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Légende celte-
Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.
Nos ancêtres celtes vouaient une singulière
vénération aux arbres. Rien, en effet, n'était plus propice
à susciter la terreur religieuse que ce profond et majestueux silence de
la forêt à peine interrompu par le bruissement des feuilles, le
murmure des ruisseaux se frayant un passage à travers ces
enchevêtrements et ces forces de la nature. Puis, il fut attribué
aux dieux et aux déesses une prédilection pour certains arbres.
D'où cette vénération de l'homme primitif qui croyait voir
en eux des représentants de la divinité. L'arbre s'élevant
entre ciel et terre n'était-il pas de créateur à créature,
un intermédiaire naturel ?
Our Celtic ancestors worshipped trees remarkably. Indeed, nothing
was more favourable to the arousing of religious terror than the deep and
majestic silence of the forest, scarcely interrupted by the rustling of the
leaves, the murmuring of the brooks which forced of nature. Then, a
predilection for some trees was attributed to the Gods and Goddesses. This is
why primitive men used to venerate these trees because they believed these
trees represented divinity. The tree, rising between the sky and the earth was
a naturel mediator between the creator and the human creatures, wasn't it?
Le culte des arbres fut probablement, une première tentative de
vie sédentaire pour les Celtes. Les arbres ne manquant pas en notre
forêt des Ardennes, chacun eut le sien. Ne pouvant l'emporter avec soi,
on s'habitua à vivre avec lui. L'homme y adossait sa cabane. Le troupeau
y dormait à l'ombre. Les oiseaux y venaient d'eux-mêmes. Chantaient-ils?
C'était signal de plaisir. Y suspendaient-ils leurs nids? Invitation au
mariage. L'arbre qui produisait des fruits ne parlait-il pas de richesses et
de fêtes?
The worship of trees was probably the first attempt for the
Celtics to become more sedentary. There were plenty of trees in the forest of
Ardennes, so everyone had his own tree. Since a Celtic could not take his tree
with him, he got used to live close to his tree. He built his hut near it. The
herd slept in the shadow of the tree. The birds accustomed themselves to
settle on it. Whenever they built their nests on the tree, it was an
invitation to marriage. The fruit trees symbolised richness and feasts,
didn't they?
A la naissance de l'enfant, on plantait un arbre qui devait être
son compagnon tout le long de sa vie. Y avait-il plusieurs enfants? Il y
avait plusieurs arbres. Et ce massif représentait alors la famille. Les
soins religieux dus à l'arbre consistaient à le faire pousser vers
le vide, à nettoyer son écorse de toute herbe parasite, à
écarter de sa base tous les animaux nuisibles. Nos ancêtres firent
davantage encore. Lorsqu'arrivaient certains jours consacrés, ils
suspendaient aux branches des bouquets d'herbe et de fleurs. Ils leur portaient
à boire et même à manger. La rafale brisait-elle une branche?
Présage de mort. était-ce la foudre? Un malheur planait sur la
tribu. Et c'est pour cela que dans les Ardennes, nous aimons tant les arbres,
nous souvenant, sans doute, par atavisme, de ces temps reculés où
nos aïeux rendaient un culte aux forêts.
At the time of a baby's birth, a tree was planted and it was
supposed to be his friend during all his life. If there were several
children, there were several trees. And this clump of trees represented all
the family. The religious care that was given to the tree was made to make it
grow as much as possible towards the sky, relieve it of weeds and keep every
harmful animal away from it. Our ancestors made much more for trees. At the
time of some consecrated dat, they hanged brinches of grass and flowers on the
branches. They gave the trees something to drink and even to eat. If the gust
broke a branch, it was the sign od death. Was it lightning? A sign of
misfortune hovered over the tribe. And this is why we like the trees so much
in Ardennes. Because we can remember, certainly of atavism, this remote time
when our forefathers would worship forests.
On comprend facilement que l'imagination des anciens poètes ait
peuplé tous les bois d'animaux, sinon fantastiques, du moins n'ayant
jamais vécu dans nos régions. "Devers Ardennes vit venir un
leupars" chante la chanson de Roland. Une légende de Blois
prétend qu'en forêt des Ardennes abondaient lions, serpents,
tigres, éléphants et dragons, et en laquelle personne n'osait
pénétrer.
