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: SCANDALES FRANÇAIS
Chapitre : V°) LA JUSTICE ET L'ECONOMIE.
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           ***COMMUNIQUÉ  DE  PRESSE***
           ***Guerre climatique ? ***
           Publication d'un livre EXPLOSIF
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01°) Les difficultés des juges:
Leur marge de manoeuvre est faible, car ils sont sous les ordres du parquet et ils n'instruisent que les affaires qu'on leur donne. Ils peuvent être amenés à juger n'importe quel type d'affaire toutes aussi différentes les unes que les autres. Imaginons qu'un jour un juge a une affaire qui concerne un accident avec un téléphérique ou une grue. On peut découvrir des liens sur le financement des partis politiques. Le lendemain, il peut avoir une autre affaire qui concernera un vol de voiture ou un incendie dans une entreprise, dont il faudra déterminer si l'origine est technique ou criminelle. Ne faut-il pas avoir des juges spécialisés, chacun dans un domaine particulier, l'un les vols, l'autre le bâtiment? Cela ne serait guère possible. Car même dans le cadre d'un vol dans un immeuble de bureaux, des compétences techniques sur les alarmes, la conception des bâtiments, et des ventilations sont nécessaires. Comme nous le voyons, ce métier n'est pas simple et nécessite des compétences dans tous les domaines.

Si on se demande s'ils sont payés à leur juste valeur, quand on sait le nombre de dossiers qu'ils doivent traiter, la réponse est non. Un jour on va assister à une révolte des magistrats, car non seulement on ne leur donne pas les moyens nécessaires pour travailler, mais en plus, on n'arrête pas de créer des aménagements dans la législation en vigueur, donc de complexifier celle-ci à l'extrême, afin de permettre au plus grands truands de France d'échapper à la justice par des artifices,  dont le citoyen français ordinaire ne pourra lui jamais bénéficier. Si on demande si les juges disposent des moyens nécessaires, la réponse est non. A l'ère d'Internet, les commissions rogatoires sont équivalentes aux méthodes moyenâgeuses avec des délais de plusieurs semaines ou mois, ce qui est une plaisanterie avec les moyens utilisés, comme Internet, par les officines des personnalités corrompues pour transférer l'argent. C'est comme si on disait à un soldat, vous avez une mitraillette, et vous empêchez le char qui vous avez en face de vous, de franchir cette route. Il leur faudrait une règlementation spécifique qui leur permettent d'investiguer avec des informaticiens capables de pister les sommes d'argent, qui passent de compte en compte et de pays à pays sur les réseaux informatiques bancaires, en moins d'une heure.

Ils ont besoin de l'assistance de la police ou de la gendarmerie, qui sont eux aussi dépassés par l'ampleur de la tâche et ne disposent pas de tous les moyens techniques nécessaires, surtout pour écouter les téléphones portables. Ce manque de moyen est connu des politiques. On peut se demander si ce n'est pas voulu. Cela paraît évident. De cette façon on empêche les enquêtes d'aller trop loin. Les politiciens et les groupes de ce pays peuvent ainsi discuter de leurs arrangements en toute tranquillité. Il serait donc utopique de penser qu'un gouvernement donnera les moyens nécessaires aux juges et services d'investigation et de répression pour faire le ménage. Des affaires ne seront ainsi jamais instruites ou seront renvoyées au bout d'un an ou deux ans vers la gendarmerie pour complément d'information. La gendarmerie repartira à zéro sur le dossier pour un an ou deux, avec deux ou trois fois moins de personnel et renverra son dossier vers les juge au bout d'un ou deux ans. Le temps que l'affaire repasse en justice, si on rajoute les interventions possibles pour en faire retarder le passage, voire même la mutation d'un juge, méthode fréquente et pratiquée aussi bien par les élus de droite que de gauche, le délai de prescription sera atteint et dépassé, et l'affaire classée.

