Ottawa...
Le 1er texte sur le recours à la violence a été écrit en 1962 par Raoul Roy dans la Revue Indépendantiste, organe de l'ASIQ, l'Action socialiste pour l'indépendance de Québec fondée deux ans plus tôt quelques semaines à peine après le RIN. Le FLQ y a puisé une partie de son inspiration et de ses artisans... Il faut lire des textes...
Il y a eu rapidement éclosion de multiples groupes indépendantistes entre 1957 et 1970... Certains plus à gauche que d'autres et certains autres plus à droites. Il y en avait partout et il s'en créait souvent...
La jeunesse, les intellectuels, les artistes, les poètes,les chansonniers, les comédiens et aussi des syndiqués et des militants de toutes les bonnes causes ont été rapidement convaincus de la nécessité de l'indépendance...
Il y avait aussi l'élite canadienne-française qui a résisté au projet indépendantiste jugé trop révolutionnaire... Les artisans, les vrais de la Révolution tranquille dont le nom le prouve, ce furent les Indépendantistes en 1968, dans le comté de Verdun, au sud-ouest de Montréal, je faisais partie de l'exécutif du Mouvement souveraineté association de René Lévesque qui deviendra en octobre 68, la fin de semaine de l'action de grâces, le Parti québécois ! Au MSA lorsque nous nous réunissions chez l'un de nous, nous prenions grand soin de ne pas arriver tous ensemble afin de ne pas ameuter les voisins. Il en était ainsi partout. Chaque comté à ses histoires quelquefois rocambolesques à raconter...
En octobre 1970, cinquante ex-candidats péquistes sur la centaine existant ont été arrêtés...
Combien du RIN, du RN et d'ailleurs ?
Marcel Chaput ? Qui nous racontera son octobre 1970 ?
Les SSJB et leurs militants, leurs dirigeants, les syndicats... Combien de femmes ont été interpellées ?
Tout reste à faire et tout reste à dire et à montrer...
Il faudrait un Centre d'interprétation PaulineJulien/Gérald Godin rattaché au réseau des études supérieures consacré à cette période trouble.
Ce qui reste dans les têtes de celles et ceux qui ont vu des images de ces événements ce sont celles d'un Trudeau délibérément baveux, provoquant et injurieux.
Quelle mise en scène !
Selon des témoigagnes crédibles tous les groupes indépendantistes étaient inflitrés par des agents inflitrateurs et/ou provocateurs . Certains ont été identifiés immédiatement, d'autres pas. Les indépendantistes souhaitaient faire l'indépendance en quelques années alors qu'il faut trois générations...
Ottawa a agi comme dans les pays communistes. Après la Hongrie et la Tchéquoslovaquie, le Québec verrait l'armée...
A suivre
Gilles Rhéaume
Il y avait surtout les Maîtres, les Anglais, nos patrons et souvent aussi les propriétaires de tout ce qui comptait.
Tout ce Montréal, tout ce Québec soumis à une monstrueuse ségrégation linguistique qui départageait abruptement la minorité de type colonial de la masse du peuple de langue française... De l'université à l'hôpital, de l'usine au commerce, en passant par la banque avant d'aller au garage faire réparer la voiture, tout était en anglais...
Trente six mille persiquisitions ont eu lieu... Je raconterai sous peu celle qui s'est faite chez ce fameux Raoul Roy m'appuyant sur le récit qu'il m'en a fait dans les années quatre-vingt... Raymond Barbeau aussi s'est vu attribuer également la paternité du FLQ. Le spécialiste de cette question est le journaliste Marc Laurendeau qui a fait des recherches universitaires de haut niveau sur toute cette idée de la violence au Québec. Il a consacré un livre à ce sujet...
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Octobre 1970
Pierre Grandchamp 7 octobre, 2000 0:58Quelques notes ramassées à bâtons rompus au colloque sur Octobre 70.... En passant la SSJBM fera une tournée des CEGEPS et Universités de la région de Mtl avec conférences et témoignages de personnes arrêtées, visionnement de film. Cela commencera le lundi 16 octobre (200) à la salle Pauline-Julien au CEGEP Gérald Godin. J'invite ceux de la région de Montréal qui le peuvent à s'y rendre. Conctater le service d'information de la SSJBM.
LE FLQ au sens d'une organisation structurée avec des moyens, ça n'a jamais existé. Il s'agissait de jeunes formant des cellules comme ça, de façon peu organisée. La plupart du temps ces cellules n'avaient aucun lien entre elles... certaines rivalisant entre elles soit par conflit de personnalité ou par divergence de vision. Ces cellules étaient sans le sous : il s'agissait de "ti-culs" amateurs très souvent idéalistes. La GRC s'était infiltrée dans ces cellules : la façon la plus courante était de "ramasser" un felquiste puis d'en faire un collaborateur en échange de son immunité ou de faveurs. En somme la plupart du temps, c'était des jeunes jouant à la révolution.
