la Lettre Calédonienne : novembre 1 998
Dimanche 01/11/98
Social : la réforme de la manutention portuaire a été une nouvelle fois à 
l'origine du blocage du port de Nouméa, où, depuis près de dix ans, les dockers 
réclament une mensualisation de leur salaire aux acconiers qui ont toujours 
montré leur préférence pour un traitement horaire, le nombre de touchées des 
bateaux ne justifiant pas, selon ces derniers, un salaire mensuel fixe. Depuis 
ce soir, le SLUA bloque les accès au port.

Lundi 02/11/98
Coopération régionale : critiquée pour sa politique "colonialiste" sur le 
territoire dans les années 80, puis dénoncée après la reprise des essais 
nucléaires en Polynésie Française, la France s'est refait une virginité 
diplomatique et apparaît aujourd'hui comme un partenaire apprécié des pays du 
Pacifique Sud qui saluent l'originalité de sa solution au problème calédonien. 
Le 5 mai dernier, tous les pays de la région, à l'instar de la Nouvelle Zélande, 
ont "chaleureusement" salué la signature de l'accord de Nouméa. "La Nouvelle 
Calédonie n'existera que si elle s'ouvre sur le Pacifique", estime Pierre 
GARRIGUE GUYONNAUD, ambassadeur de France auprès de la Communauté du Pacifique. 
La contribution française a été portée cette année à 13.5 millions 
métropolitains, soit près de 20 % du budget global, ce qui place Paris au second 
rang des bailleurs de fonds derrière l'Australie. La France souhaite également 
accentuer la dimension régionale du centre de recherche de l'ORSTOM de Nouméa et 
de l'Université Française du Pacifique.
Le Royaume Uni, qui avait quitté la Commission du Pacifique Sud (devenue depuis 
"Communauté du Pacifique") en 1996, a été réadmis, à l'unanimité, au sein de 
cette organisation de coopération régionale, lors d'une réunion officielle à 
Nouméa.
Politique : deux émissaires du Parti Communiste Français sont arrivés et 
viennent apporter leur soutien au FLNKS dans le cadre de sa campagne en faveur 
du oui.
Social : Louis Kotra UREGEI a menacé d'une grève générale si le SLUA maintenait 
son blocage du port mardi. Il avait estimé que ce syndicat était manipulé par le 
RPCR.
"Nous demandons aux pouvoirs publics des crédits pour pallier la crise et 
maintenir nos emplois en brousse. Ils doivent s'engager rapidement, en nous 
offrant notamment des activités de substitution pour les 3 prochains mois", a 
déclaré Sylvain NÉA, secrétaire général du SOENC mines, alors que le barrage 
filtrant se mettait en place à Tomo.

Mardi 03/11/98
Politique : c'est par la coutume qu'a débuté la réunion publique du RPCR à Lifou 
qui a duré près de deux heures. Simon LOUECKHOTE -originaire d'Ouvéa- et Robert 
Paouta NAXUE ont passé un même message : il faut voter oui lors du référendum. 
Le sénateur a rappelé que c'est pour la première fois, "nous les Mélanésiens, 
nous sommes véritablement pris en considération et nous sommes au coeur des 
Accords. La France a accepté de nous accompagner dans notre recherche de vie 
commune, de destin commun. Destin commun à nous tous qui avons décidé de vivre 
ici. La France demain, elle serait déçue si nous les Calédoniens, on vote contre 
l'accord de Nouméa, car elle a tout fait pour nous satisfaire." 
À la salle omnisports de Boulari, le RPCR a tenu sa réunion de fin de campagne 
en présence de Nicolas SARKOZY. Pour ce dernier qui a largement animé le débat, 
les Accords sont le fruit de concessions réciproques, la majorité n'a pas écrasé 
la minorité et c'est la meilleure solution puisque c'est celle de la paix. 
Jacques LAFLEUR a rappelé qu'il avait "parlé volontairement avec des adversaires 
politiques, pour faire en sorte que la Nouvelle Calédonie demeure en paix 
pendant vingt ans, et ensuite, ma conviction est qu'on n'a pas fait mieux que 
les accords de Nouméa et que la Nouvelle Calédonie ne sera jamais indépendante 
et qu'elle maintiendra sa place dans la République Française." Le secrétaire 
général du RPR a ajouté "que c'était la seule solution, la meilleure, la plus 
forte ... nous sommes incontestablement les plus forts ... qui ne veut pas 
pousser leurs avantages dés cette année car j'humilierais ceux que je battrais, 
je les pousserais dans des recoins d'où on ne peut sortir qu'en provoquant 
l'irréparable."
Social : les forces de l'ordre sont intervenues de manière musclée ce matin pour 
déloger le piquet de grève du SLUA installé au port. Quatre membres du piquet de 
grève ont été interpellés et une trentaine conduits au commissariat de police 
pour vérification d'identité après l'intervention des forces de police et de 
gendarmerie qui ont tiré des grenades lacrymogènes. Le SLUA avait édifié un 
véritable mur de conteneurs autour de port. Il entendait ainsi exiger 
l'accélération du paiement d'indemnités de départ à des dockers par une 
entreprise d'acconage et les pouvoirs publics.
La FPME regrette les événements du port qui risquent de créer des difficultés à 
l'économie calédonienne alors qu'il s'agit d'un conflit de quelques personnes 
qui ne concerne pas l'intérêt général.

Mercredi 04/11/98
Politique : la campagne pour le référendum "prouve une nouvelle fois que la 
droite française continue de tromper sans vergogne ses électeurs en tenant un 
double langage", estime Huguette FATNA. La secrétaire nationale aux DOM TOM au 
Front National, qui fait campagne pour le non, estime notamment que Nicolas 
SARKOZY s'est rendu coupable de "tromperie manifeste" à l'égard des Calédoniens 
quand il les a invités à voter oui.
Social : dockers et mineurs se sont retrouvés au congrès pour discuter avec les 
élus du territoire. La délégation de plus de 50 personnes était menées par la 
présidente du SLUA, le président du SOENC mines et celui du syndicat des 
rouleurs. Ils se retrouveront avec tous les élus demain au haussariat.
À Tomo, les mobiles tiennent toujours le pont de la Tontouta. La circulation a 
été rétablie après un long et violent accrochage à l'entrée nord du pont de la 
Tontouta où rouleurs et mineurs ont tenté une percée à travers le dispositif des 
gendarmes mobiles. Un nouveau barrage filtrant a été mis en place. la RT1 est 
toujours "encadrée" par des camions de chaque coté de la chaussée qui oblige les 
automobiliste à ralentir au niveau de la chapelle ; le barrage est parfois 
filtrant ou bloque totalement la circulation.
Divers : à la gendarmerie de Fayaoué tout juste débarrassée de ses barbelés, 
sacs de sable, sentinelles mais pas de ses blindés légers, les familles 
mélanésiennes se pressent pour retrouver leur nom d'origine à l'état civil. Même 
le gendarme auxiliaire a de la famille à Gossanah.

