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"Le poisson d'or"

N°64-Avril 1981 (82 pages) 4 F
Couverture de Gallieno Ferri

Mister No continue son récit. Son plan présente un défaut : le seul à savoir nager à part lui, c'est Redford. Du coup, ils partent tous les deux alors que les autres sont chargés de les couvrir durant l'opération. Une fois sous le pont, ils ont à peine le temps de mettre les explosifs, un Japonais les aperçoit et commence à les canarder. Ils plongent aussitôt pour leur échapper. Quand le pont explose, ils sautent de joie et récupèrent un instant de leurs efforts. Mais deux Japonais sont venus se venger. Le combat s'engage. Redford tue le sien d'un coup de pistolet tandis que Mister No embroche le deuxième sur son couteau. D'autres nippons arrivant, ils décident de nager en se laissant porter par la rivière. Le courant s'accélère et bientôt, ils sont au beau milieu de rapides. George réussit à atteindre la rive, mais Mister No, blessé, est en train de se noyer. Redford revient pour le sortir de là. Après quelques instants de repos, ils reprennent leur route par voie terrestre. Quand un coup de feu atteint redford, Mister No se précipite pour venger son ami et il tue un soldat US qui ne les avait pas reconnu. Redford, mourant, confie à Mister No son porte-bonheur : un petit poisson d'or cousu dans l'ourlet de sa chemise. Mister No cesse là son récit. Le sénateur Redford est ébranlé par ce récit car le poisson d'or était un fait secret de son fils. Alors qu'il va renoncer à tuer Mister No, ses acolytes ne veulent pas en rester là. Ils braquent un pistolet sur la tempe du pilote quand ils reçoivent des flèches d'indios venus venger leur ami (abattu quelques temps auparavant). Les deux tueurs à gages sont éliminés, mais Mister No est obligé de les tuer pour défendre sa vie. A l'aéroport qui le ramène dans sa patrie, le sénateur Redford laisse à Mister No, le poisson d'or que son fils avait confié au pilote.

Deux mois plus tard à l'aéroport de Bélem, un huissier immobilise le piper de Mister No en attendant qu'il ait payé ses dettes. Quand le senhor Carlos Caldero vient l'embaucher pour une période de 20 jours, Mister No voit enfin l'occasion de régler ses dettes. Rendez-vous est donné le lendemain à sept heures. A huit heures, Caldero n'est toujours pas arrivé. Inquiet, Mister No part à sa rencontre. Il découvre sa voiture accidenté au bord de la route, une vipère s'en échappant. Il fait les premiers soins à son client et l'emmène à l'hôpital le plus proche. Sa vie est sauve, mais il doit se reposer pendant une semaine.

Edition Yougoslave


© D. Vallet le 13/05/99