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Le 22 mars 1999 s’est tenue la première réunion de discussion entre la Direction Générale et les représentants syndicaux de l’entreprise sur les 35 Heures.
Dès l’ouverture de la réunion après avoir rappelé que l’entreprise appliquerait la loi, la direction Générale a déclaré être opposée à toutes négociations nationales et entend engager les négociations au plan local uniquement.
Les organisations syndicales avaient en début de séance présenté le projet d’accord diffusé à tout le personnel et demandaient à ce qu’il serve de base à la négociation.
La direction Générale refuse d’en discuter, tout en ne présentant aucun texte alternatif, ne faisant d’ailleurs aucunes propositions.
Les organisations syndicales ont refusé cette procédure et ont demandé a ce que le cadre de l’Unité Economique et sociale soit respecté et qu’un accord délimitant les axes essentiels de la réduction du temps de travail au sein de FORCLUM soit négocié.
Devant le refus de la DG les organisations syndicales ont quitté la séance.
Le coup de force de la direction ne doit pas rester sans réponse.
Son obstination à vouloir négocier au plan local s’explique par la possibilité d ‘éclatement du cadre de la négociation, qui au plan local permet d’enfoncer le clou : annualisation, flexibilité, etc….
Nous refusons cette pratique et appelons les salariés à soutenir notre demande d’ouverture de véritables négociations au plan national.
Après avoir annoncé l’embauche d’un " Monsieur 35H ", la direction entend ne lui donner que peu d’importance alors que réunion après réunion et le Tour de France et de Navarre, celui-ci nous explique qu’il faut négocier au plan local. De qui se moque t’on ?
Cette stratégie de ne pas négocier nationalement, s’explique par les manœuvres et autres chantages que la Direction entend pratiquer : isoler, éclater il lui sera plus facile d’imposer ses orientations.
Au nom de " coller " au plus près des clients, elle cherche à imposer localement ce qui serait difficile à faire avaler nationalement.
Sans doute les chefs de centres se sentent investis d’une lourde responsabilité, mais chacun sait bien que toute négociation sera dictée du coté des patrons par les orientations de la DG et du monsieur 35H.
Nous réaffirmons qu’un accord national fixant le cadre précis de la réduction du temps de travail, sur la base de nos propositions, avec des embauches réelles, une définition de l’astreinte etc… permettra de faire avancer tous ensemble les salariés de l’entreprise vers les 35 H sans perte de salaire ni flexibilité, ni annualisation.
C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des salariés à soutenir notre démarche,
à refuser toute négociation locale .
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La Direction Générale doit négocier. |