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Formation Action Éducation |
Plusieurs auteurs enrichissent cette discussion:
René Marcel Sauvé, Pierre Bouchard,
Daniel Couture
José Fontaine, Andrée Ferretti, Valérien
Lachance,
Robert Bertrand, Gilles, Béatrice Nadeau,
Michel Crevier, Normand Calvé,
texte transféré de Paul Garneau, Simon
Girard
[Pour-le-Pays-du-Quebec]
un cours sur la stratégie /
cours de formation
Robert Bertrand
vendredi 25 avril, 2003 23:08
Bonsoir à vous Monsieur René Marcel Sauvé,Ce que vous nous offrez repose sur des années de recherches, d'analyses, d'études, de présentations sans doute devant des étudiants, devant des auditoires, devant des groupes de personnes choisies.
Vous avez ajouté à tout cela, des écrits que vous avez publiés ou qui doivent paraître sur la Géopolitique et Géopolitique 101 et d'autres ouvrages également.
Vous avez l'expérience des champs de bataille et l'expérience des champs politiques, si vous me le permettez.
Ici, on est sur un champ de discussions où les personnes qui s'inscrivent, qui reçoivent nos courriers, qui, sans doute, nous lisent, nous écrivent, sont servies, pour un nombre certain, Monsieur Sauvé, au-delà de toutes leurs espérances.
Vous nous donnez un cours sur la stratégie qui pourrait être donné aux plus hauts stratèges des Partis politiques s'ils voulaient bien comprendre l'importance des démarches que vous nous présentez.
Dans les 40 années ou presque que j'écris et que je reçois des commentaires, jamais je n'ai vécu une telle qualité de présentation, de contenu, de dynamisme, de recherches, d'informations.
Ce que vous nous offrez, c'est dense, c'est crédible, c'est au-delà de toutes nos espérances.
Je vous demande, comment se fait-il qu'un Parti politique, qu'un mouvement politique, qu'un groupe politique ne se donne pas un cours de formation de ses travailleurs-travailleures pour que tous ensemble, travaillent avec des objectifs précis à atteindre ?
Sans doute, êtes-vous au courant, combien de mouvements politiques, groupements, partis "forment" pour ainsi dire, leurs collaborateurs, leurs adeptes, leurs adhérents ?
Y a-t-il déjà eu des Partis politiques qui ont formés leurs membres, leurs contributeurs ?
Pourtant, vous le savez et tous savent, on sait aller chercher l'argent, mais sait-on "marcher dans la même direction" ?
Vous offrez, ici, sur un plateau d'argent, si l'on peut dire, un modèle de fonctionnement.
Avec les objectifs qui sont les nôtres, ceux de notre société québécoise, comment se fait-il qu'on ne se rend pas compte que la façon de faire, jusqu'à présent, nous a conduit où on en est ?
Oui, de grandes réalisations sociales, culturelles, économiques, familiales et autres sont des acquis.
Le Pays, lui, le Pays formellement reconnu, il n'y est pas.
On ne commence pas à zéro, il me semble.
L'étape à franchir, pourquoi ne se ferait-elle pas avec une logique et une stratégie impeccable ?
Qui veut donc nous diviser ?
Qu'est-ce que l'on a réussi à faire avec toutes nos parcellisations ?
Un texte que j'ai publié me frappe également. Vous connaissez bien ce texte là :
Appel à l'unité des Québécois
Premier Ministre du Québec Honoré Mercier
discours du 24 juin 1889Rarement voit-on les gens se grandir en cherchant à diminuer les autres. Et tout le monde est capable de le comprendre.
C'est quand on est capable de se regarder, de s'examiner et d'apprécier, tout le monde en bénéficie et la poignée de mains est tellement plus vraie, plus chaleureuse, plus remplie de promesses pour l'avenir.
Un confrère qui participe à notre groupe, au-delà des océans, il nous offre très souvent de se donner la main par-delà les mers.
C'est rempli de promesses, c'est rempli d'espoir, c'est rempli de grandeur.
Je nous souhaite, qu'on finisse par faire comprendre à nos responsables politiques de nos divers groupes de Québécois et de Québécoises de bien vouloir travailler ensemble.
On veut l'avoir notre Pays.
Faut-il rester diviser pour l'atteindre ?
On a réussi à faire battre le Parti Québécois pour certains intervenants sur des sites qui se voulaient rassembleurs de la pensée des Québécois.
Maintenant que leurs objectifs sont atteints, est-ce qu'il y a de la lumière pour devoir travailler ensemble, pour atteindre l'objectif du Pays ?
Je nous souhaite un peu de réalisme.
La lecture magistrale que je propose est celle qui est inscrite à l'intérieur de chacun et chacune de nous. N'est-ce pas celle qui a valeur certaine, indubitable, celle qui est attachée à notre Être individuel et collectif.
L'objectif c'est le Pays.
Depuis plus de quarante ans, si on remonte à nos Patriotes, 166 ans, si on remonte encore, cela fait deux cents ans et trois cents ans.
Quelque chose, en quelque part, doit bien ne pas avoir marché.
Faut-il se rendre à l'évidence ?
L'étape qui reste est cruciale. D'où, à mes yeux, l'importance d'agir suivant un plan, une stratégie, une technique qui est éprouvée et qui devrait nous faire cheminer correctement.
Merci de nous en faire découvrir autant, de nous faire partager votre savoir, votre connaissance et votre sagesse.
Il doit bien y avoir des éléments qui peuvent servir à toutes les réflexions et à toutes les personnes de bonne volonté.
On ne se rejette pas, on se grandit en étant ensemble, en marchant vers le Pays qui nous attend par une démarche éclairée.
Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
http://membres.lycos.fr/quebecunpays/Quoi-faire-pour-le-Pays-du-Quebec.html========================
Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec] un cours sur la stratégie / cours de formation
René Marcel Sauvé
samedi 26 avril, 2003 01:12Monsieur Bertrand,
Merci pour vos commentaires encourageants et qui m'incitent à continuer et à produire de nouveaux textes encore plus élaborés et perfectionnés afin de former tout un peuple pour qu'il se prenne en charge et se gouverne lui-même.
La fin ultime de toute existence digne de ce nom, c'est l'agir et l'Acte qui s'en suit, avec la contemplation de ce qui a été accompli, en se disant que ce que nous avons fait est bien fait et même très bien fait. Le reste, manger, boire, dormir,s'instruire, s'exercer, sont autant de moyens qui portent déjà les éléments de sa fin. Cette fin, ce sont les plus hautes formes de l'activité humaine que sont l'agir vers l'Acte et la contemplation qui s'en suit, ce qui ne peut s'accomplir sans l'amour sponsal, qui est l'amour gratuit et généreux des gens libres d'affects. Car il faut être authentiquement libre pour aimer d'une manière sponsale, soit, authentique et vraie.
Autrement il n'y a pas d'agir, seulement de la machinalité et son pendant entropique qui est l'agitation.
Inféodés, nous fonctionnons mais nous n'agissons pas.
Nous mangeons, buvons, dormons, faisons de l'exercice, etc, pour être en état de servir les fins des autres. C'est ce qui se produit actuellement avec le Québec inféodé au pouvoir centralisateur et unitaire d'Ottawa, qui décide pour nous alors que nous avons déjà les assises de notre propre État, qui existe bel et bien de fait, par fait accompli, et avec lequel nous pouvons agir par nous-mêmes.
Je pense à Moïse dans l'Exode, Deuxième Livre de la Bible.
Le peuple Hébreu était esclave des Égyptiens et s'en accommodait fort bien. Il mangeait bien, de la bonne viande et des bons oignons d'Égypte. Il jouissait d'une indéniable sécurité matérielle. Il exécutait les tâches demandées et n'avait pas à se soucier de prendre la moindre décision.
Bref, il se croyait heureux.
Mais, arrivent des chefs naturels inspirés par un Dieu transcendant, un Dieu-Esprit, Incréé, Innnommable, Insaisissable, qui se déclare le Créateur de toutes choses et qui exige impérieusement que le peuple Hébreu sorte d'Égypte et se prenne en charge.
Aucune excuse pour refuser ne sera acceptée. Les dangers de l'indépendance? Yahweh est insulté. Quoi? On n'a pas la foi en Dieu?
On cherche la sécurité avec un petit s alors que prendre le large avec la foi procure une Sécurité avec un grand S, justement parce qu'on court des risques.
On ne veut pas se prendre en charge? On a peur! Après tout, être inféodé est commode. On est responsable de rien. Ce sont les
"maîtres" égyptiens qui sont responsables de tout et qui répondront de leurs actes devant le Tribunal de l'Éternité, en supposant qu'un tel tribunal existe.Cette fois, Yahweh est en colère. Chez ses créatures humaines, c'est chacun et chacune qui doit se rendre responsable de ses pensées, ses paroles et ses actes, tant individuellement que collectivement. Ne cherchez pas à vous esquiver car vous serez condamnés. Au contraire, si vous prenez le risque de décider et que vous vous trompez, alors Yahweh offre une rédemption qui dépasse tout le reste. Allez, prenez le large.
Les Égyptiens aussi ont besoin de se prendre en charge et agir par eux-même et non de devenir les esclaves de leurs esclaves`.
En géopolitique, lorsque des "maîtres" deviennent esclaves de leurs esclaves à cause de leur dépendance continuelle et soutenue sur les autres pour se faire servir, on appelle celà une révolution circassienne.
Les Circassiens du Caucase sont un autre petit peuple que les Égyptiens avaient emmené en esclavage et qui a fini par se rendre maître des maîtres, simplement parce que la dépendance des maîtres sur les esclaves était telle que les esclaves ont fini par tout mener et tout décider.
Je vais pour poser une question à cet effet :
Quelle est la pire remarque qu'un esclave puisse faire à ses maîtres ?
Réponse: "À votre service".
Par cette réponse très simple, l'esclave crée de la dépendance chez les maîtres et finit par les réduire à un esclavage encore pire que celui de l'esclave.
Je prend un autre exemple de révolution circassienne, celle de l'automobile, cette esclave mécanique toute simple qui vous attend et vous dit sans le dire: À votre service.
Les peuples les plus avancés au monde sont maintenant les esclaves de ce serviteur devenu le maître de céans des lieux les plus stratégiques de toute la terre.
Revenons aux Hébreux et aux Égyptiens.
Littéralement, il a fallu que le ciel tombe sur la tête des Hébreux et des Égyptiens pour que la "séparation" se fasse. Et encore, le Pharaon enverra son armée poursuivre les Hébreux pour qu'ils reviennent à leur état d'esclaves contents. Car, en situation d'inféodation, les "maîtres" sont les maîtres et les esclaves sont les esclaves? Pas devant Yahweh qui ne veut pas d'esclaves, seulement des êtres libres qui lui parlent comme on se parle entre nous.
Tous doivent être des maîtres et il n'y a pas d'esclaves. Confiez l'esclavage à des machines que vous inventerez et fabriquerez vous-mêmes, mais n'en devenez pas esclaves à votre tour. Tout celà est très exigeant et Yahweh entend bien imposer à tous un défi qu'ils devront relever. Quant à la nature, elle est aussi à votre service, dit Yahweh et elle ne contient aucun mystère qui ne puisse livrer son secret.
