Tissons

LES ASSOCIATIONS DE SOUTIEN AUX ENFANTS

EN SITUATION DIFFICILE AU BURKINA FASO

 

 

MINISTERE DE L’ACTION SOCIALE

ET DE LA FAMILLE

 

UNICEF AIDE A L’ENFANCE CANADA

ENFANTS DU MONDE SUISSE

OXFAM QUEBEC

 

Par Benoît CAMBAU,

Consultant indépendant

Juillet - Août 1997

 

Mes remerciements les plus vifs à Boubacar ZANGO

et Amadou KONE, sans lesquels cette recherche

n’aurait pu être faite.

 

SOMMAIRE

Introduction

Le milieu fermé

 

1- Les Centres de Formation Artisanale et Rurale des Frères de la Sainte Famille : Goundi, Laafi Ziiga, Rollo. 7

2- Le Centre d’Accueil et de Rééducation de Salbisgo 10

3- Association Burkinabè de l’Orphelinat "BE-SIDA" (ABOB) 13

4- Asssociation Managré Nooma pour la Protection des Orphelins (AMPO) 15

5- Centre d’Accueil et de Formation pour Enfants en Difficulté (CAFED/CIIE) 18

6- La Fondation Charles Dufour 21

7- Le foyer de l’Association "Wend Kuuni" à Boromo 24

8- Le Centre de Rééducation et de Réinsertion Sociale et Professionnelle de l’Association "CREDO" à Ouagadougou. 25

9- L’Orphelinat de l’Association pour la Protection des Enfants Orphelins (APEO) 26

 

 

Le milieu semi ouvert- semi fermé

 

10- Association des Jeunes pour la Salubrité de nos Cités (AJSC) 28

11- Association Nationale pour l’Education et la Réinsertion Sociale des Enfants de la Rue (ANERSER) 31

12- Association Ami des Enfants (ASAME) 34

13- Association Solidarité Jeunes (ASJ) 37

14- Association pour la Réhabilitation des Marginaux (REMAR) 40

15- Association de Protection et de Sauvegarde de l’Enfance en Danger : (APSED) 42

16- Les activités socio-éducatives en milieu ouvert de la Croix Rouge : 43

 

Le milieu ouvert

 

17- Association Dispensaire Trottoir de Bobo-Dioulasso : (ADTB) 46

18- Association TIE 49

19- Association Jeunesse du Monde BURKINA (AJMB) 53

20- Association pour la Réinsertion des Jeunes en Difficulté par le Sport (ASRJD) 56

21- La Section locale du Mouvement ATD/Quart Monde au BURKINA FASO 57

22- La Commission Sociale Jean XXIII 62

23- Jeunesse Universelle par l’Alphabétisation (JUA) 64

24- Les Associations et Eglises travaillant auprès des mineurs en prison. 66

 

Les Centres de Formation et d’Installation

 

25- Le bon Samaritain 68

26- Association des Jeunes Jardiniers de Dédougou (AJJD) 71

27- Coup d’Pouce BURKINA 72

28- Association pour la Formation et l’Insertion Sociale des Jeunes (FIJAS) 75

29- Association d’Appui à l’Education et à la Réinsertion Socio-Economique des Jeunes et Enfants en Difficulté (AERS-JED) 78

30- Le Centre de Formation Bénébnooma 81

 

Notes : 1. Les Associations sont classées par genre, par localité.

2. C.N.E.D. signifie Collectif National des Enfants en Difficulté.

 

 

INTRODUCTION

 Cet état des lieux des associations oeuvrant pour les enfants en situation difficile au BURKINA FASO s’inscrit dans une démarche volontaire pour aider ces associations et les enfants qu’elles encadrent.

Le constat est le suivant : malgré un travail acharné, les associations ne réussissent pas toujours à éduquer, former, et insérer ces enfants, en particulier les enfants des rues. On peut espérer que cet effort serait encore plus fécond si les associations se connaissaient, échangeaient leurs expériences et leurs réflexions, se recevaient sur le terrain mutuellement. Il semble qu’autant serait nuisible une volonté d’uniformiser leur travail, autant est bénéfique une ouverture sur le travail des autres.

Cette photographie des associations a aussi un autre intérêt, celui de souligner combien est insuffisant le nombre d’actions ayant lieu dans, ou autour des petites villes alors qu’une implantation d’associations dans chacune des petites villes du BURKINA FASO permettrait de sensibiliser la majorité rurale de la population du pays et d’arrêter la fuite en avant des enfants vers les grandes villes.

Ce tableau permet enfin de constater que de nombreuses associations n’ont pas assez de moyens pour faire vivre des équipements souvent obtenus grâce à des aides et s’en servir efficacement pour les enfants.

 

 

 

 

LE MILIEU FERME

 

 

 

 

LES CENTRES DE FORMATION ARTISANALE

ET RURALE DES FRERES DE LA SAINTE FAMILLE

 

GOUNDI - LAAFI ZIIGA - ROLLO

 

 

IDENTITE

Ce sont des centres fondés par le Frère Sylvestre Pia, de la CONGREGATION des FRERES de la SAINTE FAMILLE, Congrégation Catholique installée à SAABA.

Adresse :
Centres des Frères de la Sainte Famille
BP 34 Koudougou

Tél. 440097 Goundi ou 440297 Laafi Ziiga.

Les Acteurs :

Le Fondateur Responsable : Frère Sylvestre PIA

Le Directeur Adjoint du Centre de Goundi : Pierre Clavaire COMPAORE

Le Directeur de Laafi Ziiga : Frère Emile ZOUNDI (Laafi Ziiga signifie "Lieu de Paix" en Mooré)

Le Directeur de Rollo : Joseph YAMEOGO (ancien élève)

Quatre formateurs à Goundi : 2 en soudure, 1 en menuiserie,1 en jardinage-élevage, tous anciens élèves.

Quatre formateurs à Laafi Ziiga ; 2 en soudure dont un ancien élève, 1 en menuiserie, 1 en jardinage-élevage, ancien élève.

Quatre formateurs à Rollo : 3 en jardinage-élevage, 1 en menuiserie.

Absence de partenaire régulier.

 

HISTORIQUE

Le Centre Agricole de Goundi a été créé en 1967 pour montrer à la population que même avec de petits moyens, l’on pouvait cultiver la terre et en tirer des fruits abondants. En 1986, devant la réussite et le rayonnement du Centre qui formait des dizaines de jeunes de la région et d’ailleurs, les Autorités demandent au Frère Sylvestre de créer un autre centre pour cette fois-ci former des enfants désoeuvrés des villes. Depuis, ces enfants adressés par l’Action Sociale constituent une bonne moitié des enfants de trois centres et les métiers manuels y sont partout enseignés.

En 1990, le village de Rollo appelle le Frère pour créer le 3ème Centre, surtout agricole, vu la récente construction d’un barrage. Aujourd’hui dans les trois centres ce sont environ cent jeunes de familles sans ressources, des villes et des campagnes qui bénéficient d’une formation. Quelques uns d’entre eux sont orphelins. Ils ont tous entre 14 et 18 ans.

 

LES OBJECTIFS

Il s’agit de former et/ou de rééduquer les jeunes en leur apprenant un métier, une discipline collective et en leur donnant un idéal et une morale.
Il s’agit aussi de consolider les liens familiaux.

 

LES PRINCIPES

Tout enfant est accueilli et guidé pour qu’il ait confiance en lui-même grâce au travail et à l’effort.
Chaque enfant est considéré sur le même pied d’égalité que les autres .

 

LES ACTIVITÉS

Elles ont lieu toute l’année.

Les Directeurs et les Formateurs partagent la vie des enfants : après la prière, le nettoyage, les cours de formation commencent ; ils sont dispensés de 8 à 12 heures et de 15 à 17 h 30 sauf le samedi après midi et le dimanche. Ils consistent à former le jeune dans une spécialité : soudure, menuiserie ou élevage.

Le jardinage et même l’élevage sont considérés, cependant , plutôt comme des activités dont chacun doit avoir la responsabilité à tour de rôle et que tous doivent pratiquer . Une initiation à l’alphabétisation est dispensée informellement. Les jeunes organisent leurs jeux, souvent en relation avec ceux des alentours.

Des jeunes d’autres centres comme celui de l’INEPRO de Gampéla sont souvent reçus au centre pour une petite formation.

Le Frère Sylvestre et les Directeurs reçoivent aussi les nouveaux enfants, soit venus d’eux mêmes en accord avec leurs parents, soit adressés par l’Action Sociale. Ils aident les sortants à s’installer avec le soutien de leur famille et depuis deux ans, en envoyant quelques uns à l’Association d’Appui Education et de Réinsertion socio-économique des enfants et des jeunes en difficulté (AERS-JED).

Ils entretiennent aussi des relations avec les familles et les sensibilisent sur le soutien affectif et social nécessaire pour l’insertion de leurs enfants. Ils ont aussi réussi à ce que certains anciens deviennent moniteurs et même Directeur, pour l’un d’eux.

 

LES RESULTATS

Chaque année, environ cent jeunes sont formés dans les trois centres.

Les résultats sont comparables aux résultats suivants, de Laafi Ziiga : en 1996-97, 38 enfants ont été en formation, 1 n’a pas terminé, il a dû être renvoyé pour indiscipline.

21 étaient en menuiserie en 1ère année ou 2ème année.

L’an dernier, 17 avaient fini leur formation dans cette section.

16 étaient en formation en soudure, 2 l’ont terminée.

Une dizaine environ sont allés suivre un perfectionnement ou ont été installés grâce à l’AERS-JED

 

LES PROJETS

Le manque de moniteurs conduit à mieux organiser la formation : il serait peut être envisagé de ne former qu’une seule et même promotion tous les 3 ans.

 

LES MOYENS

Ils sont très modestes et consistent surtout en auto-financement. Les familles devraient être sollicitées pour une petite participation.

LE POINT FORT

Les enfants se stabilisent et se transforment. Ceux qui sont sortis ont trouvé leur voie et s’épanouissent.

LE POINT FAIBLE

La formation générale est absente et la formation technique très insuffisante.

 

 

 

LE CENTRE D’ACCUEIL ET DE REEDUCATION DE SALBISGO

 

IDENTITE

Centre de la Congrégation protestante de l’Eglise des Assemblées de Dieu.

Adresse : Centre d’Accueil et de Rééducation de Salbisgo

BP 28 Koudougou

Les Acteurs :

. Le Directeur : le Pasteur B. Daniel MINOUNGOU et sa Famille.

. 2 enseignants de formation générale élémentaire

. 3 moniteurs techniques en soudure, mécanique ou couture

. 1 cuisinière chargée aussi de l’infirmerie.

Le Partenaire: Eglise Baptiste de Suède

Pasteur BIRTIL JOHANSSA

Bergslag vagen s. 77431 Avesta Suède

 

HISTORIQUE

Dès 1956, le Pasteur Daniel COMPAORE, 3ème Président de la Congrégation, touché par les enfants des rues qu’il voit à Ouagadougou, essaie de les rencontrer même la nuit mais il ne peut pas faire grand chose pour eux.

En 1976, Il fait la connaissance d’un Suédois sensible à ce problème qui décide de trouver des moyens pour permettre d’ouvrir le centre. Les enfants vivant dans la rue sont envoyés en accord avec les familles par l’Action Sociale. Ils peuvent être aussi adressés par la Police ou la Justice. Tous ont entre 13 et 18 ans.

 

LES OBJECTIFS

Il s’agit d’évangéliser, de rééduquer et de former ces jeunes de telle manière qu’ils puissent s’insérer dans la société.

