Tissons
LES ASSOCIATIONS DE SOUTIEN AUX ENFANTS
EN SITUATION DIFFICILE AU BURKINA FASO
| MINISTERE DE LACTION SOCIALE ET DE LA FAMILLE |
UNICEF AIDE A LENFANCE CANADA ENFANTS DU MONDE SUISSE OXFAM QUEBEC |
Par Benoît CAMBAU,
Consultant indépendant
Juillet - Août 1997
Mes remerciements les plus vifs à Boubacar ZANGO
et Amadou KONE, sans lesquels cette recherche
naurait pu être faite.
SOMMAIRE
Introduction
1- Les Centres de Formation Artisanale et Rurale des Frères de la Sainte Famille : Goundi, Laafi Ziiga, Rollo. 7
2- Le Centre dAccueil et de Rééducation de Salbisgo 10
3- Association Burkinabè de lOrphelinat "BE-SIDA" (ABOB) 13
4- Asssociation Managré Nooma pour la Protection des Orphelins (AMPO) 15
5- Centre dAccueil et de Formation pour Enfants en Difficulté (CAFED/CIIE) 18
6- La Fondation Charles Dufour 21
7- Le foyer de lAssociation "Wend Kuuni" à Boromo 24
9- LOrphelinat de lAssociation pour la Protection des Enfants Orphelins (APEO) 26
Le milieu semi ouvert- semi fermé
10- Association des Jeunes pour la Salubrité de nos Cités (AJSC) 28
11- Association Nationale pour lEducation et la Réinsertion Sociale des Enfants de la Rue (ANERSER) 31
12- Association Ami des Enfants (ASAME) 34
13- Association Solidarité Jeunes (ASJ) 37
14- Association pour la Réhabilitation des Marginaux (REMAR) 40
15- Association de Protection et de Sauvegarde de lEnfance en Danger : (APSED) 42
16- Les activités socio-éducatives en milieu ouvert de la Croix Rouge : 43
17- Association Dispensaire Trottoir de Bobo-Dioulasso : (ADTB) 46
19- Association Jeunesse du Monde BURKINA (AJMB) 53
20- Association pour la Réinsertion des Jeunes en Difficulté par le Sport (ASRJD) 56
21- La Section locale du Mouvement ATD/Quart Monde au BURKINA FASO 57
22- La Commission Sociale Jean XXIII 62
23- Jeunesse Universelle par lAlphabétisation (JUA) 64
24- Les Associations et Eglises travaillant auprès des mineurs en prison. 66
Les Centres de Formation et dInstallation
26- Association des Jeunes Jardiniers de Dédougou (AJJD) 71
28- Association pour la Formation et lInsertion Sociale des Jeunes (FIJAS) 75
30- Le Centre de Formation Bénébnooma 81
Notes : 1. Les Associations sont classées par genre, par localité.
2. C.N.E.D. signifie Collectif National des Enfants en Difficulté.
INTRODUCTION
Cet état des lieux des associations oeuvrant pour les enfants en situation difficile au BURKINA FASO sinscrit dans une démarche volontaire pour aider ces associations et les enfants quelles encadrent.
Le constat est le suivant : malgré un travail acharné, les associations ne réussissent pas toujours à éduquer, former, et insérer ces enfants, en particulier les enfants des rues. On peut espérer que cet effort serait encore plus fécond si les associations se connaissaient, échangeaient leurs expériences et leurs réflexions, se recevaient sur le terrain mutuellement. Il semble quautant serait nuisible une volonté duniformiser leur travail, autant est bénéfique une ouverture sur le travail des autres.
Cette photographie des associations a aussi un autre intérêt, celui de souligner combien est insuffisant le nombre dactions ayant lieu dans, ou autour des petites villes alors quune implantation dassociations dans chacune des petites villes du BURKINA FASO permettrait de sensibiliser la majorité rurale de la population du pays et darrêter la fuite en avant des enfants vers les grandes villes.
Ce tableau permet enfin de constater que de nombreuses associations nont pas assez de moyens pour faire vivre des équipements souvent obtenus grâce à des aides et sen servir efficacement pour les enfants.
LES CENTRES DE FORMATION ARTISANALE
ET RURALE DES FRERES DE LA SAINTE FAMILLE
GOUNDI - LAAFI ZIIGA - ROLLO
IDENTITE
Ce sont des centres fondés par le Frère Sylvestre Pia, de la CONGREGATION des FRERES de la SAINTE FAMILLE, Congrégation Catholique installée à SAABA.
Adresse :
Centres des Frères de la Sainte Famille
BP 34 Koudougou
Tél. 440097 Goundi ou 440297 Laafi Ziiga.
Les Acteurs :
Le Fondateur Responsable : Frère Sylvestre PIA
Le Directeur Adjoint du Centre de Goundi : Pierre Clavaire COMPAORE
Le Directeur de Laafi Ziiga : Frère Emile ZOUNDI (Laafi Ziiga signifie "Lieu de Paix" en Mooré)
Le Directeur de Rollo : Joseph YAMEOGO (ancien élève)
Quatre formateurs à Goundi : 2 en soudure, 1 en menuiserie,1 en jardinage-élevage, tous anciens élèves.
Quatre formateurs à Laafi Ziiga ; 2 en soudure dont un ancien élève, 1 en menuiserie, 1 en jardinage-élevage, ancien élève.
Quatre formateurs à Rollo : 3 en jardinage-élevage, 1 en menuiserie.
Absence de partenaire régulier.
HISTORIQUE
Le Centre Agricole de Goundi a été créé en 1967 pour montrer à la population que même avec de petits moyens, lon pouvait cultiver la terre et en tirer des fruits abondants. En 1986, devant la réussite et le rayonnement du Centre qui formait des dizaines de jeunes de la région et dailleurs, les Autorités demandent au Frère Sylvestre de créer un autre centre pour cette fois-ci former des enfants désoeuvrés des villes. Depuis, ces enfants adressés par lAction Sociale constituent une bonne moitié des enfants de trois centres et les métiers manuels y sont partout enseignés.
En 1990, le village de Rollo appelle le Frère pour créer le 3ème Centre, surtout agricole, vu la récente construction dun barrage. Aujourdhui dans les trois centres ce sont environ cent jeunes de familles sans ressources, des villes et des campagnes qui bénéficient dune formation. Quelques uns dentre eux sont orphelins. Ils ont tous entre 14 et 18 ans.
LES OBJECTIFS
Il sagit de former et/ou de rééduquer les jeunes en leur
apprenant un métier, une discipline collective et en leur donnant un idéal et une
morale.
Il sagit aussi de consolider les liens familiaux.
LES PRINCIPES
Tout enfant est accueilli et guidé pour quil ait
confiance en lui-même grâce au travail et à leffort.
Chaque enfant est considéré sur le même pied dégalité que les autres .
LES ACTIVITÉS
Elles ont lieu toute lannée.
Les Directeurs et les Formateurs partagent la vie des enfants : après la prière, le nettoyage, les cours de formation commencent ; ils sont dispensés de 8 à 12 heures et de 15 à 17 h 30 sauf le samedi après midi et le dimanche. Ils consistent à former le jeune dans une spécialité : soudure, menuiserie ou élevage.
Le jardinage et même lélevage sont considérés, cependant , plutôt comme des activités dont chacun doit avoir la responsabilité à tour de rôle et que tous doivent pratiquer . Une initiation à lalphabétisation est dispensée informellement. Les jeunes organisent leurs jeux, souvent en relation avec ceux des alentours.
Des jeunes dautres centres comme celui de lINEPRO de Gampéla sont souvent reçus au centre pour une petite formation.
Le Frère Sylvestre et les Directeurs reçoivent aussi les nouveaux enfants, soit venus deux mêmes en accord avec leurs parents, soit adressés par lAction Sociale. Ils aident les sortants à sinstaller avec le soutien de leur famille et depuis deux ans, en envoyant quelques uns à lAssociation dAppui Education et de Réinsertion socio-économique des enfants et des jeunes en difficulté (AERS-JED).
Ils entretiennent aussi des relations avec les familles et les sensibilisent sur le soutien affectif et social nécessaire pour linsertion de leurs enfants. Ils ont aussi réussi à ce que certains anciens deviennent moniteurs et même Directeur, pour lun deux.
LES RESULTATS
Chaque année, environ cent jeunes sont formés dans les trois centres.
Les résultats sont comparables aux résultats suivants, de Laafi Ziiga : en 1996-97, 38 enfants ont été en formation, 1 na pas terminé, il a dû être renvoyé pour indiscipline.
21 étaient en menuiserie en 1ère année ou 2ème année.
Lan dernier, 17 avaient fini leur formation dans cette section.
16 étaient en formation en soudure, 2 lont terminée.
Une dizaine environ sont allés suivre un perfectionnement ou ont été installés grâce à lAERS-JED
LES PROJETS
Le manque de moniteurs conduit à mieux organiser la formation : il serait peut être envisagé de ne former quune seule et même promotion tous les 3 ans.
LES MOYENS
Ils sont très modestes et consistent surtout en auto-financement. Les familles devraient être sollicitées pour une petite participation.
LE POINT FORT
Les enfants se stabilisent et se transforment. Ceux qui sont sortis ont trouvé leur voie et sépanouissent.
LE POINT FAIBLE
La formation générale est absente et la formation technique très insuffisante.
LE CENTRE DACCUEIL ET DE REEDUCATION DE SALBISGO
IDENTITE
Centre de la Congrégation protestante de lEglise des Assemblées de Dieu.
Adresse : Centre dAccueil et de Rééducation de Salbisgo
BP 28 Koudougou
Les Acteurs :
. Le Directeur : le Pasteur B. Daniel MINOUNGOU et sa Famille.
. 2 enseignants de formation générale élémentaire
. 3 moniteurs techniques en soudure, mécanique ou couture
. 1 cuisinière chargée aussi de linfirmerie.
Le Partenaire: Eglise Baptiste de Suède
Pasteur BIRTIL JOHANSSA
Bergslag vagen s. 77431 Avesta Suède
HISTORIQUE
Dès 1956, le Pasteur Daniel COMPAORE, 3ème Président de la Congrégation, touché par les enfants des rues quil voit à Ouagadougou, essaie de les rencontrer même la nuit mais il ne peut pas faire grand chose pour eux.
En 1976, Il fait la connaissance dun Suédois sensible à ce problème qui décide de trouver des moyens pour permettre douvrir le centre. Les enfants vivant dans la rue sont envoyés en accord avec les familles par lAction Sociale. Ils peuvent être aussi adressés par la Police ou la Justice. Tous ont entre 13 et 18 ans.
LES OBJECTIFS
Il sagit dévangéliser, de rééduquer et de former ces jeunes de telle manière quils puissent sinsérer dans la société.
LES PRINCIPES
Tout enfant est accueilli, quelle que soit sa religion. Il est évangélisé mais est libre de pratiquer ou non telle ou telle religion.
LES ACTIVITÉS
Le Pasteur et les encadreurs reçoivent lenfant, sa famille et les autorités qui lont adressé et restent en contact avec elles. Depuis peu, lAction Sociale sollicite aussi laccueil dorphelins.
Dans tous les cas, léquipe du Centre sensibilise la famille proche ou lointaine sur la nécessité du soutien quelle doit apporter à lenfant.
