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En 1599, au cours d'un voyage dans les Flandres, Monteverdi fait connaissance avec la chanson française et compose dans ce style des Scherzi musicali dans lesquels il montre déjà une étonnante sûreté d'écriture emploie des harmonies audacieuses pour l'époque (accord de septième de dominante), et ménage savamment des surprises dans les entrées des voix.
En 1602, il est appelé à diriger la chapelle du duc de Mantoue, et se consacre uniquement à la composition pour son protecteur auprès duquel il demeure jusqu'en 1613. De cette période, Monteverdi ne s'enrichira pas pécuniairement ("Si j'ai eu en effet quelque chose, ce sont mille cinq cents vers à mettre en musique") mais composera ces premiers chefs d'oeuvres : l'Orfeo (1607), Arianna (1608) dont il ne reste plus que le lamento et Il Ballo delle Ingrate (1608). Monteverdi, alors congédié se retire dans sa ville natale.
C'est alors que la riche République de Venise l'appelle : devenu maître de chapelle de Saint-Marc de Venise (1613), il obtient enfin une grande considération de ces employeurs et surtout du public le plus cultivé du monde de l'époque, les Vénitiens.
Dans cette atmosphère favorable (que peu de grands compositeurs connaîtront), il compose des Madrigaux (6e, 7e et 8e livres) ; des Madrigali guerrieri e amorosi (1638), drames musicaux où figurent les deux éléments fondamentaux du drame musical, le récitatif et le chant soliste ; de la musique religieuse dont les Vespro della beata Vergine, une messe à quatre voix ;
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