 

LES PRINCIPES

Tout enfant est accueilli, quelle que soit sa religion. Il est évangélisé mais est libre de pratiquer ou non telle ou telle religion.

 

LES ACTIVITÉS

Le Pasteur et les encadreurs reçoivent l’enfant, sa famille et les autorités qui l’ont adressé et restent en contact avec elles. Depuis peu, l’Action Sociale sollicite aussi l’accueil d’orphelins.

Dans tous les cas, l’équipe du Centre sensibilise la famille proche ou lointaine sur la nécessité du soutien qu’elle doit apporter à l’enfant.

Les activités ont lieu toute l’année. Les enfants vont passer des vacances par roulement dans leur famille.

Le Pasteur et sa famille invitent souvent un jeune à partager leur repas pour lui porter encore plus d’affection.

Le Pasteur et les encadreurs suivent la vie de l’enfant : repas, travail, fête. Pour une meilleure éducation, le Centre bien que construit pour 120 enfants n’en reçoit que 60 environ.

Les plus jeunes, ayant été déjà au moins une fois scolarisés, choisissent entre reprendre les études primaires ou commencer avec les plus grands une formation technique. Les cours à l’école ou en atelier ont lieu de 7 h à 12 h et de 15 h à 17 h, tous les jours sauf le samedi après-midi et le dimanche.

L’enfant qui réussit dans ses études passe le Certificat d’Etudes Primaires et, s’il le veut, est envoyé au collège.

La morale n’est pas enseignée, mais à l’occasion d’un méfait, les encadreurs font réfléchir les enfants.

Des agents de l’Action Sociale assurent aussi une sensibilisation à l’hygiène et à la santé.

Chaque enfant cultive à son compte un petit lopin de terre.

En cas de fugue, le Pasteur et les encadreurs cherchent la cause, préparent les parents à une éventuelle reprise temporaire de l’enfant et recherchent celui-ci.

Souvent, le Pasteur doit aussi s’excuser et adoucir l’irritation de la population ou des autorités, en cas de méfaits.

 

LES RESULTATS

En 1996-97, 62 enfants ont commencé l’année :

- 5 sont partis et ont rejoint la rue

- 38 ont choisi l’école

- 8 la mécanique (3 ont fini la formation)

- 8 la couture (2 ont fini la formation)

- 8 la soudure (4 ont fini la formation).

En 9 ans 1 est resté au centre pour faire tourner le moulin.

12 ont continué leurs études et sont devenus comptables ou policiers ou militaires.

Les autres se sont débrouillés pour s’insérer dans un travail.

 

LES PROJETS

1. En relation avec le partenaire, installer 5 à 10 jeunes dans une coopérative artisanale en ville etréinvestir les bénéfices pour que chacun s’installe ensuite à son compte.

2. Offrir la possibilité d’une vraie formation en élevage, culture, maraîchage.

 

LES MOYENS

Le soutien du partenaire est indispensable, l’autofinancement étant infime.

 

LES POINTS FORTS

1) Les enfants deviennent conscients de leurs capacités, en particulier professionnelles, mais ausside leurs limites

2) L’ambiance est familiale et affectueuse.

 

LE POINT FAIBLE

En partie en raison de l’éloignement, l’insertion économique du centre est très faible (commandes, écoulement des produits) et les jeunes ne sont ni installés ni réellement suivis.

 

 

 

ASSOCIATION BURKINABE DE L’ORPHELINAT

"BE SIDA" (ABOB)

 

IDENTITÉ

Reconnue par le récépissé n° 0355/MAT/SG/DGAT/DLPAJ du 6 décembre 1995.

Adresse : Association Burkinabé de l’orphelinat BE SIDA S/C Sana Léon Degtoumda

06 BP 9140 Ouagadougou

06 Tél 31.54.15, BURKINA FASO.

Les Responsables : Président : Sana Léon DEGTOUMDA

Secrétaire : Tasséré Prosper LALSAGA

Trésorier : Albert SAWADOGO NINIKIEMA

Les Acteurs : Sana Léon DEDTOUMDA et ses trois femmes.

Absence de partenaire régulier.

 

HISTORIQUE

M. Sana Léon Degtoumda dit "Petit" a commencé il y a 30 ans à recueillir des orphelins surtout de 0 à 7 ans de Ouagadougou, ou des villages. Sa grande compassion l’a aussi conduit à élever dans sa modeste cours des enfants plus âgés. Aidé par ses trois femmes, il fait vivre aujourd’hui, 37 enfants en plus de ses 7 enfants propres dans une seule famille unie et heureuse. Il y a deux ans, des américains rencontrés par hasard ont construit pour eux deux petits bâtiments en dur.

 

LES OBJECTIFS

Il s’agit avant tout de protéger tout enfant en détresse en assurant toute son éducation. L’association vise surtout les enfants de 0 à 7 ans.

 

LES ACTIVITÉS

Mr DEGTOUMDA et ses trois femmes reçoivent des personnes qui viennent leur demander de prendre en charge un enfant.

M. DEGTOUMDA contacte aussi des enfants de la rue de Ouagadougou lors de son travail dans un kiosque de papeterie au centre ville.

Lui et ses trois femmes assurent toute l’éducation de ces enfants. Bien que n’ayant pas de partenaires et de moyens, il se débat pour inscrire les enfants à l’école, il place certains grands enfants en apprentissage et oriente d’autres vers des petits métiers.

Il suit l’avenir des enfants retournés en famille. Il permet aussi à d’autres enfants des rues de commencer une petite activité en leur donnant une petite marchandise : pellicule et autres.

 

LES RESULTATS

Aujourd’hui 22 petits enfants (0-7 ans) et 17 grands vivent dans la cour, 3 sont issus de la rue. 7 exercent des petits commerces, 1 est infirmier, 1 apprenti dans un garage, 1 autre apprend la conduite d’un tracteur, 1 autre sorti de la cour fait des études de sociologie à l’université. D’autres sont retournés au village en famille.

 

LES PROJETS

1.En relation avec les moines du Monastère de KOUBRI, un terrain a été acquis et pourra permettre de démarrer une activité pastorale confiée à M. Degtoumda et à un jeune compétent pour permettre un meilleur financement de la vie de la cour.

2. En relation avec des françaises résidant à Ouaga, un aménagement de la cour doit être encore effectué.

3. Un arrangement conclu avec la Fondation Charles Dufour qui doit ouvrir une école en septembre 1998 permettra la scolarisation des enfants de la cour.

 

LES MOYENS

M. Degtoumda assure la quasi totalité des frais par son travail ; quelques rencontres avec des Américains et des Européens ont permis certains aménagements.

LES POINTS FORTS

Une éducation dans une vraie famille avec beaucoup d’amour et de soutien.

LES POINTS FAIBLES

Un grand manque de moyens.

 

 

 

ASSOCIATION MANAGRE NOOMA POUR LA PROTECTION

DES ORPHELINS (AMPO)

 

IDENTITE

Reconnue par le Récépissé n° 95-098/MAT/SG/DGAT/DLPAJ.

Adresse : AMPO 01 BP 3144 Ouagadougou,

01 Tél et Fax 37 02 76, BURKINA FASO

Les Responsables :

- Président : Justin TRAORE

- Secrétaire : Bernard ZONGO (Président par ailleurs de l’AERSJED et Trésorier Général du CNED)

- Trésorière : Kyelem TERRAH

Les Acteurs :

- Le Coordonnateur ; GANDEMA Hamidou Ben

- L’Encadreur : NIGNAN Kadidja

- La Promotrice : Katrin RODHE

Les partenaires :

"Sahel E.V d’Allemagne "Schwilweg 4
24306 Rathjensdorf
Tél. Und Fas 04522-3109
Tél ou Fax 04522-3109

 

HISTORIQUE

Une Allemande, Katrin Rohde, révoltée par la situation des enfants de la rue de Ouagadougou, a décidé d’en accueillir quelques uns puis de créer un centre qui abriterait aussi des orphelins. Grâce à la vente de ses biens dont plusieurs librairies, elles réussit à ouvrir un grand centre le 29-03-96 . Quarante cinq enfants y vivent actuellement dont quinze anciens enfants des rues, la plupart orphelins de surcroît.

 

LES OBJECTIFS

Il s’agit avant tout de faire grandir ces enfants dans un climat familial et de les rendre ainsi sociables et responsables pour devenir des citoyens à part entière. Il s’agit aussi de tout faire pour que ces enfants soient considérés et respectés par la société.

 

LES PRINCIPES

L’association réalise ses objectifs sans tenir compte de la religion ou de l’ethnie de l’enfant.

L’association demande à l’enfant de travailler et de partager la vie communautaire. Un enfant qui quitte le centre n’a plus le droit de revenir.

L’association considère que la meilleure éducation pour les enfants ne pouvant pas être élevés par leur famille est de vivre dans une communauté familiale.

 

LES ACTIVITES

La promotrice, le coordonnateur et les encadreurs s’occupent en permanence des enfants : repas, activités, animation, soins.

Durant l’année scolaire, en plus de l’école, et pendant les vacances des cours sont dispensés à tous.

Des moniteurs initient les enfants à la menuiserie à la couture ou à la fabrication de marionnettes.

L’équipe place certains en apprentissage en ville, chez des mécaniciens et des frigoristes, etc.

L’équipe organise pendant les grandes vacances un camp de 15 jours ou le séjour des plus grands dans leur village respectif.

Deux professeurs dispensent des cours d’Education Physique, de Football, de Basket et de Karaté.

Les enfants pratiquent le jardinage et le petit élevage.

La promotrice parraine aussi 23 enfants résidant en famille.

L’équipe s’efforce de collaborer avec d’autres associations.

 

LES RESULTATS

49 enfants de 7 à 10 ans ont vécu au centre : 6 filles et 43 garçons , 4 ne sont point restés

24 vont à l’école primaire ou secondaire

9 apprennent la menuiserie

9 autres la couture.

2 sont en apprentissage de mécanique

1 autre est frigoriste

1 enfant a même installé son atelier de couture.

 

LES PROJETS

1. Ouvrir un centre séparé pour les filles, avec d’autres activités

2. Installer une grande menuiserie en ville en vue d’avoir plus de ressources et un plus grand atelier pour l’apprentissage

3. Aménager un terrain de sport

4. Aider, le moment venu, à l’installation des plus grands.

 

LES MOYENS

La promotrice contribue beaucoup au financement du centre, en partie grâce à ses relations en Allemagne.

L’Action Sociale du BURKINA FASO et les membres de l’association apportent aussi un financement.

LES POINTS FORTS

Tous les enfants présents ont repris confiance et s’épanouissent dans un climat chaleureux et joyeux. Ils apprennent un métier ou vont à l’école. Ils gardent contact avec leur famille.

LES POINTS FAIBLES

Un petit nombre d’enfants de la rue n’a pas pu rester. D’autres solutions ont été trouvées pour eux. Mais deux d’entre eux ont préféré regagner la rue.

 

 

 

CENTRE D’ACCUEIL ET DE FORMATION

POUR ENFANTS EN DIFFICULTE CAFED/CIIE

 

IDENTITE

Reconnue par le récépissé n° 010/MAT/SGIDGAT/DAJE du 9-12-1987.

Adresse :

CAFED/CIIE 01
BP 1474 Ouagadougou 01 BURKINA FASO
Tél. 3643.33
Fax 36.43.32

Le Responsable : Le Président Pasteur Mamadou KARAMBIRI

Les Acteurs : - le Coordonnateur : DA Boniface : Par ailleurs Président du Collectif des associations oeuvrant dans les prisons et Secrétaire Général Adjoint du CNED

-4 formateurs-encadreurs

Les partenaires : UNICEF, Ambassade Royale des Pays Bas.