Les activités ont lieu toute lannée. Les enfants vont passer des vacances par roulement dans leur famille.
Le Pasteur et sa famille invitent souvent un jeune à partager leur repas pour lui porter encore plus daffection.
Le Pasteur et les encadreurs suivent la vie de lenfant : repas, travail, fête. Pour une meilleure éducation, le Centre bien que construit pour 120 enfants nen reçoit que 60 environ.
Les plus jeunes, ayant été déjà au moins une fois scolarisés, choisissent entre reprendre les études primaires ou commencer avec les plus grands une formation technique. Les cours à lécole ou en atelier ont lieu de 7 h à 12 h et de 15 h à 17 h, tous les jours sauf le samedi après-midi et le dimanche.
Lenfant qui réussit dans ses études passe le Certificat dEtudes Primaires et, sil le veut, est envoyé au collège.
La morale nest pas enseignée, mais à loccasion dun méfait, les encadreurs font réfléchir les enfants.
Des agents de lAction Sociale assurent aussi une sensibilisation à lhygiène et à la santé.
Chaque enfant cultive à son compte un petit lopin de terre.
En cas de fugue, le Pasteur et les encadreurs cherchent la cause, préparent les parents à une éventuelle reprise temporaire de lenfant et recherchent celui-ci.
Souvent, le Pasteur doit aussi sexcuser et adoucir lirritation de la population ou des autorités, en cas de méfaits.
LES RESULTATS
En 1996-97, 62 enfants ont commencé lannée :
- 5 sont partis et ont rejoint la rue
- 38 ont choisi lécole
- 8 la mécanique (3 ont fini la formation)
- 8 la couture (2 ont fini la formation)
- 8 la soudure (4 ont fini la formation).
En 9 ans 1 est resté au centre pour faire tourner le moulin.
12 ont continué leurs études et sont devenus comptables ou policiers ou militaires.
Les autres se sont débrouillés pour sinsérer dans un travail.
LES PROJETS
1. En relation avec le partenaire, installer 5 à 10 jeunes dans une coopérative artisanale en ville etréinvestir les bénéfices pour que chacun sinstalle ensuite à son compte.
2. Offrir la possibilité dune vraie formation en élevage, culture, maraîchage.
LES MOYENS
Le soutien du partenaire est indispensable, lautofinancement étant infime.
LES POINTS FORTS
1) Les enfants deviennent conscients de leurs capacités, en particulier professionnelles, mais ausside leurs limites
2) Lambiance est familiale et affectueuse.
LE POINT FAIBLE
En partie en raison de léloignement, linsertion économique du centre est très faible (commandes, écoulement des produits) et les jeunes ne sont ni installés ni réellement suivis.
ASSOCIATION BURKINABE DE LORPHELINAT
"BE SIDA" (ABOB)
IDENTITÉ
Reconnue par le récépissé n° 0355/MAT/SG/DGAT/DLPAJ du 6 décembre 1995.
Adresse : Association Burkinabé de lorphelinat BE SIDA S/C Sana Léon Degtoumda
06 BP 9140 Ouagadougou
06 Tél 31.54.15, BURKINA FASO.
Les Responsables : Président : Sana Léon DEGTOUMDA
Secrétaire : Tasséré Prosper LALSAGA
Trésorier : Albert SAWADOGO NINIKIEMA
Les Acteurs : Sana Léon DEDTOUMDA et ses trois femmes.
Absence de partenaire régulier.
HISTORIQUE
M. Sana Léon Degtoumda dit "Petit" a commencé il y a 30 ans à recueillir des orphelins surtout de 0 à 7 ans de Ouagadougou, ou des villages. Sa grande compassion la aussi conduit à élever dans sa modeste cours des enfants plus âgés. Aidé par ses trois femmes, il fait vivre aujourdhui, 37 enfants en plus de ses 7 enfants propres dans une seule famille unie et heureuse. Il y a deux ans, des américains rencontrés par hasard ont construit pour eux deux petits bâtiments en dur.
LES OBJECTIFS
Il sagit avant tout de protéger tout enfant en détresse en assurant toute son éducation. Lassociation vise surtout les enfants de 0 à 7 ans.
LES ACTIVITÉS
Mr DEGTOUMDA et ses trois femmes reçoivent des personnes qui viennent leur demander de prendre en charge un enfant.
M. DEGTOUMDA contacte aussi des enfants de la rue de Ouagadougou lors de son travail dans un kiosque de papeterie au centre ville.
Lui et ses trois femmes assurent toute léducation de ces enfants. Bien que nayant pas de partenaires et de moyens, il se débat pour inscrire les enfants à lécole, il place certains grands enfants en apprentissage et oriente dautres vers des petits métiers.
Il suit lavenir des enfants retournés en famille. Il permet aussi à dautres enfants des rues de commencer une petite activité en leur donnant une petite marchandise : pellicule et autres.
LES RESULTATS
Aujourdhui 22 petits enfants (0-7 ans) et 17 grands vivent dans la cour, 3 sont issus de la rue. 7 exercent des petits commerces, 1 est infirmier, 1 apprenti dans un garage, 1 autre apprend la conduite dun tracteur, 1 autre sorti de la cour fait des études de sociologie à luniversité. Dautres sont retournés au village en famille.
LES PROJETS
1.En relation avec les moines du Monastère de KOUBRI, un terrain a été acquis et pourra permettre de démarrer une activité pastorale confiée à M. Degtoumda et à un jeune compétent pour permettre un meilleur financement de la vie de la cour.
2. En relation avec des françaises résidant à Ouaga, un aménagement de la cour doit être encore effectué.
3. Un arrangement conclu avec la Fondation Charles Dufour qui doit ouvrir une école en septembre 1998 permettra la scolarisation des enfants de la cour.
LES MOYENS
M. Degtoumda assure la quasi totalité des frais par son travail ; quelques rencontres avec des Américains et des Européens ont permis certains aménagements.
LES POINTS FORTS
Une éducation dans une vraie famille avec beaucoup damour et de soutien.
LES POINTS FAIBLES
Un grand manque de moyens.
ASSOCIATION MANAGRE NOOMA POUR LA PROTECTION
DES ORPHELINS (AMPO)
IDENTITE
Reconnue par le Récépissé n° 95-098/MAT/SG/DGAT/DLPAJ.
Adresse : AMPO 01 BP 3144 Ouagadougou,
01 Tél et Fax 37 02 76, BURKINA FASO
Les Responsables :
- Président : Justin TRAORE
- Secrétaire : Bernard ZONGO (Président par ailleurs de lAERSJED et Trésorier Général du CNED)
- Trésorière : Kyelem TERRAH
Les Acteurs :
- Le Coordonnateur ; GANDEMA Hamidou Ben
- LEncadreur : NIGNAN Kadidja
- La Promotrice : Katrin RODHE
Les partenaires :
"Sahel E.V dAllemagne "Schwilweg 4
24306 Rathjensdorf
Tél. Und Fas 04522-3109
Tél ou Fax 04522-3109
HISTORIQUE
Une Allemande, Katrin Rohde, révoltée par la situation des enfants de la rue de Ouagadougou, a décidé den accueillir quelques uns puis de créer un centre qui abriterait aussi des orphelins. Grâce à la vente de ses biens dont plusieurs librairies, elles réussit à ouvrir un grand centre le 29-03-96 . Quarante cinq enfants y vivent actuellement dont quinze anciens enfants des rues, la plupart orphelins de surcroît.
LES OBJECTIFS
Il sagit avant tout de faire grandir ces enfants dans un climat familial et de les rendre ainsi sociables et responsables pour devenir des citoyens à part entière. Il sagit aussi de tout faire pour que ces enfants soient considérés et respectés par la société.
LES PRINCIPES
Lassociation réalise ses objectifs sans tenir compte de la religion ou de lethnie de lenfant.
Lassociation demande à lenfant de travailler et de partager la vie communautaire. Un enfant qui quitte le centre na plus le droit de revenir.
Lassociation considère que la meilleure éducation pour les enfants ne pouvant pas être élevés par leur famille est de vivre dans une communauté familiale.
LES ACTIVITES
La promotrice, le coordonnateur et les encadreurs soccupent en permanence des enfants : repas, activités, animation, soins.
Durant lannée scolaire, en plus de lécole, et pendant les vacances des cours sont dispensés à tous.
Des moniteurs initient les enfants à la menuiserie à la couture ou à la fabrication de marionnettes.
Léquipe place certains en apprentissage en ville, chez des mécaniciens et des frigoristes, etc.
Léquipe organise pendant les grandes vacances un camp de 15 jours ou le séjour des plus grands dans leur village respectif.
Deux professeurs dispensent des cours dEducation Physique, de Football, de Basket et de Karaté.
Les enfants pratiquent le jardinage et le petit élevage.
La promotrice parraine aussi 23 enfants résidant en famille.
Léquipe sefforce de collaborer avec dautres associations.
LES RESULTATS
49 enfants de 7 à 10 ans ont vécu au centre : 6 filles et 43 garçons , 4 ne sont point restés
24 vont à lécole primaire ou secondaire
9 apprennent la menuiserie
9 autres la couture.
2 sont en apprentissage de mécanique
1 autre est frigoriste
1 enfant a même installé son atelier de couture.
LES PROJETS
1. Ouvrir un centre séparé pour les filles, avec dautres activités
2. Installer une grande menuiserie en ville en vue davoir plus de ressources et un plus grand atelier pour lapprentissage
3. Aménager un terrain de sport
4. Aider, le moment venu, à linstallation des plus grands.
LES MOYENS
La promotrice contribue beaucoup au financement du centre, en partie grâce à ses relations en Allemagne.
LAction Sociale du BURKINA FASO et les membres de lassociation apportent aussi un financement.
LES POINTS FORTS
Tous les enfants présents ont repris confiance et sépanouissent dans un climat chaleureux et joyeux. Ils apprennent un métier ou vont à lécole. Ils gardent contact avec leur famille.
LES POINTS FAIBLES
Un petit nombre denfants de la rue na pas pu rester. Dautres solutions ont été trouvées pour eux. Mais deux dentre eux ont préféré regagner la rue.
CENTRE DACCUEIL ET DE FORMATION
POUR ENFANTS EN DIFFICULTE CAFED/CIIE
IDENTITE
Reconnue par le récépissé n° 010/MAT/SGIDGAT/DAJE du 9-12-1987.
Adresse :
CAFED/CIIE 01
BP 1474 Ouagadougou 01 BURKINA FASO
Tél. 3643.33
Fax 36.43.32
Le Responsable : Le Président Pasteur Mamadou KARAMBIRI
Les Acteurs : - le Coordonnateur : DA Boniface : Par ailleurs Président du Collectif des associations oeuvrant dans les prisons et Secrétaire Général Adjoint du CNED
-4 formateurs-encadreurs
Les partenaires : UNICEF, Ambassade Royale des Pays Bas.