Jeudi 05/11/98
Politique : Lionel JOSPIN, a déclaré dans une interview à RFO, qu'il ne "doute 
pas d'une réponse positive" au référendum. Soulignant le "choix historique" 
offert aux Calédoniens, le premier Ministre s'est dit animé d'une "sorte de 
tranquille certitude". "le fait de savoir si le score sera plus important ou 
moins important est relativement secondaire".
Social : table ronde au haut commissariat pour résoudre le problème du barrage 
de Tomo. Après cinq heures de discussions avec les banques, les élus, le 
patronat et les syndicats, Dominique BUR a présenté six propositions dont 1) 
l'examen a plus haut niveau de la situation social sur le territoire, c'est à 
dire au gouvernement, 2) 150 millions CFP dans l'immédiat pour le maintien de 
l'emploi dans les entreprises minières en position financière difficile grâce à 
des dispositions fiscales, 3) l'accord du congrès pour le dégagement de 250 à 
340 millions CFP destiné à la création d'un fond de soutien conjoncturel qui 
servirait à payer les salariés de la mine victime du chômage en leur offrant du 
travail, 4) la proposition du congrès d'instaurer une nouvelle commission 
spéciale afin de veiller à l'évolution de la conjoncture -y compris la chute du 
¥en et 5) la création d'un observatoire économique pour examiner les crises qui 
s'annonce et surtout d'en anticiper les conséquences. Le FLNKS a lancé de 
nouveau "un appel solennel en vue d'un retour au calme très rapidement", mettant 
en garde contre une possible "stratégie de déstabilisation". Le parti n'a pas 
pris part à la réunion, expliquant que chacun des conflits peuvent être réglés 
par des instances ad hoc.
Le syndicat des rouleurs a maintenu et renforcé son barrage de Tomo où l'on note 
plusieurs kilomètres de files de véhicules bloqués. Il a également disposé des 
camions à la sortie de Nouméa, ralentissant la sortie des voitures.
Les mesures de sécurité ont été renforcées dans la capitale où d'importantes 
forces de gendarmes mobiles, bouclier à la main, étaient visibles en différents 
points.
Le SOENC BTP-Industrie-Commerce empêche lance un mouvement de grève aux 
imprimeries du quotidien les Nouvelles Calédoniennes. Le syndicat s'inquiète de 
la restructuration de l'imprimerie de Ducos et craint la suppression de postes 
avec l'arrivée de nouvelles machines courant 1 999. Les deux réunions de la 
journée avec la direction n'ont débouché sur aucun accord et Benoît LUIZET 
considère cette action comme un chantage à 48 heures du référendum.
À l'exception des bus scolaires et des véhicules d'urgence, aucune circulation 
n'est possible sur la RT1 à hauteur de Tomo. À Poya, les employés et 
contracteurs de la mine SMO86 ont bloqué l'entrée de la mine en soutien à la 
SMSP pour la reprise de MNC. Les mineurs de la SPUR -Poum- se sont rendus en 
cortège sur Koumac en fin de matinée. Enfin, à Nouméa, la circulation est très 
difficile au rond point du Pacifique.

POLYNÉSIE FRANÇAISE
Politique : Oscar TEMARU a décliné l'invitation lancée par Gaston FLOSSE qui 
souhaitait évoquer avec lui le projet de révision constitutionnelle. "C'est la 
France qui a ôté au peuple maori sa souveraineté" a répondu le leader 
indépendantiste, "c'est donc avec l'État français et non avec vous que le Tavini 
estime devoir discuter".

Vendredi 06/11/98
Culture : concert de chants canaques "Coeurs Canaques" au Centre Culturel 
TJIBAOU. Cette manifestation est réalisée par la chorale de Koutio avec la 
participation du groupe de Wetch. La chorale est plutôt axée sur les chants 
religieux contemporains tandis que le Wetch travaille sur les chants et danses 
mélanésiennes. Ainsi, la réunion de ces deux groupes propose un spectacle en 
trois parties : en premier lieu les chants datant d'avant la colonisation dont 
parfois le sens des paroles est inconnu, certaines langues ayant disparu, puis 
des chants religieux avec l'arrivée des missionnaires sur le territoire et enfin 
la fusion des deux, l'apothéose étant un gospel qui a été plébiscité par le 
public.
Politique : le FLNKS a clos sa campagne en faveur du oui par sa seule réunion à 
Nouméa devant quelque 300 personnes. Roch WAMYTAN a rappelé ses consignes pour 
"un oui massif". "Cet accord donne à toutes les ethnies vivant ici la 
possibilité de réaliser un pays ensemble, demain, autour du peuple kanak". 
"Voter oui, c'est réaliser notre rêve d'être libres chez nous. Ce ne sera pas 
facile, mais il nous faut lever la tête et cesser d'être des assistés". 
Le FLNKS a lancé de nouveau "un appel solennel en vue d'un retour au calme très 
rapidement", mettant en garde contre une possible "stratégie de 
déstabilisation", à trois jours du référendum.
Social : une réunion d'explication s'est déroulée à Tomo en présence de Simon 
LOUECKHOTE, Pierre FROGIER et des élus de la FCCI avec les responsables du SLUA, 
les rouleurs du Sud et les responsables du SOENC Mine, ces derniers ayant 
souhaité consulté leur base. C'est vers 11:30 que le barrage a été levé.
La grève aux Nouvelles Calédoniennes a empêché la parution des 22 000 journaux 
du seul quotidien du territoire. Tandis que l'imprimerie reste cadenassée par 
les grévistes, le travail a pu reprendre au Surcouf.
Les dockers du SLUA ne bloquaient plus le port mais l'activité restait réduite.
Samedi 07/11/98
Politique : tout est "fin" prêt pour le référendum de dimanche. Seules les 
quelques urnes des bureaux de vote non surveillées durant la nuit seront 
installées dimanche matin avant 08:00, heure d'ouverture des bureaux de vote.
Social : le SOENC BTP-Industrie-Commerce empêche toujours la parution du 
quotidien les Nouvelles Calédoniennes. 

Dimanche 08/11/98
Politique : le oui l'a emporté avec 71.86% des suffrages exprimés soit 11% de 
plus qu'il y a dix ans lors du référendum sur les accords de Matignon. 77 097 
électeurs ont voté oui, et 21 697 ont voté non, soit 28.14%. 79 202 personnes 
ont pris part au vote, soit un taux de participation de 74.23% des 106 698 
inscrits dont 33 061 à Nouméa, 10 448 au Mont Dore et ... 83 à Bas Coulna et 45 
à Haut Coulna.
La province Nord a voté à 73.40% et le oui l'a emporté à 86.79% contre 13.21%. 
La province Sud a voté à 80.71% avec 62.99% de oui et 37.01% pour le non Dans la 
Province des Iles Loyauté, 95.47% des votants ont dit oui, mais plus de la 
moitié des électeurs n'y ont pas voté, la participation n'atteignant que 48.55% 
des inscrits. Enfin, dans la ville de Nouméa, la participation a été de 80.69%. 
Le oui l'a emporté avec 57.74% contre 42.26% pour le non (63.71 % au dernier 
référendum) : Jacques LAFLEUR s'est dit, lui, "un peu amer qu'il y ait tant de 
non. Ceux qui ont voté non n'ont pas compris les enjeux de l'Accord. Je pensais 
que la province Sud et Nouméa voteraient plus oui."
Roch WAMYTAN a estimé que le "message" du FLNKS était bien passé, et qu'il était 
un "signe fort" pour l'avenir, synonyme pour lui d'indépendance à terme : 
"aujourd'hui, il y a une majorité de gens qui veulent travailler ensemble et 
décider de notre propre destin.''. Le président Jacques CHIRAC s'est réjoui que 
le territoire ait fait "le choix du consensus". Lionel JOSPIN a estimé pour sa 
part que le résultat allait permettre au territoire "d'exercer davantage de 
responsabilités pour mieux affirmer leur identité". Pour Jean Jack QUEYRAN-NE, 
le résultat est "une victoire" pour tous ceux qui ont voulu l'accord de Nouméa. 
Le RPR a salué "la forte participation" qui "accorde une légitimité 
incontestable à ce scrutin". Pour le PS, "il était essentiel que ce pacte 
fondateur pour une nouvelle Nouvelle Calédonie reçoive l'adhésion d'une très 
large majorité d'habitants du Territoire". Le PCF a affirmé quant à lui que "ce 
résultat marque une étape décisive dans le processus ouvert par les accords de 
Nouméa". Mgr Michel Marie CALVET, l'évêque de Nouméa, s'est réjoui du résultat 
du référendum et a souligné que "les Églises ont accompagné le processus" menant 
au référendum "de manière utile et efficace". "L'appartenance chrétienne est 
profonde en Nouvelle Calédonie", a-t-il précisé. Au contraire, le Front national 
a souligné "l'excellent score réalisé par les tenants du non".
Le Conseil des ministres doit approuver d'ici la fin du mois un projet de loi 
organique qui traduit juridiquement l'accord en 261 articles. Par ailleurs, 
Didier LEROUX estime, "avoir atteint son objectif, car 21000 Calédoniens ont 
clairement demandé, en votant non, que ces accords soient améliorés". Le 
président de l'UNCT voit plus dans le large vote pour le oui la victoire du 
FLNKS que du RPCR.
Pour conclure, aucun mouvement de joie n'était notable dans les rues de Nouméa à 
l'issue de cette journée historique.