Les Hébreux sont ensuite restés 40 ans au désert et n'ont manqué de rien pendant tout ce temps, même s'ils n'étaient pas toujours contents de ce qu'ils avaient. Pourquoi 40 ans? Pour faire mourir deux générations d'esclaves avec la mentalité dégradante et propre à la soumission servile et obséquieuse que Yahweh déteste.
La génération complètement née dans la rudesse naturelle du désert avait une autre mentalité qui ne cadrait pas du tout avec celle de ses aînés, habitués à faire des courbettes. C'est avec cette génération forte et lucide qu'on construit un pays. Voilà la leçon de l'Exode.
Elle prouve que les peuples ne se prennent pas facilement en charge, par peur de devoir répondre de leurs actes. Il est toujours commode de laisser les autres prendre charge de nos affaires et nous dicter notre ligne de conduite. NON. Nous n'avons pas le droit de nous laisser faire et puisque nous sommes aptes et capables de nous prendre en charge et nous gouverner nous-mêmes, alors nous avons le devoir de le faire, peu importent les risques. Autrement, nous aurons à en répondre comme peuple devant le Tribunal de l'Éternité et j'y crois fermement. Voilà ce qu'il faut craindre et non les menaces et les dangers qu'Ottawa peut nous faire.
Je vous laisse sur cette réflexion.
René Marcel Sauvé
=======================[Pour-le-Pays-du-Quebec]
petite mise au point.
Andrée Ferretti
samedi 26 avril, 2003 08:42Bonjour monsieur Sauvé,
S'il est vrai qu'à lire les propos dévalorisants que vous tenez constamment ici sur la littérature, j'ai voulu par cette citation de Jean-Claude Germain attirer l'attention des membres du réseau sur l'importance de cette forme exigente et universelle d'expression, je n'ai en revanche, et j'en donne ma parole, pas associé "ouvrage raisonneur" à vos travaux qui, selon ce que vous nous en donner à lire ici sont manifestement de savants essais géopolitiques, je dirais même des essais philosophiques sur cette science humaine qu'est la géopolitique.
J'apprécie autant que les autres, croyez-moi, les enseignements que vous nous dispensez. J'apprends beaucoup de choses à vous lire, même si je ne partage pas toujours ou, en tout cas, pas entièrement votre vision des choses, du moins telle que je la comprends.
Et j'ose sincèrement espérer que nous pourrons discuter sereinement des problèmes liés à nos luttes pour la libération nationale de notre peuple et pour l'indépendance politique du Québec, même lorsque nous envisagerons différemment les solutions.
Par ailleurs, comme vous insistez avec raison sur la nécessité que nous utilisions plus activement et plus judicieusment notre État québécois comme élément stratégique dans notre lutte pour l'avènement de son existence pleine et entière en tant qu'État indépendant et souverain, pourriez-vous nous donner quelques exemples concrets des actes législatifs et des actions politiques qu'un gouvernement du Parti québécois aurait pu réaliser.
Était-il possible par exemple qu'un gouvernement du Parti québécois invite avec succès, après une campagne d'information adéquate, les contribuables québécois à verser tous leurs impôts à l'État québécois, en assurant qu'il déposerait dans un compte en fiducie ceux dûs à l'État fédéral, jusqu'au règlement du déficit fiscal envers le Québec, ou jusqu'à ce que le fédéral se retire avec pleine compensation des juridictions exclusives du Québec, l'empêchant ainsi de mener ses propres politiques, telles celle de la famille et celle sur les jeunes contrevenants, etc.
Le rapport des forces entre Québec et Ottawa permet-il à l'État québécois de prendre une telle mesure à l'avantage du Québec?
Quelles seraient les représailles que pourraient exercer l'État fédéral.
Plus important encore, est-ce que le rapport des forces entre un gouvernement du Parti québécois et l'ensemble des citoyens québécois permet de supposer que l'État et le peuple québécois auraient pu résister à ses représailles et sortir vainqueurs de la lutte?
Le Parti québécois au pouvoir aurait pu promouvoir l'indépendance du Québec à même les fonds publics, comme le fait le gouvernement fédéral pour promouvoir le fédéralisme, il aurait pu ne pas soumettre l'État québécois aux divers jugements de la Cour suprême sur la Charte de la langue française.Etc.Etc.
Pourquoi ne s'est-il pas mieux servi de notre État, alors qu'il était au pouvoir?
Je crois avoir une partie de la réponse, mais j'aimerais bien, de même que les membres du réseau, j'en suis certaine, recevoir votre avis d'expert en matière de géopolitique non pas nécessairement sur mes questions, mais sur l'action générale que l'État québécois pourrait mener d'ores et déjà et qu'il ne mène pas.
Je vous remercie à l'avance et je vous souhaite une bonne journée.
En tout respect,
Andrée Ferretti.
P.S.
À tous et à toutes,
Je suis à préparer pour les membres du comité politique de l'UNEQ. une analyse de la situation actuelle, suite aux résultats de l'élection du 14 avril, afin que nous puissions redéfinir nos objectifs immédiats et ajuster notre action en conséquence. Je dois remettre ce document, lors de notre prochaine réunion qui aura lieu mardi le 6 mai. Comme j'aurai alors progresser dans ma recherche et dans ma réflexion, je reprendrai alors ma lettre du 23 "et si nous en revenions à demain", là où je l'avais laissée. Elle sera plus consistante, enrichie constamment par les événements et par la lecture des nombreux commentaires et analyses venant de vous, de mes autres correspondants et correspondantes et de tous ceux et celles qui s'expriment abondamment dans nos journaux et revues.En toute solidarité.
A.F.
======================[Pour-le-Pays-du-Quebec]
Re : petite mise au point.
José Fontaine
samedi 26 avril, 2003 15:56J'ai la même estime pour René-Marcel Sauvé.
Paul Ricoeur (je cite ce nom pas par pédanterie) a montré un jour qu'il y a une ressemblance entre la littérature et la science. Je résume très fort son raisonnement.
La science établit des lois universelles.
Les récits sont des histoires particulières mais qui, parfois, en raison du génie de leurs auteurs, finissent par rejoindre aussi l'universel et sont finalement des récits à partir desquels on pense. Et d'ailleurs tout récit est un peu de ce type.
Les contes les plus simples ont cette densité comme "La Belle au bois
dormant" ou telle pièce de Shakespeare ou même la chanosn "Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver".La poésie utilise aussi (selon Ricoeur) un procédé qui est utilisé dans les sciences exactes comme la manière de se représenter l'atome par exemple.
C'est un modèle. Ce n'est pas la réalité telle qu'elle est.
De même la poésie fait cela quand elle use de métaphores et à cet égard la poésie est déjà dans le quotidien:
"Couper les cheveux en quatre" par exemple. J'ai ici une anthologie moderne qui reprend toutes ces expressions courantes qui sont en fait de la poésie.
J'ai lu un athée qui disait cela des textes religieux: qu'ils avaient aussi une signification pour tout être humain.
Il y a une vérité dans les religions (en tant que grands récits) indépendante de leur vérité dogmatique si on veut.
Mais je n'ai pas de bons exemples en tête sauf peut-être le fameux vers du Magnificat:
"Mon âme exalte le Seigneur car... ils déposent les puissants de leur trône"
Vers censuré par les dictateurs argentins lors de la viste du pape en 1978 ou 1979 ou 1980.
Étrange mais pas tout à fait surprenant.
José Fontaine
(Wallonie)
Que pense René-Marcel Sauvé de l'école géopolitique d'Hérodote (qui vient de sortir un numéro sur la mondialisation) et dont un des membres a écrit un ouvrage extraordinaire sur le phénomène de la frontière (son nom est Fouché si je ne me trompe ou Fouchez, il est tard et je ne vérifie pas...).
L'historien français Braudel a aussi écrit à ce sujet...
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Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec]
petite mise au point
René Marcel Sauvé
samedi 26 avril, 2003 18:40Madame Ferretti,
Quels propos dévalorisants est-ce que je tiens constamment sur la littérature ?
J'insiste sur le fait que le langage des statuts n'est pas le langage de la littérature, non pour dévaloriser, comme vous m'accusez mais pour que nous nous mettions en tête la nécessité de faire consensus, autrement nous continuerons à tourner en rond et à poursuivre nos querelles de clochers sans arriver nulle part.
Si je considérais la littérature comme dévalorisante, je ne me serais pas donné la peine d'étudier langue et littérature française, anglaise et allemande et rédiger des travaux sur ces matières. Plus tard, je me suis fait enseigner la langue et littérature russes par des Russes à qui j'ai enseigné la composition française.
J'ai étudié la littérature française depuis la Chanson de Roland jusqu'à Françoise Sagan et je me rappelle très bien François Villon, les poètes de la Pléiade et je peux vous réciter À Cassandre de Ronsard sans notes. Si on m'a appris, à la faculté des lettres de l'Université de Montréal, à identifier les types universels dans la littérature française, on m'a aussi appris à en connaître les limites.
J'ai fait de même avec la littérature anglaise, que j'ai étudiée depuis les premiers temps de la langue anglaise, avec Beowulf, jusqu'aux lake poets, dont Woodsworth, dont j'ai eu à comparer le contenu et le style littéraire avec celui de Jean Jacques Rousseau. J'ai été très intéressé par les grands anglicans, dont Coleridge et Shelley. Mon auteur favori demeure Walter Scott. Chez les Américains, j'ai eu l'occasion d'apprécier plusieurs auteurs en particulier Sinclair Lewis qui a écrit Elmer Gantry.
J'ai étudié langue et littérature allemande en Allemagne et en Autriche, assez pour me rendre compte que Stéphane Dion n'a pas étudié le poète allemand Johann Gottfried Herder comme il l'a mentionné à la London School of Economics.
J'ai aussi étudié le langage allemand de la géopraphie, de la géopolitique et ses problèmes, car il existe un énorme problème lié à la nécessité de l'expression juste en géopolitique, comme d'ailleurs dans le droit et dans la logique des faits et c'est ici qu'il faut prendre ses distances avec la littérature, plus proche de l'affect et de l'émotion que du fait concret, exception faite des auteurs réalistes.
J'ai commencé à lire des livres à l'âge de 11 ans, pendant un séjour aux Grèves de Contrecoeur. Le premier livre qui m'a été prêté: Un bon petit diable, de la Comtesse de Ségur. J'ai lu tous les ouvrages (je devrais dire toutes les oeuvres de la Comtesse de Ségur) et quarante ans plus tard, en Russie, la guide moscovite m'a montré la maison de Sophie Rostopchine. Elle aussi avait lu ses livres et de plus, elle avait lu Michel Strogoff de Jules Verne, que tous les Russes lisent apparamment.
J'ai lu les livres de la collection Signe de Piste, de Serge Dalens, dont Le Prince Eric, Le bracelet de vermeil, etc.
Où est-ce que j'ai trouvé tous ces trésors? À la bibliothèque des enfants sur la rue Sainte Catherine est, à Montréal, dans le quartier Hochelaga où j'ai été élevé. Cette bibliothèque offrait également un grand nombre d'ouvrages encyclopédiques et techniques sur les astres et les planètes, les pays, les inventions, dont la machine à vapeur, le moteur diesel, les moteurs d'avion, toutes choses qui comblaient ma solitude d'aîné de famille nombreuse.