HISTORIQUE
Le centre Interdénominationnel International dEvangélisation a pour vocation de proclamer lEvangile et de participer au développement socio-économique et culturel du BURKINA FASO. A ce titre il a commencé à assister les mineurs en prison dès 1989. En décembre 1991, vingt six enfants des rues sont venus spontanément demander refuge pour échapper aux tracasseries policières durant les fêtes de fin dannée. Seize dentre eux ont demandé à rester pour changer leur vie. Mr DA a eu alors lidée de mettre en place un projet pilote dapprentissage et de formation des enfants et des jeunes en difficulté. En fin de compte, ce sont onze jeunes de plus de quinze ans qui ont profité de la formation en totalité sur quatre ans.
LES OBJECTIFS
La CAFED poursuit les objectifs de rééducation, de formation et de réinsertion socioprofessionnelle en accordant la première place à la parole de Dieu pour la transformation radicale de ces enfants en marge de la société.
LES PRINCIPES
Laccent est mis sur la spiritualité.
Lenfant passe successivement par 5 étapes :
1. Lenseignement de lEvangile (6 mois)
2. La rééducation par un encadrement spirituel intensif (6 mois)
3. La formation technique (2 ans) et simultanément le rétablissement des liens familiaux
4. La responsabilisation : le jeune quitte le centre pour apprendre à gérer son budget et suivre un perfectionnement
5. Linsertion socioprofessionnelle : le jeune est installé avec un équipement de base, il est suivi pendant encore deux ans.
LES ACTIVITÉS
Les formateurs et les jeunes ont construit les installations du Projet. Les formateurs bénévoles rééduquent lenfant en mettant laccent sur le plan spirituel.
Ils les initient à plusieurs métiers et délivrent une formation complète après que le jeune ait choisi son activité définitive.
Il les placent en perfectionnement puis les guident dans leurs installations. Léquipe tente de renouer les liens familiaux.
LES RESULTATS
11 jeunes de la rue ayant souvent connu la prison ont bénéficié de ce projet pilote (Mars 1992, Juin 1996).
Ils sont tous été installés et intégrés dans le secteur informel : 3 ont créé un atelier de soudure, 5, 2 ateliers de menuiserie, 2 autres se sont installés comme maçon et 1 en mécanique.
Depuis Juin 1997 lun des menuisiers sest installé à son propre compte avec succès.
Latelier de soudure na pas longtemps fonctionné suite à la disparition de 2 des 3 associés avec le matériel.
En 1995, les jeunes ont encadré avec lAEMO les enfants de rue de Ouagadougou pendant le FESPACO.
LES MOYENS
Ce sont surtout des contributions des membres du Centre (CIIE).
Les partenaires extérieurs ont assuré les frais déquipement et de construction.
LES POINTS FORTS
1. La réussite de la rééducation pour la quasi totalité des jeunes
2. Le rétablissement heureux des relations familiales.
LES POINTS FAIBLES
Un jeune a vu son installation remise en cause en raison de la disparition de ses deux associés avec le matériel.
LE PROJET DEFINITIF
Devant la demande de mineurs en prison, denfants de la rue et de familles, le Centre a décidé de reconduire son projet en le modifiant légèrement.
Il sagit daccueillir et de former sur 3 ans des promotions de 30 enfants en rupture ou non avec leur famille.
Un terrain est dores et déjà acquis et clôturé mais les fonds manquent encore pour son aménagement définitif.
A long terme, le CAFED envisagerait aussi louverture dun centre agricole en vue détendre lexpérience dans le monde rural.
IDENTITE
Reconnue par le récépissé n° 92132/MAT/SG/DELPAJ du 2 avril 1992
Adresse : (Rue de la chance)
Fondation Dufour BP 2855 OUAGADOUGOU
Tél. et Fax : 30 38 89 BURKINA FASO
Les Responsables : Président : Hadama YAMEOGO
Secrétaire : Boubacar OUEDRAOGO
Trésorière : Alice VOLPATO
Les Acteurs : Le Directeur Hadama YAMEOGO
LAnimateur : Amadou YAMEOGO
Les deux ménagères : Aïcha NABALOUM & Adèle ZOMA
Le Médecin : Nameba OUEDRAOGO
Les partenaires : - Jacques PASQUIER "Les Amis de la Rue de la Chance"
10 Rue Pierre Joseph Colin
44100 Nantes
Tél. (2 ou 02) 40.95.11.95.
- Association "Coup dPouce" Besançon.
HISTORIQUE
Créée en 1985 de manière informelle par un Français aujourdhui décédé, lassociation reconnue en 1993, accueille aujourdhui 36 enfants de 2 à 21 ans, surtout des orphelins. Ce sont le plus souvent des enfants venant de la campagne comme aussi 12 enfants qui sont aidés au sein de leur famille. Mais certains viennent de Ouagadougou et le fils adoptif du Fondateur, qui dirige lAssociation, a même recueilli deux enfants des rues.
LES OBJECTIFS
Il sagit déduquer, de former, et de soigner des enfants défavorisés dont personne ne peut soccuper.
Il sagit aussi de sensibiliser la population sur léducation et les soins quon doit à lenfant en général.
LES PRINCIPES
Lassociation réalise ses objectifs en dehors de toute considération ethnique, politique et religieuse.
Lassociation tient à conserver la forme dune "communauté familiale".
LES ACTIVITÉS
Le Directeur prend contact et entretient des relations suivies aussi bien avec le parent survivant ou la famille élargie des orphelins vivant au centre quavec la famille de ceux restant au village. Il apporte une aide sanitaire et financière à ces derniers, leur donne des vêtements et les inscrit à lEcole. Il organise pour une partie des 3 vacances, des retours en famille au village ou en ville. Il emmène aussi les enfants camper.
Il contacte les partenaires et assure la gestion du centre. Il prépare et réalise les départs en France de certains enfants pour adoption. Ces enfants sont choisis pour leur santé déficiente pouvant nettement saméliorer en France.
Il supervise la mission quil a confiée à un médecin : distribution au centre de médicaments à la population du quartier. Il sensibilise cette population sur la protection et le soin de lenfant.
Il supervise la vie des enfants au centre mais laisse une grande autonomie à lanimateur, aux ménagères et même aux grands dans le soin quils apportent aux petits.
Lanimateur et les ménagères partagent la vie des enfants en dehors de lécole : repas, toilette, soutien scolaire, animation.
Le jeudi et samedi après-midi, les enfants font du sport, du théâtre, du chant ou dansent avec les djembés.
LES RESULTATS
36 enfants vivent au centre. Ils sont tous scolarisés soit à lécole primaire soit au collège. Les 2 enfants des rues sont parfaitement intégrés dans cette communauté denfants.
LES PROJETS
1. Le déménagement en octobre 97 dans une plus grande cour
2. Le début dactivités de maraîchage à Kongoussi en novembre 97 afin de permettre aux enfants de se former pendant les vacances et de parvenir à lauto-subsistance
3. Entretenir une correspondance scolaire personnalisée avec une classe de Nantes en France.
4. Ouvrir une école primaire pour les enfants et ceux du quartier en septembre 98 ainsi que dautres ateliers de formation professionnelle en teinture, filage, tissage, bronze, fabrication de jouets, menuiserie, mécanique, soudure.
LES MOYENS
Leur provenance est diverse : parrainage, bénéfices dune pension connue par les touristes à Ouagadougou. Elle devrait se diversifier encore dans lavenir.
LES POINTS FORTS
1. Un très bon climat heureux et chaleureux
2. Une très bonne gestion des fonds et un apport financier original : la pension.
LES POINTS FAIBLES
1. Les conditions matérielles (hébergement, éloignement de lEcole) étaient jusquà présent précaires.
2. La Fondation a dû réduire les départs pour adoption vers la France en raison de diverses difficultés.
EN PROJET : LE FOYER DE LASSOCIATION WEND KUUNI"
DE BOROMO
IDENTITE
Adresse : "Association Wend Kuuni"
BP 891 Ouagadougou
Tél. 97.14.59 (Mme YE Sophie)
Tél : s/c Préfecture de Boromo : 53 80 34 (Mlle CLE Cécile) BURKINA FASO
Association "Wend Kuuni".
Institut Régional denseignement et de formation aux Fonctions Educatives (I.R.E.F.F.E.)
2 rue du professeur Marion
21000 DIJON
Tél (3 ou 03) 80.67.17.88 France.
Les Responsables : Présidente : Cécile MATHELIN
Trésorière : Annie FROMENTIN
Les Acteurs : Le Chef de projet : Sophie YE SAWADOGO
LInstallatrice du Projet à Boromo : Cécile CLET.
Les partenaires ne sont pas encore déterminés.
EN PROJET : LE CENTRE DE REEDUCATION ET DE REINSERTION
SOCIALE ET PROFESSIONNELLE DE LASSOCIATION
"CREDO" A OUAGADOUGOU
Association : CHRISTIAN RELIEF AND DEVELOPMENT ORGANIZATION
BP 3801 Ouagadougou 01
Tél. 34.21.62 BURKINA FASO
Président : Idrissa Moïse NAPON
Le centre accueillera des enfants des rues. Le projet nest pas encore précisé.
Additif :
En 1998, Manja BOUMANS ( 01 BP 1784 OUAGADOUGOU Tél : 36 48 51 Fax 36 46 70 ) met en place le projet.
EN PROJET : LORPHELINAT APEO A OUAGADOUGOU
Association pour la Protection des Enfants Orphelins.
IDENTITE
Reconnue par le récépissé n°94-265/MAT/SG/DGAT/DLPAJ du 20 Octobre 1994.
Adresse : APEO
BP 2770 OUAGADOUGOU 01 BURKINA FASO
Tél. 31.10.49 (Bureau)
Les Responsables : Président : Sérafin NONGUIERMA
Trésorier : Biba TRAORE.
Lorganisateur : Alice VOLPATO
LE PROJET
Lassociation, reconnue en 1994, est constituée de personnes parrainant des orphelins venant de la ville ou de la campagne, depuis 1986. Le projet consiste à créer un centre pour accueillir ces 35 orphelins, aujourdhui élevés dans des familles adoptives, en plus de quelques autres. Les enfants recevront un enseignement et une formation professionnelle à lintérieur du centre. Ils seront encadrés par les plus âgés qui ont déjà 18 ans aujourdhui. Certains de ces orphelins ont connu la rue.
SEMI FERME
ASSOCIATION DES JEUNES POUR LA SALUBRITE DE NOS CITES
(AJSC)
IDENTITE
Reconnue par le récépissé n° 94-055/MAT/SG/DGA-DLPAJ 1994.
Adresse : Association des Jeunes pour la Salubrité dans nos Cités
BP 2824 Ouagadougou 01
Tél. 32 01 42 BURKINA FASO
Les Responsables : Président : Benjamin KOMPAORE par ailleurs Responsable à lOrganisation et à lInformation du CNED
Secrétaire : Wenceslas SIMPORE
Trésorier : Parfait NANA.
Les Acteurs : Le bénévole permanent : Winceslas SIMPORE
Lanimatrice
Les trois bénévoles
Absence de partenaire régulier.
HISTORIQUE
Des jeunes élèves et étudiants ont décidé en septembre 1993 de créer une association pour soutenir les enfants des rues et aider à leur insertion économique et sociale.
