BIBLHISTOIRE

Passion, mort et résurrection du Christ.

Et si c'était vrai?…

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Les Rameaux :

Tout commence si bien; la joie de la foule, les chants des enfants, sa joie à Lui, un moment, sur l'ânon discrètement messianique ( Matthieu 21, versets 1 à 11).

Les deux jours qui suivent vont entendre les annonces les plus dramatiques et les plus pathétiques de Jésus. Ces deux jours vont aussi marquer son arrêt de mort, car au lieu de s'en prendre par la violence à l'occupant, il attaque de front ses pires ennemis. Par exemple la Parabole des vignerons et l'épisode où Jésus chasse les marchands du Temple.

Le complot se noue alors la nuit, en conciliabules. Cependant, ses ennemis craignent la foule, car elle le tenait pour un Prophète. Jusqu'aux dernières prédications, le peuple entoure Jésus, lui présente ses malades, et crie :

" Hosannah au fils de David!"

Après avoir pris le repas de la Pâque avec ses disciples, Jésus pria pour eux. Il pria pour les disciples de tous les temps, donc aussi pour NOUS. Jean est le seul disciple à nous transmettre cette prière.

Disons d'emblée que Jean, le disciple préféré de Jésus, l'intime, a été le seul témoin présent du début à la fin des événements. Il est le seul à avoir entendu cette prière, et il est le seul disciple au pied de la croix.

Prière de Jésus:

Lire le chapitre 17 dans l'évangile de Jean,

Gethsémané - L'arrestation:

  • Dès qu'il eut achevé cette prière, Jésus se rendit de l'autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin… ( Jean chapitre 18, versets 1 à 24)
  • Procès juif et romain:

  • Lire dans l'évangile de Jean au chapitre 18, les versets 28 à 40, puis au chapitre 19 le verset 1.

    L' affaire se déroule de nuit, cachée. Jésus est arrêté le soir à Gethsémané. Puis on le conduit chez Anne, beau-père de Caïphe, et ensuite chez ce Mont des Olivier en automne 1998dernier. Dans l'évangile de Jean, il n'est pas question du Sanhédrin, l'autorité instituée du Judaïsme. Les amis pharisiens de Jésus, Joseph d'Arimathée et Nicodème ne sont pas là.

    Ce n'est pas un procès, c'est un complot! Ces messieurs désirent expédier la chose au plus vite. Le peuple n'est pas là non plus. C'est la nuit, les gens sont en train de dormir.

    Après le chant du coq, Jésus comparaît devant le procurateur romain. C'est vendredi matin, de bonne heure. Sa comparution se déroule au prétoire, salle du palais de justice de Pilate, et non pas sur une grande place au milieu d'une foule nombreuse. Dans ce prétoire, peuvent se serrer tout au plus quelques centaines de personnes. Qui sont ces gens ? Qui sont ces noctambules ou lève-tôt ?

    Seuls sont présents, seuls peuvent être présents la lie ou la claque rassemblées par la police des prêtres, les auteurs du complot et les amis de Barrabas ! Sans oublier la poignée de fidèles de Jésus, qui ne peuvent que garder le silence. C'est déjà suffisamment grave.

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    La crucifixion:

    ( Marc l5, versets 16 à 37).

    Au cours de l'été 1968, un bulldozer mit à jour les restes de 35 cadavres juifs. La machine dégageait le flanc d'une colline, dite de Givat Hamitar, pour la construction de bâtiments à Jérusalem. Un archéologue fut aussitôt convoqué sur les lieux. Il trouva les ouvertures de trois caveaux funéraires.

    Ces corps avaient été enterrés entre 40 av. J.-C. et 70 de notre ère. Les Crucifixion au temps de Jésus.ossuaires portent les noms des défunts, tel celui de Johanan Ben Hagalgol. Ce malheureux avait été crucifié.

    Un clou rouillé, long de 18 centimètres traversait les deux os des chevilles, le pied droit sur le gauche. Entre les os et la tête du clou se trouvait ce qui restait d'une cale de bois. Au bout d'une agonie de 2 à 3 jours, les bourreaux avaient administrés le coup de grâce, le crucifragium, en brisant les deux jambes avec un maillet ou un quelconque instrument contondant.