 

HISTORIQUE

Le centre Interdénominationnel International d’Evangélisation a pour vocation de proclamer l’Evangile et de participer au développement socio-économique et culturel du BURKINA FASO. A ce titre il a commencé à assister les mineurs en prison dès 1989. En décembre 1991, vingt six enfants des rues sont venus spontanément demander refuge pour échapper aux tracasseries policières durant les fêtes de fin d’année. Seize d’entre eux ont demandé à rester pour changer leur vie. Mr DA a eu alors l’idée de mettre en place un projet pilote d’apprentissage et de formation des enfants et des jeunes en difficulté. En fin de compte, ce sont onze jeunes de plus de quinze ans qui ont profité de la formation en totalité sur quatre ans.

 

LES OBJECTIFS

La CAFED poursuit les objectifs de rééducation, de formation et de réinsertion socioprofessionnelle en accordant la première place à la parole de Dieu pour la transformation radicale de ces enfants en marge de la société.

 

LES PRINCIPES

L’accent est mis sur la spiritualité.

L’enfant passe successivement par 5 étapes :

1. L’enseignement de l’Evangile (6 mois)

2. La rééducation par un encadrement spirituel intensif (6 mois)

3. La formation technique (2 ans) et simultanément le rétablissement des liens familiaux

4. La responsabilisation : le jeune quitte le centre pour apprendre à gérer son budget et suivre un perfectionnement

5. L’insertion socioprofessionnelle : le jeune est installé avec un équipement de base, il est suivi pendant encore deux ans.

 

LES ACTIVITÉS

Les formateurs et les jeunes ont construit les installations du Projet. Les formateurs bénévoles rééduquent l’enfant en mettant l’accent sur le plan spirituel.

Ils les initient à plusieurs métiers et délivrent une formation complète après que le jeune ait choisi son activité définitive.

Il les placent en perfectionnement puis les guident dans leurs installations. L’équipe tente de renouer les liens familiaux.

 

LES RESULTATS

11 jeunes de la rue ayant souvent connu la prison ont bénéficié de ce projet pilote (Mars 1992, Juin 1996).

Ils sont tous été installés et intégrés dans le secteur informel : 3 ont créé un atelier de soudure, 5, 2 ateliers de menuiserie, 2 autres se sont installés comme maçon et 1 en mécanique.

Depuis Juin 1997 l’un des menuisiers s’est installé à son propre compte avec succès.

L’atelier de soudure n’a pas longtemps fonctionné suite à la disparition de 2 des 3 associés avec le matériel.

En 1995, les jeunes ont encadré avec l’AEMO les enfants de rue de Ouagadougou pendant le FESPACO.

 

LES MOYENS

Ce sont surtout des contributions des membres du Centre (CIIE).

Les partenaires extérieurs ont assuré les frais d’équipement et de construction.

LES POINTS FORTS

1. La réussite de la rééducation pour la quasi totalité des jeunes

2. Le rétablissement heureux des relations familiales.

LES POINTS FAIBLES

Un jeune a vu son installation remise en cause en raison de la disparition de ses deux associés avec le matériel.

 

LE PROJET DEFINITIF

Devant la demande de mineurs en prison, d’enfants de la rue et de familles, le Centre a décidé de reconduire son projet en le modifiant légèrement.

Il s’agit d’accueillir et de former sur 3 ans des promotions de 30 enfants en rupture ou non avec leur famille.

Un terrain est d’ores et déjà acquis et clôturé mais les fonds manquent encore pour son aménagement définitif.

A long terme, le CAFED envisagerait aussi l’ouverture d’un centre agricole en vue d’étendre l’expérience dans le monde rural.

 

 

 

LA FONDATION CHARLES DUFOUR

 

 

IDENTITE

Reconnue par le récépissé n° 92132/MAT/SG/DELPAJ du 2 avril 1992

Adresse : (Rue de la chance)

Fondation Dufour BP 2855 OUAGADOUGOU
Tél. et Fax : 30 38 89 BURKINA FASO

Les Responsables : Président : Hadama YAMEOGO

Secrétaire : Boubacar OUEDRAOGO

Trésorière : Alice VOLPATO

Les Acteurs : Le Directeur Hadama YAMEOGO

L’Animateur : Amadou YAMEOGO

Les deux ménagères : Aïcha NABALOUM & Adèle ZOMA

Le Médecin : Nameba OUEDRAOGO

Les partenaires : - Jacques PASQUIER "Les Amis de la Rue de la Chance"

10 Rue Pierre Joseph Colin
44100 Nantes
Tél. (2 ou 02) 40.95.11.95.

- Association "Coup d’Pouce" Besançon.

 

HISTORIQUE

Créée en 1985 de manière informelle par un Français aujourd’hui décédé, l’association reconnue en 1993, accueille aujourd’hui 36 enfants de 2 à 21 ans, surtout des orphelins. Ce sont le plus souvent des enfants venant de la campagne comme aussi 12 enfants qui sont aidés au sein de leur famille. Mais certains viennent de Ouagadougou et le fils adoptif du Fondateur, qui dirige l’Association, a même recueilli deux enfants des rues.

 

LES OBJECTIFS

Il s’agit d’éduquer, de former, et de soigner des enfants défavorisés dont personne ne peut s’occuper.

Il s’agit aussi de sensibiliser la population sur l’éducation et les soins qu’on doit à l’enfant en général.

 

LES PRINCIPES

L’association réalise ses objectifs en dehors de toute considération ethnique, politique et religieuse.

L’association tient à conserver la forme d’une "communauté familiale".

 

LES ACTIVITÉS

Le Directeur prend contact et entretient des relations suivies aussi bien avec le parent survivant ou la famille élargie des orphelins vivant au centre qu’avec la famille de ceux restant au village. Il apporte une aide sanitaire et financière à ces derniers, leur donne des vêtements et les inscrit à l’Ecole. Il organise pour une partie des 3 vacances, des retours en famille au village ou en ville. Il emmène aussi les enfants camper.

Il contacte les partenaires et assure la gestion du centre. Il prépare et réalise les départs en France de certains enfants pour adoption. Ces enfants sont choisis pour leur santé déficiente pouvant nettement s’améliorer en France.

Il supervise la mission qu’il a confiée à un médecin : distribution au centre de médicaments à la population du quartier. Il sensibilise cette population sur la protection et le soin de l’enfant.

Il supervise la vie des enfants au centre mais laisse une grande autonomie à l’animateur, aux ménagères et même aux grands dans le soin qu’ils apportent aux petits.

L’animateur et les ménagères partagent la vie des enfants en dehors de l’école : repas, toilette, soutien scolaire, animation.

Le jeudi et samedi après-midi, les enfants font du sport, du théâtre, du chant ou dansent avec les djembés.

 

LES RESULTATS

36 enfants vivent au centre. Ils sont tous scolarisés soit à l’école primaire soit au collège. Les 2 enfants des rues sont parfaitement intégrés dans cette communauté d’enfants.

 

LES PROJETS

1. Le déménagement en octobre 97 dans une plus grande cour

2. Le début d’activités de maraîchage à Kongoussi en novembre 97 afin de permettre aux enfants de se former pendant les vacances et de parvenir à l’auto-subsistance

3. Entretenir une correspondance scolaire personnalisée avec une classe de Nantes en France.

4. Ouvrir une école primaire pour les enfants et ceux du quartier en septembre 98 ainsi que d’autres ateliers de formation professionnelle en teinture, filage, tissage, bronze, fabrication de jouets, menuiserie, mécanique, soudure.

 

LES MOYENS

Leur provenance est diverse : parrainage, bénéfices d’une pension connue par les touristes à Ouagadougou. Elle devrait se diversifier encore dans l’avenir.

LES POINTS FORTS

1. Un très bon climat heureux et chaleureux

2. Une très bonne gestion des fonds et un apport financier original : la pension.

LES POINTS FAIBLES

1. Les conditions matérielles (hébergement, éloignement de l’Ecole) étaient jusqu’à présent précaires.

2. La Fondation a dû réduire les départs pour adoption vers la France en raison de diverses difficultés.

 

 

 

EN PROJET : LE FOYER DE L’ASSOCIATION ‘WEND KUUNI"

DE BOROMO

 

 

IDENTITE

Adresse : "Association Wend Kuuni"

BP 891 Ouagadougou
Tél. 97.14.59 (Mme YE Sophie)
Tél : s/c Préfecture de Boromo : 53 80 34 (Mlle CLE Cécile) BURKINA FASO

Association "Wend Kuuni".

Institut Régional d’enseignement et de formation aux Fonctions Educatives (I.R.E.F.F.E.)
2 rue du professeur Marion
21000 DIJON
Tél (3 ou 03) 80.67.17.88 France.

Les Responsables : Présidente : Cécile MATHELIN

Trésorière : Annie FROMENTIN

Les Acteurs : Le Chef de projet : Sophie YE SAWADOGO

L’Installatrice du Projet à Boromo : Cécile CLET.

Les partenaires ne sont pas encore déterminés.

 

 

 

EN PROJET : LE CENTRE DE REEDUCATION ET DE REINSERTION

SOCIALE ET PROFESSIONNELLE DE L’ASSOCIATION

"CREDO" A OUAGADOUGOU

 

Association : CHRISTIAN RELIEF AND DEVELOPMENT ORGANIZATION

BP 3801 Ouagadougou 01
Tél. 34.21.62 BURKINA FASO

Président : Idrissa Moïse NAPON

Le centre accueillera des enfants des rues. Le projet n’est pas encore précisé.

Additif :

En 1998, Manja BOUMANS ( 01 BP 1784 OUAGADOUGOU Tél : 36 48 51 Fax 36 46 70 ) met en place le projet.

 

 

 

 

EN PROJET : L’ORPHELINAT APEO A OUAGADOUGOU

 

Association pour la Protection des Enfants Orphelins.

 

IDENTITE

Reconnue par le récépissé n°94-265/MAT/SG/DGAT/DLPAJ du 20 Octobre 1994.

Adresse : APEO

BP 2770 OUAGADOUGOU 01 – BURKINA FASO
Tél. 31.10.49 (Bureau)

Les Responsables : Président : Sérafin NONGUIERMA

Trésorier : Biba TRAORE.

L’organisateur : Alice VOLPATO

 

LE PROJET

L’association, reconnue en 1994, est constituée de personnes parrainant des orphelins venant de la ville ou de la campagne, depuis 1986. Le projet consiste à créer un centre pour accueillir ces 35 orphelins, aujourd’hui élevés dans des familles adoptives, en plus de quelques autres. Les enfants recevront un enseignement et une formation professionnelle à l’intérieur du centre. Ils seront encadrés par les plus âgés qui ont déjà 18 ans aujourd’hui. Certains de ces orphelins ont connu la rue.

 

 

 

 

LE MILIEU SEMI OUVERT

SEMI FERME

 

 

 

ASSOCIATION DES JEUNES POUR LA SALUBRITE DE NOS CITES

(AJSC)

 

 

IDENTITE

 

Reconnue par le récépissé n° 94-055/MAT/SG/DGA-DLPAJ 1994.

 

Adresse : Association des Jeunes pour la Salubrité dans nos Cités

BP 2824 Ouagadougou 01
Tél. 32 01 42 BURKINA FASO

Les Responsables : Président : Benjamin KOMPAORE par ailleurs Responsable à l’Organisation et à l’Information du CNED

Secrétaire : Wenceslas SIMPORE

Trésorier : Parfait NANA.