Après avoir constitué une équipe de 20 jeunes composée de 12 "jeunes dans la rue" habitant sur place et de 8 "jeunes de la rue" logés dans un local, ils lont encadrée durant deux ans pour collecter ensemble les ordures ménagères de trois secteurs de la ville de Ouagadougou. Devant faire face à une concurrence sévère, lassociation a dû transformer en partie son équipe en déménageant dans un autre secteur et elle a diversifié ses activités.
LES OBJECTIFS
Il sagit avant dorienter des jeunes vers une insertion économique et sociale en leur donnant un minimum déducation et des habitudes de travail.
LES PRINCIPES
Lassociation réalise ses objectifs en dehors de toute considération ethnique politique et religieuse.
Toute action doit être faite avec lidée dapprendre aux jeunes quil faut travailler pour gagner sa vie.
LES ACTIVITÉS
Au début, dix jeunes bénévoles se sont relayés pour encadrer les jeunes dans la collecte des ordures et le recouvrement des abonnements. Un jeune, autrefois "dans la rue" était chargé dassurer une permanence de nuit auprès des huit autres jeunes issus de la rue
Les bénévoles ont aussi organisé une période dalphabétisation pour tous et ont proposé aux jeunes dautres activités : plantation darbres, théâtre etc. Ils ont aussi sensibilisé la population du quartier à lentretien et à la collecte des ordures ménagères. Une animatrice du CREPA a, durant cinq mois, éduqué les jeunes à lhygiène, à la prévention et à la protection contre les maladies.
Aujourd"hui, un bénévole assure le suivi permanent des douze jeunes de léquipe actuelle. En déménageant, celle-ci a perdu les douze jeunes dans la rue des anciens secteurs, mais en a gagné six autres du nouveau secteur. Deux enfants des rues ont été placés en apprentissage chez un maçon. Les six autres continuent lactivité et logent avec le bénévole. Ce dernier encadre aussi des femmes chargées du recouvrement des abonnements à lenlèvement des ordures ménagères depuis quelques temps. Deux autres bénévoles sensibilisent la population. Léquipe a commencé à traiter les ordures ménagères et à fabriquer du compost.
Pour mieux sinsérer dans le quartier, des cours dalphabétisation (4 fois 3 heures par semaine) et des activités récréatives sont dispensés par un bénévole et une animatrice à une centaine de petits enfants du quartier.
Les bénévoles ont aussi incité les jeunes à économiser largent qui leur est distribué chaque mois grâce aux bénéfices, ou quils gagnent par de petits travaux supplémentaires auprès de la population.
LES RESULTATS
Sur les 12 "enfants dans la rue" ayant travaillé dans la 1ère équipe, 3 ont trouvé du travail dans une société faisant aussi le ramassage des ordures. La situation des 9 autres nest pas connue.
Sur les 8 "enfants des rues", 2 ont été placés en apprentissage chez un maçon.
Les 6 autres sont stabilisés et ont fait des économies versées sur un livret comme dailleurs aussi les "enfants dans la rue" de la deuxième équipe. Ils veulent apprendre un métier.
LES PROJETS
1. Faire apprendre à 4 jeunes soit la menuiserie, soit la maçonnerie, soit la soudure en les confiant aux associations "FIJAS" et "Coup DPouce".
2. Orienter les 8 autres vers la fabrication du compost en laissant à des femmes le ramassage des ordures.
LES MOYENS
Le bénévolat et lauto-financement fragilisent les efforts. Un contrat avec la municipalité est vivement espéré.
LES POINTS FORTS
1. Leffort pour faire prendre conscience de la nécessité du travail.
2. Lapprentissage de la vie collective.
LES POINTS FAIBLES
1. Lactivité actuelle nest pas assez formatrice ni attrayante.
2. La structure de lassociation reste trop précaire.
ASSOCIATION NATIONALE POUR LEDUCATION
ET LA REINSERTION SOCIALE DES ENFANTS
DE LA RUE (ANERSER)
IDENTITE
Reconnue par le récépissé n°93-0020/MAT/SG/DGAT/DLPAJ du 9 FÉVRIER 1993.
Adresse : ANERSER 08 BP 11377 OUAGADOUGOU 08
BURKINA FASO Tél. 34.11.35 Fax 34 17 13 ( Ecrire " ANERSER " )
(Rue 8-46 Porte 653 Gounghin)
Les Responsables : Président : Boniface YAMEOGO
Secrétaire : François ZOUNDI par ailleurs Commissaire aux comptes du Collectif National pour lenfance en Difficultés (CNED)
Les Acteurs : Le Directeur : Boniface YAMEOGO
Le responsable des dossiers de réinsertion : François ZOUNDI
Les Animateurs : Mathieu NIKIEMA & Joseph BOUREIMA
Le Conseiller : El Hadj Ibrahim ZOUGMORE
Absence de partenaire régulier.
HISTORIQUE
Les principaux responsables, amis de ATD/Quart Monde ont décidé en 1993 de créer une association nationale afin de contribuer à résoudre le problème des enfants dormant dans la rue.
Un premier centre est ouvert le 23/09/93. A la suite dun déménagement, des circonstances obligent les animateurs à accueillir ensemble des enfants de passage et dautres désirant se stabiliser. Face à cette situation impossible, en particulier pour le travail et les repas, léquipe décide en 1995 de corriger son projet. Sinspirant de lexpérience de Caritas Mali, menée sur les principes du Père Lefort, elle sépare nettement le centre découte de Ouagadougou ouvert à tous et un foyer de type familial à la campagne à 40 km de la ville. Cette ferme na pas pu encore accueillir beaucoup denfants mais les installations et les terrains font espérer de nouvelles possibilités. Aujourdhui, laction a surtout lieu en ville.
LES OBJECTIFS
Il sagit avant tout dintégrer lenfant dans la société en favorisant son retour dans sa famille, en linitiant à un travail ou en le plaçant en apprentissage .
Il sagit aussi de sensibiliser la population, les pouvoirs publics et les autorités religieuses sur ce phénomène.
LES PRINCIPES
LAssociation réalise ses objectifs en dehors de toute considération ethnique, politique et religieuse.
LAssociation voit la séparation entre le centre dEcoute et le foyer comme la solution qui permet au jeune de changer de vie afin de préparer conséquemment son avenir.
LES ACTIVITÉS
Au Centre dEcoute
Les animateurs dialoguent dans la rue avec les enfants : après avoir tourné dans 21 lieux ils se sont concentrés sur deux gares routières très proches du centre dEcoute.
Ils les accueillent de jour comme de nuit et assurent une présence permanente. Ils animent des causeries en faisant appel à des personnes compétentes sur des sujets qui touchent la vie de lenfant.
Ils essaient de connaître lhistoire de lenfant, didentifier sa famille, de préparer et parfois dassurer son retour.
Ils placent ceux qui le souhaitent en apprentissage chez des patrons ou dans des structures ("Projet Somgandé", "FIJAS").
Ils animent des ateliers de menuiserie, de tissage, de bricolage, de modelage et font fabriquer du grillage.
Ils réfléchissent et cherchent à collaborer avec lAEMO et dautres associations.
Ils sensibilisent la population, les autorités publiques et religieuses sur la question.
Une personne bénévole dispense des cours dalphabétisation.
N.B. : Actuellement les activités manuelles et lalphabétisation ont cessé. La présence de nuit a été rétablie mais elle avait été interrompue plusieurs mois, lanimateur ayant dû se charger de la responsabilité de la ferme.
Au Foyer
Les animateurs conseillent les deux jeunes qui sy sont fixés et surveillent leur travail avec un voisin choisi comme tuteur.
Ils accueillent ou accompagnent les enfants venus pour découvrir le foyer ou y séjourner quelques temps.
LES RESULTATS
327 enfants sont passés au centre
104 ont été suivis et fichés
33 ont reçu leur famille au centre
26 sont retournés dans leur famille
21 ont été placés en apprentissage mais seulement 7 sont allés jusquà linstallation
2 vivent actuellement au foyer.
LES PROJETS
1. Faire démarrer la production de la ferme (culture, élevage) de manière à pouvoir sauto-financer, y accueillir jusquà 25 jeunes et embaucher un couple pour la cuisine et le gardiennage.
2. Redynamiser et maintenir lactivité du Centre dEcoute par lacquisition de matériel danimation et lembauche rémunérée de deux animateurs.
LES MOYENS
Les subventions ont été et restent ponctuelles. Les moyens ne suffisent pas pour rémunérer des animateurs et stabiliser les actions.
LES POINTS FORTS
1. Une grande connaissance des enfants de rue de Ouagadougou et une grande disponibilité découte envers tous.
2. Une grande expérience de laccueil de nuit des enfants de passage.
LES POINTS FAIBLES
1. Le manque de suivi des activités et des entreprises par manque de moyens
2. Le Foyer na pas su encore vraiment jouer son rôle.
(ASAME)
IDENTITE
Reconnue par le récépissé n° 92278 MAT/SG/DGAT/DLPAJ du 7 octobre 1992.
Adresse : Association Ami des Enfants
06 BP 9640 Ouagadougou 06
Tél. 36.47.42 BURKINA FASO
Les Responsables : Président : Ernest OUBDA
Secrétaire : Marcel YANOGO
Trésorière : Louise MINOUGOU
Responsables aux Projets et Relations Extérieures : Manja BOUMANS Noël SOETAORT
Les Acteurs :
Les Fondateurs : Noël SOETAORT Manja BOUMANS, par ailleurs animatrice de Pang Bila.
Le Facilitateur des relations avec les enfants de Pang bila : Lagsandré ZONGO
LAlphabétiseur : Adama,
Les deux couples responsables des deux foyers.
LAssistant : Emmanuel MINOUGOU, par ailleurs commissaire aux comptes du CNED.
Le Partenaire : Tear Fund Evangelical Relief et Development Cooperation
Groenstat 19
1800 Vilvorde Belgique
Tél. 003222517710 - Fax 003222518252
HISTORIQUE
Manja Boumans et Noël Soetaort missionnaires belges de lEglise Evangélique Baptiste accueillent un jour chez eux pour le soigner un enfant de la rue sourd-muet. Pour le prendre en charge durablement, ils ont lidée de créer une maison daccueil confiée à un couple et qui pourrait aussi recevoir dautres enfants. En 1992, "Le Bon Berger" ouvre ses portes au sourd muet et à 5 autres enfants. Après la création dun 2ème foyer denfants en situation difficile, des familles adoptives sont recherchées pour élever les orphelins. Enfin, en 1997, un lieu pour soigner, alphabétiser, évangéliser tout enfant dormant dans la rue est ouvert .Il abrite actuellement 10 enfants qui ont demandé à y être logés.
LES OBJECTIFS
Il sagit daider et déduquer des enfants en situation difficile ou des enfants de la rue de manière à permettre leur insertion sociale et sil y a lieu, leur retour en famille.
LES PRINCIPES
Lassociation tient à ce que les enfants connaissent lEvangile et reçoivent une éducation morale.
LES ACTIVITÉS
Dans les foyers et les familles adoptives, les enfants mènent une vraie vie de famille. Dans les foyers 1 et 2, 4 enfants des rues ont été élevés avec 7 autres enfants "ordinaires".
Grâce au système de parrainage de lAssociation Tear Fund, ils ne manquent de rien et vont tous à lécole. Il en est de même pour les orphelins des familles adoptives. Lassistant fait le lien entre tous ces lieux. Tous les enfants ont entre 4 et 14 ans.