La sociologie se rend compte maintenant que les aînés de cette époque devaient aider leur mère à faire la cuisine, changer les couches des frères et soeurs, bercer les bébés, leur donner le biberon, faire le ménage et les courses. Résultat: ces aînés, garçons et filles, deviennent des solitaires qui ne demandent rien à personne et finissent pas ne plus vouloir voir personne, de peur d'être exploités.
Mon père était mécanicien de métiers à tisser chez Dominion Textile et il travaillait comme barbier le soir et les samedis pour arrondir les fins de mois. Je ne le voyais pas souvent et nos relations étaient distantes. Par contre, nous étions pauvres mais ne manquions de rien.
Plus tard, j'ai fait le secondaire au Plateau dans le parc Lafontaine, comblé cette fois par la Bibliothèque municipale de Montréal, la Bibliothèque Saint Sulpice sur la rue Saint Denis, la Palestre Nationale et la caserne des Fusilliers Mont Royal sur la rue Des Pins. Que peut vouloir de plus un garçon pauvre? La bibliothécaire qui surveillait la salle de lecture? Elle avait onze ans de plus que moi et a été ma première grande aventure avec une femme, en dépit de mes inhibitions et mon manque de savoir faire. Je ne l'ai jamais oubliée.
Dire que je tiens constamment des propos dévalorisants sur la littérature est lapidaire et injuste. Il ne vous reste qu'à dresser un bûcher et m'attacher dessus avec l'inscription: il a dit des propos dévalorisants sur la littérature et à demander à un auteur littéraire de venir y mettre la torche.
Dernièrement, j'ai rencontré Yves Beauchemin et nous avons échangé nos livres, vous diriez son oeuvre et mon ouvrage. Quel est la différence entre Les émois d'un marchand de café et Géopolitique et avenir du Québec?
Chacun cherche suivant sa discipline propre à exprimer quelque chose, à faire prendre conscience, et aussi à émouvoir, ce que je ne puis faire dans mes textes, à moins d'utiliser des procédés pédagogiques empruntés à la salle de classe. Mais la salle de classe est subjective et les réactions ne sont jamais les mêmes d'une classe à l'autre.
Il existe des dénominateurs communs, alors comment les rendre dans un "ouvrage raisonneur" qui a pour objet de provoquer une prise de conscience nécesaire à la poursuite de nos objectifs?
Vous me demandez une solution madame Ferretti. Je n'en ai pas. Pourquoi? Parce que dans toute question d'envergure, la solution passe par le consensus universel et c'est ce qui nous manque au Québec. Personne, absolument personne, ne peut agir seul. On ne peut agir que dans et par les autres et inversement. D'où nécessité du consensus autrement on ne se comprendra jamais et rien ne sera fait.
Par exemple, si je demandais à 10,000 Québécois de définir l'indépendance, on trouvera probablement 10,000 opinions différentes, alors que la réponse exige une certitude. Or, une opinion basée sur une donnée isolée ne fait pas une certitude, qui représente la forme plus élevée du savoir. On le comprend facilement dans tous les domaines, sauf en matière d'État, où chacun et chacune donne son opinion, plus ou moins fondée sur l'affect.
Si je vous donne la définition géopolitique de l'indépendance, vous allez demeurer sceptique. D'autre part, cette définition essentielle est aussi celle de la psychanalyse, de la psychiâtrie, de l'économie politique, de l'éthique classique, celle d'Aristote et des Médiévaux.
Mais la philosophie des Lumières, qui raisonne pour raisonner, n'y arrive pas. Et pourtant, au Québec, il faut commencer par là, par le dénominateur commun universel.Indépendance veut dire: aptitude et capacité de choisir ses dépendances. Cette définition ne m'est pas venue de la géopolitique mais d'un psychanaliste newyorkais qui donnait à la faculté d'éducation de l'Université Mc Gill des cours sur les problèmes psychologiques de la salle de classe.
Une dépendance est une nécessité qu'on doit se procurer d'une manière ou d'une autre pour vivre.
Or, la nécessité n'a pas de loi. Cette définition ne vient pas de la géopolitique mais de Sainte Thérèse d'Avila dans Le chemin de la perfection.
Poursuivons au sujet de l'indépendance: Le terme aptitude désigne les compétences et libertés intérieures du sujet indépendant. La capacité désigne l'ensemble des moyens extérieurs de l'indépendance, dont la qualité des statuts politiques et juridiques, les biens matériels, etc.
On peut développer ces thèmes bien davantage et c'est ce que je fais en préparant mon prochain texte pour le livre que je suis en train de terminer et dont le titre réservé est: Construire et défendre l'État du Québec.
Vous constaterez que ces définitions sont des certitudes opératives, des universaux, des dénominateurs communs valables, des fondements nécessaires au raisonnement valide sur des questions politiques et économiques.
Il reste encore beaucoup d'autres termes pour lesquels le consensus doit s'établir. J'ai écrit et répété les principes de la stratégie d'État. Stratégie veut dire science et art de l'agir humain. Il faut définir les termes suivants: Statuts, statuts de facto et de jure; possession territoriale de facto et de jure; nation, Nation, état, État et bien entendu, les principes universels de l'action que j'ai expliqués à trois reprises, en fait des centaines de fois et que je devrai expliquer encore avec plus de détails.
Voilà où il faut commencer madame Ferretti.
Il faut savoir ce que valent les mots et les choses, leur sens, signification, portée et dynamique, et ceci avec la plus grande rigueur.
Je vous laisse sur ce remarques, sentant que je me frappe la tête contre un mur.
René Marcel Sauvé
============================[Pour-le-Pays-du-Quebec]
Éducation/Action
Valérien Lachance
dimanche 1 juin, 2003 11:21
Bonjour,
Merci monsieur Bertrand d'avoir clarifié le rôle de ce forum primordialement voué à la discussion et l'éducation, les échanges d'idées enfin, mener à terme le Pays du Québec à sa complète Souveraineté.
Au cours des dernières semaines, j'ai observé deux classes de participants travaillant au même objectif !
Les premiers étant ceux qui acceptent volontiers de faire le bilan du passé, examiner la situation qui prévaut en ce moment, formuler des projets d'avenir dans le calme et la réflexion. Ils sont plus préoccupés à connaître les conditions de vie dans lequel auront à vivre les citoyens de demain dans ce beau Pays-du-Québec en devenir. L'indépendance n'étant pas le facteur primordial de parvenir au bonheur, il va de soi d'examiner les conditions de vie préconisées dans ce nouvel État (de jure ).
Il va de soi d'essayer de visualiser par anticipation "le paysage économique et social" du nouveau Pays. Se pourrait-il que plusieurs s'y opposent, en raison de conditions de vie particulières dont les sujets sont devenus tabou par la pensée UNIQUE prédominante de l'heure ? Je croirais que oui, et c'est pourquoi je soulève cette question.
Le deuxième groupe, est ceux qui brûlent d'impatience de voir l'avènement de la souveraineté, qui ont le ras bol de la soit disante inaction, prêts à sauter à l'improviste, réaliser des projets parcellaires qui touchent la santé publique, l'éducation et l'instruction scolaire, sans égard de l'éducation générale c.à.d., le civisme, le comportement social et familial des individus les uns envers les autres dans une société dite avancée ! Ils font abstraction des problèmes sociaux actuels, avec la perspective que l'indépendance va tout régler !
Quoi penser du crime organisé et le crime légalisé! la prostitution, et tous les problèmes contemporains passés sous silence à travers la promotion de la souveraineté ! Verra-t-on disparaître ces fléaux
par la magie de l'indépendance ?VL
Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec]
Éducation/Action
Étienne Boulay
dimanche 1 juin, 2003 20:54
Bonsoir M. Lachance,
Je ne sais pas au juste dans quel groupe je suis, mais je présume, selon vos descriptions, être dans le second, celui de l'action.
On ne se connaît pas, mais cela n'enlève aucunement le respect que j'ai pour vous comme pour tous ceux qui ont à coeur le Québec et son avenir. Mais je n'aime pas "cataloguer" les gens. Il y a rien de pire selon moi que de créer des groupes de pensées, des apartheids.
Quel est le problème à laisser cohabiter philosophie, méditation, action et pro-action? Il faut à la fois des gens qui pensent au Québec futur et des gens qui font le Québec futur. Qui plus est, les deux peuvent être conduits par la même personne.
Dans mon cas par exemple, je n'accepte pas facilement l'idée de la guerre et je ferai ce que je peux pour m'y opposer. Cependant, j'accepte de bon gré qu'il doit y avoir des gens d'action pour faire avancer la cause du Québec, car seul la méditation et le fait d'envisager, de prévoir et d'espérer ne suffisent pas à former une nation. Nous savons tous que des fois il faut redresser la situation et pour ce faire on doit lui donner un bon coup de barre. Cela ne signifie pas la guerre, n'y même la violence, cela désigne la volonté de l'action pour faire avancer les choses. Le professeur qui amène ses élèves dans le bois pour leur faire prendre conscience de l'environnement a des fois bien plus de succès que celui qui se limite au court théorique. C'est la même chose pour la souveraineté. De se laisser aller à l'éducation et que l'éducation, on passe à côté de plusieurs possibilités de réveiller la conscience du peuple. Et encore là il n'est pas question pour moi de violence ou de guerre. Je crois que nous avons le devoir de s'ériger devant l'affront fédéraliste et de laisser vivre la liberté et la vérité. Pour cela, nous devons mettre un terme à la valse hésitation qui est imprégnée dans les gènes du Québec. Pour cela on doit choisir une voie qui conduit à un objectif clair et réaliste même si cela veut dire abandonner d'autres voies pouvant eux aussi être favorable à notre cause. Il faut choisir.
C'est ce que je comprends de notre volonter d'action. Pour moi, cette action n'est aucunement exclusive. Au contraire, des Ferretti et des Lachances, il nous en faut pour créer une "force" équilibrée, un mouvement en santé. Cependant, tous doivent travailler dans le respect d'un et de l'autre. Nul n'est supérieur à son voisin, qu'il favorise l'action ou la pensée. De toute manière aucune action ne peut réussir si elle n'a pas été pensée. Et aucune pensée ne peut réussir sans actions.
Ici, je laisse à ma pensée le champ libre en espérant qu'un jour l'action viendra.
Etienne Boulay
Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec]
Éducation/Action
Valérien Lachance
dimanche 1 juin, 2003 22:02Bonsoir monsieur Boulay,
Je vous répond immédiatement. Comme moi, vous appartenez sans doute aux deux groupes dans vos intentions mais, selon notre état de vie, de santé et de disponibilité, j'ai dû m'astreindre au clavier. Autrefois, étant plus jeunes, seule l'action éclairée m'intéressait. Je pourrais en écrire long à ce sujet.
Mais aujourd'hui, retraité et moins mobile qu'autrefois, je préfère de loin le partage des idées, qui elles, pourraient être reprises par des personnes plus aptes, et réalisées à l'extérieur de ce groupe de partage.
Je faisais suite d'ailleurs à un commentaire de monsieur Bertrand le jour précédent, qui souhaitait justement que le site Québec-un-Pays demeure un site de partage, d'échange d'idées etc..
Il appartint dès lors, dans mon cas, que les personnes plus jeunes et dynamiques, capables de "penser" et "d'agir" à l'extérieur en même temps, d'entreprendre un ou des actions indispensables pour parvenir à la réalisation du Pays du Québec dans le plus court délai.
Merci d'avoir permis cette clarification.