We can easily understand that the imagination of ancient poets
filled all the forests with supernatural animals or at least animals which
had never lived in this area. This is a verse of Roland's song: "Devers
Ardennes, vit venir un leupars". According to a legend from the city of Blois,
the forest of Ardennes used to be full of lions, snakes, tigers, elephants and
dragons and nobody dared to go there.
Le frêne
The ash
Adapté d'une légende lituanienne.
Adapted from a Lithanian legend.
Les lituaniens adoraient les forces de la nature, tout comme les
Celtes adoraient les arbres. Ils possédaient des forêts
sacrées et venéraient leurs arbres. Le culte des arbres
était lié, chez eux, à celui des âmes des morts qui se
transférent dans les arbres. Parfois le bruit de la forêt et le
murmure des branches était considéré comme un signe que
les âmes des morts y séjournaient. Le fréne est la
justification de la façon d'être d'un arbre.
The Lituanian people worshipped the forces of nature, as the
Celtics worshipped trees. They owned sacred forests and venerated the trees.
They linked the worship of trees to that of the souls of the dead contained
within these trees. Sometimes, the forest noises and the murmuring of the
branches were considered as a sign of the presence of the dead people's souls.
The ash is the justification of the nature of trees.
Dès que la neige commence à fondre et que le soleil
réchauffe la Terre, les habitants de la forêt célèbrent
la venue du printemps. Les jacinthes et les jonquilles se mettent à
fleurir, dans leur jolie robe rose, bleue ou jaune. Les oiseaux sortent de
leur nid et chantent gaiement en volant de branche en branche. Les loirs se
réveillent et sortent du long engourdissement de l'hiver.
As soon as the snow begins to melt and the sun warms up the
Earth, the inhabitants of the forest celebrate the beginning of spring.
The bluebells and the daffodils begin to come into bloom, in their beautiful
pink, blue or yellow colours. The birds get out of their nests and sing
happily, flying from branch to branch. The dormouses wake up and get out of
the long numbness of winter.
Les arbres aussi se préparent. Ils revêtent leur nouvelle
parure pour être élégants lors de cette grande fête.
The trees get ready too. They don their new leafy finery so as
to be stylish for the big feast.
Les plus impatients et les premiers à bourgeonner sont les
saules et les joncs qui poussent au bord de l'eau. Ainsi, ils peuvent se
mirer à loisir. Puis viennent les bouleaux au corps mince et
élancé comme celui des danceuses. Leur feuillage argenté les
distingue des autres arbres. On dirait des jeunes filles poudrées,
impatientes d'aller danser.
The most impatient and the first to come into bud are the
willow trees and the brubrushes which grow at the water's edge. Thus, they can
gaze at themselves whenever they want. And then, the second to come into bud
is the birch, the trunk of which is him and slender like the bidy of a
dancer. His silver foliage distinguishes him from the others. He looks like
powdered girls, eager to go dancing.
Il fallut un peu plus de temps au vieux chêne centenaire pour se
préparer. Il hésita longement avant de choisir la tenue qui le
flatterait le plus. Enfin, il se fit faire, par un tailleur habile, un
feuillage dentelé, qui le faisait ressembler à un
académicien.
The old oak tooks more time to get ready. He hesitated a long
time before closing the foliage which would flatter him most. At last, he
decided to have a perforated foliage made by a skilful tailor. This foliage
made him look like an academician.
Il n'y avait qu'un seul arbre qui ne s'était occupé de
rien. Il continuait à dormir, comme si la neige tombait encore ou que
le brouillard reignait en maître. C'était le frêne, que
n'avait réveillé ni le gazouilli des oiseaux, ni le
bourdonnemment des abeilles. Il continua même à dormir lorsque la
douce pluie de mars entreprit de rafraîchir la forêt. Il fallut que
la brise tiède aille chercher du renfort auprès d'un vent
énergique pour que le frêne sorte enfin de sa léthargie.
Alors, il ouvrit timidement un oeil et s'étonna de voir, tout autour de
lui, les arbres qui avaient verdi.
Only one tree did not care about anything. He kept on sleeping,
as if the snow still fell or the fog reigned supreme over the forest. It was
the ash, who was woken up neither by the chirping of the birds, nor by the
humming of the bees. He even kept on sleeping when the soft rain of March
began to freshen the forest. Only when the warm breeze called energetic wind
for help, at last the ash got of his state of lethargy. Then, timidly, he
opened an eye and was surprised to see, all around him, the trees which had
become green.