Dans le lieu appelé "Pang Bila" ("petite force" en mooré), lanimatrice dirige le projet qui consiste à amener 10 enfants de la rue par plusieurs phases à se stabiliser et à apprendre un métier. La 1ère phase a eu lieu en Février 97. Après avoir rencontré les enfants dans la rue grâce à un ancien enfant de la rue, Lagsendré ZONGO, lanimatrice leur a proposé certaines activités manuelles, fabrication de bracelets ou de jouets quils ont pu vendre. Puis elle les a mobilisés pour aménager les lieux et les initier à la maçonnerie. Depuis trois mois, ils se sont maintenant stabilisés, demandant à être hébergés; ils suivent des cours dalphabétisation et reçoivent une évangélisation. Lagsandré ZONGO est là toute la journée pour faciliter les échanges avec les jeunes mais la nuit, seule la propriétaire des lieux est là pour veiller sur eux.
Lanimateur et le facilitateur continuent en même temps de contacter dautres enfants des rues soit en ville soit à Pang-Bila, lieu conçu pour accueillir tout enfant venant se laver ou se faire soigner. Ces enfants remplaceront les premiers, logés très bientôt dans un célibataurium soit pour aller à lécole, soit pour être formés dans un métier.
Léquipe essaie aussi de retrouver lorigine des enfants y compris celle des 4 enfants des rues des foyers afin de rétablir un lien et préparer un éventuel retour en famille.
LES RÉSULTATS
Dans les 2 foyers et les familles adoptives, 22 enfants mènent une vie familiale simple et chaleureuse. Ils vont à lécole primaire. 3 ont même réussi à être acceptés au collège.
A Pang-Bila, 10 jeunes de la rue de 12 à 18 ans se sont stabilisés, voulant aller à lécole, au moins aux cour du soir et apprendre un métier. Un des enfants nest pas resté à Pang-Bila.
LES PROJETS
1. Ouvrir Pang-Bila à 20 nouveaux jeunes dont 5 filles et situation difficile et les alphabétiser.
2. LAssociation va peut être rejoindre une Association évangélique plus importante "CREDO".
LES MOYENS
Ils reposent sur le système de parrainage assuré par des ménages belges.
LES POINTS FORTS
1. Le système de parrainage
2. La chaleur des personnes qui accueillent et vivent avec les enfants.
LES POINTS FAIBLES
Le statut de lassociation et les activités du projet enfant des rues ne sont pas encore fixés avec précision.
ASSOCIATION "SOLIDARITE JEUNES"
(ASJ)
IDENTITE
Reconnue par le récépissé n° 95/129/MAT/SG/DGAT/DLPAJ du 30 mai 1995.
Adresse : Association "Solidarité Jeunes"
01 BP 6526 Ouagadougou 01 BURKINA FASO
Tél. 30.57.32
Les Responsables : Secrétaire Exécutif : Frédérique BOURSIN
Trésorier : Arnold BRAKENHOFF
Délégué des animateurs : OUEDRAOGO Sébastien
Délégué des jeunes : OUEDRAOGO Salif
Les Acteurs : Animateur permanent : OUEDRAOGO Sébastien Tél.33.48.50
Animateur occasionnel : Sofiano
Animateur occasionnel : Peggué SAWADOGO
Animateur occasionnel : les aînés.
Les partenaires : "Club International des Femmes de Ouagadougou (CIFO)
01 BP 243 Ouagadougou 01
"Solidarité Jeunes Ouaga".
Mme BOURSIN
LEgletière-Chavoy :
50870 Ste Pience Tél. 02.33.70.91.61
HISTORIQUE
Créé en Mai 1995 par des bénévoles de lAssociation "ATD/Quart Monde" qui voulaient ouvrir un centre de vie à partir de leur expérience puis par une Française résidente très intéressée par le projet, lAssociation a voulu avant tout impliquer les jeunes dans la conception et la réalisation du projet (construction du centre dAccueil et dEncadrement des Enfants Défavorisés).
Après un début très difficile, lAssociation a réussi depuis Février 1996 à stabiliser les jeunes ayant dormi longtemps dans la rue, les initier à une activité "occupationnelle" et à accueillir dautre part des enfants de passage.
LES OBJECTIFS
Il sagit avant tout de soutenir les efforts collectifs des jeunes pour sinsérer dans une activité et dans lenvironnement social de la ville de Ouagadougou grâce à la création dun réseau de solidarité et dentraide mobilisant des services publics et des personnes privées. Il sagit aussi de sensibiliser le plus possible de jeunes enfants de la rue de Ouagadougou.
LES PRINCIPES
Lassociation réalise ses objectifs en dehors de toute considération ethnique, politique et religieuse.
Lassociation privilégie lauto-responsabilisation des jeunes et laide des plus jeunes par les aînés cest-à-dire de 21 ans et plus. Les animateurs invitent les aînés à prendre des responsabilités (chef de la cour, chef du nettoyage, chef de la cuisine, délégué du Bureau exécutif) et ils les incitent tous à contribuer au financement du centre par une partie de leur épargne personnelle. Ceci se concrétise par la gestion à part entière des activités de production et de la vie quotidienne.
LAssociation demande aux jeunes réguliers de sinvestir dans un travail.
LES ACTIVITÉS
Les animateurs vivent en permanence avec des jeunes qui se sont stabilisés : présence, repas, jeux danimation (Djembe, football), travail : (activité "charrettes", menuiserie, jardinage), suivi particulier de chaque jeune.
Les animateurs :
. accueillent pour une durée déterminée des jeunes en placement judiciaire et veillent à leur intégration parmi les autres jeunes.
. accueillent les enfants de passage jour et nuit et sentretiennent avec eux sur leur situation.
. veillent à lhygiène corporelle et vestimentaire, sensibilisent sur la prévention des maladies et assurent les premiers soins.
. rencontrent les employeurs éventuels.
Un menuisier initie et forme les jeunes qui le désirent.
Une personne bénévole assure à tous deux cours dalphabétisation par semaine.
Durant la semaine du FESPACO 97 les animateurs ont hébergé et encadré la plupart des enfants des rues de Ouagadougou.
LAssociation tourne un film qui est conçu et réalisé par les enfants sur leur histoire.
Les animateurs rencontrent ponctuellement leurs collègues de lAEMO et dautres associations (ANERSER, ATD/Quart Monde).
LES RESULTATS
14 Jeunes se sont stabilisés et vivent en permanence dans le centre : 4 aînés, 8 plus jeunes et 2 en placement judiciaire. Ils travaillent tous: 7 à la menuiserie, 4 dans lactivité "charrette", 1 comme salarié à laéroport, 1 en maraîchage et 1 en nettoyage.
5 enfants de passage sont reçus en moyenne par jour mais ils viennent plus nombreux le dimanche.
Le groupe permanent se partage sans problème les responsabilités.
Une relation chaleureuse et solide sest créée avec le quartier ; des jeunes viennent prendre le thé, les populations sollicitent leurs services et commandent des travaux.
LES PROJETS
1. Agrandir le centre
2. Renforcer léquipe danimateurs
3. Créer et développer dautres activités de production et de formation
4. Aider à linstallation des jeunes : association en groupe de crédit, formation à la gestion.
5. Toucher les plus petits enfants de Ouagadougou par des tournées dans les rues la nuit en collaboration avec Médecins Sans Frontières.
LES MOYENS
LAssociation souffre dun manque de moyens, ce qui a contraint les animateurs à rester bénévoles. La situation sest améliorée grâce à de nouveaux partenaires.
LES POINTS FORTS
1. La stabilisation des jeunes ayant vécu très longtemps dans la rue : vie communautaire; activité régulière
2. Lauto responsabilisation de tous grâce à un appui très important des aînés.
LES POINTS FAIBLES
1. Le manque de stabilité et de moyens de léquipe dencadrement.
2. La difficulté à mobiliser les plus jeunes enfants des rues de Ouagadougou.
ASSOCIATION POUR LA REHABILITATION DES MARGINAUX
(REMAR)
IDENTITE
Reconnue par larticle n° 94080 du 28 décembre 1994.
Adresse : Association REMAR
01 BP 991 Ouagadougou 01 BURKINA FASO
Tél. 34.10.90
Association REMAR
BP 527 Ouahigouya BURKINA FASO
Les Responsables : Président et Fondateur : Miguel DIEZ
Président de lAssociation Burkinabè : Jésus LOPEZ RADA
Les acteurs : Le Coordonnateur : Jésus LOPEZ RADA
Lanimateur principal de Zagtouli : Bonwendwaogré OUEDRAOGO
Lanimateur principal de Ouahigouya : Raco MORENO
Les partenaires : REMAR International C/Lui MITJANS
22 Pte VALLECAS
28007 Madrid Espagne
Tél (91) 5015155
HISTORIQUE
Fondé en Espagne en 1982, le Mouvement est maintenant présent dans une quarantaine de pays avec environ 300 centres. Le fondateur, converti au protestantisme, a voulu évangéliser les autres, en particulier les marginaux (toxicomanes, alcooliques, malades du SIDA, fous, détenus, vieillards, orphelins, enfants des rues) pour les transformer.
Présent au BURKINA FASO depuis 1984, REMAR a ouvert 7 lieux dont 2 prévus spécialement pour laccueil et la réhabilitation des enfants des rues : Zagtouli près de Ouagadougou et Ouahigouya, (Secteur 4).
LES OBJECTIFS
Il sagit daider les personnes les plus nécessiteuses aussi bien matériellement que spirituellement. Il sagit en particulier daccueillir des enfants abandonnés et de les élever dans le respect de leurs racines.
LES PRINCIPES
Lassociation se propose dévangéliser et de faire des disciples mais elle respecte la liberté de croyance de chacun.
LES ACTIVITÉS
Une maison abrite à Ouahigouya des mères célibataires avec leurs nouveau-nés.
Trois foyers élèvent des bébés et enfants orphelins de 2 mois à 10 ans à Ouagadougou.
Une ferme agricole pastorale accueille des prisonniers en fin de peine (Naag Yiiri sur la route du Ghana). Léquipe procède quotidiennement à des distributions alimentaires aux enfants du secteur 28 de Ouagadougou, à ceux des villages de Naag Yiiri, de Zagtouli et de Tougou, aux mendiants de Ouahigouya, aux prisonniers de la MACO de Ouagadougou et de Ouahigouya.
Lassociation travaille en relation avec le Ministère de la Justice.
Les animateurs font des tournées rues pour faire connaître REMAR aux enfants des rues (ou vivant dans les rues) de Ouagadougou et les rencontrer.
Ils les emmènent, ou accueillent ceux qui viennent seuls, à la ferme de Zagtouli qui peut recevoir 30 enfants de 10 à 20 ans. Là, ils tentent de gagner leur confiance, de les initier à la vie collective et à des activités sportives ou de jardinage, délevage et de les évangéliser. Ils les nourrissent, les soignent et leur donnent des règles dhygiène, de santé et les alphabétisent.
Le centre de Ouahigouya accueille des enfants des rues de cette ville mais surtout de Ouagadougou.
Les activités sont les mêmes quà Zagtouli.
Léquipe essaie aussi dentretenir des relations avec les familles.