Je vous lis avec grande plaisir monsieur Boulay et souhaitons que cet échange ne sera pas le dernier.
Mes salutations
Paix et joie à vous
Valérien L.Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec]
Éducation/Action
Valérien Lachance
lundi 2 juin, 2003 11:01Bonjour monsieur Boulay,
Ayant de nouveaux arguments "en main" ce matin, je désire poursuivre ce que j'ai avancé hier soir.
Par la lecture des textes de ce matin, je considère les échanges entre messieurs Couture et Sauvé des plus intéressants et instructifs à la fois, le but principal de ce forum. Monsieur sauvé a écrit hier le 1er juin ce qui suit : Il répond à monsieur Couture.
Extrait:
"J'ai écrit le message que vous venez de critiquer alors que j'arrivais d'un voyage assez long que j'avais passé une journée exténuante, à faire de l'entraînement avec des jeunes hommes, alors que j'en ai 72, mais je refuse de le reconnaître de temps à autre, pas tout le temps."Comme vous voyez , Monsieur Sauvé, malgré ses 72 ans, trouve encore le moyen de rencontrer des jeunes décidés à faire avancer la cause du Québec vers l'indépendance, tout comme plusieurs le font ici sur ce forum. Il oscille de l'éducation à l'action avec l'habilité d'une chèvre de montagne malgré son âge.Après avoir lu les textes précédents de monsieur Sauvé, croyez-vous que ces jeunes croient encore à la démocratie pour atteindre les objectifs de leur vie; l'indépendance du Québec
Ce pourrait-il aussi qu'ils veillent se transformer en kamikaze, croyant avoir épuisé tous les moyens pacifiques à leur disposition pour atteindre ces objectifs , ou encore, poser de bombes !
Croyez-vous que monsieur Sauvé serait allé les encourager, ou plutôt, les dissuader à poser des gestes malheureux pour eux et le Pays pour lequel ils aspirent tant !
N'avez-vous pas découvert comme moi, un monsieur Sauvé déterminé à orienter ces jeunes à utiliser des moyens pacifiques qu'il préconise ici même sur ce site, mais qui échappe à l'entendement et surtout à la patience des jeunes aujourd'hui!
Beau travail monsieur Sauvé. Je vous félicite.
Valérien Lachance
Textes tirés du fil de discussions de Souveraineté-info
Re: Un manque de héros ! / ou une Stratégie
Auteur: Robert Bertrand (---.sympatico.ca)
Date: 02-06-2003 18:33Comme vous m'en donnez l'occasion par votre introduction, j'interviens pour vous présenter une texte de Monsieur René Marcel Sauvé.
Pourquoi lui ? Parce qu'il est un spécialiste de la STRATÉGIE.
Parce que je lis Monsieur Sauvé depuis quelques mois, parce que je l'ai interrogé dans divers messages, parce que d'autres l'ont interrogé aussi, parce que j'en apprends de lui.
On a certainement manqué de STRATÉGIE pour en être là où nous en sommes actuellement.
Quoi de mieux que de s'abreuver à une source quand on le peut !
Quoi de mieux que de se faire dire des choses par un spécialiste !
Tout ce que je peux en raconter, c'est après l'avoir lu.
Son texte original apparaît à la page suivante :
http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/message/1088
Je vous transmets ce qui m'apparaît important : (La mise en page ou la présentation est de moi).
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Nous ne pensons absolument rien.Agir, c'est mettre en pratique les principes millénaires de la stratégie d'État, qui est une stratégie d'ÊTRE, ontologique et architectonique (excusez mes grandes thèses) mais nous devrons tous passer par là, afin de comprendre le sens profond de notre action, qui n'est pas de l'agitation.Nous agissons et ce n'est pas la même chose.
Contrairement à Descartes qui a fondé sa philosophie sur le
"Je pense donc je suis",
la nôtre est fondée sur le
"J'existe, donc j'agis et parce que j'agis, j'existerai davantage".C'est ainsi que s'exprime Shakespeare dans "To be or not to be".Ce qui veut dire, agir ou ne pas agir, donc, exister ou ne pas exister.Nous avons fini de penser pour penser. Nous pensons maintenant en termes d'agir, ce qui nous conduira beaucoup plus loin.NOUS EXISTONS, DONC, NOUS AGISSONS ET EN AGISSANT, NOUS ALLONS EXISTER DAVANTAGE.Je rappelle sommairement ces principes pour tout le monde:1. Appréciation rigoureuse et correcte du contexte et de la situation.
2. Détermination et maintien d'objectifs praticables et réalisables en termes de temps et d'espace.
3. Maintien du moral.
4. Concentration de l'effort dans l'espace et dans le temps.
5 Économie de l'effort.
6. Simplicité.
7. Souplesse.
8. Sécurité.
9. Surprise.
10. Coordination.
11. Coopération.
12. Administration et logistique.
C'est sur la base de ces principes que nous rejetterons la domination et l'inféodation au pouvoir centralisateur et arbitraire d'Ottawa et que nous construirons l'État naturel et libre du Québec.
La tâche est immense mais le défi en vaut la peine.
Et ensuite, que valons-nous si nous sommes incapables de relever un tel défi qui nous fera honneur devant toutes les nations du monde?
Il n'y a plus de si ni de mais, il n'y a plus d'inquiétudes, il faut réussir. Point final.
Nous allons démontrer que notre inféodation est contraire aux principes de la stratégie d'État.
Nous ne pouvons, dans le système actuel, correctement et rigoureusement, apprécier contextes et situations par nous-mêmes et pour nous-mêmes, ce qui est tout à fait légitime.
Nous ne pouvons déterminer des objectifs simples, précis, praticables et réalisables en termes de temps et d'espace.
Nous ne pouvons maintenir le moral de notre peuple puisque la division des pouvoirs le démoralise.
Nous ne pouvons concentrer l'effort dans le temps et l'espace, afin d'atteindre nos objectifs avec une économie maximale de moyens.
Nous ne pouvons agir suivant le principe de simplicité, puisque la juxtaposition des pouvoirs nous l'en empêche.
Nous ne pouvons agir avec souplesse non plus, cause de trop de bureaucraties superposées que nous allons éliminer et simplifier avec la souveraineté.
Nous ne pouvons assurer nous-même la sécurité de nos intérêts propres, parce que nous sommes inféodés à un pouvoir étranger à nos préoccupations.
Ce même pouvoir nous compromet en appliquant le principe de surprise pour son avantage. Le principe de surprise veut dire placer convenablement l'adversaire devant le fait accompli.
Nous pouvons très difficilement coordonner nos efforts. La coopération est difficile également.
Quant à l'administration et la logistique, comment est-il possible de mettre convenablement en pratique toutes ces mathématiques nouvelles inventées par Leibniz, Newton et Descartes pour servir les États actuels?
Nous sommes meilleurs que les autres en mathématiques et nous devons nous subordonner aux calculs des autres.
Voilà pour commencer notre argumentaire stratégique.
Pendant les semaines à venir, je reprendrai ces principes un à un, en détails, afin de nous en pénétrer tous, en profondeur, afin qu'ils deviennent nos régulateurs et nos guides permanents de l'action.
Rappelons-nous en passant que le principe n'est pas une théorie abstraite, même si pour être compris et mis en pratique, il exige un effort important de réflexion et de discernement de la part des facultés supérieures de l'esprit.
Un principe est l'élément de la forme d'un acte. Or, la forme est principe du mouvement.
Je m'explique sommairement. Une roue, qui est une forme en soi, est faite pour tourner en un mouvement circulaire autour d'un axe. Sa forme est donc principe de son mouvement. Transposez ce premier exemple en une foule d'autres.
Voyez les plantes et les animaux. Ils ont des formes multiples et chaque espèce se meut en fonction de sa forme particulière. Voyez seulement les chiens. Ils sont tous formés différemment selon les espèces et chaque espèce se meut en fonction de sa forme.
Voyez la multiplicité des milieux géographiques. Même si on leur découvre certaines analogies, chaque milieu comporte des caractéristiques singulières qui se prêtent à la formation (mise en forme) de différentes sociétés, nations et États.
De même pour le temps.
Les temps changent continuellement et chaque temps exige des formes particulières d'agir et de comportements adaptés aux circonstances telles qu'elles se présentent dans l'espace.
On voit par là que le principe est permanent, universel et constant, alors que son application varie selon les temps, les lieux et les circonstances.
Ces temps changent, les espaces changent d'un lieu à un autre, mais les continuités demeurent et les principes demeurent également les mêmes.Relisez vos douze principes maintenant et vous comprendrez mieux.
Notre argumentaire stratégique sera entièrement fondé sur ces principes et c'est sur la base de ces concepts universaux que nous construirons notre consensus et défendront nos statuts.
Nous y reviendrons bientôt.
Bonne soirée
René Marcel Sauvé
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Robert Bertrand :Qu'est-ce qu'on a à perdre à étudier ? à se former ? à comprendre ? à s'instruire ?
Quand on aura assez de bagage, on pourra instruire, informer tous ceux et celles qui seront ouverts à vouloir comprendre.
Vous aurez compris que je re-deviens un élève pour également m'instruire, m'informer, questionner et comprendre.
De la stratégie, cela nous a toujours manqué. Si quelqu'un veut me l'enseigner, je vais prendre quelque temps pour m'instruire.
Bien amicalement,
Robert Bertrand
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Re: Un manque de héros !
Auteur: Gilles (---.qc.sympatico.ca)
Date: 03-06-2003 10:57Salutation citoyennes et citoyens !
Je vous remercie pour votre intervention, Monsieur Bertrand ! Il est dommage qu'une vision ne se soit pas exprimée bien avant dans l'Histoire du Québec... Mais mieux vaut tard que jamais !
L'emphase sur l'agir est pertinent en prévision du prochain référendum !
Un citoyen tenace,
G. Brassard==============
Re: Un manque de héros !
Auteur: Robert Bertrand (---.sympatico.ca)
Date: 03-06-2003 14:06Bonjour Gilles,
Je constate que, parfois, on devient une courroie de transmission.
Pourquoi en est-il ainsi ?
C'est que, malgré toute la formaltion peronnelle que nous avons, malgré toute notre expérience acquise dans certains domaines, il nous arrive de constater que, dans des situations particulières, on a l'avantage d'être sur la route de d'autres personnes qui peuvent nous enseigner des choses, qui nous privilégient pour profiter et de leurs expériences de vie et de leur savoir faire.
Sous le titre : "Éducation/Action" Monsieur René Marcel Sauvé nous livre un message que nous avons intérêt à connaître, à méditer, à approfondir.
Son message original est à la page suivante :
http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/message/1141
Je présente, ici, la partie majeure de ce message.
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René Marcel Sauvé De retour après deux jours d'absence, je trouve votre message au sujet de mon intervention auprès des jeunes gens du MLNQ, à qui j'enseigne les principes universels qui gouvernent les États, les principes de stratégie et ceux de la tactique.
Aucun de ces jeunes gens, garçons et filles, n'a planté de bombe, ni menacé personne, ni envisagé d'opération kamikase, ni aucune mesure de ce genre, depuis les cinq dernières années au cours desquelles je m'occupe de les former, avec d'autres intervenants adultes, instruits et capables d'instruire à leur tour.
Ils ont compris que ce que beaucoup d'autres Québécois(es) ne comprennent pas encore.