Dans le cas d'un inspecteur trop efficace, comme Antoine GAUDINO sur l'enquête du financement de la campagne de Monsieur MITTERRAND, on le mute en catastrophe, afin d'y mettre un terme. Tout le monde se rappellera aussi cette mémorable affaire du juge ALPHEN au prise avec la droite. Aujourd'hui nous avons de nouveaux rebondissements avec les affaires DUMAS et JUPPE, mais bizarrement plus aucun politicien, député de gauche ou de droite ne se risque à la moindre déclaration ou critique.
C'est la politique de la barbichette qui règne aujourd'hui.
Une affaire impliquant des politiques se retrouvera classée au final pour vice de procédure ou autres. Combien de cas comme cela sont déjà arrivés? Même si un juge découvre des infractions encore plus graves que celles citées, il ne pourra pas instruire dessus, car ne figurant pas dans la plainte et sortant donc de sa saisine. Voilà pourquoi ici aussi l'intégralité des sommes ne pourra jamais être récupérée. Il existe des manoeuvres venant des défenseurs des groupes qui visent à légaliser la corruption active. C'est à dire que le fait de payer pour acquérir des marchés, ne serait plus considéré comme de la corruption active et donc un délit, mais comme un moyen ou une arme légale pour gagner contre les concurrents. Incroyable mais vrai. Si nous commençons à légaliser un tel procédé, à générer une jurisprudence, il n'y aura plus aucune limite dans ce pays à la corruption. Mais dans ce cas une question se pose, devant un concurrent très virulent ou un salarié refusant de marcher dan les magouilles, comment serait interprété le fait d'apprendre un jour qu'un PDG a commandité un assassinat pour faire disparaître un gêneur. Irions nous là aussi, jusqu'à considérer comme un moyen légal, l'élimination physique d'un concurrent ou d'un salarié gênant? Où sont les limites? Il n'y en a plus.

Les juges qui se montreraient trop virulents à l'égard des sectes, des groupes, des politiciens, risqueraient leur vie. Idem pour un ministre qui oserait s'attaquer à la corruption, il deviendrait même la cible de ses propres collègues. Il ne faut pas oublier qu'en France des politiciens ont déjà été assassinés, d'autres se sont suicidés paraît-il, mais dans ce cas, même dans la classe politique, il y en a qui n'y croient pas et le font savoir parfois. Est-ce que l'état donnerait une protection rapprochée aux juges, aux greffiers, aux témoins, si cela devenait nécessaire? La politique et le milieu des truands se sont retrouvés imbriqués à plusieurs reprises, dans le domaine du racket, ou même d'assassinats de personnalités. Il n'est pas exclu que des trafics de drogue ont permis le financement de partis politiques. Quand nous allons plus loin dans l'investigation des besoins, on constate que les moyens nécessaires peuvent devenir disproportionnés. Ces affaires génèrent un énorme besoin de d'enquêteurs, de secrétariat, donc de greffiers, ce qui fait cruellement défaut pour l'avancement des affaires dont certains dossiers peuvent comporter une pile d'un mètre de documents, quand ce n'est pas plusieurs caisses. Quand les dossiers s'entassent et qu'un jour un incendie se déclare, il n'y a plus d'affaires, surtout si cela concernait des politiques. C'est déjà arrivé, il suffit de ce rappeler l'incendie du Parlement de Bretagne à Rennes, qui semblait tomper à pic pour certains. En effet, tous les dossiers du juge Vanrunbeck sont partis en fumée.

Une autre question relativement grave se pose. Les cahiers des charges devant permettre à la police de favoriser les écoutes des téléphones portables, n'ont pas été respectés comme en Allemagne. Quelque part, il y a donc aussi une atteinte à la sûreté de l'état, par exemple dans le cadre du terrorisme. Comment les juges et les brigades financières peuvent-ils instruire des affaires sans pratiquer ces écoutes. Ils sont donc obligés de négocier avec les opérateurs ou les groupes dont ils dépendent. Le problème qui est intéressant à soulever pour les juges, c'est comment ils pourront faire des écoutes, si précisément ce sont les PDG ou les filiales de ces derniers qui sont impliqués dans des malversations financières comme des surfacturations ou des transferts de fonds illicites. Ils ne le peuvent pas. Tout le monde comprendra pourquoi les dirigeants de ces sociétés et les politiques qui sont en affaire avec eux,utiliseront un portable puisque les juges ne pourront pas écouter leurs transactions.

En clair, le non respect de ce cahier des charges doit arranger et tranquilliser beaucoup de personnalités, c'est une évidence, mais il favorise toutes sortes de délinquances. Il restera ainsi toujours une catégorie de personnalités ou de PDG, qui ne sera jamais inquiétée. Dans la réalité, ce sont les PDG des grands groupes qui contrôlent les politiciens. Un super PDG n'ira pas en prison trop longtemps en raison des supers grenades politiques qu'il pourrait dégoupiller aussi bien à gauche qu'à droite. C'est pour cette raison que les députés avocats ont l'ordre de s'attaquer aux journalistes trop curieux, ou de pondre des jurisprendences, ou des lois restrictives contre la liberté de la presse et contre les juges si nécessaire, pour éviter des scandales possibles.



 
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