Les labels ont été
créés par la loi du 5 août 1960. Ils ont pour objectif
de segmenter le marché et de valoriser ceux qui travaillent mieux.
Les critères d'attribution
sont basés sur des caractères spécifiques préalablement
fixés et un niveau de qualité supérieure (écart
significatif par rapport aux produits courants, perceptible par le consommateur).
Ils sont reconnaissables
à leur logo "Label Rouge" et à leur étiquette, mentionnant
les caractéristiques du produit, le numéro d'homologation
et l'identité de l'organisme certificateur.
La filière avicole
"Label Rouge" a dégagé, en 1993, un chiffre d'affaires de
plus de 2 milliards de francs. Elle regroupe plus de 5600 éleveurs,
59 couvoirs, 129 firmes d'aliments et 127 abattoirs.
83 millions de volailles
ont été labélisées en 1993, ce qui représente
une progression de 2.2% par rapport à 1992. Cette production de
volailles labels occupe 20% de la production nationale..
En 1993, la production de
poulets labels était de 72 millions de têtes, en 1997 elle
s'élevait à plus de 82 millions soit une augmentation de
14% en 4 ans. Cette formidable expansion, commune à l'ensemble des
produits avicoles, est particulièrement marquée pour le poulet
label (plus d'un poulet sur 3 est labélisé). En effet la
tendance actuelle de la demande est une recherche de qualité à
travers des produits liés à un terroir et à ses traditions.
Actuellement, 10 principales organisations labels se partagent le marché.
Les plus importantes sont Loué et Qualisud (poulet de St Sever,
des Landes, du Sud-Ouest) qui à elles seules possèdent la
moitié du marché.

Pour illustrer notre propos nous nous appuierons principalement sur l'exemple d'une organisation plus locale : Avigers, qui en se positionnant sur le créneau haut de gamme des poulets fermiers labels, a plus que doublé ses ventes en 10 ans.