Le Québec est bel et bien un État, d'autre part, une province sur papier et dans les discours officiels qui nous discréditent, mais un État que nous avons construit, nous, Québécois, au prix de cinq siècles d'efforts et de progressions lentes et laborieuses, dans un milieu géographique rude, envers et contre l'hostilité souvent outrée et menaçante des Anglais, des Loyalistes et surtout des Orangistes, qui ont juré nous fossiliser et nous faire disparaître comme peuple, afin que jamais, aucun État Québécois ne vienne au monde et leur fasse ombrage.
Voilà le fondement identitaire, ontologique, géographique et moral de toute la question et c'est dans la mesure où il est bien établi dans les esprits que nous mettons en pratique ce principe fondamental et universel de l'agir humain: maintien du moral (Troisième principe de l'action).
IDENTITAIRE:Les peuples des États-nations du monde savent généralement qui ils sont.
Ce qui veut dire savoir qui on est.Un Français sait qui il est. Un Allemand sait qui il est. Un Américain sait qui il est. Un "Canadian" ne sait pas qui il est, un Canadien non plus, Canadien-français ou autre, mais un Québécois A TOUT CE QU'IL FAUT POUR SAVOIR QUI IL EST.
Dans la mesure où il lui a été possible d'identifier toutes les composantes de son identité, un Québécois et une Québécoise savent qui ils sont et ne risquent plus de vivre de graves crises d'identité comme celà s'est produit tellement souvent dans le passé et encore récemment chez les "fédéralistes".
Le moral est comme un courant électrique. C'est une puissance invisible, aux mécanismes intangibles mais contrôlables. On peut avoir le meilleur appareil du monde, le meilleur système, s'il n'y a pas de courant, rien ne fonctionne.
De même en politique, vie sociale, vie économique et religieuse.
On aura beau avoir toutes les institutions les plus sophistiquées du monde, avec les meilleurs organigrammes, si le courant ne passe pas, si le moral est absent, rien ne fonctionne. On peut certes créer l'illusion du fonctionnement, par des pressions extérieures, mais il n'en résultera que des mécanismes sans âme et des agitations qui n'ont aucun rapport avec l'agir conscient et délibéré.
Le moral, qui obéit à des mécanismes intangibles, fonctionne de l'intérieur et c'est autre chose. Et le point de départ du moral humain, c'est l'identité, qui consiste à savoir qui on est et partant, à agir pour l'honneur de son nom et sa raison de vivre.
Le reste est accesssoire.
C'est à partir de l'identité donc, qu'on est incité à agir pour sa raison de vivre et l'honneur de son nom. Cette dimension est propre à la nature humaine. L'animal ne la connaît pas.
L'âme humaine, qui est forme du corps selon Aristote et Saint Thomas d'Aquin, est complètement dans l'identité, ce qui veut dire identité avec l'Autre et avec Soi-même.
C'est le "Je" et "Tu", décrit dans des pages extraordinaires par Martin Buber, ce petit juif allemand dont le Pape actuel recommande la lecture et l'étude. (Cf: Martin Buber. Je et Tu. Aubier. Bibliothèque philosophique. Paris 1984. 170p. Traduit de l'allemand. Aussi: La splendeur de la vérité, par Jean-Paul ll.)
Or, l'État est une âme qui transcende toutes ses dimensions organiques: géographie, histoire, statuts reconnus de droit et de fait, anthropologie, sociologie, politique, économie, etc. C'est cette âme que les adversaires veulent nous enlever pour y substituer une vie matérielle confortable et suicidaire. Tant que nous n'avons aucune identité, nous ne sommes une menace pour personne, seulement des animaux jouisseurs.
Josée Legault l'a bien relevé dans son article en page éditoriale du Devoir d'hier, lundi 2 mai 2003. Bernard Frappier, qui s'occupe de Vigile, a trouvé bon de le publier en première page. Il faut lire et conserver cet article d'une rare lucidité, quant à son interprétation du film Les Invasions barbares.
C'est alors que la phrase célèbre de Juvénal prend tout son sens: Le plus grand malheur consiste à sacrifier son honneur et sa raison de vivre pour quelques bénéfices matériels. À laquelle s'ajoute celle du Christ: Que sert-il à l'homme de gagner l'univers s'il vient à perdre son âme?
Le jeunes gens du MLNQ le comprennent de plus en plus. S'ils travaillent fort pour préparer la défense du Québec par le moyen d'une politique de dissuasion crédible et exigeante, ils le font dans l'honneur et le maintien de leur raison de vivre. Et à cause de cet honneur et du nécessaire maintient de leur identié, la leur et celle de tout le Québec, ils ne se livrent ni ne pensent rien de délétère qui aurait pour conséquence de nous discréditer comme le veulent nos ennemis.
Je laisse ces remarques à votre réflexion. (...)
René Marcel Sauvé
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Re: Un manque de héros !
Auteur: Nadeau (---.sympatico.ca)
Date: 03-06-2003 18:21Les articles ci-haut de notre rédacteur Monsieur Bertrand éclairent petit à petit mes lanternes. Je suivrai la rédaction des principes un à un et leur explication une à une.
De.......MONTESQUIEU:
"Si je savais quelque chose qui me fût utile, et qui fût préjudiciable à ma famille, jelarejetterais de mon esprit. Si je savais quelque chose utile à ma famille, et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l'oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie, et qui fût préjudiciable à l'Europe , ou bien qui fût utile à l'Europe et préjudiciable au genre humain, je la regarderais comme un crime.De...........Kébekoise:" Si je savais que je serais une bonne élève........et que j'aurais l'honneur d'être une bonne élève parmi tous les membres souverainistes de ce forum........(rires).
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Re: Un manque de héros !
Auteur: Robert Bertrand (---.sympatico.ca)
Date: 03-06-2003 22:21Libre opinion: Le confort et l'indifférence, prise deux
http://www.ledevoir.com/2003/06/02/28935.html
Josée Legault
Chroniqueuse politique, The GazetteÉdition du lundi 2 juin 2003
À la une du Devoir du 26 mai, l'auteur et professeur de littérature Jean Larose braque ses projecteurs sur Les Invasions barbares. Au-delà de l'unanime critique qui porte ce film aux nues, d'ici jusqu'à Cannes, il souligne la nonchalance avec laquelle le cinéaste Denys Arcand y aborde la mort. «C'est un film sur la mort, mais qui ne prend pas la mort au sérieux.» Comment donc expliquer l'émotion qu'il soulève alors qu'on y assiste à la représentation de la mort idéalisée de Rémy-le-baby-boomer-gâté-pourri, une mort spectacle, douce, confortable, sans douleur, achetée grassement et livrée sur commande, hypercontrôlée?
(...)
Robert :
Pour comprendre le principe IDENTITAIRE tel que présenté par M. René-Marcel Sauvé dans le message ci-haut, il me semble important d'amener ce texte de Josée Legault qui nous parle du film :"les invasions barbares" (Plus de 50 interventions sur le sujet, sous ce titre Les invasions barbares) de Denys Arcand.
D'ailleurs, M. Sauvé nous invite à lire le texte de Madame Legault.
On a déjà parlé, sur notre groupe de discussions, "Pour le Pays du Québec", du film de Denys Arcand, en fonction de l'euthanasie, du suicide, de l'avortement, de la mort.
On doit s'en rendre compte, il y a d'autres aspects. Josée Legault les fait ressortir.
Il y a donc toute une dialectique que l'on pourrait développer et enrichir pour mieux nous faire comprendre ce "confort et cette indifférence" dans laquelle notre société se complaît, présentement.
N'avons-nous pas intérêt à se prononcer sur ce sujet qui nous interpelle pour la qualité de notre société du Pays du Québec ?
Il va de soi qu'il faut lire le texte de Madame Legault.
Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
====================Re: Un manque de héros !
Auteur: Gilles (---.qc.sympatico.ca)
Date: 04-06-2003 09:48Salutation citoyennes et citoyens !
Je vous remercie Monsieur Bertrand pour votre relance par le biais d'un autre autre article de Monsieur René Marcel Sauvé. Les propos de ce dernier incite certes à la réflexion. La notion du principe identitaire est incontournable pour se mettre en marche vers la libération nationale...
Ceci étant dit, il y a moyen de lancer le message qu'il est temps d'activer notre conscience nationale. Par exemple, sur ce forum, j'avais écrit : "SOS Beauharnois !". En tant que citoyen tenace, c'est une façon de procéder sur la réalité... Au nombre de conducteur(trice)s qui passent, c'est une manière rapide de promouvoir la Question nationale sans être censuré...
Le principe identitaire, cela doit s'exprimer...
Un citoyen tenace,
G. Brassard===========
Re: Un manque de héros !
Auteur: Robert Bertrand (---.sympatico.ca)
Date: 04-06-2003 10:37Parce que l'on demeure dans une région donnée, la région de Beauharnois, par exemple, cela vous place dans la situation géographique.
Dans mon cas, je demeure à Québec.
Pourquoi : SOS Beauharnois me suis-je demandé ?
Je sais qu'il y a un barrage à Beauharnois, qu'un immense drapeau du Québec est gazonné, et j'essayais de faire un rapprochement avec ce drapeau ?
Comment les gens devraient-ils afficher leur fait IDENTITAIRE, alors ?
Il faudrait, peut-être, élaboré davantage. Tout le monde ne connaît pas nécessairement ce lieu privilégié !
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Re: Un manque de héros !
Auteur: Gilles (---.qc.sympatico.ca)
Date: 04-06-2003 11:27Salutation citoyennes et citoyens !
Je vous remercie pour vos interrogations, Monsieur Bertrand !
Cela fait un certain sens que d'afficher le Fleur-de-Lys signalant le "Je me souviens" à côté du drapeau des Patriotes, 2ième version, soulignant la résistance d'un peuple pour son indépendance ! C'est la modernité qui se fait accompagner par l'Histoire : d'ou nous venons, ce que nous sommes et ce que nous voulons pour préserver l'Amérique française...
Quant à Beauharnois, eh bien, c'est un coin ou j'ai des racines, et aussi parce l'histoire de cette ville inclut des références aux Patriotes de l'époque... Brandir ces deux drapeaux est un geste éducatif...
C'est en tant que citoyen que j'essaie de réagir, et non pas attendre le Messie... Il y a une responsabilité individuelle au départ, le principe identitaire, et ensuite collective, le principe communautaire...
Il faut être au moins deux pour brandir ces deux drapeaux, d'ou mon appel patriotique !
Un citoyen tenace,
G. Brassard==============
Re: Un manque de héros !
Auteur: Robert Bertrand (---.sympatico.ca)
Date: 04-06-2003 13:31Merci bien.
Vous dites bien : "C'est en tant que citoyen..."
Il me semble que c'est fondamental. Notre action part de la volonté citoyenne.
Pensons à un De Gaulle. Il était seul en Angleterre pour faire ses discours et son appel à "son" peuple.
Pensons à un Gandhi. Lui aussi, c'est à partir d'une action citoyenne, individuelle, solitaire qu'il a su faire appel à la solidarité de plusieurs millions de personnes.
Une action, bien simple, à l'époque... rejeter les vêtements provenant de l'étranger.
Ce matin, je lisais qu'un sondage présentait Lester B. Pearson comme étant le plus grand Premier Ministre du Pays qui nous est étranger. Ce Premier Ministre acceptait plus que moins le concept des deux Nations, des deux Peuples.
