Oeuvres. Précis de médecine judiciaire, Paris, 1878, L'assassinat du président Carnot, Lyon et Paris, 1894, Précis d'hygiène privée et sociale, 4e éd., Paris, Masson, 1895, Peine de mort et criminalité : L'accroissement de la criminalité et l'application de la peine capitale, Paris, 1908
Oeuvres. La maladie contemporaine : Examen des principaux problèmes sociaux au point de vue positiviste, Paris, 1906
Pierre Laffitte. Détail d'une photo provenant de la famille du Dr Robinet,
aimablement communiquée par J.-C. Wartelle
Professeur de mathématiques. Se détache du catholicisme en 1837. Comte le recale à l'entrée à Polytechnique (1839) : doit alors s'orienter vers le professorat de mathématiques. S'intéresse néanmoins à Comte dont il lit le Cours en 1842, ce qui est pour lui une révélation; Se lie ensuite (1844) avec Auguste Comte, dont il devient un intime et qui lui conseille d'étudier aussi la biologie. Se convertit définitivement en 1845. Comte songe à lui pour lui succéder en tant que Grand Prêtre de l'Humanité, mais finalement l'en juge indigne, se contentant de faire de lui le chef de ses exécuteurs testamentaires. Après la mort de Comte, devenu "directeur du positivisme", il va très progressivement s'éloigner du positivisme orthodoxe, ce qui provoquera une scission parmi les positivistes (1878). Sous la IIIe, entretient des liens assez étroits avec Jules Ferry, Gambetta, Emile Bourgeois. En est récompensé par l'obtention en 1992 d'une chaire d'histoire générale des sciences au Collège de France (chaire qu'Auguste Comte avait un moment réclamé sans succès à Guizot, et à laquelle il avait finalement publiquement renoncé, la jugeant incompatible avec le principe de séparation du spirituel et du temporel). En 1887 abandonne à Jeannolle la direction du positivisme. Crée en 1878 la Revue Occidentale.
Relations avec Maurras. Maurras fait la connaissance de Laffitte au Café Voltaire, où la Société des félibres de Paris tenait chaque soir son "saint des saints". Dans l'hiver 91-92, ils se heurtent à propos de la Déclaration des jeunes félibres fédéralistes que Maurras a composée avec son ami Frédéric Amouretti. "L'accusation était fermement soutenue par M. Laffitte. Comme j'alléguais contre celui-ci les vues fédéralistes du Système de politique positive et le poussais dans ses derniers retranchements, "Eh bien, prononça d'une voix mourante le directeur du positivisme, Auguste Comte s'est trompé." Le plafond ne s'écroula point ni les lustres ne s'éteignirent." (Au signe de Flore, Paris, Les Oeuvres représentatives, 1931, p. 35). Il aura par contre à propos de l'affaire Dreyfus une réaction qui enchantera Maurras : "interrogé, café Voltaire, par Maurice Pujo, M. Pierre Laffitte, héritier d'Auguste Comte à la direction du Positivisme, avait lancé son apophtegme de philosophie familière. - On n'a pas le droit de tout chambarder pour une erreur judiciaire. [...] C'était net, vif et dur." (ibid., p. 103)
Oeuvres. Le Faust de Goethe, Paris, Pelletan, Cours philosophique sur l'Histoire générale de l'Humanité. Discours d'ouverture, Paris, Dalmont & Dunod, 1859, Le positivisme et l'économie politique, nlle éd., Paris, 1876 (1re éd. sous le titre Lettre à M. Emile de Girardin, 1864), Considérations générales sur l'ensemble de la Civilisation chinoise et sur les relations de l'Occident avec la Chine, Paris, 1869, trad. angl. par Carey Hall, Yokohama, Les Grands types de l'Humanité, appréciation systématique des principaux agents de l'évolution humaine, Leçons rédigées par le Dr Dubuisson (1875-1876), Paris, Leroux, 3 vol., 1875-1897 (vol. I Moïse, Manou, Boudha, Mahomet ; vol. II Homère, Aristote, Archimède, César ; vol III ), "Cours sur l'histoire générale des sciences, professé au Collège de France. Discours d'ouverture", Revue occidentale, 1884, , Centenaire de Diderot, Toussaint-Louverture, Paris, 1882, Considérations générales à propos des cimetières de Paris, Paris, 1874, La Révolution française (1789-1815), Paris, 1880, "Auguste Comte et le positivisme", Revue occidentale, 1882, Cours de philosophie première, 2 vol., Paris, Bouillon et Société positiviste, 1889-1894, Morale positive. Aperçu sommaire, Le Havre, Leclerc, 1880, Calcul arithmétique, Rio de Janeiro, , 1880, De la morale positive, Paris, 1880, Auguste Comte, 1893, Philosophie seconde : Cosmologie... Cours professé... 1874-75, rédigé par M. Jeannolle, manuscrit.
Oeuvres. Avec I. Finance : Du marchandage et du travail à la minute, 1879
Emile Littré.