- "Déjà, nous sommes au printemps?"
- "We are already in spring?"
- "Eh oui, grand paresseux!, répondirent les bouleaux. Nous sommes
tous prêts, habillés, pomponnés. Dépêche-toi ou tu
ne trouveras rien à te mettre. Tu ne peux pas rester ainsi, nu comme un
ver!"
- "Yes, you great lazy tree!, the birches answered. Wa are all
ready, dressed and dolled up. Hurry up or you will find nothing to put on. You
cannot remain like this, stark naked!"
Et les bouleaux se mirent à rire, bientôt suivis par les
joncs et le chêne.
And the birches began to laugh, then so did the brubrushes and
the oak.
Alors le frêne, de peur de ne rien trouver, se prépara
à la va-vite. Tellement vite qu'il ne prit pas soin de faire des
essayages, ni même de prendre des feuilles à sa taille. Elles
étaient petites, peu découpées, et le feuillage n'était
pas assez touffu pour dissimuler sa nudité.
Then, the ash who was frightened not to find anything, got
dressed very quickly. So quickly that he did not even find time to try on
something, or take leaves that fitted him well. They were little, not very
jagged, and the foliage was not brishy enough so as to conceal his nakedness.
Les joncs, les bouleaux et le chêne se moquèrent de lui:
The brubrushes, the birches and the oak laughed at him:
- "On dirait que tu n'es qu'à moitié habillé!"
- "One gets the impression that you are half-naked!"
- "Il te manque des feuilles! On apperçoit ton tronc et presque
toutes les branches!"
- "You lack leaves! We can see your trunk and almost all your
branches!"
- "Hou! Hou! Il est presque nu! Il est presque nu!"
- "Tut-tut! He's almost naked! He's almost naked!"
Mécontent et vexé, le frêne reconnu que sa tenue
laissait à désirer. Aussi, il se résolut à se
débarrasser très vite de ses feuilles lorsque l'automne serait
venu.
Discontented and upset, the ash recognized that his dress left
something ot be desired. Thus, he decided to get rid of his leaves very
quickly, as soon as Autumn would come.
Et en effet, dès la fin de l'été, au moment où
les jours raccourcissent, mais alors que le soleil est encore chaud et que les
vendanges commencent à peine, le frêne s'impatienta.
And indeed, as soon as it was the end of summer, when the days
get shorter, the sun is still warm and it's nearly the beginning of the wine
harvest, the ash lost patience.
- "Est-ce l'automne? Ne sentez-vous pas souffler le vent du Nord?"
- "Is it Autumn? Can't you feel the Northern wind blow?
- "Attends un peu, lui répondirent les autres arbres. Laisse-nous
profiter encore du beau temps et de notre belle parure. L'hiver est si long!
Nous aurons si froid, et plus de feuillage pour nous tenir chaud !"
- "Wait a minute, the other trees answered. Let us still take
advantage of fine weather and of our beautiful finery. Winter is so long! We
will be so cold, and no more foliage to keep us warm!"
Mais le frêne s'en moquait, au contraire! Trop content de se
défaire de son vêtement raté, il perdit toutes ses feuilles
et se dressa tout droit dans la forêt, attendant l'hiver. Autour de lui,
les joncs, les bouleaux et le chêne luttaient de toutes leurs forces
contre la bise pour garder le plus longtemps possible leurs feuilles.
But the ash did not care about this. On the contrary, he was
very happy to get rid of his misfired garment. He lost all his leaves and
stood up straight, waiting for winter. Arround him, the brubrushes, the
birches and the oak fought as hard as they could against the North wind so as
to keep their leaves as long as possible.
Mais le frêne, étourdi, n'avait tiré aucune leçon
de son expérience. L'année suivante, à la fin de l'hiver, il
dormait encore et il oublia de se préparer à temps. Encore une
fois, il resta mal habillé tout l'été, et fut le premier
à se déshabiller lorsque les jours raccourcirent.
But the ash, who was absent-minded, did not draw any lesson from
his experience. The next year, at the end of winter, he was still sleeping and
forget to get ready on time. Once more, all summer long, his dressing was a
mess and he was the first one to undress, when the days got shorter.