Les Acteurs : Le bénévole permanent : Winceslas SIMPORE

L’animatrice

Les trois bénévoles

 

Absence de partenaire régulier.

 

HISTORIQUE

Des jeunes élèves et étudiants ont décidé en septembre 1993 de créer une association pour soutenir les enfants des rues et aider à leur insertion économique et sociale.

Après avoir constitué une équipe de 20 jeunes composée de 12 "jeunes dans la rue" habitant sur place et de 8 "jeunes de la rue" logés dans un local, ils l’ont encadrée durant deux ans pour collecter ensemble les ordures ménagères de trois secteurs de la ville de Ouagadougou. Devant faire face à une concurrence sévère, l’association a dû transformer en partie son équipe en déménageant dans un autre secteur et elle a diversifié ses activités.

 

LES OBJECTIFS

Il s’agit avant d’orienter des jeunes vers une insertion économique et sociale en leur donnant un minimum d’éducation et des habitudes de travail.

 

LES PRINCIPES

L’association réalise ses objectifs en dehors de toute considération ethnique politique et religieuse.

Toute action doit être faite avec l’idée d’apprendre aux jeunes qu’il faut travailler pour gagner sa vie.

 

LES ACTIVITÉS

Au début, dix jeunes bénévoles se sont relayés pour encadrer les jeunes dans la collecte des ordures et le recouvrement des abonnements. Un jeune, autrefois "dans la rue" était chargé d’assurer une permanence de nuit auprès des huit autres jeunes issus de la rue

Les bénévoles ont aussi organisé une période d’alphabétisation pour tous et ont proposé aux jeunes d’autres activités : plantation d’arbres, théâtre etc. Ils ont aussi sensibilisé la population du quartier à l’entretien et à la collecte des ordures ménagères. Une animatrice du CREPA a, durant cinq mois, éduqué les jeunes à l’hygiène, à la prévention et à la protection contre les maladies.

Aujourd"hui, un bénévole assure le suivi permanent des douze jeunes de l’équipe actuelle. En déménageant, celle-ci a perdu les douze jeunes dans la rue des anciens secteurs, mais en a gagné six autres du nouveau secteur. Deux enfants des rues ont été placés en apprentissage chez un maçon. Les six autres continuent l’activité et logent avec le bénévole. Ce dernier encadre aussi des femmes chargées du recouvrement des abonnements à l’enlèvement des ordures ménagères depuis quelques temps. Deux autres bénévoles sensibilisent la population. L’équipe a commencé à traiter les ordures ménagères et à fabriquer du compost.

Pour mieux s’insérer dans le quartier, des cours d’alphabétisation (4 fois 3 heures par semaine) et des activités récréatives sont dispensés par un bénévole et une animatrice à une centaine de petits enfants du quartier.

Les bénévoles ont aussi incité les jeunes à économiser l’argent qui leur est distribué chaque mois grâce aux bénéfices, ou qu’ils gagnent par de petits travaux supplémentaires auprès de la population.

 

LES RESULTATS

Sur les 12 "enfants dans la rue" ayant travaillé dans la 1ère équipe, 3 ont trouvé du travail dans une société faisant aussi le ramassage des ordures. La situation des 9 autres n’est pas connue.

Sur les 8 "enfants des rues", 2 ont été placés en apprentissage chez un maçon.

Les 6 autres sont stabilisés et ont fait des économies versées sur un livret comme d’ailleurs aussi les "enfants dans la rue" de la deuxième équipe. Ils veulent apprendre un métier.

 

LES PROJETS

1. Faire apprendre à 4 jeunes soit la menuiserie, soit la maçonnerie, soit la soudure en les confiant aux associations "FIJAS" et "Coup D’Pouce".

2. Orienter les 8 autres vers la fabrication du compost en laissant à des femmes le ramassage des ordures.

 

LES MOYENS

Le bénévolat et l’auto-financement fragilisent les efforts. Un contrat avec la municipalité est vivement espéré.

LES POINTS FORTS

1. L’effort pour faire prendre conscience de la nécessité du travail.

2. L’apprentissage de la vie collective.

LES POINTS FAIBLES

1. L’activité actuelle n’est pas assez formatrice ni attrayante.

2. La structure de l’association reste trop précaire.

 

 

 

 

ASSOCIATION NATIONALE POUR L’EDUCATION

ET LA REINSERTION SOCIALE DES ENFANTS

DE LA RUE (ANERSER)

 

IDENTITE

Reconnue par le récépissé n°93-0020/MAT/SG/DGAT/DLPAJ du 9 FÉVRIER 1993.

Adresse : ANERSER 08 BP 11377 OUAGADOUGOU 08

BURKINA FASO Tél. 34.11.35 Fax 34 17 13 ( Ecrire " ANERSER " )
(Rue 8-46 Porte 653 Gounghin)

Les Responsables : Président : Boniface YAMEOGO

Secrétaire : François ZOUNDI par ailleurs Commissaire aux comptes du Collectif National pour l’enfance en Difficultés (CNED)

Les Acteurs : Le Directeur : Boniface YAMEOGO

Le responsable des dossiers de réinsertion : François ZOUNDI

Les Animateurs : Mathieu NIKIEMA & Joseph BOUREIMA

Le Conseiller : El Hadj Ibrahim ZOUGMORE

 

Absence de partenaire régulier.

 

HISTORIQUE

Les principaux responsables, amis de ATD/Quart Monde ont décidé en 1993 de créer une association nationale afin de contribuer à résoudre le problème des enfants dormant dans la rue.

Un premier centre est ouvert le 23/09/93. A la suite d’un déménagement, des circonstances obligent les animateurs à accueillir ensemble des enfants de passage et d’autres désirant se stabiliser. Face à cette situation impossible, en particulier pour le travail et les repas, l’équipe décide en 1995 de corriger son projet. S’inspirant de l’expérience de Caritas Mali, menée sur les principes du Père Lefort, elle sépare nettement le centre d’écoute de Ouagadougou ouvert à tous et un foyer de type familial à la campagne à 40 km de la ville. Cette ferme n’a pas pu encore accueillir beaucoup d’enfants mais les installations et les terrains font espérer de nouvelles possibilités. Aujourd’hui, l’action a surtout lieu en ville.

 

LES OBJECTIFS

Il s’agit avant tout d’intégrer l’enfant dans la société en favorisant son retour dans sa famille, en l’initiant à un travail ou en le plaçant en apprentissage .

Il s’agit aussi de sensibiliser la population, les pouvoirs publics et les autorités religieuses sur ce phénomène.

 

LES PRINCIPES

L’Association réalise ses objectifs en dehors de toute considération ethnique, politique et religieuse.

L’Association voit la séparation entre le centre d’Ecoute et le foyer comme la solution qui permet au jeune de changer de vie afin de préparer conséquemment son avenir.

 

LES ACTIVITÉS

Au Centre d’Ecoute

Les animateurs dialoguent dans la rue avec les enfants : après avoir tourné dans 21 lieux ils se sont concentrés sur deux gares routières très proches du centre d’Ecoute.

Ils les accueillent de jour comme de nuit et assurent une présence permanente. Ils animent des causeries en faisant appel à des personnes compétentes sur des sujets qui touchent la vie de l’enfant.

Ils essaient de connaître l’histoire de l’enfant, d’identifier sa famille, de préparer et parfois d’assurer son retour.

Ils placent ceux qui le souhaitent en apprentissage chez des patrons ou dans des structures ("Projet Somgandé", "FIJAS").

Ils animent des ateliers de menuiserie, de tissage, de bricolage, de modelage et font fabriquer du grillage.

Ils réfléchissent et cherchent à collaborer avec l’AEMO et d’autres associations.

Ils sensibilisent la population, les autorités publiques et religieuses sur la question.

Une personne bénévole dispense des cours d’alphabétisation.

N.B. : Actuellement les activités manuelles et l’alphabétisation ont cessé. La présence de nuit a été rétablie mais elle avait été interrompue plusieurs mois, l’animateur ayant dû se charger de la responsabilité de la ferme.

 

Au Foyer

Les animateurs conseillent les deux jeunes qui s’y sont fixés et surveillent leur travail avec un voisin choisi comme tuteur.

Ils accueillent ou accompagnent les enfants venus pour découvrir le foyer ou y séjourner quelques temps.

 

LES RESULTATS

327 enfants sont passés au centre

104 ont été suivis et fichés

33 ont reçu leur famille au centre

26 sont retournés dans leur famille

21 ont été placés en apprentissage mais seulement 7 sont allés jusqu’à l’installation

2 vivent actuellement au foyer.

 

 

LES PROJETS

1. Faire démarrer la production de la ferme (culture, élevage) de manière à pouvoir s’auto-financer, y accueillir jusqu’à 25 jeunes et embaucher un couple pour la cuisine et le gardiennage.

2. Redynamiser et maintenir l’activité du Centre d’Ecoute par l’acquisition de matériel d’animation et l’embauche rémunérée de deux animateurs.

 

LES MOYENS

Les subventions ont été et restent ponctuelles. Les moyens ne suffisent pas pour rémunérer des animateurs et stabiliser les actions.

 

LES POINTS FORTS

1. Une grande connaissance des enfants de rue de Ouagadougou et une grande disponibilité d’écoute envers tous.

2. Une grande expérience de l’accueil de nuit des enfants de passage.

LES POINTS FAIBLES

1. Le manque de suivi des activités et des entreprises par manque de moyens

2. Le Foyer n’a pas su encore vraiment jouer son rôle.

 

 

 

ASSOCIATION AMI DES ENFANTS

(ASAME)

 

IDENTITE

Reconnue par le récépissé n° 92278 MAT/SG/DGAT/DLPAJ du 7 octobre 1992.

Adresse : Association Ami des Enfants

06 BP 9640 Ouagadougou 06
Tél. 36.47.42 BURKINA FASO

Les Responsables : Président : Ernest OUBDA

Secrétaire : Marcel YANOGO

Trésorière : Louise MINOUGOU

Responsables aux Projets et Relations Extérieures : Manja BOUMANS Noël SOETAORT

Les Acteurs :

Les Fondateurs : Noël SOETAORT Manja BOUMANS, par ailleurs animatrice de Pang Bila.

Le Facilitateur des relations avec les enfants de Pang bila : Lagsandré ZONGO

L’Alphabétiseur : Adama,

Les deux couples responsables des deux foyers.

L’Assistant : Emmanuel MINOUGOU, par ailleurs commissaire aux comptes du CNED.

Le Partenaire : Tear Fund Evangelical Relief et Development Cooperation

Groenstat 19
1800 Vilvorde Belgique
Tél. 003222517710 - Fax 003222518252

 

HISTORIQUE

Manja Boumans et Noël Soetaort missionnaires belges de l’Eglise Evangélique Baptiste accueillent un jour chez eux pour le soigner un enfant de la rue sourd-muet. Pour le prendre en charge durablement, ils ont l’idée de créer une maison d’accueil confiée à un couple et qui pourrait aussi recevoir d’autres enfants. En 1992, "Le Bon Berger" ouvre ses portes au sourd muet et à 5 autres enfants. Après la création d’un 2ème foyer d’enfants en situation difficile, des familles adoptives sont recherchées pour élever les orphelins. Enfin, en 1997, un lieu pour soigner, alphabétiser, évangéliser tout enfant dormant dans la rue est ouvert .Il abrite actuellement 10 enfants qui ont demandé à y être logés.

 

LES OBJECTIFS

Il s’agit d’aider et d’éduquer des enfants en situation difficile ou des enfants de la rue de manière à permettre leur insertion sociale et s’il y a lieu, leur retour en famille.

