Marc - Williams Debono
LES CORAUX DE L'INVISIBLE extraits de LA JOUTE,
aux Editions du Soleil Natal
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Entrée dans le Naos
La pupille dilatée s'adosse
Prise dans les vertiges,
Deux pincements - se fige.
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L'ocre au couteau larmoie se brise arpente et boit.
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En coulée de Prusse,
Deux yeux bleus - s'y noient
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Abîme de clarté enchâssé d'aigues marines Argile pétri
de belles mains Entrée du printemps aheurté à l'automne
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Au levain sommaire,
La toile s'étonne
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S'avance et serein - Il n'y a de pain.
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....Soudain,
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Une telle beauté me dévisage
S'appuie, heureuse, épaissie
Qui s'épanche sur la blanche.
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Son souffle, son huile de toile ponctuent mes nuits
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Les charnues qui apaisent et qui mentent
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La cerise, l'entre-dents
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Nez poudreux, poudre dans mon sillage
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Ambre, âtre deux
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Ecoute Ecoute maintenant
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Je m'allonge et soupire - les sillons sont pris
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Valse, langue-abri
dents fines serties
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Naissent pâles Naissent drus ces moments
qui vois-tu,
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D'un seul trait d'un allant guettent le tant l'Avenue
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L'autrement et sillage, la colline rieuse.
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Y grimpe au val d'errance
L'après-cou, ses lunes aréolées
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- Rien n'est plus virginal -
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Nous, lascive et plurielle
Perlée du bonheur qui
Nous qui dès l'instant
La nuit secrète, celle des allées d'or
Suis plus qu'une et même flore.
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Qu'elles soeurs et s'avancent !
Un jeu de cils ou bien dessous :
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" L'ombilic ceint aux deux hanches "
Ses fuselées serties à nuance...
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Y sont semis, petits rênes blancs
Ses magistrales tout en avant
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- Ma feuille est ma hampe -
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Tout est nous-mêmes et lendemain
Parterre assis d'une longue cour,
Dieu que je m'effibre maintenant
de n'y plus voir qu'amour.
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Au coeur de la toile,
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Là où meurent et puis se perdent tout murmuré
et toute ardeur :
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"Sont orties chaque tes arguments
Grains folie tes beautés armantes
J'aime Oui doux ce lobe pentu
Qui larmoie qui mieux larme fut.
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Sont lacère tel mes veines sang
Ô ma vierge et comme nue
Tout ce dont qui rêve ment
C'est toi-même ces cheveux d'ange."
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Tourbillon à l'envi !
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Furia des rouges - l' E c l a t .
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Du conditionnel rapporté à l'image
Concept mou : sangsue : suis soûl.
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Foudres abîmant la trame, ses coutures
Lutte des Ocres et des Safranés
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Pur-sang / Se jettent en gueules :
Aux armes murènes et cachalots !
Ils s'aiment les pinceaux (d'amour fou) - d'hommage
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Tourbillon à l'envi.
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C'est l'autre mâle que ces rousses
Ont livré s'ensuit un tapis de rosée intérieure Arrache
l'étoffe le fruit rouge aux nuits leur épaisseur la furie
son envie Questionne mordille la bulle l'oreille la comédie
de l'esprit Ose la question l'infime la seule : d'où suis-je ?
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Vermillon : pas un pli.
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L'espace est rempli de clartés
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d e C L A R T E S .
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Creuser plus encore dans l'Opale
Lui donner galbe et couleur, Ecoute
Ecoute la grammaire des peintres de lumière
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Apparaissent les coraux de l'invisible
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Hors du cadre - du plan
griffonnés, ramifiés, roux,
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. S e n s a t i o n .
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A l'oeil pour, avidement
Avance dans ce creux - se parlent
dans le champ il n'y a d'espèces,
- que du lancinant
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...........le cadre ! Serre, serre
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Hors du plan -
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Métaphore : l'horizon, canne à pêche du temps
Ça poissonne où ça peut où il y a fontaine
où il y a torrent,
Et la frise reparaît quand se refait le vent :
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Oui, ce gel c'est notre bâillon.
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........Au confluent du mal
(Péchés au feu !)
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Faire surgir du flambeau
De longs blancs ( )
des Pauses - se rebellent - Je.
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Les réticulées : violines, à l'eau, amères et sales
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Les trémas - ascendants -
Un café noir dans la nuit blême
Deux pas sourds dans la plaine
De longs blancs ou trois heurts
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Enfanter dans l'intérieur des rais de chaleur.