La violence politique vécue au Québec de 1963 à 1973 n'était pas particulière au Québec... Les moins jeunes se rappellent des Black Panthers aux USA et du mouvement étudiant aux USA où la violence du FLQ à comparer c'était de la petite bière... Les Tupamaros en Uruguay.... les mouvements de contestation en Europe. Il ne s'agit pas ici de minimiser la violence du FLQ... mais de la placer dans son contexte.
La violence politique ici n'était guère différente de celle qui avait cours dans plusieurs pays, entre autres aux États-Unis avec les Black Panthers, en Amérique latine avec les guérillas de toutes sortes, en Irlande avec l'IRA, au Pays basque avec l'ETA, etc.
Quand Kennedy fut assassiné (1963), le président Aldo Moro (1976 en Italie par les Brigades Rouges qui eux constituaient un groupe très nombreux d'environ 10 000 personnes fort bien structuré et avec des moyens), le p.m. Palme de Suéde... et d'autres, il n'y eut pas de mesures de guerre.
Et la violence utilisée par la GRC ? C'était épouvantable : Nous savons, grâce aux trois principales commissions d'enquêtes, que la SS/GRC a commis beaucoup plus de crimes qu'en ont été coupables les felquistes officiels....
Mon sentiment : la réaction fédérale à l'affaire d'Octobre 1970 a été, pour l'essentiel, une vaste opération politique. Il s'agissait :
a) d'effrayer les Québécois et
b) d'associer le PQ au FLQ pour discréditer irrémédiablement les souverainistes.
Il se peut que le gouvernement Bourassa, lui, ait sincèrement eu peur et se soit trouvé désemparé .....
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Re : Souvenirs et savoirs d'octobre '70 -II-
avant-garde_quebec@egroups.fr 7 octobre, 2000 6:41 Pierre GrandchampEn complément à Gilles Rhéaume. La liste des noms d'emprisonnés de 1970 parue dans les médias par la SSJBM est incomplète. Il faut dire à ceux dont les noms sont absents de communiquer avec le service des communications de la SSJBM. Ils veulent étoffer leurs dossiers et compléter le tout....
Hier, au colloque à l'UQAM, j'ai compris, encore une fois, qu'il y a deux pays dans ce pays là.... deux histoires...!!!
Parmi les personnes-ressources, s'y trouvait William Telley ex député de NDG et membre du cabinet Bourassa. Or ce bon William considérait que tout avait été correct, rappelant que les sondages d'alors confirmaient l'appui de la population aux mesures de guerre (je comprends, les gens avaient peur.... il y avait des militaires partout). Ce bon William rappelant les éditoriaux d'alors de Jean-Paul Desbiens dans La Presse, minimisant la requête des seize (incluant Claude Ryan, les chefs syndicaux, René Lévesque...), minimisant la déclaration de Jean Marchand du 16 octobre...
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Déclaration de Jean Marchand
Déclaration du Ministre Jean Marchand, bras droit de Pierre Trudeau, le 16 octobre 1970, journée de l'adoption de la Loi des mesures de guerre et de la demande de l'armée :
"L'État même du Québec et l'État fédéral sont réellement en danger au Canada. Les pessimistes disent qu'il y a près de 3000 membres du FLQ.
...."Ils se sont infiltrés dans tous les endroits vitaux stratégiques de la province de Québec, dans tous les postes où il se prend des décisions importantes... Sans les mesures de guerre, l'insurrection aurait été déclenchée. Nous savons certainement une chose : c'est qu'il y a une organisation qui a des milliers de fusils, de carabines, de machines-guns, de bombes et à peu près de 2000 livres de dynamite, ce qui est suffisant pour faire sauter la ville de Montréal. Voilà des gens qui sont prêts à l'assassinat, à l'enlèvement. Tout cela existe dans le coeur de notre pays."
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Octobe'70 : Souvenirs et savoirs 9 octobre 2000
avant-garde_quebec@egroups.fr
Gilles Rhéaume 6 octobre, 2000 20:00III-
D'un octobre à l'autre
Gilles RhéaumeComment ne pas faire un lien entre octobre 1970 et octobre 2000 avec ce qui est advenu à "second Cup" ?
Je suis de ceux qui croient fermement qu'on ne doit exclure le rôle actif d'Ottawa dans cette sale histoire. Je ne peux me résigner à penser que ces ««attentats»» soient l'oeuvre de Patriotes québécois. Tout au plus je serais disposé à admettre que certains ont été abusés. Même là, j'ai peine à y croire car les faits sont plus puissants que tout...
Mon raisonnement s'appuie sur la réflexion suivante :
-L'imminence des élections fédérales qui est connu depuis des mois. Ce qui a donné amplement le temps au SCRS et à la GRC de monter une affaire comme cela a été fait au printemps 1970...
-La seule façon pour les Libéraux de Chrétien de s'assurer de la victoire est de mater le Québec. Le C-20 reste la pièce majeure de ce plan cynique. Si Ottawa écrase le Québec, les Libéraux sauront récoltés de nombreux appuis dans les provinces anglaises.