Il a fallu un Trudeau pour démolir les actions de son prédécesseur. Lui, au contraire, voulait un Canada bilingue, multiculturel. Depuis ce temps, il y a des vautours qui profitent des deux langues dans leurs tours d'ivoire respectives.
Il n'y a rien de pire que de vouloir obliger les citoyens à suivre une ligne de conduite. On le sait, il faut que cela vienne de la base, de la volonté populaire. Venu d'en haut de la pyramide, il a démolit le concept des deux Peuples, des deux Nations.
Et le Québec n'a pas changé à cet égard. Il veut Être Pays, il veut Être Nation, il veut Être Peuple. Il veut Être sur la scène internationale. Il veut dire son mot, faire valoir son opinion sur toutes les scènes du monde.
Autres temps, autres activités.
C'est à titre de citoyen, personnel, individuel que j'ai ouvert mon propre site internet et que je lui ai donné le titre que je voulais : Québec un Pays.
D'autres, c'est Québec, mon Pays, d'autres encore, c'est Québec, Pays.
J'ai agi avant que de connaître M. Sauvé. Il faut savoir reconnaître les gens qui sont autour de nous et qui ont de la valeur, qui ont quelque chose à dire et à donner à tout notre monde du Pays du Québec.
Dans les exposés de M. Sauvé, il nous en parle de s'afficher ouvertement, de parler, de dire ce que nous sommes : des Québécois, des Français d'Amérique. Parler de l'État du Québec, de la Nation Québécoise, du Peuple Québécois, du Pays du Québec.
C'est à nous de "se" dire comme on est.
À force de "se" dire, de "se" raconter, de "se" parler, de "se" proclamer, il y aura de plus en plus de citoyens et de citoyennes qui adopteront cette façon de dire, de faire, d'être.
On est Québécois. Pourquoi ne pas le dire, le répéter, l'écrire, le dire ?
Bon après-midi ensoleillé !
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Re: Un manque de héros !
Auteur: Gilles (---.qc.sympatico.ca)
Date: 05-06-2003 11:56Salutation citoyennes et citoyens !
Je vous remercie grandement pour votre "relance", Monsieur Bertrand !
Vos propos vous honorent !
Je n'ai pas de difficulté à assumer ma réalité identitaire en soi. Je suis ce que je suis... Toutefois, à titre d'exemple, si je me tiens sur un coin de rue achalandé avec soit un Fleur-de-Lys, ou un drapeau des Patriotes, 2ième version, ou une pancarte : "Québec, un pays français !", il n'est pas dit que je pourrai le faire dans mon coin de pays... Malgré que je suis chez moi ici...
Pourtant, on permet bien aux Témoins de Jéhovah, ou autres, de distribuer des feuillets à l'entrée de certaines stations de métro... Pourtant, on permet bien à des gens de se placer devant certains consulats... Pourtant, on permet à bien des groupes communautaires de signaler leur cause sociale... Mais pour la Patrie, qu'en est-il , Mesdames et Messieurs ?
Que le soleil vous accompagne !
Un citoyen tenace,
G. Brassard
==================Re: Un manque de héros !
Auteur: Pierre Bouchard, Esc. (205.205.113.---)
Date: 06-06-2003 00:35Bonjour, j'interviens ici à l'invitation de Mme Béatrice Nadeau, qui a découvert mon site et qui m'a fait découvrir ce forum. Elle me demande mon avis sur ce qu'est l'Agir, à la suite des propos de M. René-Marcel Sauvé. Bien que je n'aie aucun titre m'autorisant officiellement ces quelques libertés d'opinion, je m'exécute. Pardonnez-moi, c'est un peu long.
L'Agir. Penser l'utile seulement, c'est-à-dire arriver à un point où on cesse d'examiner les alternatives pour enfin procéder. La Pensée sans l'Agir ne vaut pas grand chose, c'est pelleter des nuages, mais le contraire est aussi vrai, Agir sans Penser, c'est faire des niaiseries. Bon, on peut faire beaucoup de rhétorique là-dessus. J'ajoute qu'un Acte peut aussi être une idée exprimée seulement, au bon moment et au bon endroit. Un texte, un discours, une entrevue qui contribue à ce que les choses changent quelque peu, évoluent, participe de l'Agir.
Je connais un petit peu M. Sauvé pour avoir brièvement visité son site et surtout pour l'avoir lu de temps en temps dans le journal Le Devoir et le site Vigile. J'apprécie toujours son point de vue pragmatique et souvent original. Dans le texte présenté par M. Robert Bertrand le 2 juin dernier, il nous dit "Un principe est l'élément de la forme d'un acte. Or, la forme est principe du mouvement". Je comprend en lisant les exemples qui suivent. Il veut dire que nous vivons, pensons et agissons selon ce que nous sommes, c'est-à-dire d'une manière qui nous est propre, personnellement ou collectivement, à cause de notre conditionnement (nous avons tous un conditionnement, différent selon les lieux et les époques) qui nous a façonné toute notre vie. En tout cas c'est ce que je crois, moi. "Nous sommes ce que nous furent, et nous serons ce que nous sommes" ai-je déjà dit quelque part dans mon site. Cela me parait évident. L'Agir n'est pas autrement, nous agissons comme nous pouvons le faire. Notre indifférence à ce qui nous arrive favorise notre propre extinction, c'est-à-dire que si nous ne combattons pas, ça n'empêche pas que sommes tout de même combattus; alors mathématiquement, nous courrons à notre perte.
Cela est évident aux souverainistes mais les autres n'ont pas le même angle de vue. Ils n'ont pas tort ni raison et nous non plus. Il nous faut admettre qu'à cause de leur poids, jamais nos pédagogies ne prendront racines, les pédagogies adverses ont la faveur des médias. Non, notre seule chance est d'agir justement. Poser des gestes concrets, des actes qui font qu'après, ce n'est plus comme avant, jamais plus. C'est ce que je reproche, moi, au PQ. Qu'après eux il ne reste plus rien, (constitutionnellement parlant). Les institutions parlementaires anachroniques sont les mêmes qu'à l'origine, il n'y a pas de Constitution québécoise, la nation n'a jamais eu l'occasion de dire au monde entier qu'elle existe : 2 fois elle a été obligée de dire qu'elle voulait demeurer au Canada, mais cela ne voulait pas dire qu'elle ne se reconnaissait pas comme nation distincte sur cette planète. On me dira que Bernard Landry a au moins le mérite d'avoir mis le mot sur toutes les lèvres et qu'apparemment, "le Québec une nation" est un consensus. Tant mieux mais ça ne vaut plus grand chose maintenant. Les anti-nationalistes sont généralement hargneux et ils s'acharnent. Leurs tribunes qui occupent toute la place ont maintenant comme chef de l'État un homme qui pense comme eux, ces gens des empires médiatiques. Dans le pire des scénarios, avant longtemps, nous serons devenus une "région francophone" du Canada. Nous le sommes depuis toujours dans la tête des gens du ROC, mais cela deviendra un consensus parmi nous aussi. D'ailleurs il y a bien 25-30% des francophones au Québec qui pensent comme ça, qui détestent l'idée que nous puissions être d'abord des gens du Québec avant de se considérer Canadien. Ça les heurte, ça les insulte. Il faut comprendre à quel point ces gens sont sourds à nos prêches indépendantistes, que l'effet recherché est tout à fait contraire chez eux. Et cela, ce n'est pas parce qu'ils sont moins intelligents que nous bien sûr, ni eux ni nous n'avons tort ou raison comme je disais. Seulement comprendre cela devrait aider, c'est important stratégiquement.
Les gens, il faut le voir, sont plutôt des consommateurs, des producteurs et des bénéficiaires, et pas des citoyens de l'État. Les gens vous diront le contraire mais regardez-les aller, prenez des photos de tous ces petits principes qui prennent le bord dès que l'argent et la sécurité financière sont en jeu. Vraiment, c'est un peu carré mais c'est un fait : quand on parle de la population, quand on dit qu'il faut les convaincre, voire les éduquer, en tout cas quand on dit qu'il faut leur faire confiance, et qu'on suggère un référendum demandant s'il faut quitter le Canada, il faut considérer les québécois tels que nous sommes. Dans leurs oreilles, nos oreilles à nous les petits qui n'osons jamais, c'est la révolution, le grand chambardement. Pourtant, à nos yeux hypnotisés, rien ne justifie de tout foutre en l'air, "ça ne va pas si mal que ça", surtout si c'est pour continuer à vivre de la même façon après (vivre en consommateurs/producteurs/bénéficiaires). Les gens du Québec, en général, étant donné leur maigre connaissance de l'histoire et leur faible conscience citoyenne, ne veulent même pas donner priorité à leur avenir collectif. C'est majeur : la collectivité québécoise n'est pas assez solidaire encore pour avoir, naturellement, l'instinct de survie, d'elle-même.
Posez la question "Voulez-vous que le Québec devienne un pays ?" à tous ces "consommateurs/producteurs/bénéficiaires - et non pas citoyens" que nous sommes, et vous aurez un pointage catastrophique. Pensons à ce que diraient les québécois rapetissés, les québécois qui ne savent pas encore qu'ils ont le droit d'exister véritablement, normalement. Qui attendent encore et toujours l'autorisation. Ils continueront à se défiler comme ils l'ont toujours fait, et on brisera toutes les chances.
Les québécois sont des nord-américains, individualistes bien sûr mais trivialement capitalistes; ils baignent dans le néolibéralisme, ils sont même des acteurs non négligeables. C'est ainsi que nous vivons. Nous sommes soumis à de fortes contraintes, nous sommes sujets à l'arnaque, nous sommes fragiles. Nous sommes influençables, pas par l'idéologie mais par l'argent. Les politiciens, eux, connaissent bien les gens, c'est pourquoi ils les traitent en clients. On nous achète ouvertement, le PLC nous le montre bien, et nous restons impassibles, sans aucune dignité collective (songeons à la loi C-20).
Malgré la forte volonté (et tous les moyens mis en oeuvre) pour nous rentrer dans la tête que nous ne sommes pas différents des anglophones du Canada, nous sommes bel et bien différents, quoiqu'en disent les opposants et tous ceux auxquels la chicane répugne. Je parle et je pense en français, mes réflexes intellectuels sont différents des réflexes intellectuels anglophones. Par la force des choses, nos cultures sont différentes. Personne n'est mieux que l'autre, personne n'a tort ou raison. Mais ce genre de propos n'est pas autorisé dans nos médias.
Lorsque je dis que personne n'a tort, j'en viens à dire qu'en fait, c'est le plus fort qui gagne. C'est la jungle. Personne ne souhaite cela et il faut se battre pour enrayer cette situation, mais pour l'instant nous en sommes là. Il faudrait faire comprendre aux gens que nous sommes assez forts, justement, pour gagner ce combat, que nous avons ce qu'il faut pour y arriver. Il suffit d'un peu de bonne volonté, d'un minimum de sagesse et d'un iota de courage. Nous sommes des adultes qui habitent encore chez leurs parents. Nous avons passé la trentaine. Il est vraiment, vraiment temps de se prendre en main maintenant. Nous commençons à faire pitié, nos horizons commencent à se refermer.
