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Extrait de poésie
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Né à Moscou le 26 mai 1799, ce poète, dramaturge et romancier russe, ouvert aux influences romantiques, mais très libre dans le choix de ses thèmes et de ses formes, a affranchi * la littérature russe de sa dépendance à l’égard de normes étrangères. Pouchkine a donné ses lettres de noblesse à la langue russe en ouvrant la voie à une grande littérature nationale de portée universelle.
Il ne fut pas particulièrement choyé par ses parents, mais étonna assez vite son entourage par sa voracité* de lecteur et son aisance à improviser comme à répéter par cœur des vers innombrables. Son oncle avait une importante bibliothèque française et anglaise que le jeune garçon dévora. Les classiques français tels Molière, Voltaire et Parny que Pouchkine imita avec bonheur. Du côté anglais le jeune Alexandre se tournait vers Byron et plus tard William Shakespeare ).
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En 1811, année même de sa fondation, il entre au lycée de " Tsarskoïé Sélo ". Son talent poétique précoce s’épanouit dans le milieu propice de l’école, qui prépare l’élite de la jeunesse aristocratique au service de l’État. Sa renommée de poète ne tarde pas à franchir les murs du lycée : dès 1814 la revue " Le Messager de l’Europe " publie son épître* " A l’ami poète ".
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Après ses études il rentre au ministère des Affaires étrangères en octobre 1816. Il se lance dans une vie littéraire, théâtrale et mondaine* de la capitale.
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Au matin du 27 janvier 1837 , il provoqua Georges d’Anthès, jeune français qui aurait courtisé son épouse, Natalie Gontcharova, en duel. Pouchkine manqua son adversaire qui lui ne le rata pas. Il fut blessé et mourut trois jours plus tard
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En
1820, Pouchkine, se reconnaît l’auteur de quelques poèmes
séditieux*. Le tsar Alexandre Ier
le condamne à un exil qui durera six ans. A la mort du tsar, il
fréquentera les " Décembriste ". Après l’échec
de la tentative du coup d’état de décembre, Pouchkine est
appelé à se disculper* par le successeur
du Tsar, Nicolas Ier , qui s’institue personnellement son censeur.
Ses déplacements, ses résidences sont surveillés et
surtout ses écrits qui seront lus par la police de l’empereur.
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Pouchkine fut l’un des premiers russes à vivre, au moins partiellement, de sa plume. Il s’est employé, depuis son retour d’exil, à animer la vie littéraire de son pays et à élever le niveau : les notes, comptes rendus, études critiques qu’il écrit pour la gazette littéraire de son ami Delvig.
Pour ses poèmes, il écrit en principe en octosyllabe régulier. En français, ou autre langue, toute sa structure est perdue lors de la traduction.
L’œuvre de ses années de maturité se caractérise pas la variété des genres qu’elle aborde successivement. La poésie politique, d’inspiration patriotique, et la poésie satirique* gardent une place importante dans son œuvre, à côté des poèmes d’amour, des graves méditations sur la vie et des improvisations familières, inspirées par le cadre quotidien de son existence. Cependant, autant que par des confessions lyriques*, la sensibilité poétique de Pouchkine s’exprime par l’adhésion de son imagination aux formes, aux images et aux thèmes que lui suggère une culture qu’il ne cesse d’élargir. L’œuvre de Chénier ou celle de Mickuewucz lui fournissent la matière de certains de ses chefs-d’œuvre. La poésie narrative reste pourtant son domaine de prédilection.
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Prose ou vers, son œuvre est avant tout celle d’un artiste chez lequel l’intelligence est dirigée par l’imagination. Aussi, sa pensée s’exprime-t-elle moins par le contenu explicite des ses œuvres que par le choix des thèmes qu’il esquisse*, sans jamais s’appesantir*, et dont il appartiendra à ses successeurs de développer la signification.
Pouchkine nous fait vivre la Russie de la fin du XIX par ses écrits.
Ce poète, dramaturge, romancier et même philosophe à ses heures, est une référence en littérature russe. Ce fut certainement l’un des plus grand auteur de son pays, qu’il conta historiquement dans ses chefs-d’œuvre. Alexandre Pouchkine éveilla les esprits libertaires et inaugura une nouvelle littérature russe. Les écrivains de la génération qui le suit immédiatement, Gogol – Lermontov – Dostoïevski – Tolstoï, ont tous lu Pouchkine dès leurs plus jeunes années. Les compositeurs russes Tchaïkovski et Moussorgshi ont également composé d’après son œuvre plusieurs opéra : La Dame de Pique, Eugène Onéguine, et encore bien d’autres...
Extrait
" Poésies "
édition Gallimard /Poésie
Pouchkine
écrivit ce poème pour son amie Elisabeth Vorontsov à
qui il faisait ses adieux.
*
Épître : syn. de lettre, message, poème
Séditieux : syn. de agitateur, contestataire, provocateur
Disculper : syn. de innocenter