LES RESULTATS
30 enfants sont élevés dans les maisons communautaires et sont scolarisés.
Beaucoup denfants des rues de Ouagadougou sont déjà allés quelques jours à Zagtouli mais peu y restent. La ferme accueillait 17 jeunes en août 1997, 27 jeunes sont actuellement à Ouahigouya.
LES PROJETS
1. Travailler en relation avec lAction Sociale
2. Former les enfants stabilisés à des métiers : mécanique, soudure, élevage.
3. Créer un village de 1000 personnes dâges différents (sur la route de Bobo)
LES MOYENS
LAssociation vit de dons venant surtout dEurope.
ASSOCIATION DE PROTECTION ET DE SAUVEGARDE
DE LENFANCE EN DANGER (APSED)
IDENTITE
Adresse : Association de Protection et de Sauvegarde de lenfance en Danger (APSED).
09 BP 311 Ouagadougou 09
Tél. 36.25.23 BURKINA FASO
Les Responsables : Présidente : Christine COMPAORE
Secrétaire : Henri SAWADOGO
Trésorière : Azéta BAMBAR
Les Acteurs : Le Secrétaire à lEducation et à la Formation : Henri BOUDA
Les animateurs : Lucien SOW & Christine COMPAORE
Le Partenaire : La Fondation pour les Droits de lHomme : Bruxelles
PRÉSENTATION
LAssociation promeut et défend les droits de lenfant lors de conférences au BURKINA FASOou de rencontres internationales à létranger.
Léquipe fait des tournées rues auprès des enfants des rues de Ouagadougou et les visites en prison ainsi quà Ouahigouya. LAssociation a ouvert un centre agro-pastoral pendant 8 mois avec 20 jeunes mais a dû le fermer ; elle projette maintenant davoir plutôt dans un premier temps un centre dEcoute ouvert à Ouagadougou.
EN PROJET : LES ACTIVITÉS SOCIO-ÉDUCATIVES
DE RÉINSERTION EN MILIEU OUVERT EN FAVEUR
DES ENFANTS ET JEUNES DES RUES
AU BURKINA FASO
N.B. Au 15 Février 1998, le projet se trouve sensiblement différent du projet suivant et léquipe a changé.
Le projet est entrepris par la Croix Rouge Burkinabè et la Croix Rouge Belge
IDENTITE
Adresse : Croix Rouge Burkinabè
BP 4404 Ouagadougou 01
Tél. 30.08.77 - Fax 36.31.21 BURKINA FASO
Croix Rouge de Belgique
Communauté Francophone.
Département International Chaussée de Vieurgat,
84.1050 Bruxelles
Tél. 3226454674 - Fax 3226493322 Belgique.
Les initiateurs du Projet
1. Croix Rouge Burkinabè
2. Croix Rouge de Belgique
Michaël MALHERBE en collaboration avec Marcel KABORE, éducateur social.
LE PROJET
Louverture dun centre de jour, puis successivement de deux autres, pour accueillir des enfants des rues de Ouagadougou sinscrit dans une démarche beaucoup plus large qui voudrait sattaquer de manière radicale au phénomène des enfants de la rue, à la fois en empêchant leur apparition et en essayant de réinsérer ceux qui existent déjà comme tels. Louverture des centres répond plus particulièrement à cet effort de réinsertion. Elle a été préparée par une étude sociologique sur lorigine et les caractéristiques des enfants des rues de Ouagadougou et par leur recensement. Ils sont 600 à dormir dehors toutes les nuits. Une enquête qualitative permettra daffiner leur portrait.
Trois éducateurs devraient ensuite simmerger 2 mois dans les rues pour sélectionner chacun 15 enfants en fonction de leur capacité de sadapter à une vie à la fois collective et autonome.
Les enfants pratiqueront des activités ensemble sous la responsabilité des éducateurs mais ils iront eux mêmes acheter leur repas et dormir dans un célibataurium hors du centre de manière à prendre les habitudes dune vie normale : dormir chez soi, partir au travail, se débrouiller pour manger. Les enfants ne seront pas contraints : léducateur devra respecter leur décision éventuelle de sabsenter du centre ou du célibataurium mais il devra aussi tout faire pour le stabiliser. Il suivra et soccupera chaque jour des 15 enfants quil aura sélectionnés.
Les enfants seront initiés 2 heures par jour à des ateliers de formation sauf le mardi et le jeudi où ils seront alphabétisés. Ces horaires pourraient être élargis à leur demande. On leur donnera la possibilité le soir daller exercer un travail pour compenser le manque à gagner de cette nouvelle vie. On intégrera cette activité dans le cadre de la création de mini-sociétés de services identifiés comme commercialement rentables.
La sensibilisation de la population et le rapprochement des enfants et de leurs parents seront aussi des moyens dintégration.
Un 2ème centre de 45 enfants devrait ouvrir 6 mois après le 1er, puis un 3ème de manière à couvrir toute la ville. Le modèle pourrait sétendre à dautres villes du Burkina ou même dailleurs.
ASSOCIATION DISPENSAIRE TROTTOIR DE BOBO-DIOULASSO
(ADTB)
IDENTITE
Reconnue par le récépissé n° 94-059/MAT/PHVE/HC/DAG du 16 Juin 1994.
Adresse : Association Dispensaire Trottoir de Bobo-Dioulasso
BP 1122 Bobo-Dioulasso
Tél. 98.11.76 ou 97.11.76 BURKINA FASO.
Les Responsables : Présidente : Marie-Laure FRIZON
Secrétaire : Jean Pierre HEMA
Trésorier : SOMA
Les Acteurs : La Directrice Saly HEMA
Lanimateur chargé du suivi de lenfant : Jacques SANOGO
Quatre autres animateurs et animatrices, Un infirmier, Une cuisinière.
Les partenaires : Association des Amis de Soeurs Emmanuelle (ASMAE).
26 Bd de Strasbourg
75010 PARIS - FRANCE
Tél (01 ou 1) 44 52 11 90 fax (01 ou 1) 44 52 92 93
HISTORIQUE
Des jeunes burkinabè qui voulaient agir à lexemple dATD/Quart Monde en milieu ouvert décident dès 1993 daller à la rencontre des enfants désoeuvrés ou dormant dans les rues de Bobo-Dioulasso en leur proposant de petits soins.
Une Française, Marie Laure Frizon, et une autre femme, rentrent ensuite dans laction de ce "dispensaire-Trottoir" et décident de mieux le structurer. Lassociation est déclarée en Juin 1994, les activités se localisent dans le club Amical Français qui permet de se réunir dans des salles et de jouer dehors. Elles ont lieu le matin et se sont diversifiées : éducation nutritionnelle de mères de famille pauvres, école maternelle et parrainages, accueil, alphabétisation et jeux pour les enfants de la rue ou ceux qui y passent la plus grande partie de la journée sans rien faire.
LES OBJECTIFS
Il sagit dempêcher que des enfants de familles nécessiteuses basculent un jour vers la rue et il sagit aussi daméliorer les conditions de vie et la santé des enfants des rues et de ceux vivant dans la rue.
LES PRINCIPES
LAssociation réalise ses objectifs en dehors de toute considération ethnique et religieuse.
Laccent est mis autant sur le côté préventif que sur le côté curatif du phénomène des enfants des rues.
LES ACTIVITÉS
Elles ont lieu toute lannée.
Les animateurs font une tournée rue une fois par semaine pour contacter les enfants désoeuvrés de Bobo : se présenter à ceux qui sont encore inconnus par eux et revoir les autres sur leur lieu de vie.
La plupart des activités a cependant lieu le matin au club Amical Français.
Des bébés sous-alimentés sont nourris et leurs mères sensibilisées sur la nutrition.
Des enfants sans ressources reçoivent une éducation semblable à celle de nimporte quelle école maternelle.
Les animateurs soccupent aussi des enfants des rues et désoeuvrés. Ceux-ci ont entre 7 et 18 ans. Ils les font jouer, les alphabétisent, les initient au tissage, à la fabrication de jouets ou au jardinage. Ils leur distribuent un repas. Un infirmier les soigne ou les dirige vers lhôpital.
Ils essaient de gagner leur confiance et de trouver une nouvelle voie à leur proposer : retour en famille, petit métier, apprentissage.
Les animateurs visitent les familles et les sensibilisent. Ils organisent les retours des enfants dans leurs familles.
Les animateurs rencontrent une fois par trimestre léquipe de lassociation "Tié" afin de suivre lévolution des enfants fréquentant les deux équipes.
Les animateurs sont en lien étroit avec lAction sociale dont un des responsables intervient dans lanimation des sports .
LES RÉSULTATS
30 petits enfants et bébés sont nourris régulièrement et leurs mères éduquées à la nutrition.
40 enfants vont à lécole maternelle au Club amical Français ou dans une école ordinaire (parrainage).
200 enfants désoeuvrés passent au moins une fois par an au club Amical. Ils sont environ 50 chaque jour, souvent les mêmes. Certains sont en rupture complète avec leur famille.
Depuis 1994, 7 enfants ont été aidés pour se lancer dans un petit métier : 3 cireurs, 4 vendeurs de sachets.
21 ont été placés en apprentissage chez des patrons, en menuiserie, mécanique, maçonnerie ou couture.
3 ont été inscrits au centre de formation "Don Bosco". Plusieurs sont retournés en familles dont 4 cette année.
LES PROJETS
1. Le déménagement dans un nouveau centre qui garderait le caractère ouvert du dispensaire mais où les enfants demandeurs pourraient éventuellement dormir.
2. La mise en place dactivités de formation manuelle.
LES MOYENS
Des aides sont apportées pour la construction du centre.
LES POINTS FORTS
1. Les animateurs ont gagné la confiance des enfants
2. Laccent est mis autant sur la prévention que sur lassistance.
LES POINTS FAIBLES
Laction na lieu que le matin si bien que lenfant peut ne pas être amené à changer de vie.
(TIE signifie "présence" en langue bobo)
IDENTITE
Reconnue par le récépissé N° 96-215/MAT/PHUE/HC/DAC du 10 octobre 1996
Adresse : Association Tié S/C TONDE Pascal/ONATEL Bobo Dioulasso
ou 01 BP 790 - Bobo Dioulasso 01
Tél. 97-17-36 ou 98 25 97 BURKINA FASO
Les Responsables : Président : Pascal TONDE
Secrétaire : Antoine SANOU TOLO
Trésorier : Abbé Jean MONTERAT
Les Acteurs : Le Coordonnateur : Pascal TONDE
Les chefs Animateurs : Antoine SANOU TOLO - Lassina KONATE
Les animateurs : Aimé Césaire KY - Hermann KY
Le superviseur : Boubacar TOURE de lassociation "YELI"
BP 298 Bamako
Tél. (00223) 22-91-08 Mali
Les partenaires : Michel DURET "Terre de vie"
BP 15 bis
44320 Saint Père en Retz
Tél. (2 ou 02) 40.21.15.16 Fax (2 ou 02) 40.21.18.24
Dominique RICHER "Cassiopée"
19 BANVAL
22000 Saint Agathon France.
HISTORIQUE
Née de la rencontre entre les créateurs de lassociation "YELI" de Bamako qui guide les enfants de la rue en sappuyant sur la population et de jeunes bénévoles qui avaient déjà participé à lexpérience du dispensaire Trottoir de Bobo et qui voulaient agir à lexemple dA.T.D. Quart Monde en milieu ouvert, lassociation a commencé en juin 1995 avec trois animateurs. Un quatrième sest ensuite joint à eux. Ils vont à la rencontre denfants en rupture originaires de Bobo, surtout des quartiers Dioulassoba et Bolomakoté, ou danciens campagnards placés par leurs parents sous la responsabilité dun maître coranique avec lequel ils ne se sont pas entendus. Tous ces enfants dorment dans la rue.