Dimanche 08/11/98
Politique : le oui l'a emporté avec 71.86% des suffrages exprimés soit 11% de plus
qu'il y a dix ans lors du référendum sur les accords de Matignon. 77 097 électeurs
ont voté oui, et 21 697 on voté non, soit 28.14%. 79 202 personnes ont pris part au
vote, soit un taux de participation de 74.23% des 106 698 inscrits dont 33 061 à Nouméa,
10 448 au Mont Dore et ... 83 à Bas Coulna et 45 à Haut Coulna. La province Nord a voté
à 73.40% et le oui l'a emporté à 86.79% contre 13.21%. La province Sud a voté à 80.71%
avec 62.99% de oui et 37.01% pour le non. Dans la Province des Iles Loyauté, 95.47%
des votants ont dit oui, mais plus de la moitié des électeurs n'y ont pas voté, la participation
n'atteignant que 48.55% des inscrits.Enfin, dans la ville de Nouméa, la participation a été
de 80.69%. Le oui l'a emporté avec 57.74% contre 42.26% pour le non (63.71 % au dernier
référendum) : Jacques LAFLEUR s'est dit, lui, "un peu amer qu'il y ait tant de non. Ceux
qui ont voté non n'ont pas compris les enjeux de l'Accord. Je pensais que la province Sud
et Nouméa voteraient plus oui." Roch WAMYTAN a estimé que le "message" du FLNKS était
bien passé, et qu'il était un "signe fort" pour l'avenir, synonyme pour lui d'indépendance à
terme : "aujourd'hui, il y a une majorité de gens qui veulent travailler ensemble et décider de
notre propre destin.''. Le président Jacques CHIRAC s'est réjoui que le territoire ait fait "le
choix du consensus". Lionel JOSPIN a estimé pour sa part que le résultat allait permettre au
territoire "d'exercer davantage de responsabilités pour mieux affirmer leur identité". Pour
Jean Jack QUEYRANNE, le résultat est "une victoire" pour tous ceux qui ont voulu l'accord
de Nouméa. Le RPR a salué "la forte participation" qui "accorde une légitimité incontestable
à ce scrutin". Pour le PS, "il était essentiel que ce pacte fondateur pour une nouvelle Nouvelle
Calédonie reçoive l'adhésion d'une très large majorité d'habitants du Territoire". Le PCF a
affirmé quant à lui que "ce résultat marque une étape décisive dans le processus ouvert par
les accords de Nouméa". Mgr Michel Marie CALVET, l'évêque de Nouméa, s'est réjoui du
résultat du référendum et a souligné que "les Églises ont accompagné le processus" menant
au référendum "de manière utile et efficace". "L'appartenance chrétienne est profonde en
Nouvelle Calédonie", a-t-il précisé. Au contraire, le Front national a souligné "l'excellent score
réalisé par les tenants du non". Le Conseil des ministres doit approuver d'ici la fin du mois un
projet de loi organique qui traduit juridiquement l'accord en 261 articles. Par ailleurs, Didier
LEROUX estime, "avoir atteint son objectif, car 21000 Calédoniens ont clairement demandé,
en votant non, que ces accords soient améliorés". Le président de l'UNCT voit plus dans le
large vote pour le oui la victoire du FLNKS que du RPCR. Pour conclure, aucun mouvement
de joie n'était notable dans les rues de Nouméa à l'issue de cette journée historique.

Lundi 09/11/98
Politique : au lendemain du OUI aux accords de Nouméa, le projet de loi organique 
doit faire l'objet de discussions, aussi bien sur le territoire qu'en métropole. L'UC 
souligne que la forte participation dans les communes non-indépendantistes n'a pas 
amené le soutien massif attendu par Jacques LAFLEUR et traduit plus une 
démarche d'opposition au RPCR qu'un rejet aux accords de Nouméa. Le parti de 
Bernard LEPEU estime que le discours de la peur sur l'émancipation et 
l'indépendance ne porte plus et que le processus d'évolution vers la pleine 
souveraineté est admis dans les mentalités.
La FCCI est satisfaite des résultats qui confortent l'avenir commun pour les 
populations du pays. Ceux qui ont choisi le NON sont une préoccupation et la 
fédération entend rassurer cet électorat.
Social : Le mouvement se durcit aux Nouvelles Calédoniennes s'étendant aux deux 
entreprises après l'échec de la réunion direction - grévistes.

POLYNÉSIE FRANÇAISE
Religion : rarement une décision de justice concernant le différend opposant les 
trois associations culturelles de Raiatea au CABEEPF [Conseil d’Administration des 
Biens de l’Église Évangélique de Polynésie Française] n’aura soulevé autant d’intérêt 
paroissial. Reconnaissant la propriété des terres et des immeubles édifiés à Opoa, 
Vaiaau et Tevaitoa à l’Église Évangélique, la dernière décision du tribunal civil 
marque un tournant dans la procédure judiciaire engagée depuis presque trois 
années.
Santé : l’État et le Territoire ont signé ce soir, à la Présidence du gouvernement, un 
protocole qui stipule que l’État s’engage à céder au territoire l’ensemble immobilier 
composé de l’hôpital Jean PRINCE et du domaine de Taaone Villa. En échange, le 
Territoire s’engage à lui céder des terrains nus lui appartenant à Pirae et Arue. Le 
coût global de cet échange est estimé à 2.9 milliards CFP.