Quand on déclenche les élections, quand on y va d'une campagne électorale de 30 jours, on force les gens à se décider entre l'un et l'autre des partis, des candidats. Les gens sont forcés de se prononcer. Dans le même ordre d'idées, il faudrait forcer les gens à se prononcer quant à notre avenir collectif, à prendre position et non juste se défiler dans le statu quo. Faire qu'après cette prise de position, les choses soient différentes, peu importe le résultat de la consultation. Je développe là-dessus dans mon site, je propose une question référendaire structurée.
Les Québécois ne veulent pas dire oui à l'indépendance, ils rejettent la rupture. Moi je crois qu'il n'y a pas eu beaucoup d'évolution quant à la ferveur des Québécois pour la souveraineté, entre le premier et le deuxième référendum, malgré l'avis général. Même si cela n'est pas viable, même s'il faut d'abord faire l'indépendance pour pouvoir ensuite, éventuellement, négocier d'égal à égal avec le ROC, les gens ne veulent rien savoir : ils veulent affirmer l'existence de la nation québécoise, mais ils veulent l'affirmer sans pour autant "quitter le pays", s'exiler. Ils essuieront toutes les rebuffades des fédéraux, le mépris unanime des médias anglophones, ils encaisseront tous les reculs de leurs droits et de leur culture, ils s'amenuiseront s'il le faut "pour rester à bord". C'est bizarre tout de même cette mentalité. M. Sauvé dit qu'ils ne savent pas qui ils sont. Moi je pense qu'ils sont quelques peu intoxiqués par la propagande canadienne qui dure depuis toujours. Ils ont grandi "canadien français", et maintenant leurs enfants grandissent "citoyens du monde", veulent-ils croire, mais tout à fait "nord américains" en fait. Nous sommes et devenons comme nous avons grandi, avec tout notre bagage culturel.
Cette propagande prend diverses formes et elle n'est pas nécessairement toujours un acte anti-québécois dans la mesure où elle émane naturellement d'une nation qui s'affirme dans le monde. La nation canadian en l'occurence. Il faudrait revoir plusieurs choses, nos cours d'histoire à l'école par exemple. Pourquoi n'enseigne-t-on pas clairement (et obligatoirement) que ce que nous sommes aujourd'hui provient des combats incessants entre anglophones et francophones depuis 300 ans?
Pierre Bouchard
Questions de société
http://www.fjord-best.com/pierrebouch/societe.html
Escoumins, Québec===============
Re: Un manque de héros !
Auteur: crevier michel (---.f1782.globetrotter.net)
Date: 06-06-2003 10:23Dans la logique de ce qui a été écrit de mes prédécesseurs.
J'ai une suggestion concrète relative à l'enseignement de l'histoire du Québec.
Pourquoi ne pas créer une fondation qui parrainerait un concours national sur la connaissance de l'histoire du Québec aux élèves de secondaire 1V?
Une première élimination locale ou régionale avec prix (bourses d'étude pour poursuivre les études)avec partenaire les médias locaux volet écrit et volet média électronique.
Une éliminationale finale devant les caméras de télévision.
Si un sujet ardu comme la dictée de Pivot a pu s'implanter ici avec des sujets frivoles.Pourquoi ce projet ne pourrait être parrainné par un mouvement souverainiste ?
Vigile et d'autres rendent disponibles une quantité d'études et de documents. Pourquoi ne pas contrer les insipides minutes de propagande du patrimoine ça-rime-à rien(canadien)par une action concrète et peu coûteuse!
L'Agir et la stratégie deux urgences:un hymne nationale Québécois pour laisser le O poubelle et un concours sur l'histoire du Québec.
Qu'en pensez-vous monsieur Bertrand?
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Re: Un manque de héros !
Auteur: Robert Bertrand (---.sympatico.ca)
Date: 06-06-2003 11:03Je trouve intéressante, votre suggestion quant au concours sur l'Histoire.
Ce peut être parrainé par un groupe souverainiste, si l'on veut, comme vous nous le signaler. Il faut en faire la promotion, il faut l'organiser, il faut des prix, il faut soutenir ce concept.
Tout ça prend des sous.
Je verrais cela possible par une chaîne de TV.
Radio-Québec ? TV 5?
TVA ?
TQS ?
Ils peuvent, l'une ou l'autre ou l'une et l'autre (chaîne de TV) donner une valeur ajoutée à ce qu'ils font.
Puisque c'est votre idée, je vous invite à leur soumettre, à chacune des chaîne, à leur service de promotion.
Pourquoi pas un concours sur l'Histoire, sur les Mathématiques, sur les Sciences ?
Faire la promotion de tels services serviraient les intérêts des jeunes et des moins jeunes, chercheraient à les voir se perfectionner dans la discipline de leurs choix et ils auraient des promoteurs qui en bénéficieraient par leurs publicités et en feraient bénéficier l'ensemble de la société.
Qu'auraient-elles à perdre, ces chaînes ? Tout le contraire, il me semble.
Voilà pour ce que j'en pense et peut vous suggérer.
Qu'en pensez-vous, à votre tour, Michel ?
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Re: Un manque de héros !
Auteur: Robert Bertrand (---.sympatico.ca)
Date: 06-06-2003 11:29On a créé un concept autour d'un groupe d'artistes, on pourrait en créer autour de groupes d'étudiants, d'étudiantes concernant les diverses disciplines suggérées : Histoire, Mathématiques, Sciences.
On en fait bien des groupes privilégiés avec les sports. Les Olympiques du Québec.
C'est un ajout qui serait certainement possible à faire.
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Re: Un manque de héros !
Auteur: crevier michel (---.f1783.globetrotter.net)
Date: 07-06-2003 11:12Monsieur Bertrand une fondation pourrait être crée avec des buts précis de promotion de l'histoire du Québec. Des fonds dans le passé à Radio-Québec pour vulgariser notre histoire ont donnés une caricature de notre passé...
Il faudrait se concentrer sur l'histoire mais axé sur les échecs du Canada...
Un organisme sans but lucratif peut amasser des sous. Des dons peuvent y être canalisés.
Présentement certains organismes créent des chaires d'un certain Laurendeau qui n'était pas souverainiste...
Le PQ ou les parti politiques ne peuvent recevoir de contribution de compagnies une fondation le peut.
Ce qui serait souhaité, c'est que cette fondation se consacre exclusivement à la promotion de la connaissance de l'histoire du Québec.
La dictée de Pivot a fait des petits mais ce n'est pas avec des prix mirobolants et une organisation archi-compliqué.
Merci monsieur Bertrand de votre encouragement.
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Re: Un manque de héros !
Auteur: Gilles (---.qc.sympatico.ca)
Date: 07-06-2003 11:23Salutation citoyennes et citoyens !
S'il fallait que certaines personnes, motivées par leur principe identitaire, se mettent à s'afficher en région, par le biais d'un Fleur-de-Lys ou/et, un drapeau des Patriotes, 2ième version, ou avec une pancarte : Québec, un pays français !, cela permettrait aux autorités souverainistes de s'activer davantage pour la Question nationale...
Entre-temps, le processus de l'assimilation se poursuit...
L'enseignement de l'anglais en première année du primaire en septembre 2004....
Un citoyen tenace,
G. Brassard================
Re: On peut compter sur nos zéros canadiens
Auteur: crevier michel (---.f1783.globetrotter.net)
Date: 08-06-2003 11:41Avez-vous entendu la propagande des canadiens. Un vieux sénile militaire qui ne se souvient plus que le jour du débarquement était le jour "j". Le jour G dit-il!
On ne parle pas des camps de concentration, de la conscription, de l'internement de ceux qui refusaient de collaborer avec l'occupant canadien.
Si nous avions nos capsules commanditées par la fondation André. Laurendeau (SIC) de notre patrimoine québécois.
Le maire Camilien Houle de Montréal interné en Ontario parce qu'il s'est prononçé contre la conscription.
On devrtait comme Québécois décerner des médailles de résistants à ceux qui ont refusés de collaborer avec l'occupant en se réfugiant aux États-unis ou dans des cabanes-à-sucres ou sur les chantiers.
Suis-je trop tenace Gilles?
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Re: Un manque de héros !
Auteur: Pierre Bouchard, Esc. (205.205.113.---)
Date: 09-06-2003 01:49M. Bertrand, merci de commenter mes propos.
Vous dites :
------------------
Il faut savoir par qui nous sommes "combattus"... Peut-on s'interroger sur ceux qui nous "combattent" ?
------------------En effet, c'est légitime. Il ne suffit pas de dénoncer le combat, il faut le présenter ce combat, le faire apparaître aux yeux des gens. Me voilà pris avec ça. Je ne suis pas sûr de convaincre un fédéraliste avec ce que je vais dire. Je vois un combat incessant entre 2 cultures, mais c'est un combat largement inconscient. Je ne parle pas des attaques ciblées, des coups fourrés ou des conspirations possibles des lobbys économiques, je parle de la manière de vivre, de la façon de raisonner, de voir les choses.
D'un point de vue général, l'homme veut vivre avec ses semblables, il désire fortement que les autres citoyens de son pays soient comme lui et qu'il soit lui-même comme eux, pour son propre bien mais aussi pour le bien du pays. C'est un réflexe naturel.
Avec une telle déclaration, étant Québécois, on m'attribuera la pathologie du "pur et dur", le ressentiment ethnique, le repli sur soi propre aux êtres inférieurs… Mais si j'étais Ontarien par exemple, ou Etats-unien, on me dirait universaliste, ouvert aux autres cultures puisque je les accueille en notre sein, puisque je leur souhaite d'acquérir la sagesse que nous possédons et la puissance de notre civilisation!
Croyez-moi, il y a beaucoup plus de gens qu'il n'y paraît qui pensent ainsi. Ce n'est même pas hostile, c'est condescendant. C'est un complexe de supériorité qui se maquille en bienveillance pour satisfaire l'âme juste et honnête du citoyen libre, et ignorant.
Je disais que refuser cette interprétation des choses n'empêcherait pas que cette attitude erronée et négative pour nous se poursuive et continue à rogner les esprits de moins en moins résistants. De plus en plus de gens déclarent qu'il n'est plus approprié de considérer les choses politiques (négation du conflit souverainisme vs fédéralisme), que seule l'individualité fixe les repères et que la mouvance générale du monde montre de facto son bien-fondé, dans un raccourci intellectuel spectaculaire. Imaginez l'hurluberlu que je suis, complètement dépassé, avec cette théorie du méchant anglophone.
Je n'accuse personne mais j'admets que je sursaute de plus en plus en lisant Christian Rioux dans Le Devoir, ou Denise Bombardier. Je ne comprends pas, dans leur cas, leur pro-américanisme.
Je vois ça comme la lave qui s'écoule du volcan et que rien n'arrête. Les Etats-Unis qui s'énervent et qui guerroient en Irak, secondé par les Britanniques plus ou moins convaincus menés par Tony Blair, offrent un bel exemple de cet esprit de civilisation supérieure qu'il faudrait répandre sur la terre entière.
Ce n'est pas un combat, c'est une marche lente mais puissante. Une chose criante à cet égard : la publicité qui nous envahit de plus en plus (à la télé, dans les journaux, les magazines, les films, dans la rue, l'autobus, les toilettes publiques, dans l'école de mes enfants, sur le chandail que je porte, …). Et tous ces WalMart, ces McDonald, etc. Nous en venons à vivre selon une certaine manière, nos principes s'ajustent tranquillement, nos objectifs comme nos sentiments ressemblent de plus en plus à ceux qui nous sont bombardés 24 heures sur 24. Ce n'est pas de la fiction, c'est la réalité. On pourrait discuter longtemps de plusieurs aspects de nos vie qui, quotidiennement, trahissent nos moules et nos conditionnements.