LES OBJECTIFS
Il sagit avant tout de parvenir, directement ou par le biais dune famille dadoption provisoire, au retour des enfants dans leur famille dorigine. On sefforce aussi de les insérer dans la vie professionnelle et des protéger contre les fléaux : délinquance, drogue (saisie de chanvre, de colle, de boites dallumettes à cause du phosphore ), maladies (sensibilisations à la vaccination, à la prévention des MST).
LES PRINCIPES
LAssociation réalise ses objectifs en dehors de toute considération ethnique, politique et religieuse.
LAssociation veut travailler avec de petits moyens de manière à ne pas créer de dépendance matérielle chez lenfant
LAssociation veut travailler en sappuyant sur la population à travers diverses structures originales (comités) etc.
LES ACTIVITÉS
Les animateurs rencontrent les enfants
- le matin par équipe de deux, en ville devant les marchés, les gares, les cinémas, afin détablir des relations damitié et de confiance avec eux.
- laprès midi dans un jardin choisi pour prendre le thé et faire des jeux de société ou des causeries débats (84 en deux ans)
- le jeudi après-midi pour jouer au football
- un soir par trimestre, pour une fête autour dun repas
- un soir par an pour la fête de fin dannée
Les animateurs, après avoir gagné leur confiance, les incitent à retourner dans leur famille, à se lancer dans un petit métier ou à suivre un apprentissage.
Les animateurs sensibilisent des adultes
- les parents
- les tuteurs, en cas dadoption provisoire
- les personnes-relais, adultes vivant ou travaillant sur les lieux fréquentés par les enfants et pouvant les canaliser
- les employeurs actuels ou éventuels
- la police, en cas darrestation discutable (3 en deux ans)
- les infirmiers et les médecins en cas de maladie ou dhospitalisation.
Les animateurs rencontrent une fois par mois le responsable de AEMO de Bobo pour lui demander son secours et conseil à propos de cas très difficiles. Exemple : le responsable de lAEMO a décidé daller voir le chef hiérarchique dun militaire qui a rejeté son fils après un premier retour en famille.
Les animateurs rencontrent une fois par trimestre léquipe de lAssociation Dispensaire Trottoir de Bobo-Dioulasso" afin de suivre lévolution des enfants fréquentant les deux équipes.
LES RESULTATS
74 enfants sont suivis et identifiés par une fiche.
En deux ans, 21 enfants sont rentrés dans leurs familles dorigine, parmi eux,
5 sont passés par des familles dadoption provisoire.
8 enfants sont dans des familles dadoption provisoire.
En deux ans, 52 enfants se sont mis à travailler
Parmi eux, 4 sont entrés en apprentissage,
48 exercent un petit métier (22 transportent des marchandises avec des charrettes, 14 sont des petits vendeurs, 2 vendent dans un kiosque, 7 sont cireurs, 3 sont aide-chauffeurs)
Les porteurs de bagage, plus instables, nont pas été comptabilisés.
LAssociation contribue à lachat du premier matériel de lenfant et le guide ensuite pour toute son activité.
LES PROJETS
1. En liaison avec le travail de "YELI" à Bamako, différents comités devraient être mis en place :
- Un C.A.R : Comité dAction et de Réflexion, formé danciens enfants de rue retournés en famille qui écoutent et conseillent ceux qui sont encore dehors.
- un Comité de Sages ou un Comité de Femmes, formé par des personnes qui veulent sinvestir volontairement dans laction, réfléchir sur des cas difficiles, faire des démarches pour seconder les animateurs.
2. En liaison avec le travail de "YELI" de Bamako, une équipe danimateurs devrait porter ses efforts sur la prévention du SIDA
3. En liaison avec lAEMO, deux enfants seront placés au centre de réinsertion de Gampéla et deux autres à Orodara.
4. Léquipe veut également inciter les enfants à sinscrire à des cours du soir
5. Elle va enfin se pencher sur le problème de lorganisation de vacances des animateurs afin de travailler avec les enfants tous les mois de lannée
LES MOYENS
Lassociation a choisi de travailler avec des petits moyens. Largent, versé par les partenaires, couvre les salaires des animateurs et un petit fonds pour lanimation (thé, repas).
LES POINTS FORTS
1. Lefficacité de laccompagnement au retour en famille et à la prise dun travail.
2. Linvention de solutions faisant appel à la population : familles dadoption provisoire, personnes-relais, comités.
LES POINTS FAIBLES
1. Faute de moyens, les retours en famille au village ne sont pas suivis
2. Les animateurs cessent leur activité au mois daoût.
ASSOCIATION JEUNESSE DU MONDE BURKINA
(AJMB)
IDENTITE
Reconnue par le récépissé n° 92-307/MAT/SG/DGAT/DLPAJ du 8 .....1992
Adresse : Association Jeunesse du Monde BURKINA
01 BP 6687 Ouagadougou 01
Tél. 36 73 11 BURKINA FASO
Les Responsables : Président : Seidou Mustapha MINAN
Secrétaire : Alidou SANDWIDI
Trésorier : Souleymane SIKOUROU
Les acteurs : Quatre animateurs
-Jean-Pierre NANA
-Soumaïla SANON
-Issouf KONATE
-Idrissa SAWADOGO
Le partenaire : Jeunesse du Monde Québec - Montréal Québec.
HISTORIQUE
Depuis 1990 des Québécois de lAssociation Jeunesse du Monde Québec et des Burkinabè bénévoles ont décidé dagir ensemble pour améliorer les conditions de vie de la jeunesse Burkinabè. Laction a surtout commencé par des sensibilisations sur l"hygiène, la nutrition, la santé au moyen du théâtre, de la musique ou de causeries-débats. Mais en 1995, une sous-section de lAssociation soriente vers le secours aux "enfants de la rue".
Des jeunes Québécois viennent faire un séjour dans des familles afin de connaître la culture burkinabè avant de suivre laction avec ces enfants dans des associations ou dans les rues avec les animateurs. Ils peuvent ainsi enrichir leur vision du monde, aider, et sensibiliser à leur retour le Québec. Les animateurs burkinabé rencontrent les enfants, les conseillent et les aident soit à retourner en famille soit à être placés en apprentissage soit à aller sinstaller dans des villages.
LES OBJECTIFS
Il sagit avant tout daméliorer la condition de vie des enfants des rues et de leur permettre de prendre leur vie en main.
LES PRINCIPES
Lassociation réalise ses objectifs en dehors de toute considération ethnique, politique et religieuse.
Lassociation veut travailler en sappuyant sur la population, en ville ou à la campagne.
LES ACTIVITÉS
Les animateurs bénévoles, agissent le week-end et un soir par semaine. Les enfants concernés peuvent avoir jusquà 21 ans. Les animateurs font des tournées-rue de nuit pour identifier les enfants et avoir avec eux un premier contact. Ils prennent des rendez-vous pour parler de leur vie et de lavenir en partageant un petit quelque chose : cacahuètes, thé, haricots.
Ils découvrent leur histoire et les sensibilisent de manière à ce quils prennent une décision : placement en apprentissage, retour en famille ou départ pour cultiver en groupe, puis sinstaller comme paysan dans un village qui nest pas leur lieu dorigine. Léquipe fait aussi suivre dans la limite de ses moyens les enfants retournés en famille.
Elle envoie et accueille aussi les enfants à lhôpital Yalgado dans le cadre dun collectif de personnes ressources voué à donner les premiers soins à toute personne, même sans moyens et sans pièce didentité : le collectif "Hors limite".
LES RESULTATS
Depuis 2 ans et demi : 11 enfants et jeunes sont placés en apprentissage : 8 en menuiserie; 1 en soudure, 1 en poterie, 1 en couture.
15 enfants sont placés durant la saison sèche pour travailler chez des paysans à la sortie de Ouagadougou (maraîchage). Ils sont cependant contraints de dormir dehors.
10 jeunes de 15 à 21 ans dont 5 de Ouahigouya, ont été envoyés au village de Ninigi pour sinstaller chacun progressivement comme paysan. Une animatrice paysanne a bien voulu les héberger et le chef de village leur a donné une terre quils cultivent ensemble sous lautorité du plus âgé. Certains habitent maintenant seuls et doivent se marier. Ils sont parvenus très vite à lauto-suffisance et deux se sont même acheté des vélos.
14 enfants et jeunes sont retournés en famille, accompagnés par les animateurs ou par des personnes fiables : 5 à Kalo, 4 à Fara, 5 à Gaoua.
LES PROJETS
1. Acheter une 2ème pompe à eau à Ninigi pour installer dautres jeunes.
2. Installer des jeunes dans le village de Thiou pour cultiver du riz sous la direction dun encadreur paysan
3. Aménager à Ouagadougou un lieu pour en faire un jardin danimation socio-sanitaire où des animations audio-visuelles auraient lieu et où les enfants quels quils soient pourraient dormir et rencontrer un animateur.
4. Organiser des équipes médicales de nuit pour aller au devant des enfants des rues de Ouagadougou.
LES MOYENS
Malgré le partenaire, les moyens proviennent surtout des cotisations des membres de lAssociation Burkinabé. Les moyens sont donc trop limités pour exécuter les projets.
LES POINTS FORTS
Avec très peu dargent et très peu de temps, léquipe a réussi à :
1. Installer des jeunes de la rue à la campagne
2. En faire retourner dans leurs familles.
LES POINTS FAIBLES
Les placements en apprentissage en ville ne sont pas assez suivis : 10 jeunes placés dans 3 ateliers de couture ont même disparu ainsi que 2 placés en menuiserie.
ASSOCIATION POUR LA REINSERTION DES JEUNES
EN DIFFICULTE PAR LE SPORT
(ASRJD)
IDENTITE
Reconnue par le récépissé n° 94/146/MAT/SG/DGAT/DLPAJ du 24 Mai 1993.
Adresse : Association ASRJD
S/C de Traoré Bala INJEPS 01 BP 353
Ouagadougou 01 -Tél. Monsieur ZAGALO 31.82.93
Monsieur SEKOU 36.30.33
Les Responsables : Président El Hadj Brahima KOUYATE
Secrétaire : Bala TRAORE
Trésorière : Madame Mamata TRAORE née TOURE
Les Acteurs : Le Directeur du Projet : Bala TRAORE, professeur dEPS
Trois professeurs dEPS
Un moniteur de la Fédération de boxe.