Mardi 10/11/98
Politique : le projet de loi organique a été présenté Comité Consultatif qui a émis un 
avis favorable avec quelques réserves. Il sera soumis le 15 novembre au Conseil 
d'État puis sera ensuite présenté au gouvernement en Conseil des ministres le 25 
novembre et l'examen en première lecture à l'Assemblée Nationale aura lieu les 22 
et 23 décembre. Le Comité Consultatif a également examiné le dossier de la mine 
avec la mise en place du fond conjoncturel demandé par les mineurs et s'est penché 
sur le budget primitif de 1 999. Ce budget de 70 milliards CFP apporte une 
progression des dotations de 4.8 % pour les provinces et de 5 % pour les 
communes.
Le PALIKA souligne la forte mobilisation de la jeunesse canaque qui signifie 
l'ambition et la volonté de relever tous les défis à venir.
La fédération socialiste du territoire se réjouit du niveau exceptionnel de participation 
au référendum de dimanche et de l'importance du oui.
Le Front National salue le courage de tous les Calédoniens qui ont osé exprimer leur 
refus de l'accord de Nouméa, malgré toutes les pressions exercées.
Social : une partie du personnel de Air Calédonie International affilié à l'USTKE a 
déclenché une grève et une trentaine de personnes bloquent les entrées de l'agence 
de la compagnie. Les grévistes demande la création d'un poste de chef de cabine 
principal, des primes d'intéressement, une promotion interne et un rééquilibrage 
ethnique.
Au cinquième jour de grève à l'imprimerie des Nouvelles Calédoniennes, 
l'hebdomadaire Dimanche Matin devient exceptionnellement un quotidien. Avec à 
peine une douzaine de personnes, le journal réalise l'exploit d'informer les 
Calédoniens, en particulier au lendemain du référendum où l'édition de 08 pages a 
permis de diffuser les résultats et commentaires. 
Divers : en 1 915, un contingent de 800 Calédoniens partait renforcer la 15 ème 
division sur le théâtre des opérations. Les dépouilles mortelles de cinq combattants 
Mélanésiens de la grande guerre ont été retrouvées en métropole et identifiées et les 
familles ont été informées sur le sort de leurs ancêtres. C'est Dominique DAVID, 
membre des associations d'anciens combattants et de l'Union National des 
Parachutistes, qui est à l'origine de ces recherches. Un travail long, difficile et 
minutieux qui a été possible grâce à des documents rarissimes découverts dans les 
archives territoriales : avec simplement quelques noms, il a recherché dans les 
cimetières du nord-est de la métropole afin d'arriver à retrouver les noms, qui étaient 
parfois erronés au départ et encore plus déformés sur les tombes quant ce n'était 
pas des noms coutumiers ou des surnoms.

POLYNÉSIE FRANÇAISE
Social : une vingtaine de salariés de RFO a entamé une grève illimitée et réclame la 
signature d'un protocole d'accord d'une vingtaine de points ayant pour objet le 
règlement de situations individuelles. Les grévistes ont réussi à interdire la diffusion 
des journaux télévisés locaux en français et tahitien en occupant les studios de la 
station.

Mercredi 11/11/98
Divers : 80 ans après la fin de la première guerre mondiale, les autorités civiles et 
militaires étaient réunies devant le monument aux morts de la place Bir Hakeim. 
Pour la première fois dans l'histoire du territoire, un hommage appuyé a été rendu 
aux Mélanésiens morts aux champs d'honneur ; jusqu'à présent, il y avait une sorte 
d'oubli ce ceux morts pendant la grande guerre alors qu'ils furent nombreux à tomber 
sous les drapeaux. Les familles des victimes des cinq combattants retrouvés 
récemment, venant de Grand Couli, l'Île des Pins, Koné, Lifou et Sarraméa, étaient 
très émues, la plupart ignorant où étaient leurs ascendants. Par ailleurs, Jean 
LÈQUES a prononcé le discours d'Auguste BRUN, maire de Nouméa en 1 922, qui 
avait salué les premières dépouilles mortelles des Calédoniens morts pour la patrie.
Social : quatre des cinq points du cahier de revendications des grévistes ont été 
acceptées et un protocole d'accord à été signé.

Jeudi 12/11/98
Politique : le Congrès du territoire a formulé un avis favorable sur le projet de loi 
organique par 31 voix sur 54, 2 voix contre et 17 abstentions. Le vote de l'avis était 
l'unique objet de la séance. La séance s'est déroulée en présence de Dominique 
PERBEN, ancien ministre des DOM TOM, mais l'absence de Jacques LAFLEUR a 
été remarquée. Le vote à main levée a été précédé des explications de vote de 
chacune des formations politiques représentées au Congrès. Les élus qui avaient fait 
campagne pour le non au référendum ont choisi l'abstention, à l'exception des deux 
élus du Front national qui ont voté contre. L'UNCT de Didier LEROUX s'est abstenue 
tout comme le FLNKS qui demande une nouvelle réunion du comité des signataires 
de l'Accord de Nouméa "au plus haut niveau" afin de reprendre les discussions sur 
les points de désaccord. L'attitude des élus indépendantiste, à la demande du porte-
parole du groupe au Congrès, Richard KALOÏ, a surpris des membres de l'hémicycle 
et le député Pierre FROGIER s'est opposé à la réunion du comité des signataires. 
Roch WAMYTAN a pris la parole à son tour pour calmer les débats devenus houleux, 
expliquant que sa coalition souhaitait "une dernière réunion avant que le texte entre 
dans le circuit parlementaire" et pas une "nouvelle négociation". Cette requête, a 
expliqué le président du FLNKS, a pour objectif de faire en sorte que "la loi organique 
respecte l'Accord de Nouméa dans l'esprit et dans la lettre". Le FLNKS veut ainsi 
"aménager" le texte de loi "pour se donner une marge de manoeuvre", d'autant que 
le projet de loi a connu plusieurs versions, la dernière, en date du 6 novembre, ayant 
été allégée de plusieurs articles : le projet initial en comportait 261, il n'y en a 
désormais que 227. De leur côté, les partis qui avaient fait campagne pour le oui au 
référendum ont voté pour. Le RPCR a émis comme unique réserve le souhait de 
conserver le système actuel de financement des Provinces alors que le projet de loi 
prévoit une nouvelle formule. Enfin, la FCCI et le LKS ont voté pour.
Social : les ambulanciers ont bloqué le passage devant les locaux de la CAFAT 
pendant quelques heures afin de réclamer l'application de la convention signée l'an 
dernier au Congrès qui autorisé l'augmentation de 20 % du tarif appliqué depuis 
1994. Ce prix unique est invariable, que ce soit les nuits ou les jours fériés. 
Au 7 ème jour de grève, le syndicat FO des Nouvelles Calédoniennes dénonce le 
mouvement de grève qui prend le journal en otage et lance un appel aux partis en 
conflit pour mettre fin à cette situation.
Les mineurs de la mine SMSP de Boakaine (Canala) sont en grève pour le 10 ème 
jour : ils demandent une prime forfaitaire de 20 000 CFP par mois et l'ouverture de 
négociations avec la direction.
Faits Divers : un accident de la circulation, dû à un dépassement sans visibilité à 
vitesse plus qu'excessive, a fait 05 morts à La Foa. La route a déjà tué 45 fois depuis 
le début de l'année contre 41 pour l'année 1 997 : l'alcool est la cause de près de la 
moitié des accidents suivi de près par les excès de vitesse.