 

LES PRINCIPES

L’association tient à ce que les enfants connaissent l’Evangile et reçoivent une éducation morale.

 

LES ACTIVITÉS

Dans les foyers et les familles adoptives, les enfants mènent une vraie vie de famille. Dans les foyers 1 et 2, 4 enfants des rues ont été élevés avec 7 autres enfants "ordinaires".

Grâce au système de parrainage de l’Association Tear Fund, ils ne manquent de rien et vont tous à l’école. Il en est de même pour les orphelins des familles adoptives. L’assistant fait le lien entre tous ces lieux. Tous les enfants ont entre 4 et 14 ans.

Dans le lieu appelé "Pang Bila" ("petite force" en mooré), l’animatrice dirige le projet qui consiste à amener 10 enfants de la rue par plusieurs phases à se stabiliser et à apprendre un métier. La 1ère phase a eu lieu en Février 97. Après avoir rencontré les enfants dans la rue grâce à un ancien enfant de la rue, Lagsendré ZONGO, l’animatrice leur a proposé certaines activités manuelles, fabrication de bracelets ou de jouets qu’ils ont pu vendre. Puis elle les a mobilisés pour aménager les lieux et les initier à la maçonnerie. Depuis trois mois, ils se sont maintenant stabilisés, demandant à être hébergés; ils suivent des cours d’alphabétisation et reçoivent une évangélisation. Lagsandré ZONGO est là toute la journée pour faciliter les échanges avec les jeunes mais la nuit, seule la propriétaire des lieux est là pour veiller sur eux.

L’animateur et le facilitateur continuent en même temps de contacter d’autres enfants des rues soit en ville soit à Pang-Bila, lieu conçu pour accueillir tout enfant venant se laver ou se faire soigner. Ces enfants remplaceront les premiers, logés très bientôt dans un célibataurium soit pour aller à l’école, soit pour être formés dans un métier.

L’équipe essaie aussi de retrouver l’origine des enfants y compris celle des 4 enfants des rues des foyers afin de rétablir un lien et préparer un éventuel retour en famille.

 

LES RÉSULTATS

Dans les 2 foyers et les familles adoptives, 22 enfants mènent une vie familiale simple et chaleureuse. Ils vont à l’école primaire. 3 ont même réussi à être acceptés au collège.

A Pang-Bila, 10 jeunes de la rue de 12 à 18 ans se sont stabilisés, voulant aller à l’école, au moins aux cour du soir et apprendre un métier. Un des enfants n’est pas resté à Pang-Bila.

 

LES PROJETS

1. Ouvrir Pang-Bila à 20 nouveaux jeunes dont 5 filles et situation difficile et les alphabétiser.

2. L’Association va peut être rejoindre une Association évangélique plus importante "CREDO".

 

LES MOYENS

Ils reposent sur le système de parrainage assuré par des ménages belges.

LES POINTS FORTS

1. Le système de parrainage
2. La chaleur des personnes qui accueillent et vivent avec les enfants.

LES POINTS FAIBLES

Le statut de l’association et les activités du projet enfant des rues ne sont pas encore fixés avec précision.

 

 

 

ASSOCIATION "SOLIDARITE JEUNES"

(ASJ)

IDENTITE

Reconnue par le récépissé n° 95/129/MAT/SG/DGAT/DLPAJ du 30 mai 1995.

Adresse : Association "Solidarité Jeunes"

01 BP 6526 Ouagadougou 01 BURKINA FASO
Tél. 30.57.32

Les Responsables : Secrétaire Exécutif : Frédérique BOURSIN

Trésorier : Arnold BRAKENHOFF

Délégué des animateurs : OUEDRAOGO Sébastien

Délégué des jeunes : OUEDRAOGO Salif

Les Acteurs : Animateur permanent : OUEDRAOGO Sébastien Tél.33.48.50

Animateur occasionnel : Sofiano

Animateur occasionnel : Peggué SAWADOGO

Animateur occasionnel : les aînés.

Les partenaires : "Club International des Femmes de Ouagadougou (CIFO)

01 BP 243 Ouagadougou 01
"Solidarité Jeunes Ouaga".

Mme BOURSIN
L’Egletière-Chavoy :
50870 Ste Pience    Tél. 02.33.70.91.61

 

HISTORIQUE

Créé en Mai 1995 par des bénévoles de l’Association "ATD/Quart Monde" qui voulaient ouvrir un centre de vie à partir de leur expérience puis par une Française résidente très intéressée par le projet, l’Association a voulu avant tout impliquer les jeunes dans la conception et la réalisation du projet (construction du centre d’Accueil et d’Encadrement des Enfants Défavorisés).

Après un début très difficile, l’Association a réussi depuis Février 1996 à stabiliser les jeunes ayant dormi longtemps dans la rue, les initier à une activité "occupationnelle" et à accueillir d’autre part des enfants de passage.

 

LES OBJECTIFS

Il s’agit avant tout de soutenir les efforts collectifs des jeunes pour s’insérer dans une activité et dans l’environnement social de la ville de Ouagadougou grâce à la création d’un réseau de solidarité et d’entraide mobilisant des services publics et des personnes privées. Il s’agit aussi de sensibiliser le plus possible de jeunes enfants de la rue de Ouagadougou.

 

LES PRINCIPES

L’association réalise ses objectifs en dehors de toute considération ethnique, politique et religieuse.

L’association privilégie l’auto-responsabilisation des jeunes et l’aide des plus jeunes par les aînés c’est-à-dire de 21 ans et plus. Les animateurs invitent les aînés à prendre des responsabilités (chef de la cour, chef du nettoyage, chef de la cuisine, délégué du Bureau exécutif) et ils les incitent tous à contribuer au financement du centre par une partie de leur épargne personnelle. Ceci se concrétise par la gestion à part entière des activités de production et de la vie quotidienne.

L’Association demande aux jeunes réguliers de s’investir dans un travail.

 

LES ACTIVITÉS

Les animateurs vivent en permanence avec des jeunes qui se sont stabilisés : présence, repas, jeux d’animation (Djembe, football), travail : (activité "charrettes", menuiserie, jardinage), suivi particulier de chaque jeune.

Les animateurs :

. accueillent pour une durée déterminée des jeunes en placement judiciaire et veillent à leur intégration parmi les autres jeunes.

. accueillent les enfants de passage jour et nuit et s’entretiennent avec eux sur leur situation.

. veillent à l’hygiène corporelle et vestimentaire, sensibilisent sur la prévention des maladies et assurent les premiers soins.

. rencontrent les employeurs éventuels.

Un menuisier initie et forme les jeunes qui le désirent.

Une personne bénévole assure à tous deux cours d’alphabétisation par semaine.

Durant la semaine du FESPACO 97 les animateurs ont hébergé et encadré la plupart des enfants des rues de Ouagadougou.

L’Association tourne un film qui est conçu et réalisé par les enfants sur leur histoire.

Les animateurs rencontrent ponctuellement leurs collègues de l’AEMO et d’autres associations (ANERSER, ATD/Quart Monde).

 

LES RESULTATS

14 Jeunes se sont stabilisés et vivent en permanence dans le centre : 4 aînés, 8 plus jeunes et 2 en placement judiciaire. Ils travaillent tous: 7 à la menuiserie, 4 dans l’activité "charrette", 1 comme salarié à l’aéroport, 1 en maraîchage et 1 en nettoyage.

5 enfants de passage sont reçus en moyenne par jour mais ils viennent plus nombreux le dimanche.

Le groupe permanent se partage sans problème les responsabilités.

Une relation chaleureuse et solide s’est créée avec le quartier ; des jeunes viennent prendre le thé, les populations sollicitent leurs services et commandent des travaux.

 

LES PROJETS

1. Agrandir le centre

2. Renforcer l’équipe d’animateurs

3. Créer et développer d’autres activités de production et de formation

4. Aider à l’installation des jeunes : association en groupe de crédit, formation à la gestion.

5. Toucher les plus petits enfants de Ouagadougou par des tournées dans les rues la nuit en collaboration avec Médecins Sans Frontières.

 

LES MOYENS

L’Association souffre d’un manque de moyens, ce qui a contraint les animateurs à rester bénévoles. La situation s’est améliorée grâce à de nouveaux partenaires.

LES POINTS FORTS

1. La stabilisation des jeunes ayant vécu très longtemps dans la rue : vie communautaire; activité régulière

2. L’auto responsabilisation de tous grâce à un appui très important des aînés.

LES POINTS FAIBLES

1. Le manque de stabilité et de moyens de l’équipe d’encadrement.

2. La difficulté à mobiliser les plus jeunes enfants des rues de Ouagadougou.

 

 

ASSOCIATION POUR LA REHABILITATION DES MARGINAUX

(REMAR)

 

IDENTITE

Reconnue par l’article n° 94080 du 28 décembre 1994.

Adresse : Association REMAR

01 BP 991 Ouagadougou 01 BURKINA FASO
Tél. 34.10.90

Association REMAR
BP 527 Ouahigouya BURKINA FASO

Les Responsables : Président et Fondateur : Miguel DIEZ

Président de l’Association Burkinabè : Jésus LOPEZ RADA

Les acteurs : Le Coordonnateur : Jésus LOPEZ RADA

L’animateur principal de Zagtouli : Bonwendwaogré OUEDRAOGO

L’animateur principal de Ouahigouya : Raco MORENO

Les partenaires : REMAR International C/Lui MITJANS

22 Pte VALLECAS
28007 Madrid Espagne
Tél (91) 5015155

 

HISTORIQUE

Fondé en Espagne en 1982, le Mouvement est maintenant présent dans une quarantaine de pays avec environ 300 centres. Le fondateur, converti au protestantisme, a voulu évangéliser les autres, en particulier les marginaux (toxicomanes, alcooliques, malades du SIDA, fous, détenus, vieillards, orphelins, enfants des rues) pour les transformer.

Présent au BURKINA FASO depuis 1984, REMAR a ouvert 7 lieux dont 2 prévus spécialement pour l’accueil et la réhabilitation des enfants des rues : Zagtouli près de Ouagadougou et Ouahigouya, (Secteur 4).

 

LES OBJECTIFS

Il s’agit d’aider les personnes les plus nécessiteuses aussi bien matériellement que spirituellement. Il s’agit en particulier d’accueillir des enfants abandonnés et de les élever dans le respect de leurs racines.

 

LES PRINCIPES

L’association se propose d’évangéliser et de faire des disciples mais elle respecte la liberté de croyance de chacun.

 

LES ACTIVITÉS

Une maison abrite à Ouahigouya des mères célibataires avec leurs nouveau-nés.

Trois foyers élèvent des bébés et enfants orphelins de 2 mois à 10 ans à Ouagadougou.

Une ferme agricole pastorale accueille des prisonniers en fin de peine (Naag Yiiri sur la route du Ghana). L’équipe procède quotidiennement à des distributions alimentaires aux enfants du secteur 28 de Ouagadougou, à ceux des villages de Naag Yiiri, de Zagtouli et de Tougou, aux mendiants de Ouahigouya, aux prisonniers de la MACO de Ouagadougou et de Ouahigouya.

L’association travaille en relation avec le Ministère de la Justice.

Les animateurs font des tournées rues pour faire connaître REMAR aux enfants des rues (ou vivant dans les rues) de Ouagadougou et les rencontrer.

Ils les emmènent, ou accueillent ceux qui viennent seuls, à la ferme de Zagtouli qui peut recevoir 30 enfants de 10 à 20 ans. Là, ils tentent de gagner leur confiance, de les initier à la vie collective et à des activités sportives ou de jardinage, d’élevage et de les évangéliser. Ils les nourrissent, les soignent et leur donnent des règles d’hygiène, de santé et les alphabétisent.