Comparativement aux autres sociétés du monde, l'ampleur des créations de nos artistes et le nombre de ceux-ci pour notre petite population m'apparaît remarquable. Je considère que notre très grande créativité prouve notre authenticité en même temps qu'elle est un réflexe de survie, un rempart contre l'hégémonie de l'empire omnipotent.
Vous dites :
------------------
On peut avoir des regrets de voir le PQ dans l'Opposition officielle. Qu'en est-il actuellement ? Comment poser des "gestes concrets" ? À C-20 le Québec a opposé C-99. Le Québec se donnait une quasi constitution du Québec.
------------------Lors de l'épisode de la loi C-20, Lucien Bouchard a été beaucoup trop frileux. Il aurait dû y aller, c'était l'occasion, d'un référendum qui permettrait l'affirmation au monde entier de notre existence et de notre détermination à naitre un jour. Le ROC nous déclarait formellement "Va-t-en ou ferme ta gueule", et le reste de la planète ne s'en est pas aperçu. Il a raté l'occasion de montrer le méchant qui nous encarcane, de le montrer à la face du monde. Bouchard a suivi la tradition, mécaniquement sans courage, une loi contre une loi, avec toutes les compromissions d'usage pour atteindre le consensus sacré. Il aurait fallu capter l'attention du reste de la planète en même temps que celle de nos propres concitoyens. Il aurait fallu saisir l'occasion de forcer les québécois à choisir entre 2 options qui ne sont pas le statu quo. C'était l'occasion d'avancer.
Puisqu'on y est, je vous résume ici la stratégie que je recommanderais à un prochain gouvernement souverainiste.
Richard Gervais disait dans le texte "Indépendantisme ou néo-fédéralisme?" (Vigile) qu'offrir le partenariat au reste du Canada, c'est permettre le refus avant l'heure des adversaires. C'est évident, c'est sauter une étape. Mais les voteurs québécois s'en fichent, ils ne veulent pas le savoir. Ils ne s'embarrassent pas de raisonnement politique (la politique leur a toujours été présentée comme une chose répugnante), ils disent "oui" ou "non", "bleu" ou "rouge", "présent" ou de plus en plus "absent". Alors, plutôt que de continuer à leur poser la même question (voulez-vous être un pays associé avec le ROC), il y a moyen de faire autre chose, qui n'est pas juste un référendum bête et méchant et qui n'édulcore pas non plus le projet qui loge en nos cœurs. La stratégie ne doit pas porter sur les vertus du partenariat, mais pas non plus sur la promotion intensive de l'indépendance : il faut d'abord formaliser la volonté de changement.
Il faut amener les gens à se responsabiliser politiquement. Avant de dire qu'il faut se séparer ou pas, les Québécois veulent que les choses changent au Canada. Le travail pédagogique doit se faire sur ce plan, non pas sur la nécessité de l'indépendance du pays, mais la nécessité de participer à la vie citoyenne, pour le bien de la communauté. De montrer et faire comprendre que notre non-participation a effets négatifs concrets. Juste cela. Pour le reste, les gens sont intelligents, on ne peut pas croire être en position de leur dicter quoi penser.
La question du Québec, comme on l'appelle, est une question internationale. Pour que la communauté internationale nous reconnaisse, pour qu'un processus valide aux yeux de l'ONU par exemple puisse se tenir, il faut formaliser notre existence nationale puisque cela n'est pas encore une évidence pour les différents habitants du monde. Il faut se positionner. Ce ne sera pas le gouvernement du Canada qui reconnaitra la validité du processus référendaire (question, campagne et suffrage), malgré sa loi odieuse, C-20, mais bien la communauté internationale. Il faut que nous disions d'une seule voix que nous sommes une société francophone distincte de toutes les autres sur ce continent, et nous tenons à le demeurer, nous tenons à vivre à notre manière.
Dans un référendum, pour que le choix soit clair, il faut qu'on puisse y répondre clairement. Il n'est pas raisonnable de s'en tenir à ne poser qu'une seule question et ne prendre qu'une seule réponse lors d'un référendum, quand on pense que le prochain ne sera que la troisième fois depuis sa naissance que le peuple du Québec est consulté, qu'il peut donner son avis. Je souhaite de tout cœur que le prochain référendum sera plus intelligent que les précédents.
La loi référendaire devrait être modifiée pour permettre une question structurée:
Faut-il que la Constitution du Canada, que toutes les autorités du Québec n'ont jamais accepté depuis sa transformation forcée en 1982, soit revue et corrigée pour qu'elle prenne compte de la réalité des Qébécois et des Amérindiens? [OUI ou NON]
SI OUI
Voulez-vous que le Québec soit un Etat canadien souverain à l'intérieur d'une nouvelle Confédération avec le reste du Canada? [OUI ou NON]
SI NON
Voulez-vous que le Québec devienne un pays indépendant? [OUI ou NON]
La grande majorité des Québécois répondraient OUI à la première question. On avancerait d'un pas. Avec une volonté québécoise formelle de reformuler la Constitution, le pouvoir fédéral sera contraint, formellement, de regarder le problème en face et cesser de nier qu'il y ait problème. Le Québec serait alors, désormais et dorénavant, un peuple reconnu sur la planète, un peuple distinct en Amérique. Le moins probable des résultats est qu'on dise 2 fois NON, c'est-à-dire le statu quo. L'apparente complexité des réponses possibles ne fait que refléter l'intelligence des voteurs. La clarté du processus est plus grande, avec une telle question, parce qu'elle est plus honnête (pourquoi toujours "blanc" ou "noir", exclusivement?). Un comité national et international pourrait facilement élaborer la liste exhaustive des interprétations raisonnables à faire des différents résultats possibles et probables.
Il est regrettable que les référendums aient si mauvaise presse, que les médias n'en parlent jamais comme étant une bonne chose pour notre santé démocratique. On nous sert toujours cela comme un exercice fatigant et pratiquement inutile. Pourtant, après 20 ans de ce Canada qui nous ignore dans sa loi fondatrice, il est devenu nécessaire de consulter la population sur ce qu'elle veut vraiment. Un tel processus référendaire permettrait d'éviter les tergiversations, d'avancer.
Vous dites :
------------------
Faudrait-il se donner des cours d'Histoire par la Télévision avec des crédits possibles ? Faudrait-il des cours d'Histoire sous la responsabilité de l'une de nos universités du Québec ?
------------------Moi je parle de conditionnement. Nous sommes conditionnés, tout le monde, tous ceux qui sont allés à l'école, à voir les choses de telle ou telle manière. C'est à l'école primaire qu'on acquiert les outils pour appréhender la vie, pour comprendre le monde. Je ne sais pas s'il est approprié d'enseigner l'histoire de façon formelle aux enfants de 4e année ou plus, mais il y a certainement moyen d'inculquer la saveur originale de notre existence à travers les enseignements pratiques et théoriques.
Pierre Bouchard
Questions de société
http://www.fjord-best.com/pierrebouch/societe.html
Escoumins, Québec====================
Re: [Pour-le-Pays-du-Quebec]
Après, ce ne sera jamais plus comme avant / Pierre Bouchard
Valérien Lachance
dimanche 8 juin, 2003 10:22Monsieur Bertrand écrit:
"Vous parlez de cours d'Histoire du Québec. Il faut une volonté gouvernementale. Voyez-vous cela possible
actuellement ? Faudrait-il se donner des cours d'Histoire par la Télévision avec des crédits possibles ? L'Université
de Boston offre des cours pour des milliers d'Africains à des prix populaires avec des crédits accordés. Faudrait-il des cours d'Histoire sous la responsabilité de l'une de nos universités du Québec ? Sinon, il y a des possibilités ailleurs. Il faut quelqu'un pour assumer cette responsabilité."
Il y a plusieurs versions de l'Histoire du Québec et du Canada. Elle est souvent diffusée, filtrée et interprétée par l'auteur qui la raconte ! Elle passe par le prisme du coeur et de l'intelligence de l'historien qui en fait son métier et....son affaire.On oblitère volontairement tel passage qui ne convient pas pour mettre en lumière un aspect plus favorable à son point de vue ?
On pourrait citer des noms ici !Lionel Groulx dit ceci:
" Il n'existe pas deux sortes d'histoire; je n'en connais qu'une: l'histoire objective, véridique. Et, pour ma part, j'ai déjà dit à quelques messieurs de l'Université [de Montréal] qui me mettaient le couteau sur la gorge,Réf: l'Action Nationale
que, selon mes modestes moyens et dans le plein usage de ma liberté et de mon droit, je n'en écrirai jamais d'autre."
Vol. LVII non 10 p 846Je connais un apôtre de Lionel Groulx, monsieur Gérard Laframboise de Saint-Philippe sur la rive sud de Montréal, qui organise des expositions itinérantes sur l'histoire du Québec depuis la fondation de la Nouvelle France, aussi l'histoire fabuleuse des 71 Rois de France à partir du premier chef franc Pharamond, en passant par Clovis 1er, et le dernier Roi guillotiné Louis XVI qui se sont succédés pendant plus de huit cent ans !!!
Croyez-vous que les USA parviendront à battre ce record de longévité avec les 214 années du système démocratique qu'il nous offre ?
http://le24juin.qc.ca/culture/histoire/h_ancetres/ha02-047-318.html
extraits:
"Vous verrez par la lecture du texte qui suit, que la séparation de l’Église et de l’État fut l’objet de discussions il y a plus de 1000 ans. Telle était la situation qui prévalait sous la Monarchie française
en l’an 987. LeRoi Capécien fut le premier à inaugurer la séparation en ce sens."" Le sacre, qui était pourtant l’élément essentiel de la consécration du Roi, n’était plus qu’une confirmation par l’Église de cette autorité paternelle que le Roi tenait directement de Dieu et dont il devait user, et rendre compte, pour faire régner la justice dans son royaume et protéger le faible contre le fort. Le Roi capétien inaugure en fait la séparation des pouvoirs temporels et spirituels qui devait trouver sa plus belle expression sous le règne de Saint-Louis. "
"C’est cette union remarquable de plus de huit cents ans entre une famille régnante et un peuple qui a créé la nation française, en a fait le soutien de l’Église et de la papauté et lui a assuré une remarquable stabilité tant qu’elle a été fidèle à cette alliance avec la Sagesse éternelle. "
" Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain peinent les maçons "
Monsieur Laframboise serait très heureux de recevoir votre coup de téléphone au 450-659-3616.
Il fait des expositions dans les centre commerciaux, les écoles ou autres lieux préférés !
Bon dimanche.
VL
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Re: Un manque de héros !
Auteur: Robert Bertrand (---.sympatico.ca)
Date: 09-06-2003 07:49Pour placer cette intervention dans le vrai contexte, il faudrait la lire avant la réponse de Monsieur Pierre Bouchard,
Je lui ai présenté ma réponse, avec, en titre :
"Après, ce ne sera jamais plus comme avant / Pierre Bouchard"
http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/message/1202
Voici l'intervention à laquelle M. Bouchard répond, juste avant.
Bonjour M. Bouchard,
Notre monde &eac