Rousseau, le peigne cassé.

 

Introduction:

Cet extrait se situe à la fin de l'épisode dit "le peigne cassé". Accusé à tort, le jeune Rousseau a refusé d'avouer un forfait dont il est innocent (dégâts causés à un peigne), malgré les fessées sévères qu'on lui administre. Mais c'est aussi pour lui la fin de deux années de bonheur et la perte du paradis de l'enfance. Près de 40 ans après cette aventure, dans le souvenir l’émeut encore, il éprouve le besoin de clamer son innocence, d'expliquer au lecteur le traumatisme subi par l'enfant qu’il fut, et de montrer comment le sentiment d'injustice éprouvé alors est devenu un des ressorts les plus vigoureux de son âme.

 

Axes de lecture:

I Une réactualisation de l'émotion par l’écriture.

II L’élargissement de son expérience à autrui.

III Un souvenir charnière dans l'évolution

 

Premier axe de lecture:

 

1. marques :

Le temps utilisé est le présent de l'écriture et de l'autobiographique.

Les sentiments sont affectifs: verbes de perception: " sens , sentiments ".

Traces indélébiles. L’émotion resurgit. Il évoque un souvenir en faisant revivre ses émotions.

L'homme porte la blessure de l'événement.

2. L’anecdote:

Champ lexical de l’injustice.

Modalisateur: "100 000 ans" et, "toujours présent" (éternel, réalité affective ineffaçable).

Rousseau utilise aussi des exagérations: " poignardé ".

 

Deuxième axe de lecture:

 

1. Conséquence directe de l'expérience:

Ligne 3 et 5, subordonnée de conséquence. Cela montre une évolution avec si et telle.

Rousseau cesse d'être unique, il est en sympathie avec les autres victimes d'une injustice aux termes d'un processus d'identification. Il souffre pour les autres.

2. élargissement:

La compassion s'élargit au règne animal.

Abolition du temps.

Le fait en lui-même ne compte pas mais plutôt les répercussions: traces indélébiles.

Cela entraîne des influences sur sa conduite future.

Hyperbole: "absolus" du caractère.

 

Troisième axe de lecture:

 

1. La fin d’un règne:

C'est la fin de la vie enfantine, du paradis, de l'innocence: "terme".

Le lexique de la fin est centré à partir de verbe de perception subjectif.

2. Autojustification, pour lui:

Il se justifie et montre aux autres comme il est bon.

Rousseau est un peu orgueilleux.

Ils utilise un langage de victime: "tyran".

 

Conclusion:

" l’homme naît bon et c’est la société qui le corrompt". Pour lui, ce sont donc les adultes et qui l’ont perverti.

Cet épisode nous intéresse par le talent d'un écrivain qui sait nous faire partager une émotion fondamentale. L'anecdote montre combien les traumatismes de l'enfance peuvent déterminer une vie, consciemment ou inconsciemment, quelle que soit la lecture qu'on puisse en faire après coup.

 



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