    Les artistes ont reproduit avec une respectueuse ferveur la crucifixion de Jésus, et ceci dès les premiers siècles. L'examen du squelette de Johanan établit qu'ils partaient d'idées fausses et comprenaient mal l'horreur grotesque de ce genre d'exécution.

    Les clous qui fixaient les bras à la poutre transversale n'étaient pas passés dans la main (qui n'était pas assez solide), mais entre les deux os de l'avant-bras, au-dessus du poignet. Les os de Johanan avaient été usés par le frottement contre les clous dans les spasmes de l'agonie.

    Un morceau de bois, le sédile, était fixé au montant vertical de la croix. Le clou unique passé à travers les deux chevilles permet au supplicié de fléchir les jambes et de s'asseoir à demi sur ce sédile pour relâcher de temps à autre la tension sur les bras. Diabolique invention pour prolonger les souffrances du malheureux!

    Lire Marc, chapitre 15, verset 34.

    Elohaï, Elohaï, lama sabagtani…

    Un Juif pieu, fidèle à son Elohim, récitait toujours le psaume 22 avant de mourir. Jésus fait de même.

    Lire le psaume 22, les versets 1 à 22.

    Les évangiles nous disent que les soldats n'ont pas brisé les jambes de Jésus, parce qu'il était déjà mort. (Jean 19, versets 31 à 37).

    Mort d'hémorragie.

    Le flagrum romain est un fouet redoutable avec plusieurs lanières, des morceaux de métal ou d'os d'agneau, pour arracher des morceaux de chair. Ce fouet servait au martyre des chrétiens.

    La flagellation infligée à Jésus a été extrêmement sévère. Elle put avoir causé sa mort, ou tout du moins la précipiter. Anthony Sava, expert légiste américain, dit que l'impact violent de la flagellation brutale, répétée dans la région thoracique peut avoir provoqué une hémorragie interne. La cavité thoracique se serait remplie de sang, exerçant une pression sur les poumons et provoquant la mort par asphyxie. Plus simplement, on peut admettre que le Père a voulu rapidement mettre un terme aux souffrances de son Fils.

    Jésus enseveli:

    Lire Jean 19, versets 38 à 42.

    Dans l'évangile de Jean (ce dernier est le seul témoin oculaire de ces ultimes événements), il faut noter que Jésus a comparu devant la caste des Saducéens, devant la commission des Grands-Prêtres; mais il n'est pas question d'une condamnation prononcée par le Sanhédrin, car il était interdit en période de fête de réunir le Sanhédrin et de prononcer une condamnation, qui plus est une condamnation à mort.

    Jésus a des amis pharisiens. Ceux-là mêmes qui ont eu le grand courage d'assister à la mise à mort, de demander le corps et de le placer dans leur propre caveau de famille, Joseph d'Arimathée et Nicodème entre autres. Le corps de Jésus est déposé dans le tombeau neuf de Joseph d'Arimathée, dans lequel personne n'avait encore été mis. Joseph roula une grosse pierre à l'entrée du caveau, et se retira.

    Les scellés:

    Le lendemain, les chefs des prêtres et les Pharisiens allèrent ensemble s'assurer du sépulcre; ils en scellèrent la pierre et y postèrent une garde, car ils se souvenaient et ils craignaient que ne se réalise ce que Jésus avait dit au sujet de sa mort et de sa résurrection.

    La Résurrection:

  • Dimanche matin, le premier jour de la semaine, Marie-Madeleine, debout avant l'aube, se rend au sépulcre. La pierre est déplacée de devant le caveau. Elle court aussitôt avertir Simon Pierre et l'autre disciple (l'intime de Jésus). "Ils ont enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons où ils l'ont mis."