Le gros chêne de Vivier-les-Artaise
The big oak of Vivier les Artaise
Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.
Un vieux chêne avait le tord impardonnable de rester
improductif, ce qui le désignait à l'abbatage de nos bucherons.
Aucun d'eux, cependant, n'osait porter le premier coup: le coup
sacrilège. Il fallut presque les réquisitionner!
The unforgivable fault of an old oak was to remain
unproductive. And this would inevitably lead it to cutting down by the
woodcutters. nevertheless ,no woodcutter dared to cut it down. They
almost had to be requisitioned!
Le grand jour venu, quatre bucherons, dès le matin, se mirent
à l'oeuvre. Puis, arrivèrent au rendez-vous, l'après-midi,
d'autres bucherons en nombre. Quarante deux seulement, d'entre eux, furent
choisis, parmis les plus vigoureux. Et, tandis que leurs quatre camarades
continuaient à coups résolus de haches le travail
commencé depuis l'aube, ils se rangèrent à vingt mètres
en cercle autour de l'arbre.
On the D.day, early in the morning, four woodcutters began to cut it
down. Then, in the afternoon, a lot of other woodcuttersmet up with the
other four. Onlyforty two of them, the most vigorous ones were
chosen. And while the four woodcutters steadfastly went on doing what
they had been doing since dawn, that is chopping the oak,the other
forty two gathered twenty yards away from the oak in a circle.
Les haches siflaient dans l'air, sans se lasser, et retombaient lourdes,
tranchantes, sur le chêne qu'elles entaillaient profondément,
mortellement. Un premier craquement se fit entendre, et tout l'arbre, des
racines au sommet, trembla. Les haches continuaient à frapper. Ce fut
un second craquement, sinistre, effroyable. Alors, le maître bucheron,
tenant au bout de son bras levé sa hache, cria trois fois, d'une voix
retentissante :
Theaxes kept on cutting it. One could then hear a second
sinister and appaling crack. Then, the leader of the woodcutters, holding his
axe at arm's length, shouted three times, in a ringing voice:
- "A terre ! A terre ! A terre !"
-Down! Down! Down!
Et, au même instant, dans le cercle des quarante deux bucherons,
une large déchirure - juste à l'endroit où s'abattait
majestueusement ce géant superbe - se fit. Une immense clameur,
répercutée, transmise d'échos en échos, jusqu'aux
villages les plus éloignés, annonçait que le chêne de
Villers-les-Artaise avait vécu.
And, at the same moment, within the circle of forty two
woodcutters, a very big gap appeared, exactly where the magnificent giant
went majestically crashing down. An immense clamour echoed up to the most
remote villages and announced that the oak of Villers les Artaise had lived.
Tout aussitôt, fut servi un repas traditionnel, de pères en
fils, chez nos bucherons des forêts Ardennaises.
Immediatly, a traditional meal was served, from father to son,
at the homes of the woodcutters of the forest of Ardennes.
Maintenant les taillis ont remplacé les épaises futaies.
La hache ouvrit de vastes clairières, surtout autrefois, alors qu'autour
des abbayes se bâtissaient maints de nos villages.
Now,the thickets replaced the thick clusters of trees.
Thanks to the axe,large clearings could appear, and above all a long
time ago, while around the abbeys, a lot of our villages were being
built.
Le défrichement par le feu a fait aussi son oeuvre. N'est-ce pas
l'une des formes de la lutte pour l'existence que cette transformation de
lieux incultes en terre productive par lesquelles nous sont donnés les
pâturages, les moissons et les arbres fruitiers, ces trois sortes
d'abondantes richesses dans tous pays?
Clearing thanks to fire has also done its work. Wasn't the
turning of uncultivated places into productive lands which give us
pastures, harvests and fruit trees, these three kinds of plentiful
richnesses in all countries, one of the ways to fight for life?
FUMAY
Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.
En amont de la gare de Fumay, au bord du chemin dit "de Saint-Joseph", un
chêne (aujourd'hui disparu) portait au milieu de ses branches une
statuette en bois, grossièrement taillée, de celui qui fut le
père de Jésus-Christ.
CHATEAU-PORCIEN
Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.