Vendredi 13/11/98
Économie : l'hôtel Méridien de la baie d'Oro a été inauguré par Jacques LAFLEUR et 
Dominique BUR. Après plusieurs années de recours devant les tribunaux, 
d'interruptions de travaux, sur un site classé réserve naturelle intégrale en 1950, 
mais déclassé en 1980, cet établissement 5 étoiles, d'un coût de 1.4 milliards CFP, 
compte 39 bungalows cachés dans une cocoteraie au bord d'un lagon couleur 
d'opale, 10 chambres, piscine, restaurant, bar. Pour Michel QUINTARD, l'ouverture 
du premier hôtel cinq étoiles hors de Nouméa est un grand pas en avant. Le 
président de la C.C.I. est également directeur de la Société des Hôtels de Nouméa 
(SHN) qui finance la construction. Elle a bénéficié pour ce faire de 25 millions 
d'apports de PROMOSUD, société d'économie mixte de la Province Sud présidée 
par Jacques LAFLEUR. Pour l'association Action Biosphère, un tel établissement, 
"dans un paysage exceptionnel, mais qui constitue un site fragile", est "une mauvaise 
politique d'aménagement du territoire" et va à l'encontre de "l'intérêt général". 
L'affaire de l'hôtel de la baie d'Oro s'est compliquée de rivalités entre clans au sein 
des tribus de l'île, dont le grand chef est aussi le maire RPCR qui compte quelque 1 
671 habitants. Ceux-ci ont depuis longtemps manifesté leur hostilité aux 
implantations touristiques lourdes. Cette fois-ci cependant, raconte Michel 
QUINTARD, c'est le Grand Chef Hilarion VENDEGOU qui est venu lui-même 
proposer à l'administration de la Province Sud de réaliser ensemble "quelque chose 
de très bien" dans l'île qui n'offrait jusqu'alors que des gîtes plus simples. 
Après deux ans de négociations fut créée la société anonyme Magénine dans 
laquelle sept Kunié détiennent 66% des parts, reçues en échange de l'apport en 
jouissance du terrain où se trouve l'hôtel. La SHN détient les 34% restant. 
Un groupe de 29 Kunié, soutenu par Action Biosphère, a lancé plusieurs actions en 
justice pour tenter de stopper le projet, réussissant seulement à le retarder. Il a 
notamment soutenu que le Grand Chef aurait dû respecter "le principe de base de la 
coutume" en "recueillant l'avis de chacun des membres de leur clan pour l'utilisation 
du sol". De plus, le site d'Oro "était pour les Kunié un lieu sacré". Les contestataires 
ont accusé le Grand Chef de "mélanger politique et coutume". Les promoteurs pour 
leur part accusent Biosphère d'avoir "semé la zizanie" entre les habitants. 
Depuis le 1er novembre, quelques privilégiés ont "testé" ce que la directrice de 
l'hôtel, Dominique LAPOINTE, qualifie de "petit bijou de la chaîne Méridien". Au 
risque de choquer les mélanésiens, quelques seins nus bronzent sur la plage et des 
habitants se plaignent des "vigiles" et de ne plus pouvoir circuler librement.
L'ITSEE vient de publier le dernier indice des prix à la consommation avec une 
augmentation générale de 0.4 % pour le mois d'octobre. Le poisson a augmenté de 
09 %, la viande de 0.8 % et les fruits de 05 % tandis que les légumes baissent de 
03.8 %, ce qui fait, sur un an, une baisse de 01.1 % pour l'alimentaire.
Télécommunication : Mobilis couvre désormais Vao et la partie sud de l'Île des Pins 
tandis qu'une deuxième station installée à Xépénéhé permet de couvrir la zone de 
Wé et la baie du Santal. Grâce à son absence de relief, Ouvéa est totalement 
couverte par le téléphone GSM alors qu'à Maré, c'est Tadine et le sud de l'île.
Politique : ouverture du 19 ème congrès de l'Union Progressiste Mélanésienne à 
Nédivin (Houaïlou) dont le thème est les enjeux découlant des accords de Nouméa 
sur les plans économique, institutionnel, politique, social et de l'identité canaque.

POLYNÉSIE FRANÇAISE
Religion : les dissidents de l’Église Évangélique font appel de la décision 
prononcée à l’audience du 6 novembre 1998 au tribunal de Raiatea qui confirme la 
propriété des biens du conseil d’administration.
Social : la direction régionale de RFO s'est adressée au tribunal des référés qui 
impose aux grévistes une astreinte de 45 000 CFP par journal non diffusé.

Samedi 14/11/98
Culture : opération portes ouvertes au musée territorial.
Divers : un obus a été découvert à Tindu. Il a aussitôt été désamorcé par l'armée.
Sport : finale de la coupe de Calédonie de football.

Dimanche 15/11/98
Politique : Victor TUTUGORO, 42 ans, a été réélu président de l'Union Progressiste 
Mélanésienne, l'une des cinq composantes du FLNKS. L'UPM, dont les travaux 
doivent faire l'objet d'un point de presse en début de semaine à Nouméa, a salué la 
large ratification, le 8 novembre par les Calédoniens, de l'accord de Nouméa sur 
l'avenir institutionnel du Territoire, conclu entre l'État, le FLNKS et le RPCR. “Cette 
ratification augure d'une phase nouvelle, positive, pour la construction du pays”, a 
déclaré son président.
Social : les Calédoniens sont privés, depuis dix jours, de leur journal quotidien, Les 
Nouvelles Calédoniennes et, depuis trois jours, de leur seul journal télévisé local, 
celui de RFO, en raison de deux mouvements de grève différents. À RFO, une 
intersyndicale FO-CGT-USTKE a débrayé, vendredi, samedi et aujourd'hui, 
empêchant ainsi, à chaque fois, la diffusion du journal télévisé du soir, qui rend 
compte de l'actualité locale, mais aussi nationale et internationale. Elle entend ainsi 
exprimer sa solidarité avec RFO Tahiti en grève, et appuyer sa demande de 
sanctions envers un journaliste et envers le rédacteur en chef adjoint de la station de 
Nouméa. Par ailleurs, RFO Wallis et Futuna fonctionne toujours, et ce depuis le 29 
octobre, de façon autonome et sans aucune direction, après que les personnels 
locaux ont interdit l'accès de leurs bureaux au responsable technique et au rédacteur 
en chef, a indiqué RFO Nouméa.

POLYNÉSIE FRANÇAISE
Politique : avec 17 maires, 5 maires délégués, 30 adjoints, 4 secrétaires généraux 
et 33 conseillers municipaux, le territoire débarque en force à Paris pour le 81ème 
congrès annuel de l’association des maires de France, qui se tient du 17 au 19 
novembre au Parc des expositions de la Porte de Versailles. Grâce à cette 
participation plus importante que jamais, les élus polynésiens espèrent faire 
connaître davantage leurs communes, les contextes dans lesquels elles évoluent et 
les problèmes auxquels elles sont confrontées.

Lundi 16/11/98
Social : les ouvriers des services municipaux de Ponérihouen bloquent les services 
de la mairie.

POLYNÉSIE FRANÇAISE
Social : la vingtaine de grévistes des syndicats SNFORT-FO et CSTP-FO, qui 
campe depuis mardi devant le portail de l'immeuble de RFO, a désormais instauré un 
blocage total de la station et empêche toute entrée ou sortie, a pu constater l'AFP. 
Ce personnel en grève a refusé toutes les offres de négociation faites par la direction 
régionale ou la direction centrale parisienne, qui avait proposé une table ronde à 
Paris avec un représentant des quatre syndicats présents à la station. Les grévistes 
souhaitent la venue à Tahiti d'un représentant de la direction générale qui, de son 
côté, s'est donné jusqu'à lundi pour répondre à cette exigence. Actuellement, les 
téléspectateurs du territoire disposent sur le premier et deuxième canal du seul 
programme Tempo diffusé depuis la métropole, et des deux chaînes codées, Canal+ 
et Téléfenua. En radio, France Inter est diffusée en continu sur l'ensemble de la 
Polynésie. Les grévistes réclament des contrats à durée indéterminée pour les 
animateurs de la station et des promotions et augmentations pécuniaires pour une 
quinzaine de journalistes et techniciens.