    Au petit jour, un groupe de femmes ( parmi lesquelles Jeanne, Marie, mère de Jacques et Salomé) vient au tombeau avec des aromates. Le soleil venait de se lever. Elles se demandent qui leur roulera la pierre, vraiment très grande et très lourde… Celle-ci est déjà roulée de côté. Elles entrent… mais pas trace du corps de Jésus. Toutes sont consternées…

    Et voilà qu'un jeune homme révèle sa présence, assis sur la droite et revêtu d'une robe blanche. Elles sont saisies d'épouvante. Il leur dit: << ne vous effrayer pas, pensez-vous trouver le Vivant parmi les morts? Jésus n'est pas ici. Il est ressuscité comme il l'avait dit. Voyez la place où on L'avait déposé et souvenez-vous de quelle manière Il vous a parlé au sujet de ces événements.>>

    Alors il leur revint en mémoire la parole que Jésus avait dite: "Il faut que le Fils de l'Homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu'Il soit crucifié et que le troisième jour Il ressuscite."

    Elles sortent en hâte du sépulcre et s'enfuient avec au cœur une crainte mêlée d'allégresse. Dans un premier temps, elles ne disent rien à personne, puis elles se décident à porter "vite" la nouvelle aux disciples. Mais ces derniers ne voulurent pas croire un seul mot.

    Toutefois, de leur côté, Pierre et l'autre disciple se mettent à courir pour se rendre au sépulcre. Plus agile que Pierre, l'autre disciple parvient le premier au tombeau, il se penche et voit les linges à terre, cependant il n'entre pas…

    Simon Pierre, lui, entre dans le tombeau, voit les linges posés sur le sol. Le suaire qui avait enveloppé la tête était roulé dans un autre endroit. Alors, l'autre disciple, arrivé le premier au sépulcre, entre aussi. Il voit et il croit.

    Après sa Passion, Jésus s'est montré vivant à ses apôtres et leur a donné de nombreuses preuves de sa résurrection. Il leur est apparut pendant 40 jours et leur a parlé des choses qui concernent le Royaume de Dieu.

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  • Jésus est-il vraiment ressuscité ? Est-Il vraiment passé de la mort à la Vie ? Il n'est pas facile de croire cela aujourd'hui. Surtout, hélas, qu'un certain nombre de théologiens chrétiens contestent la résurrection physique, visible du Seigneur. Ces derniers spiritualisent l'événement.

    Au temps du Christ, un grand théologien n'a pas voulu croire. De toutes ses forces, il contestait, pourchassait et tuait les témoins. Finalement, il "dut" croire. Lisons ce qu'il nous dit dans sa lettre aux Corinthiens, chapitre 15, les versets 3 à 8.

    A Jérusalem, à l'écart des lieux saints traditionnels, on peut voir un "jardin de la tombe" qui correspond en tous points à la description des évangiles. C'est un lieu de recueillement plus poignant que le Saint-Sépulcre.

    Thomas a eu de la peine à croire, le Seigneur à dû l'aider, puissamment l'aider. Folie disait-on à Paul, sornette, mensonge, folie également entend-on aujourd'hui. Lisons encore ce que Paul dit dans 1 Corinthiens 1 les versets 18 à 24.

    Et si c'était vrai que Jésus, le dimanche matin, soit sorti vivant du tombeau de Joseph d'Arimathée. Alors pour moi, pour nous:

    Nous sommes moins angoissé face à l'avenir. Il n'est plus nécessaire de se mortifier pour gagner son salut. Il nous est donné plus de force devant la maladie, l'injustice, le mal et la mort.

    Et s'il est vrai que Jésus est vivant, il nous aide simplement à vivre, à tenir le coup sous la couche d'ozone qui fond sous le soleil, les guerres et les bruits de guerres, les famines, les tremblements de terre, les difficultés de la vie, la souffrance et la séparation par la mort: à espérer.

    Jésus ressuscité nous donne une raison de vivre, une direction, un cap ou un azimut aux navigateurs que nous sommes sur la planète Terre. Nous croyons, nous savons que Jésus est ressuscité et qu'il vient bientôt. C'est la seule espérance réaliste pour notre monde malade.

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    ET POUR VOUS, AMIS DE PASSAGE, CHRIST EST-IL RESSUSCITÉ ?

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