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* * *
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Nu de pensées de couleur
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Dépoli - un gris-gris - un originel
et le même lever sans soleil.
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En un tel soleil, enclos
Les semis.
Silence ( )
dans la géométrie
Noirs vides - adjacents
Et franges de blancs.
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Prises dans la toile, battues
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- S e u l l e P o è m e T u a p a r e i l l e V e r t u -
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Nûment encore
Dans la ligne infléchie au dehors
Pâle, l'eau qui s'engorge au
fil de l'eau,
Ces feuilles à mâcher dans sa gorge
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Pour l'énième fois Ecale brou de noix
Prise, la coque de bois
Passe l'écorce, il y a table rase
il y a les couteaux
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L'acajou - pénombre dans son dos
Tresse, branchus dans l'épaisse
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Nûment encore
L'herbe grasse et son lit de questions
e s s e n t i e l l e s
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Brossée dans son corps
Lignage - instrument
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Chacun poignant. . . pinceau, linéament
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Quand, n'est-ce-là,
- Clair-obscur
La mue, vacillant nacarat,
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Que la grande amorce du Vif.
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- Le jour hâtif donne lieu a des clairs -
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Des clairs-obscurs qui naissent et qui meurent
Et meurtrissent l'ajour.
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En robe d'émail de chair douce amère
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Graver s'entend la belle amour
Sereine cosmique et de toujours
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Ce haut corsage allaitant l'infini
Ce jaillit ! qui fascine aimante et nous lie.
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En filigrane -
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Deux amours-mains naissantes
éprises dans le noir,
Celles qui délimitent l'espoir.
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En ces vaux
Ô ma blanche,
Le poème nu du soir.
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........ Aux abois nichée
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Une forêt d'yeuses - Se lit, creuse
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Lance de feu dans ce lit bleu pâle
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Embouchure, traînée meuble, synclinale
Lentement, en ce creux épousé, une respiration
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Des pinceaux denses et l'habitent
Au regard desquels je ne sommes rien
(et nous de même)
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Rien d'autre que des respirants au seuil cher.
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....... Aux abois nichée - Voisement
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L'ombre d'été
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Qui la ronde Qui la noire jetées
Dans sa bouche des étangs La figure
Qui sourient et me parlent tellement
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Dévisage-toi ma page, ma feuille chérie
Ouvre-toi aux serments.
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Se jette, s'arrime l'exquise, le jour dans les sous-bois
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La blanche et ses lunaisons...
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"Ci le poème
Sculpté par la cime
Sculpté par le haut
Ci le poème
Ecluse des mots."
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Transe aux aurores :
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Le soleil décline,
S'endette envers la toile.
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Lumière étranglée chamois or cramoisi
en partance pour où ?
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Un seul mot un aigri dans un coin du tableau il s'agit ...
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du mot R A V I R
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Dans le poil, un pinceau, des brins d'automne,
- l' é c r i t o i r e.
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Saures, isabelles, ces crinières, les toiles à venir
Ça se cuivre ton mot au sein du tableau !
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La blanche et ses lunaisons . . .
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Un soupir dans un pli,
Un blanc qui fuit.
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Idées-forces: c'est par le Naos
Que le soleil entre dans la bosse.
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Lignée sauvage de jaunes flavescents, cambrés
de kakis, un orage en forme d'épi
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Pacte équatorial : Clartés / le profès dit :
Quand vient l'harmattan
Quand le serval
Jeûner de tout, équarri.
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Une fois dans la bosse . . .
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Re-vie lente - c'est appel
Où le lacis Où le ventre
La jade sévit quand l'avaleur
C'est le récit c'est le duel
Que l'une ardente ne se lie
L'autre serpente, harcèle
La flambe dit long et ne se fend
Ô le glacis Ô le bel antre
Ni l'harmattan ni le serval,
C'est le soleil son seul acteur.
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Sans la moindre exclusive, goûter, jais brut, à l'eau vive.
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Saliver la matière surgie des eaux limoneuses.
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A la dérive,
la pupille dilatée hâtive ...
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Où ces bleus confinent-ils ? Où gravée ? Où ?
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C'est en nappes, n'aie peur - au commencement
Une aile des eaux des bleus grisés spacieux
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A la dérive
des Océans, . . . la toile
horizontale.
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C'est Mouvoir - une lignée vague fuyante de glauques
une ... crique.