Le centre de Ouahigouya accueille des enfants des rues de cette ville mais surtout de Ouagadougou.

Les activités sont les mêmes qu’à Zagtouli.

L’équipe essaie aussi d’entretenir des relations avec les familles.

 

LES RESULTATS

30 enfants sont élevés dans les maisons communautaires et sont scolarisés.

Beaucoup d’enfants des rues de Ouagadougou sont déjà allés quelques jours à Zagtouli mais peu y restent. La ferme accueillait 17 jeunes en août 1997, 27 jeunes sont actuellement à Ouahigouya.

 

LES PROJETS

1. Travailler en relation avec l’Action Sociale

2. Former les enfants stabilisés à des métiers : mécanique, soudure, élevage.

3. Créer un village de 1000 personnes d’âges différents (sur la route de Bobo)

 

LES MOYENS

L’Association vit de dons venant surtout d’Europe.

 

 

 

 

ASSOCIATION DE PROTECTION ET DE SAUVEGARDE

DE L’ENFANCE EN DANGER (APSED)

 

 

 

IDENTITE

Adresse : Association de Protection et de Sauvegarde de l’enfance en Danger (APSED).

09 BP 311 Ouagadougou 09
Tél. 36.25.23 BURKINA FASO

Les Responsables : Présidente : Christine COMPAORE

Secrétaire : Henri SAWADOGO

Trésorière : Azéta BAMBAR

Les Acteurs : Le Secrétaire à l’Education et à la Formation : Henri BOUDA

Les animateurs : Lucien SOW & Christine COMPAORE

Le Partenaire : La Fondation pour les Droits de l’Homme : Bruxelles

 

PRÉSENTATION

L’Association promeut et défend les droits de l’enfant lors de conférences au BURKINA FASOou de rencontres internationales à l’étranger.

L’équipe fait des tournées rues auprès des enfants des rues de Ouagadougou et les visites en prison ainsi qu’à Ouahigouya. L’Association a ouvert un centre agro-pastoral pendant 8 mois avec 20 jeunes mais a dû le fermer ; elle projette maintenant d’avoir plutôt dans un premier temps un centre d’Ecoute ouvert à Ouagadougou.

 

 

 

EN PROJET : LES ACTIVITÉS SOCIO-ÉDUCATIVES

DE RÉINSERTION EN MILIEU OUVERT EN FAVEUR

DES ENFANTS ET JEUNES DES RUES

AU BURKINA FASO

 

 

N.B. Au 15 Février 1998, le projet se trouve sensiblement différent du projet suivant et l’équipe a changé.

 

Le projet est entrepris par la Croix Rouge Burkinabè et la Croix Rouge Belge

 

 

IDENTITE

Adresse : Croix Rouge Burkinabè

BP 4404 Ouagadougou 01
Tél. 30.08.77 - Fax 36.31.21 BURKINA FASO

Croix Rouge de Belgique

Communauté Francophone.
Département International Chaussée de Vieurgat,
84.1050 Bruxelles
Tél. 3226454674 - Fax 3226493322 Belgique.

 

Les initiateurs du Projet

1. Croix Rouge Burkinabè

2. Croix Rouge de Belgique

Michaël MALHERBE en collaboration avec Marcel KABORE, éducateur social.

 

LE PROJET

L’ouverture d’un centre de jour, puis successivement de deux autres, pour accueillir des enfants des rues de Ouagadougou s’inscrit dans une démarche beaucoup plus large qui voudrait s’attaquer de manière radicale au phénomène des enfants de la rue, à la fois en empêchant leur apparition et en essayant de réinsérer ceux qui existent déjà comme tels. L’ouverture des centres répond plus particulièrement à cet effort de réinsertion. Elle a été préparée par une étude sociologique sur l’origine et les caractéristiques des enfants des rues de Ouagadougou et par leur recensement. Ils sont 600 à dormir dehors toutes les nuits. Une enquête qualitative permettra d’affiner leur portrait.

Trois éducateurs devraient ensuite s’immerger 2 mois dans les rues pour sélectionner chacun 15 enfants en fonction de leur capacité de s’adapter à une vie à la fois collective et autonome.

Les enfants pratiqueront des activités ensemble sous la responsabilité des éducateurs mais ils iront eux mêmes acheter leur repas et dormir dans un célibataurium hors du centre de manière à prendre les habitudes d’une vie normale : dormir chez soi, partir au travail, se débrouiller pour manger. Les enfants ne seront pas contraints : l’éducateur devra respecter leur décision éventuelle de s’absenter du centre ou du célibataurium mais il devra aussi tout faire pour le stabiliser. Il suivra et s’occupera chaque jour des 15 enfants qu’il aura sélectionnés.

Les enfants seront initiés 2 heures par jour à des ateliers de formation sauf le mardi et le jeudi où ils seront alphabétisés. Ces horaires pourraient être élargis à leur demande. On leur donnera la possibilité le soir d’aller exercer un travail pour compenser le manque à gagner de cette nouvelle vie. On intégrera cette activité dans le cadre de la création de mini-sociétés de services identifiés comme commercialement rentables.

La sensibilisation de la population et le rapprochement des enfants et de leurs parents seront aussi des moyens d’intégration.

Un 2ème centre de 45 enfants devrait ouvrir 6 mois après le 1er, puis un 3ème de manière à couvrir toute la ville. Le modèle pourrait s’étendre à d’autres villes du Burkina ou même d’ailleurs.

 

 

 

LE MILIEU OUVERT

 

 

 

ASSOCIATION DISPENSAIRE TROTTOIR DE BOBO-DIOULASSO

(ADTB)

 

 

IDENTITE

Reconnue par le récépissé n° 94-059/MAT/PHVE/HC/DAG du 16 Juin 1994.

 

Adresse : Association Dispensaire Trottoir de Bobo-Dioulasso

BP 1122 Bobo-Dioulasso
Tél. 98.11.76 ou 97.11.76 BURKINA FASO.

Les Responsables : Présidente : Marie-Laure FRIZON

Secrétaire : Jean Pierre HEMA

Trésorier : SOMA

Les Acteurs : La Directrice Saly HEMA

L’animateur chargé du suivi de l’enfant : Jacques SANOGO

Quatre autres animateurs et animatrices, Un infirmier, Une cuisinière.

Les partenaires : Association des Amis de Soeurs Emmanuelle (ASMAE).

26 Bd de Strasbourg
75010 PARIS - FRANCE
Tél (01 ou 1) 44 52 11 90 fax (01 ou 1) 44 52 92 93

 

HISTORIQUE

Des jeunes burkinabè qui voulaient agir à l’exemple d’ATD/Quart Monde en milieu ouvert décident dès 1993 d’aller à la rencontre des enfants désoeuvrés ou dormant dans les rues de Bobo-Dioulasso en leur proposant de petits soins.

Une Française, Marie Laure Frizon, et une autre femme, rentrent ensuite dans l’action de ce "dispensaire-Trottoir" et décident de mieux le structurer. L’association est déclarée en Juin 1994, les activités se localisent dans le club Amical Français qui permet de se réunir dans des salles et de jouer dehors. Elles ont lieu le matin et se sont diversifiées : éducation nutritionnelle de mères de famille pauvres, école maternelle et parrainages, accueil, alphabétisation et jeux pour les enfants de la rue ou ceux qui y passent la plus grande partie de la journée sans rien faire.

 

LES OBJECTIFS

Il s’agit d’empêcher que des enfants de familles nécessiteuses basculent un jour vers la rue et il s’agit aussi d’améliorer les conditions de vie et la santé des enfants des rues et de ceux vivant dans la rue.

 

LES PRINCIPES

L’Association réalise ses objectifs en dehors de toute considération ethnique et religieuse.

L’accent est mis autant sur le côté préventif que sur le côté curatif du phénomène des enfants des rues.

 

LES ACTIVITÉS

Elles ont lieu toute l’année.

Les animateurs font une tournée rue une fois par semaine pour contacter les enfants désoeuvrés de Bobo : se présenter à ceux qui sont encore inconnus par eux et revoir les autres sur leur lieu de vie.

La plupart des activités a cependant lieu le matin au club Amical Français.

Des bébés sous-alimentés sont nourris et leurs mères sensibilisées sur la nutrition.

Des enfants sans ressources reçoivent une éducation semblable à celle de n’importe quelle école maternelle.

Les animateurs s’occupent aussi des enfants des rues et désoeuvrés. Ceux-ci ont entre 7 et 18 ans. Ils les font jouer, les alphabétisent, les initient au tissage, à la fabrication de jouets ou au jardinage. Ils leur distribuent un repas. Un infirmier les soigne ou les dirige vers l’hôpital.

Ils essaient de gagner leur confiance et de trouver une nouvelle voie à leur proposer : retour en famille, petit métier, apprentissage.

Les animateurs visitent les familles et les sensibilisent. Ils organisent les retours des enfants dans leurs familles.

Les animateurs rencontrent une fois par trimestre l’équipe de l’association "Tié" afin de suivre l’évolution des enfants fréquentant les deux équipes.

Les animateurs sont en lien étroit avec l’Action sociale dont un des responsables intervient dans l’animation des sports .

 

LES RÉSULTATS

30 petits enfants et bébés sont nourris régulièrement et leurs mères éduquées à la nutrition.

40 enfants vont à l’école maternelle au Club amical Français ou dans une école ordinaire (parrainage).

200 enfants désoeuvrés passent au moins une fois par an au club Amical. Ils sont environ 50 chaque jour, souvent les mêmes. Certains sont en rupture complète avec leur famille.

Depuis 1994, 7 enfants ont été aidés pour se lancer dans un petit métier : 3 cireurs, 4 vendeurs de sachets.

21 ont été placés en apprentissage chez des patrons, en menuiserie, mécanique, maçonnerie ou couture.

3 ont été inscrits au centre de formation "Don Bosco". Plusieurs sont retournés en familles dont 4 cette année.

 

LES PROJETS

1. Le déménagement dans un nouveau centre qui garderait le caractère ouvert du dispensaire mais où les enfants demandeurs pourraient éventuellement dormir.

2. La mise en place d’activités de formation manuelle.

 

LES MOYENS

Des aides sont apportées pour la construction du centre.

LES POINTS FORTS

1. Les animateurs ont gagné la confiance des enfants

2. L’accent est mis autant sur la prévention que sur l’assistance.

LES POINTS FAIBLES

L’action n’a lieu que le matin si bien que l’enfant peut ne pas être amené à changer de vie.

 

 

 

 

 

TIE

(TIE signifie "présence" en langue bobo)

IDENTITE

Reconnue par le récépissé N° 96-215/MAT/PHUE/HC/DAC du 10 octobre 1996

Adresse : Association Tié S/C TONDE Pascal/ONATEL Bobo Dioulasso

ou 01 BP 790 - Bobo Dioulasso 01
Tél. 97-17-36 ou 98 25 97 BURKINA FASO

Les Responsables : Président : Pascal TONDE

Secrétaire : Antoine SANOU TOLO

Trésorier : Abbé Jean MONTERAT

Les Acteurs : Le Coordonnateur : Pascal TONDE

Les chefs Animateurs : Antoine SANOU TOLO - Lassina KONATE

Les animateurs : Aimé Césaire KY - Hermann KY

Le superviseur : Boubacar TOURE de l’association "YELI"

BP 298 Bamako
Tél. (00223) 22-91-08 Mali

Les partenaires : Michel DURET "Terre de vie"

BP 15 bis
44320 Saint Père en Retz
Tél. (2 ou 02) 40.21.15.16 Fax (2 ou 02) 40.21.18.24

Dominique RICHER "Cassiopée"
19 BANVAL
22000 Saint Agathon France.