Mardi 17/11/98
Politique : le 19 ème congrès de l'UPM a salué l'approbation des accords de Nouméa 
par la population. Pour son président, la période de 15 à 20 ans doit être celle d'une 
véritable décolonisation du peuple Kanak. Il a aussi souligné la nécessité du 
renforcement des structures politiques de la mouvance indépendantiste en prévision 
des prochaines provinciales : "le FLNKS doit s'y présenter de façon unitaire sinon les 
militants ne le comprendraient pas".
Social : 11 ème jour de grève aux Nouvelles Calédoniennes où les bureaux du 
Surcouf sont toujours cadenassés. De ce fait, le personnel de la station NRJ, qui 
appartient au même groupe, ne peut plus se rendre aux studios. Les non-grévistes, 
au nombre d'une centaine, ont diffusé 10 000 exemplaires gratuits d'un quatre pages 
petit format intitulé “les Nouvelles de la grève”, qui dénonce les méthodes des 
grévistes. “Dimanche matin”, l'hebdomadaire de loisirs lancé en août 97, et qui avait 
mis en vente avec succès le 9 novembre un “Lundi Matin” exceptionnel au lendemain 
du référendum, suivi d'un “Mardi Matin”, s'apprête à rééditer l'opération cette 
semaine avec un “Mercredi Matin”.
Depuis 06:00, les bureaux de la SMSP de l'immeuble Carcopino sont investis par les 
salariés de la mine de Boakaine et les coutumiers de Canala, soit une quarantaine 
de personnes qui demande la prise en compte d'un cahier de revendications datant 
de 1 997. Les coutumiers demande la rétrocession de l'exploitation minière.

POLYNÉSIE FRANÇAISE
Économie : la défiscalisation de la loi PONS représente plus de 166 milliards CFP 
en 1997, à retirer des recettes du budget de la République. La Polynésie Française 
bénéficie de près de la moitié de la “manne” prévue sur l’ensemble des DOM TOM. 
Les deux paquebots Renaissance Cruise représentent la majeure partie du pactole 
polynésien alors que les Antilles présentent dix fois plus de dossiers (806) que la 
Polynésie (83).
L’arrivée d’un nouveau texte de l’Assemblée de Polynésie Française concernant la 
création du GIP [Groupement d’Intervention de la Polynésie] et devant être adopté 
d’ici à la fin novembre, n’a pas permis au tribunal administratif de juger, sur le fond, 
les recours de l’État qui demandait l’annulation d’une première mouture du GIP 
datant du mois de mai dernier.
Politique : Boris LÉONTIEFF, président du Fetia Api, a fait part, des inquiétudes 
que lui inspire le projet de réforme du statut du territoire. Dans une déclaration à 
l'issue d'un entretien avec Jean Jack QUEYRANNE, il s'est en particulier demandé si 
“la citoyenneté” polynésienne qui doit être créée n'était pas une étape vers 
l'indépendance. Le maire d'Arue a également émis des réserves sur “les lois de 
pays” que le territoire pourra voter après la mise en place de ce nouveau statut et a 
suggéré l'organisation d'un référendum d'autodétermination qui, après la réponse 
négative attendue, permettrait, selon lui, d'écarter pour longtemps les revendications 
des indépendantistes. Le secrétaire d'État à l'Outre Mer a assuré Boris LÉONTIEFF 
que l'État entendait maintenir une présence en Polynésie notamment en continuant à 
aider les communes.

Mercredi 18/11/98
Économie : le port autonome de Nouméa a réuni son conseil d'administration qui est 
désormais présidé par Patrice MULLER. Son premier dossier sera le dossier des 
indemnités de licenciement des dockers de Manucal. Par ailleurs, une commission 
spéciale de réflexion a été créée pour étudier l'évolution de la manutention portuaire.
Politique : les élus de la province Sud ont adopté le projet de délibération qui 
transfert la gestion, et donc le remboursement, de l'aide médical à la CAFAT. En 
revanche, les demandes d'admission de l'aide médicale et l'examen des dossiers 
seront toujours traités par la province Sud.
La province Sud vient de créer un prix d'encouragement à la recherche. Ce prix de 
120 000 CFP par mois sera accordé à des étudiants chercheurs du centre 
universitaire présentant un intérêt pour le territoire.
le FLNKS a organisé une réunion d'information à la tribu de Nakéty pour évoquer la 
journée du 18 novembre qui est une journée historique dans la lutte du peuple 
Kanak.
La mairie de Yaté a été fermée toute la journée afin de marquer la commémoration 
du 18 novembre. 
Social : les négociations rompues hier n'ont pas repris aux Nouvelles Calédoniennes 
mais la rotative de l'imprimerie a été mise en marche cet après midi à la demande 
des grévistes de Pacific Print afin de préserver l'outil de travail qui vaut environ 200 
millions CFP. La machine est désormais en veille et prête à redémarrer en 03 
heures.
André DANG, président de la SMSP, est retenu dans son bureau à Nouméa avec 
deux collaborateurs par des membres du SOENC Mines. Plusieurs dizaines de 
syndicalistes présents exigent que la SMSP cède aux revendications salariales des 
84 salariés de sa mine de Boakaine. Ils sont accompagnés de responsables 
coutumiers de la région. 
Sport : les finales territoriales de l'Union Sportive de l'Enseignement du Premier 
Degré se sont déroulées aujourd'hui.

Jeudi 19/11/98
POLYNÉSIE FRANÇAISE
Justice : l'ex président du gouvernement territorial, Alexandre LÉONTIEFF, a 
comparu devant le Tribunal correctionnel de Paris, soupçonné d'avoir perçu en 1990 
un pot-de-vin pour autoriser la construction d'un hôtel à Tahiti.
Social : le conflit à RFO s'enlise. Les grévistes ont décidé de ne plus négocier avec 
la direction régionale et un médiateur de Paris devrait arriver dans les prochains 
jours. En attendant, les Polynésiens sont privés de l'actualité locale depuis une 
dizaine de jours puisque seul le programme Tempo est diffusé en continue depuis 
Paris tout comme France Inter sur l'ensemble des émetteurs de radio.

Vendredi 20/11/98
Social : fin de conflit sur la Voie de Dégagement Est où un protocole d'accord a été 
signé vers 16:00. Il prévoit un partage du transport des remblais entre l'entreprise de 
Jean Paul WAMYTAN et une autre aux rouleurs du Mont Dore.
Cinquième jour de conflit des ouvriers municipaux de Ponérihouen qui entendent 
protester contre le licenciement de deux employés jugé abusif par l'USTKE.
Après 6 heures de négociations, la direction des Nouvelles Calédoniennes et 
l'USOENC ont signé un protocole d'accord qui prévoit un nouveau système de calcul 
des primes intégrées dans les salaires et une réorganisation des repos 
hebdomadaires qui devrait permettre d'accroître le nombre de numéros publiés 
chaque année
Sport : début des 6 jours cyclistes ce soir au vélodrome de Magenta remportés par la 
formation australienne.

POLYNÉSIE FRANÇAISE
Justice : le Parquet de Paris a requis une peine de 4 ans d’emprisonnement, dont 2 
ans fermes, un million métropolitain d’amende et 5 ans de privation des droits 
civiques contre Alexandre LÉONTIEFF, poursuivi pour corruption. Le jugement 
devrait être mis en délibéré au 15 janvier 1999.
Transport aérien : Air Tahiti Nui, grâce à son Airbus 340 200 baptisé Bora Bora et 
arrivé il y a quelques jours, a effectué son premier vol inaugural Tahiti Los Angeles. 
La compagnie, qui a reçu un certificat d’exploitation de la part des autorités 
françaises depuis un bon moment, va prendre son envol sur deux lignes, est 
financée par des capitaux polynésiens avec une participation de 13% du 
gouvernement territorial. “ Notre ambition ”, a déclaré le président du gouvernement, 
M. Gaston FLOSSE, “ est d'augmenter très rapidement notre flottille pour atteindre 
un objectif : dépasser les 300.000 visiteurs avant cinq ans ” (AFP) 

Samedi 21/11/98
Justice : la cour d’appel de Nouméa a confirmé que la SMSP était choisie comme 
repreneur de la NMC de Kouaoua. 
Social : après 14 jours de grève, les Nouvelle Calédoniennes sont de retour dans les 
kiosques avec une édition de 60 pages dont une double page spéciale consacrée 
aux faits divers des deux dernières semaines. 
Sport : les 10 kilomètres de la course pédestre de Païta se sont déroulés cet après 
midi et les recettes de cette manifestation seront versés au Téléthon.
Divers : à Moindou se déroule le concours de pêche au bossu doré. Cette 
manifestation est avant tout une grande fête qui permet de mieux faire connaître le 
potentiel touristique de la commune dont l'ouverture de la table d'hôte.