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Fendre la houle
apeurée, native
la houle aux confins de.
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Sans la moindre exclusive, goûter, jais brut, à l'eau vive.
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Epouser l'aveu, le regard légendaire des pierres,
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Malaxer la Terre entière.
..
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Entrée dans sa paresse
La pupille dilatée s'affaisse
Prise dans les vestiges,
Deux pincements - s'afflige.
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L'ogre au couteau la voit se grise l'ardente et boit.
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En coulée de Prusse,
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Du sang bleu - s'y noie.
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* * *
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A grand'peine s'ajoure l'aven
Dans nos mains nos âmes nos veines
L'aven feu, ses illusions
L'avènement des esprits.
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Chaque bateleur
De la presqu'île du tableau
Se souviendra à l'automne
De ces pupilles égarées
Prises au charme des mots.
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..
Bio - Bibliographie de Marc-Williams Debono _______________________________________________
Marc-Williams Debono, neurobiologiste, poète, essayiste, fondateur du groupe
des plasticiens ( G.D.P., assoc. loi 1901 ), centre ses travaux sur l'étude de la
plasticité des systèmes vivants, en particulier des rapports cerveau-conscience.
De nombreux travaux scientifiques publiés ainsi que des articles de réflexion
dans le domaine des relations entre science, art et épistémologie.
Ouvrages :
Recueils de poésie :
Le Songe Vestigial, St. Germain des Prés, 1979.
Griseries, St. Germain des Prés, 1982.
La Joute, Soleil Natal, 1993, préfacé par Edouard Glissant.
Essais : L'Ere des Plasticiens, M. Aubin, 1996, Coll. Sciences et Spiritualité,
Epistémologie. ( résumé accessible dans :
http://www.impressions.dumas.fr/aubin/ )
Participation à des ouvrages collectifs :
Le Code Plastique de la Vie : in "Transdisciplinarité ", ouvrage regroupant
les proceedings du 1er congrès international de transdisciplinarité d'Arrabidà
( Portugal ), Hugin 1999.
Publications en revue :
Poèmes, proses : La Bruyère, Vivre en Poésie, Phréatique, Pi, Jointure, La
Mandragore, Vents et Marées, La Parenthèse, La Nouvelle Tour de Feu, Ca-
hier de poésie...
Essais Art et Science, Philosophie : Phréatique, Managment Conjuncture et
Society, Ethique, Ed. Universitaires, Abstract Neuro et Psy, Odent...
Articles récents :
- Les grandes épreuves de l'esprit ou la conscience imaginale : Phréatique,
1996 et Atelier Arts-Sciences-Complexité de MCX-APC, 1998 :
http://www.mygale.org/09/mcxapc
- L'histoire fantastique du cerveau-monde, Abstract Neuro & Psy, 184, 1998 :
http://www.abstract.med.fr
- Arts et Sciences : les fruits de l'archipel, 1998 :
http://sgwww.epfl.ch
- Le Moyen-Age Occidental, Phréatique 88, Arcam, 1999.
Conférences récentes :
- Tables rondes au Grand Palais, collaboration avec Médicis Art-Science et
Espace Européen ( Juin & Sept. 1997 ).
- Premières Rencontres d'Houlgate, parrainée par F. Gros de l'Académie des
Sciences : Oct. 1997.
- Science et poésie : la quête du plasticien, Cercle Aliénor, Brasserie Lipp,
Janv. 1998.
- Le processus de la pensée, Société de Médecine libre de Nice, Fev. 1999.
- Le cerveau en action, cours donné au lycée Janson de Sailly, Mars 1999.
Emissions Radiophoniques : sur Radio-Anglet FM ( 64 ) et sur Aligre
FM 93.1, Paris :
- Exemples de thèmes abordés : Le cerveau, interview de I.A. Maréchal et E.
Klein, Mai 1994. Y-a-t-il une vérité ?, table ronde avec D. Lecourt, Prof. de
philosophie à Paris VII et J.M. Philippe, artiste, enseignant à Paris Dauphine,
Juin 1995. Nouvelle éthique & épistémologie du chercheur, avec A. Dambri-
court-Malassé, paléoanthropologue, Mai 1999.
- Organisation d'un cycle de 4 émissions présentées par I.A. Maréchal sur Ali-
gre FM dans le cadre de la " Semaine du Cerveau " parrainée par la Société
des Neurosciences du 15 au 21 Mars 1999 en Europe et Dana Alliance aux
USA.
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