-Le peuple québécois est si profondément opposé à toute forme de violence que d'y recourir est nécessairement suicidaire.
-La revendication sur cet aspect précis de la question linguistique, celui des raisons sociales, est la moins apte à rassembler l'adhésion populaire. La dénomination est un champ fort complexe voire fort compliqué de l'activité sociolinguistique.
-Nous sommes loin de l'affichage commercial au sens du message commercial. Nous sommes dans les raisons sociales. Ce qui n'excuse en rien ces compagnies mais cela les place en position de force. L'État peut-il, doit-il contraindre les sociétés qui font des affaires sur son territoire de porter un nom conforme à la langue commune ou officielle ? Peut-être bien que oui, je ne sais pas, mais ce dont je suis convaincu c'est que jamais les foules vont se bousculer pour appuyer une telle revendication. Il y a tellement de sujets plus rassembleurs que celui des raisons sociales...
Le choix de la bataille me laisse perplexe et songeur... La question de l'affichage commercial est vaste. Les pratiques sociales en ce domaine sont en pleine effervescence. Il y a des terrains plus solides que celui-là. Je n'ai pas écrit plus légitimes mais plus solides...
-On doit présumer que les planificateurs de ces opérations du Second Cup savent ce qu'ils font. Comment pouvaient-ils croire que la population les appuierait spontanément ?
Camarades, nous sommes, selon toute vraisemblance, face à une autre sale magouille d'Ottawa.
Ne nous laissons pas distraire. Il faut battre les fédéraux dans tous les comtés où c'est possible et ne pas perdre de temps là où c'est inutile...
Mettre de côté tout le reste et contribuer à que les Québécois prennent leur destin en main de façon si ethousiasmante que le gouvernement du Québec tienne un référendum le ou vers le 24 juin 2001 !
Cela est tout à fait raisonnable.
Cela est du solide, du possible et même du probable, si on veut s'y mettre...
Tout le reste n'est que verbiage et éructations !
Gilles Rhéaume
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-----Message d'origine-----
De : Durocher Jean-Yves <signets@qc.aira.com>
À : avant-garde_quebec@egroups.fr <avant-garde_quebec@egroups.fr>
Date : 7 octobre, 2000 21:53
Objet : [A-g.Qc] La tasse débordeJe persiste et je signe que le débat sur "Second Cup" est un faux débat et qu'avant de s'intéresser à des entreprises « non-québécoises » on devrait faire le ménage dans les « québécoises ». Mais j'imagine mal les « nationaleux » s'attaquer à Celin et Rene pour trente sous, encore moins un vieux cinq cennes… On aura compris j'espère.
Il faut forcer le Gouvernement du Québec à un semblant de cohérence, donc d'exiger une conformité aux exigences de la Charte de la langue française avant d'émettre des permis en tout genre avant de partir en guerre contre les méchants, ils seraient peut-être moins nombreux au départ.
Ceci dit, revenons à notre mouture, je veux dire notre mouton.
"Second Cup" est une entreprise canadian qui s'imagine avoir inventé le café, comme Starbuck aux USA. Le fait est que le marché montréalais est depuis le début des années 70 le premier marché de vente de café « luxe » en Amérique.
Cela s'explique par la taille, somme toute relativement petite de Montréal et de la présence d'une forte communauté italienne et de l'influence que peut avoir une partie plus « musclée » de celle-ci dans la restauration et de la présence à Montréal de A.L. Van Houtte.
Dans le premier cas, cela nous a valu une extension hors ghetto rapide de l'expresso et autres capucinnos vers la restauration plus classique. Il ne faut pas oublier qu'il y a un temps somme toute récent, une sortie gastronomique à Montréal équivalait à un spagat/boule chez DaGiovanni, maintenant propriété de grecs pour ceux que la petite histoire passionne.
Van Houtte est établi, rue Sainte-Catherine depuis des lustres, presque cent ans, et dès la fin des années 60 offrait un petit bar café, donc en plein centre-ville. Ce n'était pas le cas des autres grands centres américains ou le bon café était un phénomène avant tout ethnique, donc limité à des zones périphériques.
Cette mise au point me semble s'imposer d'office : "Second Cup" est une sorte d'erzast quétaine des Starbucks de ce monde, un MCPuke du café.
Comme toutes les entreprises torontoises elle a eu des aventures
américaines qui ont mal tournées, avec des incidences marquées sur les revenus de l'entreprise.À vrai dire, avant cette miraculeuse série d'attentats elle était dans de sérieux problèmes.
Je vous invite à aller voir le graphique suivant :
http://stocks.tradingcharts.com/stocks/charts/skl-t/m
Vous y constaterez qu'avant ces « attentats » Second Cup était dans la peu enviable position de voir le cour de son titre en bourse descendre sous le plancher historique qui avait suivi son placement original en 1995.
En août dernier, l'entreprise changeait de directeur financier et en septembre elle a