L'arbre des "Cinq-Cerceaux", déraciné en 1661 par "une
nuée tellement épouvantable qu'il n'y avait personne qui n'eut
tremblé de peur", quand elle s'abattit sur cette héroïque
petite cité dont les annales ne sont qu'un long et douloureux
martyrologue.
ARREUX
Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.
Le "massif des Vingt-Arbres" : Le Seigneur de Châtillon venait prendre
son ombrage sous des tilleuls âgés d'au moins deux cents ans.
BOULZICOURT
Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.
On trouvait le "Chêne Capitaine" et le Chêne Saint-Hubert, avec,
dans son tronc, une statuette de ce saint.
VAUX-EN-DIEULET
Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.
"L'arbre sous lequel fut martyrisée Sainte Gertrude" ; dom Ganneron
ajoute : "On dit que c'était un chêne que le vent a abattu
seulement depuis dix années - alors 1629 - et, à présent, il
n'y a plus que les racines, et quand il était en son entier, chacun
venait pour en couper des branches qu'il gardait comme relique".
FAISSAULT
Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.
Un poirier est peut-être le doyen des arbres fruitiers des Ardennes. Il
semble avoir plus de trois siècles. Le tronc a une hauteur de deux
mètres jusqu'aux premières branches, sa circonférence est
de cinq mètres, ses branches couvrent le sol sur une circonférence
de soixante-dix mètres.
MELLIER-FONTAINE
Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.
Le village fut fondé autour d'un néflier gigantesque qu'arrosait "la source
au mélier", nom populaire du néflier.
CLIRON
Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.
Dans "les bois de la Loge", un gros chêne est appelé "Arbre de la
Justice".
NEUVILLE-LES-THIS
Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.
Un tilleul énorme mesurait dix-huit mètres de circonfèrence,
et avait un creux dans lequel logeaient les chaudronniers ambulants et les
"camps-volants". Douze hommes pouvaient s'y tenir très à l'aise.
Comme il menaçait de tomber et d'écraser les maisons voisines, il
fut abattu. Un autre énorme tilleul fut planté le jour où
naquit Napoléon 1er. Les Prussiens en 1815 avaient peur d'y attacher
leurs chevaux.
CONS-LA-GRANDVILLE
Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.
Dans les bois de la Garenne, un chêne énorme que l'on affirme avoir,
au moins six-cents ans, et au pied duquel, dans un caveau fort bien
conservé, fut trouvé un squelette est dit "chêne de potence".
OMONT
Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.
Un chêne appelé "les Quatre fils d'Aymon", a son tronc de sept
mètres de circonférence. Il a douze siècles d'existence,
affirme la légende. Il est remarquable par sa taille très haute
et par la symétrie de son branchage s'élevant au-dessus du tronc
principal en quatre troncs distincts formant chacun un arbre à lui seul.
WADELINCOURT
Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.
"l'Arbre Renaud", fut le point de rendez-vous des quatre frères Aymon
alors que leur forteresse de Château-Regnault détruite, ils
fuyaient devant leur père, le vieux duc Aymon, qui ne pouvait leur pardonner
d'avoir été traîtres à l'empereur Charlemagne.
DAMES DE MEUSE
Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.
Aux pieds des "Dames de Meuse", entre deux arbres gigantesques ayant disparus,
il y avait une assez grande statue en bois de "Notre bonne Dame de Meuse" que
les mariniers d'antan ne manquaient jamais de saluer ou d'invoquer lorsqu'ils
remontaient ou qu'ils descendaient le fleuve.
CHAGNY
Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.
Le "Chêne de la Culée-Gilette", à l'abri duquel les nouveaux
mariés allaient jadis, avec tous leurs invités, le lendemain
même de la noce, faire un joyeux repas. Ce chêne s'appelait "le
bouc" car on fabriquait avec de la paille, du vieux linge et des éclats
de bois, une espèce de bouc que l'on suspendait à l'une des
branches de ce chêne. Sur ce bouc, montaient à califourchon les
garçons d'honneur, chacun à leur tour. Devant ce bouc, alors,
venait caracoler la mariée, aussi gracieusement que possible, quand elle
était bonne cavalière, ou comme elle le pouvait, si jamais elle
n'avait monté à cheval. Les garçons d'honneur
n'enfourchaient le bouc que s'ils n'avaient pas su trouver, le soir des noces,
pour les plaisanteries d'usage, la chambre nuptiale des nouveaux mariés.
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