POLYNÉSIE FRANÇAISE
Social : les syndicats SNFORT-FO et CSTP-FO ont décidé après dix jours de grève 
de reprendre le travail et lever le blocage qui empêchait l'entrée de la station de 
RFO. Ce résultat a été obtenu grâce aux efforts d'un médiateur, Alain DEBUYSSON, 
directeur des affaires juridiques de RFO Paris. De son côté, l'intersyndicale CFDT-
SNJ et CGT a estimé que “le droit au travail du personnel non gréviste avait été 
bafoué” et a demandé à son tour “l'ouverture immédiate de négociations”. 

Lundi 23/11/98
Économie : les produits “exotiques” du territoire ont séduit les professionnels lors du 
Salon International de l’Agro-alimentaire qui se déroulait à Paris : le cerf, la crevette, 
le squash et la cosmétique.
Divers : pour ses 40 ans et durant cette semaine, l'association de la sauvegarde de 
l'enfance ouvre chaque jour les portes de l'un de ses foyers.

WALLIS ET FUTUNA
Politique : la semaine dernière a été marquée par les changements survenus au sein 
de la grande chefferie de Wallis. Le lavelua (roi coutumier) a en effet procédé au 
remplacement de deux de ses ministres coutumiers. Mika HOATAU succède ainsi à 
Stefano HANISI pour conduire les actions de la grande chefferie, qui sera notamment 
impliquée dans la négociation de l’accord particulier entre la Nouvelle Calédonie et le 
territoire induit par l’accord de Nouméa.

Mardi 24/11/98
Politique : seulement quatre élus étaient présents à l'assemblée de la province Nord 
qui n'a pas eu lieu, faute de quorum. 
Social : les employés de Air Calédonie sont en grève. Tous les appareils sont restés 
au sol et aucun vol n'a été assuré pour les 900 passagers réservés. L'USTKE 
souhaite l'embauche d'un personnel technique des Îles suite à l'accord intervenu au 
mois d'août et qui n'est toujours pas appliqué, selon le syndicat. Richard KALOÏ 
souhaite que du personnel des Loyauté soit embauché puis celles-ci représentent 81 
% du chiffre d'affaires.
À Ponérihouen, le personnel des ateliers municipaux est à son 9 ème jour de grève 
suite au licenciement de deux employés, jugés abusif par l'USTKE.
Sport : les Calédoniens sont toujours en tête aux 6 jours cyclistes.

Mercredi 25/11/98
Politique : le conseil des ministres a adopté deux projets de loi qui déterminent les 
modalités de mise en oeuvre de l'accord de Nouméa. Le premier, un projet de loi 
organique, organise la "souveraineté partagée" entre l'État et de nouvelles 
institutions calédoniennes, dont un gouvernement collégial. Il prévoit notamment 
d'importants transferts de compétences à compter du 1er janvier 2000, l'État ne 
conservant à terme que les compétences dites régaliennes. Il définit également la 
citoyenneté calédonienne, le statut coutumier des mélanésiens et le régime des 
terres coutumières. Ce texte de 221 articles définit en outre les règles applicables à 
la consultation sur l'accession du territoire à la pleine souveraineté, consultation 
prévue à partir de 2014. Le deuxième projet de loi - une loi simple de 23 articles - 
complète le premier et précise notamment les compétences du Haut commissaire de 
la République et apporte des précisions en matière électorale et de compétences 
locales. Le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Daniel Vaillant, a 
indiqué lors du compte rendu du conseil que le gouvernement souhaitait voir ces 
textes examinés en première lecture par l'Assemblée Nationale les 22 et 23 
décembre, et adoptés définitivement en avril prochain.
Social : le conflit continu à Air Calédonie. Pour Olivier RAZAVET, le président du 
directoire, il a d'abord eu appel à candidature puis audition des différents candidats 
puis choix par la compagnie. Pour l'USTKE, le fait que la direction ne veuille pas 
présenter le CV du candidat retenu empêche toute comparaison avec le candidat 
des Îles souhaité par le syndicat. Les non grévistes ont apporté un service 
d'assistance aux passagers en maintenant ouverte l'agence du Manhattan.
Transport : un problème de maintenance sur la Boeing 737 de la compagnie Air 
Calédonie International reporte le vol vers Wallis de près d'un jour.
Sport : l'adjudant chef Alain THOMAS a débuté les 800 kilomètres à pied des 11 
jours de son tour de Calédonie afin que les dons récoltés au cours de son circuit 
soient versés au Téléthon. Sa première journée l'a amené de Thio à Kouaoua.

POLYNÉSIE FRANÇAISE
Économie :c’est devant la presque totalité des conseillers que Gaston FLOSSE et 
son ministre des finances, Patrick PEAUCELIER, ont présenté et défendu le budget 
pour l’année 1999 qui ne présente ni emprunts, ni impôts mais seulement la 
croissance. L’accent a été mis sur l’excellence des recettes de la TVA et son bon 
fonctionnement dans un contexte économique très favorable avec une progression 
du produit intérieur brut de 4.6 % pendant l’année écoulée.
Politique : Gaston TONG SANG, président du Syndicat pour la Promotion des 
Communes de Polynésie Française (SPCPF), a fait un bilan à chaud du Congrès des 
maires de France. La spécificité des communes de Polynésie Française semble de 
plus en plus marquée et si les résolutions présentées par les représentants du 
Territoire ont été nécessairement prises en compte, il n’en reste pas moins que 
certaines questions n’ont pu être abordées.
Éducation : Nicolas SANQUER dresse le bilan de sa mission qui a permis de fixer les 
modalités du renouvellement de la convention décennale qui lie le Territoire et l’État 
en matière d’éducation pour les dix années à venir. Au menu également, des 
négociations ayant trait au second volet du Contrat de développement et la 
préparation de la rentrée 1999 où l’État continuera de participer massivement au 
budget de l’éducation du territoire.