 

HISTORIQUE

Née de la rencontre entre les créateurs de l’association "YELI" de Bamako qui guide les enfants de la rue en s’appuyant sur la population et de jeunes bénévoles qui avaient déjà participé à l’expérience du dispensaire Trottoir de Bobo et qui voulaient agir à l’exemple d’A.T.D. Quart Monde en milieu ouvert, l’association a commencé en juin 1995 avec trois animateurs. Un quatrième s’est ensuite joint à eux. Ils vont à la rencontre d’enfants en rupture originaires de Bobo, surtout des quartiers Dioulassoba et Bolomakoté, ou d’anciens campagnards placés par leurs parents sous la responsabilité d’un maître coranique avec lequel ils ne se sont pas entendus. Tous ces enfants dorment dans la rue.

 

LES OBJECTIFS

Il s’agit avant tout de parvenir, directement ou par le biais d’une famille d’adoption provisoire, au retour des enfants dans leur famille d’origine. On s’efforce aussi de les insérer dans la vie professionnelle et des protéger contre les fléaux : délinquance, drogue (saisie de chanvre, de colle, de boites d’allumettes à cause du phosphore ), maladies (sensibilisations à la vaccination, à la prévention des MST).

 

LES PRINCIPES

L’Association réalise ses objectifs en dehors de toute considération ethnique, politique et religieuse.

L’Association veut travailler avec de petits moyens de manière à ne pas créer de dépendance matérielle chez l’enfant

L’Association veut travailler en s’appuyant sur la population à travers diverses structures originales (comités) etc.

 

LES ACTIVITÉS

Les animateurs rencontrent les enfants

- le matin par équipe de deux, en ville devant les marchés, les gares, les cinémas, afin d’établir des relations d’amitié et de confiance avec eux.

- l’après midi dans un jardin choisi pour prendre le thé et faire des jeux de société ou des causeries débats (84 en deux ans)

- le jeudi après-midi pour jouer au football

- un soir par trimestre, pour une fête autour d’un repas

- un soir par an pour la fête de fin d’année

Les animateurs, après avoir gagné leur confiance, les incitent à retourner dans leur famille, à se lancer dans un petit métier ou à suivre un apprentissage.

 

Les animateurs sensibilisent des adultes

- les parents

- les tuteurs, en cas d’adoption provisoire

- les personnes-relais, adultes vivant ou travaillant sur les lieux fréquentés par les enfants et pouvant les canaliser

- les employeurs actuels ou éventuels

- la police, en cas d’arrestation discutable (3 en deux ans)

- les infirmiers et les médecins en cas de maladie ou d’hospitalisation.

Les animateurs rencontrent une fois par mois le responsable de AEMO de Bobo pour lui demander son secours et conseil à propos de cas très difficiles. Exemple : le responsable de l’AEMO a décidé d’aller voir le chef hiérarchique d’un militaire qui a rejeté son fils après un premier retour en famille.

Les animateurs rencontrent une fois par trimestre l’équipe de l’Association Dispensaire Trottoir de Bobo-Dioulasso" afin de suivre l’évolution des enfants fréquentant les deux équipes.

 

LES RESULTATS

74 enfants sont suivis et identifiés par une fiche.

En deux ans, 21 enfants sont rentrés dans leurs familles d’origine, parmi eux,

5 sont passés par des familles d’adoption provisoire.

8 enfants sont dans des familles d’adoption provisoire.

En deux ans, 52 enfants se sont mis à travailler

Parmi eux, 4 sont entrés en apprentissage,

48 exercent un petit métier (22 transportent des marchandises avec des charrettes, 14 sont des petits vendeurs, 2 vendent dans un kiosque, 7 sont cireurs, 3 sont aide-chauffeurs)

Les porteurs de bagage, plus instables, n’ont pas été comptabilisés.

L’Association contribue à l’achat du premier matériel de l’enfant et le guide ensuite pour toute son activité.

 

LES PROJETS

1. En liaison avec le travail de "YELI" à Bamako, différents comités devraient être mis en place :

- Un C.A.R : Comité d’Action et de Réflexion, formé d’anciens enfants de rue retournés en famille qui écoutent et conseillent ceux qui sont encore dehors.

- un Comité de Sages ou un Comité de Femmes, formé par des personnes qui veulent s’investir volontairement dans l’action, réfléchir sur des cas difficiles, faire des démarches pour seconder les animateurs.

2. En liaison avec le travail de "YELI" de Bamako, une équipe d’animateurs devrait porter ses efforts sur la prévention du SIDA

3. En liaison avec l’AEMO, deux enfants seront placés au centre de réinsertion de Gampéla et deux autres à Orodara.

4. L’équipe veut également inciter les enfants à s’inscrire à des cours du soir

5. Elle va enfin se pencher sur le problème de l’organisation de vacances des animateurs afin de travailler avec les enfants tous les mois de l’année

 

LES MOYENS

L’association a choisi de travailler avec des petits moyens. L’argent, versé par les partenaires, couvre les salaires des animateurs et un petit fonds pour l’animation (thé, repas).

LES POINTS FORTS

1. L’efficacité de l’accompagnement au retour en famille et à la prise d’un travail.

2. L’invention de solutions faisant appel à la population : familles d’adoption provisoire, personnes-relais, comités.

LES POINTS FAIBLES

1. Faute de moyens, les retours en famille au village ne sont pas suivis

2. Les animateurs cessent leur activité au mois d’août.

 

 

 

 

ASSOCIATION JEUNESSE DU MONDE BURKINA

(AJMB)

 

IDENTITE

Reconnue par le récépissé n° 92-307/MAT/SG/DGAT/DLPAJ du 8 .....1992

Adresse : Association Jeunesse du Monde BURKINA

01 BP 6687 Ouagadougou 01
Tél. 36 73 11 BURKINA FASO

Les Responsables : Président : Seidou Mustapha MINAN

Secrétaire : Alidou SANDWIDI

Trésorier : Souleymane SIKOUROU

Les acteurs : Quatre animateurs

-Jean-Pierre NANA
-Soumaïla SANON
-Issouf KONATE
-Idrissa SAWADOGO

Le partenaire : Jeunesse du Monde Québec - Montréal Québec.

 

HISTORIQUE

Depuis 1990 des Québécois de l’Association Jeunesse du Monde Québec et des Burkinabè bénévoles ont décidé d’agir ensemble pour améliorer les conditions de vie de la jeunesse Burkinabè. L’action a surtout commencé par des sensibilisations sur l"hygiène, la nutrition, la santé au moyen du théâtre, de la musique ou de causeries-débats. Mais en 1995, une sous-section de l’Association s’oriente vers le secours aux "enfants de la rue".

Des jeunes Québécois viennent faire un séjour dans des familles afin de connaître la culture burkinabè avant de suivre l’action avec ces enfants dans des associations ou dans les rues avec les animateurs. Ils peuvent ainsi enrichir leur vision du monde, aider, et sensibiliser à leur retour le Québec. Les animateurs burkinabé rencontrent les enfants, les conseillent et les aident soit à retourner en famille soit à être placés en apprentissage soit à aller s’installer dans des villages.

 

LES OBJECTIFS

Il s’agit avant tout d’améliorer la condition de vie des enfants des rues et de leur permettre de prendre leur vie en main.

 

LES PRINCIPES

L’association réalise ses objectifs en dehors de toute considération ethnique, politique et religieuse.

L’association veut travailler en s’appuyant sur la population, en ville ou à la campagne.

 

LES ACTIVITÉS

Les animateurs bénévoles, agissent le week-end et un soir par semaine. Les enfants concernés peuvent avoir jusqu’à 21 ans. Les animateurs font des tournées-rue de nuit pour identifier les enfants et avoir avec eux un premier contact. Ils prennent des rendez-vous pour parler de leur vie et de l’avenir en partageant un petit quelque chose : cacahuètes, thé, haricots.

Ils découvrent leur histoire et les sensibilisent de manière à ce qu’ils prennent une décision : placement en apprentissage, retour en famille ou départ pour cultiver en groupe, puis s’installer comme paysan dans un village qui n’est pas leur lieu d’origine. L’équipe fait aussi suivre dans la limite de ses moyens les enfants retournés en famille.

Elle envoie et accueille aussi les enfants à l’hôpital Yalgado dans le cadre d’un collectif de personnes ressources voué à donner les premiers soins à toute personne, même sans moyens et sans pièce d’identité : le collectif "Hors limite".

 

LES RESULTATS

Depuis 2 ans et demi : 11 enfants et jeunes sont placés en apprentissage : 8 en menuiserie; 1 en soudure, 1 en poterie, 1 en couture.

15 enfants sont placés durant la saison sèche pour travailler chez des paysans à la sortie de Ouagadougou (maraîchage). Ils sont cependant contraints de dormir dehors.

10 jeunes de 15 à 21 ans dont 5 de Ouahigouya, ont été envoyés au village de Ninigi pour s’installer chacun progressivement comme paysan. Une animatrice paysanne a bien voulu les héberger et le chef de village leur a donné une terre qu’ils cultivent ensemble sous l’autorité du plus âgé. Certains habitent maintenant seuls et doivent se marier. Ils sont parvenus très vite à l’auto-suffisance et deux se sont même acheté des vélos.

14 enfants et jeunes sont retournés en famille, accompagnés par les animateurs ou par des personnes fiables : 5 à Kalo, 4 à Fara, 5 à Gaoua.

 

LES PROJETS

1. Acheter une 2ème pompe à eau à Ninigi pour installer d’autres jeunes.

2. Installer des jeunes dans le village de Thiou pour cultiver du riz sous la direction d’un encadreur paysan

3. Aménager à Ouagadougou un lieu pour en faire un jardin d’animation socio-sanitaire où des animations audio-visuelles auraient lieu et où les enfants quels qu’ils soient pourraient dormir et rencontrer un animateur.

4. Organiser des équipes médicales de nuit pour aller au devant des enfants des rues de Ouagadougou.

 

LES MOYENS

Malgré le partenaire, les moyens proviennent surtout des cotisations des membres de l’Association Burkinabé. Les moyens sont donc trop limités pour exécuter les projets.

LES POINTS FORTS

Avec très peu d’argent et très peu de temps, l’équipe a réussi à :

1. Installer des jeunes de la rue à la campagne

2. En faire retourner dans leurs familles.

LES POINTS FAIBLES

Les placements en apprentissage en ville ne sont pas assez suivis : 10 jeunes placés dans 3 ateliers de couture ont même disparu ainsi que 2 placés en menuiserie.

 

 

 

 

ASSOCIATION POUR LA REINSERTION DES JEUNES

EN DIFFICULTE PAR LE SPORT

(ASRJD)

 

IDENTITE

Reconnue par le récépissé n° 94/146/MAT/SG/DGAT/DLPAJ du 24 Mai 1993.

Adresse : Association ASRJD

S/C de Traoré Bala INJEPS 01 BP 353
Ouagadougou 01 -Tél. Monsieur ZAGALO 31.82.93

Monsieur SEKOU 36.30.33

Les Responsables : Président El Hadj Brahima KOUYATE

Secrétaire : Bala TRAORE

Trésorière : Madame Mamata TRAORE née TOURE

Les Acteurs : Le Directeur du Projet : Bala TRAORE, professeur d’EPS

Trois professeurs d’EPS

Un moniteur de la Fédération de boxe.