"LACTIVITE BOXE" DU PROJET SOMGANDE
HISTORIQUE
Sous limpulsion dun professeur dEPS, Mr. Bala TRAORE, une association a été créée afin daider grâce au sport toute structure de réinsertion des jeunes en difficulté. Elle se propose dinitier ces enfants à plusieurs pratiques sportives pour leur épanouissement. En 1995, les bailleurs de fonds "Enfants du Monde", "UNICEF" "Aide à lEnfance Canada", ont permis à lassociation dintervenir dans un projet dinsertion sociale denfants des rues, monté en partenariat avec la Direction Provinciale du Ministère de lAction Sociale et de la Famille, le Projet Somgandé.
Il sagissait dinitier les jeunes à la boxe. Au départ, très réservés, les jeunes sont vite devenus enthousiastes et ont donné toute leur confiance aux encadreurs. Il a fallu augmenter le nombre de séances et le nombre de pratiquants. Les habitants du quartier qui étaient des spectateurs assidus leur ont donné une certaine fierté.
Projet actuel : Léducation sportive des enfants des rues accueillis
dans les Associations "ANERSER", "Solidarité Jeunes" et à lAEMO.
Il sagit dinitier environ 300 jeunes de 12 à 25 ans aux sports suivants choisi selon les voeux des Associations : la Boxe, le Karaté, le Judo, le Volley ball et le Football. Lobjectif principal est de contribuer au développement physique et moral de ces jeunes et de faciliter leur insertion.
LA SECTION LOCALE DU MOUVEMENT ATD QUART MONDE
AU BURKINA FASO
IDENTITE
Le Mouvement International Aide à Toute Détresse (ATD) Quart Monde est une ONG Internationale ayant un statut consultatif auprès de lONU (statut 1 à lECOSOC), de lUNICEF, de lUNESCO, du Conseil de lEurope et est reconnue officiellement dans tous les pays où elle est implantée.
Adresse : ATD Quart Monde
B 5384 Ouagadougou 01 BURKINA FASO
Tél. 30.79.40 Fax : 30.87.61
E-mail Ouagadougou ATD Quart Monde, BF
Les acteurs : Claude et Patricia HEYBERGER, Français
Grégoire KANTOUCAR, Sénégalais
Anah ANAYIBE, Burkinabé.
Les partenaires :
Enfants du Monde
01 B 1793 Ouagadougou 01 BF
Tél. 31.19.30 BURKINA FASO
UNICEF
BP 3420 Ouagadougou
Tél 30.02.35 BURKINA FASO
Mission Française de Coopération
B 510 Ouagadougou BF
Tél. 30.67.70 BURKINA FASO
Aide à lEnfance Canada (AEC)
B 4076 Ouagadougou
Tél. 30.63.23
Fax 36.28.89 BURKINA FASO
HISTORIQUE DU MOUVEMENT
Il a été crée en 1957 par le Père WRESINSKI (né dune famille de la misère et décédé le 14 février 1988) dans un grand bidonville près de Paris, à Noisy-le-Grand, où étaient regroupées des centaines de familles écrasées par la misère. La présence de volontaires au milieu de ces familles, les premières actions (la bibliothèque et latelier qui se substituent à lassistance...) leur ont permis de relever la tête et de participer peu à peu à la vie de leur pays tout en développant la solidarité avec dautres familles encore plus pauvres quelles.
Dalle à lhonneur des victimes de la misère
Le 17 octobre 1987, 100.000 personnes de tous horizons se sont rassemblées autour du Père Joseph WRENSINSKI pour inaugurer une Dalle à lhonneur des victimes de la misère. Cette dalle est située à Paris, sur le Parvis des Libertés, des Droits de lHomme et du Citoyen, là où fut signée en 1948 la Déclaration Universelle des Droits de lHomme.
Le texte gravé sur cette Dalle proclame notamment : "Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de lHomme sont violés. Sunir pour les faire respecter est un devoir sacré" (Père Joseph Wresinki).
Des répliques de cette Dalle ont été posées à travers le monde, dont une à Manéga, au BURKINA FASO le 12 Février 1996, à linitiative de Maître Frédéric Titinga PACERE.
17 octobre, Journée mondiale du refus de la misère
Le 22 Décembre 1992, cinq ans après linauguration de la Dalle du Trocadéro à Paris, lAssemblée Générale des Nations Unies adoptait par consensus une résolution instituant le 17 Octobre comme Journée Internationale à célébrer.
HISTORIQUE DU MOUVEMENT AU BURKINA FASO
1980 : Implantation du Mouvement ATD Quart Monde au BURKINA FASO, date de larrivée dune première équipe de volontaires suite à un séminaire tenu à lUNESCO à Paris sur le thème "Extrême pauvreté et exclusion en Afrique" dans le cadre du Forum Permanent : "Extrême pauvreté dans le monde".
12 mars 1986, une convention détablissement était signée avec le Gouvernement du BURKINA FASO.
1980 à 1988 : deux volontaires furent présentes au sein du centre Delwendé à Tanghin (Ouagadougou) auprès de personnes souvent âgées et ne bénéficiant plus de soutien de leurs communautés. A cette date, le Mouvement ATD Quart Monde se retira, des liens ayant été renoués entre ces personnes et la communauté. Pour preuve le nombre croissant de personnes et dorganismes participant à la vie du centre.
En 1982, un autre volontaire arriva à Ouagadougou avec pour mission de rencontrer les enfants en difficultés dans la ville suite à la rupture des liens familiaux. De là naquit le projet dénommé "La Cour aux Cent Métiers". Après avoir permis dinitier pendant plusieurs années les enfants au travail manuel, il continue aujourdhui sous dautres formes.
LES OBJECTIFS ET LES PRINCIPES
La Cour aux Cent Métiers est née de la rencontre denfants et de jeunes vivant de grandes difficultés, damis Burkinabé qui portaient le souci de ceux-ci, et de volontaires du Mouvement ATD Quart Monde. Elle sest bâtie autour des objectifs principaux suivants :
- Offrir à ces enfants vivant temporairement dans la rue et en priorité aux plus démunis dentre eux des conditions minimales de bien-être et de dignité.
- Permettre à ces enfants et jeunes de se former, par linitiation à des métiers, mais aussi par la réflexion, laccès à la culture et à lacquisition de moyens dexpression.
- Favoriser le rétablissement de liens familiaux.
- Donner à ces enfants et jeunes, des occasions de saffirmer partenaires du développement de leur pays.
- Proposer à un grand nombre de personnes et organismes la possibilité de vivre une rencontre avec ces enfants et leur suggérer des engagements concrets à leurs côtés.
LES ACTIVITÉS
Activités de la Cour aux 100 Métiers
Si labsence de prise en charge des enfants rend plus difficile les statistiques, on peut toutefois estimer à 150 au long dune année le nombre denfants et de jeunes de 7 à 25 ans en relation suivie avec la Cour.
Les différentes activités
1.Les activités culturelles
- Bibliothèque sous les lampadaires, visites dexpositions, soirées dhistoire... : ces activité s'impliquent une grande présence dans la rue. Léquipe ATD Quart Monde consacre une partie de son temps à sillonner la ville, pour rester proche des réalités de vie des enfants et pour le respect que leur témoignent de telles visites sur leurs lieux de vie.
- chantiers de rénovation de la Cour aux Cent Métiers, et daménagement dune bibliothèque pour prolonger les activités culturelles. A mi-temps, et de durée limitée, ils sont animés par des artisans locaux.
2.Les relations avec les familles
Depuis trois ans, léquipe a particulièrement intensifié ses visites et relations aux familles des enfants et des jeunes rencontrés dans la rue, dans le but de connaître linvestissement et les responsabilités que les familles continuent dexercer envers leurs enfants et de leur laisser la pleine maîtrise de lavenir de leurs enfants. Léquipe continue aussi de rencontrer les enfants rentrés chez eux et leur famille. Notons que léquipe a un lieu qui lui permet un certain recul est une compréhension des familles des enfants : cest le groupe des familles ayant une vie très précaire (connues pour la plupart par lintermédiaire des enfants, mais qui ne sont pas tous parents denfants rencontrés dans la rue) qui se réunit régulièrement, en particulier dans le cadre des rencontres mensuelles liées au 17 octobre ("Journée mondiale du refus de la misère"). Ces personnes, très proches du milieu de vie des enfants connaissent le projet de la cour et ont à coeur dencourager les enfants et de nous aider à les conseiller. La compréhension de la pensée de ces familles est une clé de notre approche des familles des enfants.
3. Suivi de projets individuels
Leur participation à des activités de groupes ci-dessus énoncées et à des rencontres personnalisées avec des membres de léquipe amènent des enfants ou des jeunes à formuler des projets : retour en famille, soins, apprentissage, désir de lécole, obtention de pièces didentité.que les volontaires de léquipe sappliquent à suivre.
4. Rencontres mensuelles liées au 17 Octobre
Aujourdhui, nombreux sont les pays, dont le BURKINA, où des hommes se réunissent chaque 17 du mois pour sécouter, se dire ce quils réussissent pour vaincre la misère. Lobjet de léchange lors de ces rencontres est unique : en égalité déchange avec les plus pauvres, apprendre ensemble une manière commune de regarder et comprendre le quotidien et les aspirations des plus pauvres.
Ce groupe est notre référence pour simpliquer dans les manifestations liées au 17 Octobre Journée Mondiale du refus de la Misère.
5. Information/Sensibilisation/Partage dexpériences :
En de nombreuses occasions, le Mouvement ATD/Quart Monde témoigne de son expérience afin que la vie, les difficultés mais aussi les espoirs de ces enfants et de leurs familles soient mieux connus. Léquipe ATD Quart Monde est engagée, collabore avec de nombreuses autres Associations et services de lEtat oeuvrant dans le même sens, et en particulier avec le projet AEMO mené par le MASF.
Chaque 17 octobre, Journée Mondiale du refus de la Misère, est une occasion privilégiée pour faire connaître le courage des plus déshérités et les efforts de solidarité entrepris.
LES RESULTATS
- Nombre denfants rencontrés depuis le début du projet : plus de 1000..
- Nombre denfants touchés par les activités en un an : 160 en 1996.
- Nombre denfants ayant suivi un atelier/chantier de plusieurs jours en une année : 40.
- Nombre de familles de jeunes avec qui nous entretenons des relations suivies : 30.
- Groupe de réflexion des familles en grande précarité : 30 personnes régulières.
- Nombre denfants retournant vivre définitivement dans son village dorigine : 2 à 5 par an.
- Amis de lassociation :
* exerçant une responsabilité concrète régulière : 25
* coups de mains ponctuels : 100
LES MOYENS
Depuis avril 1995, léquipe a été constituée au plus de 4 volontaires permanents, un des objectifs étant de permettre une prise de responsabilité plus importante des amis de la Cour. En effet, lATD Quart Monde sappuie sur un réseau dune centaine de militants actifs.
Les ressources financières sont diverses : la participation des enfants est complétée par des subventions (UNICEF, Mission française de Coopération, Enfants du Monde, AEC...) et des dons privés.
Depuis 1992, le Mouvement ATD Quart Monde est propriétaire du terrain sur lequel est situé la Cour aux Cent Métiers.
LES POINTS FORTS
1. Une histoire de proximité avec les enfants et les jeunes qui "passent" dans la rue, longue de 15 ans et qui permet un recul de léquipe sur lévolution de la situation des jeunes en ville.
2. Une implication dans les relations familiales des enfants et des jeunes.
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