Jeudi 26/11/98
Audiovisuel : André Michel BESSE a été désigné par le CSA au poste de PDG de 
RFO. L'actuel directeur de la stratégie industrielle de RFO et des affaires financières 
a recueilli six des neuf voix des conseillers. Il succédera le 30 novembre à Jean 
Marie CAVADA. Le nouveau PDG devra poursuivre la mutation de l'entreprise sur 
fond de réforme de l'audiovisuel public. L'entreprise est dans l'incertitude quant à son 
rattachement ou non à la future holding regroupant les télévisions publiques alors 
que Catherine TRAUTMANN s'est pourtant déclarée favorable à l'entrée de RFO 
dans la nouvelle structure qui pourrait se faire sous forme d'amendement. Avant de 
quitter l'entreprise après 18 mois de présidence, Jean Marie CAVADA avait dit sa 
fierté d'avoir renouvelé l'offre de programmes de RFO. Parmi les différentes 
réalisations, il avait souligné le passage au numérique, le lancement de RFO SAT, le 
changement d'identité des chaînes régionales de télévision et de radio et le passage 
de RFO 2 à Tempo, considérée comme une nouvelle chaîne “éducative et de 
découverte”.
Éducation : les dirigeants de l’ensemble des établissements catholiques du territoire 
ont clôturaient les trois jours de réunion durant lesquels ils ont dressé le bilan 1998 et 
abordé les points de relance pour 1999. Ils n’ont pas caché leur inquiétude quant au 
fait que l’enseignement privé ne figure pas de manière explicite dans les accords de 
Nouméa, ni dans la loi organique. Ils se demandent en effet pourquoi l’enseignement 
privé, dont les attributions sont réparties sur l’ensemble du Territoire, n’est pas 
reconnu comme un service public.
Politique : l'adoption du projet de loi organique, est une grande déception pour le 
FLNKS. Pour Roch WAMYTAN, ce projet devait coller au texte des accords de 
Nouméa or il se trouve que, sur les questions de la composition du corps électoral, 
de la citoyenneté et de la protection de l'emploi, ce texte ne va pas assez loin. Il 
dénature l'esprit des accords et il faut donc le dénoncer puisque tricherie de la part 
de l'État Français.
Social : propositions et contre-propositions se multiplient de part et d'autre mais les 
avions ne décollent toujours pas. La direction a affrété la compagnie Aviazur afin de 
rapatrier les touristes bloqués sur les Îles. 

Vendredi 27/11/98
Enseignement : les résultats des BAC technologiques ont été publiés.
Justice : l'ancien comptable de Renault a été condamné à deux ans et demi de 
prison pour son détournement de 60 millions CFP.
Social : les appareils de la compagnie Air Calédonie ont décollé de nouveau vers 
10:30 avec quatre rotations supplémentaires dans la journée. La grève a pris fin avec 
la signature d'un protocole d'accord jeudi soir qui prévoit que l'embauche d'un jeune 
mélanésien qui recevra une formation à Air Calédonie mais l'embauche de l'autre 
calédonien est maintenue, a indiqué le président du directoire. La grève a coûté 
environ 20 millions CFP à la compagnie. 

Samedi 28/11/98
Armée : la journée des armées a eu lieu au quai Jules FERRY avec des baptêmes 
de l'air et s'est terminée par un festival de musiques militaires avec la participation 
des formations des Fidji, du Vanuatu et des Tonga vers 22:00.
Économie : le groupe BALLANDE serait sur le point d'acquérir une entreprise vinicole 
dans l'état du Victoria. L'entreprise australienne a fermé ses portes en 1 997. Grâce 
à cette acquisition, le groupe calédonien espère produire 45 000 caisses dès la 
première année dont la moitié à l'exportation et le reste pour le marché local.
Politique : la FCCI s'est réunie à la mairie de Poya pour présenter un bilan positif 
puisqu'il n'y a que cinq communes où le parti doit s'implanter correctement. La 
stratégie pour 1 999 a également était présentée en prévision des élections 
provinciales car, bien que indépendantiste, il faille une politique réaliste qui permette 
à toute la population de participer à la construction du pays.
La majorité et l’opposition de la province Nord promettent de se retrouver pour voter 
le budget supplémentaire avant la fin de l’année. L’opposition au président proposera 
aussi des changements de nom à la tête des commissions.
Divers : une grande réunion coutumière a eu lieu à Hnathalo -Lifou- où le conseil de 
district de Wetch a travaillé sur le conflit qui oppose un clan au reste de la tribu de 
Mucaweng où six cases et un véhicule avaient été incendiés le 04 octobre dernier. 
Le grand chef a accepté le retour du clan dissident et a demandé à tous de 
reconstruire les cases brûlées, ce qui clos l'affaire sur le plan coutumier. Par contre, 
la justice continue son cours.

POLYNÉSIE FRANÇAISE
Politique : Henri FLOHR du Hitiaa O Te Ra rejoint la majorité du président Gaston 
FLOSSE.

Dimanche 29/11/98
Politique : le PALIKA, est réuni à la mairie de Koné, estime que les fautes reprochées 
aux deux agents USTKE de la mairie de Ponérihouen sont indiscutables et qu'il n'y a 
aucun motif valable de poursuivre la grève.
Sport : dès la 90 ème seconde, le ton était donné au stade de Magenta où l'équipe 
d'Argentières marquait son premier but face à celle de Traput dans le cadre du 7 
ème tour de la coupe de France de football. À la fin du match, le club de Lifou était 
battu par 4 buts à 0.
Divers : la Fête du Bœuf de Païta est annulée car les intempéries ne permettent pas 
la mise en place des infrastructures nécessaires dont celles du rodéo.

Lundi 30/11/98
Écologie : l'escale imprévue de trois baleiniers japonais au port de Nouméa suscite la 
colère des associations écologistes du territoire. Ces navires, qui se sont vu refuser 
toute escale en Australie et en Nouvelle Zélande, ont dû interrompre leur mission 
dans l'Antarctique en raison d'une série de d'incident et le suicide d'un des marins.
Politique : le PALIKA estime satisfaisante la décision du tribunal administratif 
concernant la crise politique que traverse actuellement la province Nord, en donnant 
raison à la majorité DECA, FLNKS et UNI sur l'interprétation de l'article 16 de la loi 
référendaire. Pour le parti, ce choix permettra à l'institution provinciale de fonctionner 
normalement.
Le Front National a estimé que “les masques commencent à tomber” après la 
déclaration du président du FLNKS accusant la France de “ne pas respecter sa 
parole”. La secrétaire nationale aux DOM TOM Huguette FATNA demande dans un 
communiqué “combien de temps le RPCR pourra cacher aux Calédoniens qu’il a 
déjà consenti à leur abandon. Quel avenir la Nouvelle Calédonie peut-elle espérer 
avec de tels dirigeants”, conclut-elle.
Santé : pour quatre jours, une soixantaine de spécialistes de la région est réunie 
pour le lancement à la CPS de la conférence régionale sur la télésanté. Il s'agit de 
l'ensemble des mesures de santé qui s'appliquent à distance tel l'accès à des 
spécialistes ou a une expertise en matière de lutte contre les épidémies. Cette 
conférence marquera la mise en commun de deux réseaux de santé opérant dans le 
Pacifique : le Réseau Océanien de Surveillance de la Santé Publique (ROSSP), 
présent dans les pays de Mélanésie, Polynésie et Micronésie membres de la 
Communauté du Pacifique, et le Réseau de santé du Pacifique occidental (Western 
Pacific Healthnet), appartenant aux États et Territoires américains de Micronésie. Le 
premier s'est spécialisé depuis sa création, il y a deux ans, dans les problèmes de 
santé publique et de lutte contre les épidémies, alors que le second est un réseau de 
télémédecine offrant des consultations spécialisées. La télésanté devient un outil 
essentiel dans la politique sanitaire des petits pays insulaires dépourvus 
d'infrastructures médicales ou hospitalières lourdes par manque de moyens.
Social : une centaine de parents d'élèves ont occupé symboliquement le GOD de 
Heinghène car le manque de classes et de matériel pédagogique compromettent la 
rentrée scolaire 1 999. L'APE demande a être reçu par l'assemblée de la province 
Nord et par le représentant de l'État dans cette province.

POLYNÉSIE FRANÇAISE
Audiovisuel : l’autorisation d’émettre de Téléfenua a été annulée au Conseil d’État.