Caricature de Gill, Les Hommes d'aujourd'hui, n° 18, 11 janvier 1873
Médecin, philologue et philosophe français. Issu d'une famille protestante non-pratiquante et jacobine. Destiné par elle à Polytechnique, il préfère entreprendre des études médicales. Interne des hôpitaux, il prend part à la révolution de 1830. Traduit Hippocrate. Un ami lui prête en 1840 les quatre premiers volumes du Cours. Auguste Comte, l'apprenant, lui en envoie un exemplaire. Enthousiasmé, il fait connaître Comte, en 1844, par une série d'articles dans Le National. La même année, commence à travailler à son célèbre Dictionnaire de la langue française qui paraîtra de 1863 à 1877. Rompt avec Comte quand celui-ci approuve le coup d'Etat de 1851, et prend dès lors la tête des "positivistes intellectuels" qui acceptent le Cours de philosophie positive et rejettent le Système de politique positive et la religion de l'Humanité. Fonde en 1867 avec G. Wyrouboff la revue La Philosophie positive. Soutient en 1870 Mme Comte dans son procès (perdu) contre les exécuteurs testamentaires de son mari. Député puis sénateur (1875), membre de l'Académie française, adhère de manière retentissante à la franc-maçonnerie (1875). Converti au catholicisme sur son lit de mort.
Relations de Littré avec Caroline Massin. Voir l'article "Madame Comte", publié à l'occasion du décès de celle-ci dans La philosophie positive, mars-avril 1877, p. 290 : "Ce fut en 1857, après la mort de M. Comte, que ma liaison avec Mme Comte devint particulièrement étroite. Elle a duré en tout près de trente ans ; et plus elle durait et plus les liens et le commerce se resserraient.". V. aussi l'éloge de Caroline dans Auguste Comte et la philosophie positive, Paris, Hachette, 1863.
Témoignages sur Littré. "Vertueux et grand par le labeur, voilà ce qu'est M. Littré", Jules Clarétie, Portraits contemporains, Paris, Librairie illustrée, 1875. "C'est un saint qui ne croit pas en Dieu", Mme de Pierreclos, mère de Lamartine. "Un saint laïque, ce dernier mot ne m'appartient pas ; je l'ai recueilli sur les lèvres de tous ceux qui l'ont connu", Pasteur, Discours de réception à l'Académie française (Pasteur succéda à Littré).
Principaux ouvrages se rapportant au positivisme. De la philosophie positive, Paris, 1845 (reproduit dans Fragments), Analyse raisonnée du cours de philosophie positive de M. Auguste Comte, Utrecht, 1845, Application de la philosophie positive au gouvernement des sociétés (1849), "Du développement historique de la logique", Revue des deux monde, II, 1er avril 1849, Conservation, révolution et positivisme, Paris, 1852, 2e éd., Paris, 1879, "Circulaire positiviste", Revue philosophique et religieuse, VIII, 1857, "De la Civilisation et du Monothéisme chez les peuples sémitiques, à propos du livre de M. E. Renan sur les langues", Revue des deux monde, 1er juill. 1857, Paroles de philosophie positive 1859, "Du progrès dans les sociétés et dans l'Etat", ibid., XX, 1859, et Revue des deux monde, 15 avr. 1859, "La philosophie positive ; M. Auguste Comte et M. J. Stuart Mill", Revue des deux monde, 15 août 1866, Auguste Comte et la philosophie positive, 1862, reprint Brookfield (Vermont), Gregg International, 704 pp., Etudes sur les barbares et le moyen âge, 2e éd., paris, 1869, La science au point de vue philosophique (1873), Fragments de philosophie positive et de sociologie contemporaine, Paris, 1876, "Préface d'un disciple", in Comte, Cours de philosophie positive, 4e éd., Paris, 1877, De l'Etablissement de la troisième République, 1880, Etudes et glanures pour faire suite à l'Histoire de la langue française, Paris, 1880, Littérature et histoire, 2e éd., Paris, 1887, Auguste Comte et Stuart Mill, Paris, s.d. (initialement paru dans la Revue des deux mondes). Avec Charles Robin : Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, de l'art vétérinaire et des sciences qui s'y rapportent, 13e éd., Paris, 1873
Elève de Comte à l'institution Naville en 1845, polytechnicien.
Oeuvres. "Sommaire exposition du positivisme", Revue philosophique et religieuse, VII, 1856 et VII, 1857, Aperçus généraux sur la doctrine positiviste, Paris, Capelle, 1858
Agent de change, l'un des treize exécuteurs testamentaire désignés par Auguste Comte
Oeuvres. Essai sur la prière, Paris, Dunod, 1852, Précis de la vie et des écrits d'Auguste Comte 1889, nlle éd. sous le titre Notice sur la vie et l'oeuvre d'Auguste Comte, Paris, Fonds typographique de l'Exécution testamentaire d'Auguste Comte, 1900, Principes de mécanique générale
Oeuvres. Aperçu général de l'hérédité et de ses lois, Paris, Delahaye, 1875