 

"L’ACTIVITE BOXE" DU PROJET SOMGANDE

 

HISTORIQUE

Sous l’impulsion d’un professeur d’EPS, Mr. Bala TRAORE, une association a été créée afin d’aider grâce au sport toute structure de réinsertion des jeunes en difficulté. Elle se propose d’initier ces enfants à plusieurs pratiques sportives pour leur épanouissement. En 1995, les bailleurs de fonds "Enfants du Monde", "UNICEF" "Aide à l’Enfance Canada", ont permis à l’association d’intervenir dans un projet d’insertion sociale d’enfants des rues, monté en partenariat avec la Direction Provinciale du Ministère de l’Action Sociale et de la Famille, le Projet Somgandé.

Il s’agissait d’initier les jeunes à la boxe. Au départ, très réservés, les jeunes sont vite devenus enthousiastes et ont donné toute leur confiance aux encadreurs. Il a fallu augmenter le nombre de séances et le nombre de pratiquants. Les habitants du quartier qui étaient des spectateurs assidus leur ont donné une certaine fierté.

 

Projet actuel : L’éducation sportive des enfants des rues accueillis

dans les Associations "ANERSER", "Solidarité Jeunes" et à l’AEMO.

Il s’agit d’initier environ 300 jeunes de 12 à 25 ans aux sports suivants choisi selon les voeux des Associations : la Boxe, le Karaté, le Judo, le Volley ball et le Football. L’objectif principal est de contribuer au développement physique et moral de ces jeunes et de faciliter leur insertion.

 

 

 

LA SECTION LOCALE DU MOUVEMENT ATD QUART MONDE

AU BURKINA FASO

 

IDENTITE

Le Mouvement International Aide à Toute Détresse (ATD) Quart Monde est une ONG Internationale ayant un statut consultatif auprès de l’ONU (statut 1 à l’ECOSOC), de l’UNICEF, de l’UNESCO, du Conseil de l’Europe et est reconnue officiellement dans tous les pays où elle est implantée.

Adresse : ATD Quart Monde

B 5384 Ouagadougou 01 BURKINA FASO
Tél. 30.79.40 Fax : 30.87.61

E-mail Ouagadougou ATD Quart Monde, BF

Les acteurs : Claude et Patricia HEYBERGER, Français

Grégoire KANTOUCAR, Sénégalais

Anah ANAYIBE, Burkinabé.

 

Les partenaires :

Enfants du Monde
01 B 1793 Ouagadougou 01 BF
Tél. 31.19.30 BURKINA FASO

UNICEF
BP 3420 Ouagadougou
Tél 30.02.35 BURKINA FASO

Mission Française de Coopération
B 510 Ouagadougou BF
Tél. 30.67.70 BURKINA FASO

Aide à l’Enfance Canada (AEC)
B 4076 Ouagadougou
Tél. 30.63.23
Fax 36.28.89 BURKINA FASO

 

HISTORIQUE DU MOUVEMENT

Il a été crée en 1957 par le Père WRESINSKI (né d’une famille de la misère et décédé le 14 février 1988) dans un grand bidonville près de Paris, à Noisy-le-Grand, où étaient regroupées des centaines de familles écrasées par la misère. La présence de volontaires au milieu de ces familles, les premières actions (la bibliothèque et l’atelier qui se substituent à l’assistance...) leur ont permis de relever la tête et de participer peu à peu à la vie de leur pays tout en développant la solidarité avec d’autres familles encore plus pauvres qu’elles.

 

Dalle à l’honneur des victimes de la misère

Le 17 octobre 1987, 100.000 personnes de tous horizons se sont rassemblées autour du Père Joseph WRENSINSKI pour inaugurer une Dalle à l’honneur des victimes de la misère. Cette dalle est située à Paris, sur le Parvis des Libertés, des Droits de l’Homme et du Citoyen, là où fut signée en 1948 la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Le texte gravé sur cette Dalle proclame notamment : "Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’Homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré" (Père Joseph Wresinki).

Des répliques de cette Dalle ont été posées à travers le monde, dont une à Manéga, au BURKINA FASO le 12 Février 1996, à l’initiative de Maître Frédéric Titinga PACERE.

 

17 octobre, Journée mondiale du refus de la misère

Le 22 Décembre 1992, cinq ans après l’inauguration de la Dalle du Trocadéro à Paris, l’Assemblée Générale des Nations Unies adoptait par consensus une résolution instituant le 17 Octobre comme Journée Internationale à célébrer.

 

HISTORIQUE DU MOUVEMENT AU BURKINA FASO

1980 : Implantation du Mouvement ATD Quart Monde au BURKINA FASO, date de l’arrivée d’une première équipe de volontaires suite à un séminaire tenu à l’UNESCO à Paris sur le thème "Extrême pauvreté et exclusion en Afrique" dans le cadre du Forum Permanent : "Extrême pauvreté dans le monde".

12 mars 1986, une convention d’établissement était signée avec le Gouvernement du BURKINA FASO.

1980 à 1988 : deux volontaires furent présentes au sein du centre Delwendé à Tanghin (Ouagadougou) auprès de personnes souvent âgées et ne bénéficiant plus de soutien de leurs communautés. A cette date, le Mouvement ATD Quart Monde se retira, des liens ayant été renoués entre ces personnes et la communauté. Pour preuve le nombre croissant de personnes et d’organismes participant à la vie du centre.

En 1982, un autre volontaire arriva à Ouagadougou avec pour mission de rencontrer les enfants en difficultés dans la ville suite à la rupture des liens familiaux. De là naquit le projet dénommé "La Cour aux Cent Métiers". Après avoir permis d’initier pendant plusieurs années les enfants au travail manuel, il continue aujourd’hui sous d’autres formes.

 

LES OBJECTIFS ET LES PRINCIPES

La Cour aux Cent Métiers est née de la rencontre d’enfants et de jeunes vivant de grandes difficultés, d’amis Burkinabé qui portaient le souci de ceux-ci, et de volontaires du Mouvement ATD Quart Monde. Elle s’est bâtie autour des objectifs principaux suivants :

- Offrir à ces enfants vivant temporairement dans la rue et en priorité aux plus démunis d’entre eux des conditions minimales de bien-être et de dignité.

- Permettre à ces enfants et jeunes de se former, par l’initiation à des métiers, mais aussi par la réflexion, l’accès à la culture et à l’acquisition de moyens d’expression.

- Favoriser le rétablissement de liens familiaux.

- Donner à ces enfants et jeunes, des occasions de s’affirmer partenaires du développement de leur pays.

- Proposer à un grand nombre de personnes et organismes la possibilité de vivre une rencontre avec ces enfants et leur suggérer des engagements concrets à leurs côtés.

 

LES ACTIVITÉS

Activités de la Cour aux 100 Métiers

Si l’absence de prise en charge des enfants rend plus difficile les statistiques, on peut toutefois estimer à 150 au long d’une année le nombre d’enfants et de jeunes de 7 à 25 ans en relation suivie avec la Cour.

Les différentes activités

1.Les activités culturelles

- Bibliothèque sous les lampadaires, visites d’expositions, soirées d’histoire... : ces activité s'impliquent une grande présence dans la rue. L’équipe ATD Quart Monde consacre une partie de son temps à sillonner la ville, pour rester proche des réalités de vie des enfants et pour le respect que leur témoignent de telles visites sur leurs lieux de vie.

- chantiers de rénovation de la Cour aux Cent Métiers, et d’aménagement d’une bibliothèque pour prolonger les activités culturelles. A mi-temps, et de durée limitée, ils sont animés par des artisans locaux.

 

2.Les relations avec les familles

Depuis trois ans, l’équipe a particulièrement intensifié ses visites et relations aux familles des enfants et des jeunes rencontrés dans la rue, dans le but de connaître l’investissement et les responsabilités que les familles continuent d’exercer envers leurs enfants et de leur laisser la pleine maîtrise de l’avenir de leurs enfants. L’équipe continue aussi de rencontrer les enfants rentrés chez eux et leur famille. Notons que l’équipe a un lieu qui lui permet un certain recul est une compréhension des familles des enfants : c’est le groupe des familles ayant une vie très précaire (connues pour la plupart par l’intermédiaire des enfants, mais qui ne sont pas tous parents d’enfants rencontrés dans la rue) qui se réunit régulièrement, en particulier dans le cadre des rencontres mensuelles liées au 17 octobre ("Journée mondiale du refus de la misère"). Ces personnes, très proches du milieu de vie des enfants connaissent le projet de la cour et ont à coeur d’encourager les enfants et de nous aider à les conseiller. La compréhension de la pensée de ces familles est une clé de notre approche des familles des enfants.

 

3. Suivi de projets individuels

Leur participation à des activités de groupes ci-dessus énoncées et à des rencontres personnalisées avec des membres de l’équipe amènent des enfants ou des jeunes à formuler des projets : retour en famille, soins, apprentissage, désir de l’école, obtention de pièces d’identité.que les volontaires de l’équipe s’appliquent à suivre.

 

4. Rencontres mensuelles liées au 17 Octobre

Aujourd’hui, nombreux sont les pays, dont le BURKINA, où des hommes se réunissent chaque 17 du mois pour s’écouter, se dire ce qu’ils réussissent pour vaincre la misère. L’objet de l’échange lors de ces rencontres est unique : en égalité d’échange avec les plus pauvres, apprendre ensemble une manière commune de regarder et comprendre le quotidien et les aspirations des plus pauvres.

Ce groupe est notre référence pour s’impliquer dans les manifestations liées au 17 Octobre Journée Mondiale du refus de la Misère.

 

5. Information/Sensibilisation/Partage d’expériences :

En de nombreuses occasions, le Mouvement ATD/Quart Monde témoigne de son expérience afin que la vie, les difficultés mais aussi les espoirs de ces enfants et de leurs familles soient mieux connus. L’équipe ATD Quart Monde est engagée, collabore avec de nombreuses autres Associations et services de l’Etat oeuvrant dans le même sens, et en particulier avec le projet AEMO mené par le MASF.

Chaque 17 octobre, Journée Mondiale du refus de la Misère, est une occasion privilégiée pour faire connaître le courage des plus déshérités et les efforts de solidarité entrepris.

 

LES RESULTATS

- Nombre d’enfants rencontrés depuis le début du projet : plus de 1000..

- Nombre d’enfants touchés par les activités en un an : 160 en 1996.

- Nombre d’enfants ayant suivi un atelier/chantier de plusieurs jours en une année : 40.

- Nombre de familles de jeunes avec qui nous entretenons des relations suivies : 30.

- Groupe de réflexion des familles en grande précarité : 30 personnes régulières.

- Nombre d’enfants retournant vivre définitivement dans son village d’origine : 2 à 5 par an.

- Amis de l’association :

* exerçant une responsabilité concrète régulière : 25

* coups de mains ponctuels : 100

 

LES MOYENS

Depuis avril 1995, l’équipe a été constituée au plus de 4 volontaires permanents, un des objectifs étant de permettre une prise de responsabilité plus importante des amis de la Cour. En effet, l’ATD Quart Monde s’appuie sur un réseau d’une centaine de militants actifs.

Les ressources financières sont diverses : la participation des enfants est complétée par des subventions (UNICEF, Mission française de Coopération, Enfants du Monde, AEC...) et des dons privés.

Depuis 1992, le Mouvement ATD Quart Monde est propriétaire du terrain sur lequel est situé la Cour aux Cent Métiers.

 

LES POINTS FORTS

1. Une histoire de proximité avec les enfants et les jeunes qui "passent" dans la rue, longue de 15 ans et qui permet un recul de l’équipe sur l’évolution de la situation des jeunes en ville.

2. Une implication dans les relations familiales des enfants et des jeunes.

 

LES