QUESTIONS CHERCHANT REPONSES


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Voici un petit échantillon dans lequel vous trouverez certainement plus d’une ayant traversé votre esprit. Pour varier, nous survolerons les domaines suivants :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QUELQUES AFFECTIONS BENIGNES

Pourquoi attrape t-on un eczéma, une névralgie sciatique ou cette inflammation douloureuse de l’épaule qu’on appelle périarthrite scapulo-humérale ? Le simple fait d’être atteint d’une affection semble déjà un mystère mais d’autres questions s’y ajoutent, tout aussi légitimes. D’abord dans l’importance de l’affection : pourquoi un eczéma, une sciatique ou une périarthrite de l’épaule qui durent quelques jours, semaines, mois ou années ; ou récidivant suivant des rythmes si divers ? Ensuite - quand il s’agit de tissus répandus sur l’ensemble du corps – la question tout aussi interpellante de la localisation : pourquoi un eczéma (ou un furoncle, une verrue etc..) au visage, au thorax, à la cuisse ou au pied ? Pourquoi une sciatique ou une périarthrite de l’épaule du côté droit ou du côté gauche ?

Pourquoi les hommes font-ils bien plus souvent des bronchites, des ulcères d’estomac ou des infarctus cardiaques que les femmes ? On peut avoir plusieurs raisons de tousser : sécrétions d’un rhume coulant dans l’arrière-gorge, pharyngite, laryngite, trachéite, bronchite, pneumonie etc.. Connaissez-vous beaucoup d’hommes qui, pendant leur toux, perdent la voix, ce qui signifie une atteinte du larynx ? Hommes et femmes possèdent une vessie ; pourquoi la cystite est-elle si rare chez l’homme alors qu’elle est courante chez la femme ? Pourquoi les femmes ont-elles bien plus d’affections thyroïdiennes (et particulièrement des " nodules froids ", c.à d. non fonctionnels), de phlébites ou de lésions rectales ?

Petite énigme : pourquoi les gens considérés comme " fous " - et je pense particulièrement aux autistes – ne développent quasiment plus de maladies ; et que les rares qui s’en sortent recommencent à être malades comme les autres ? C’est un fait bien connu des psychiatres.

LE CANCER

Des décennies de recherche n’ont pas répondu aux questions élémentaires : pourquoi vient-il un jour nous envahir et pourquoi dans tel organe ? Nous débattrons longuement sur la conception de cette maladie et pour reprendre l’expression d’un cancérologue français, sur " une approche médiévale : celle du diable ". Mais attardons-nous ici sur une caractéristique terrifiante de la tumeur " maligne ". Celle-ci, contrairement à la tumeur bénigne, a la propriété d’essaimer, c.à d. que considérée comme tumeur d’origine, tumeur primaire ou encore " tumeur-mère ", il s’en échappe des cellules qui reforment d’autres tumeurs secondaires ou " tumeurs-filles " et qu’on appelle métastases; le phénomène pouvant aller jusqu’au cancer généralisé.

Si vous avez eu un cancer il y a quelques années et qu’on découvre une nouvelle localisation tumorale, il y a de grandes chances que l’on parlera ex cathedra de métastase. Ce qui revient à expliquer un phénomène aléatoire (la tumeur-fille) comme la conséquence d’une autre phénomène lui-même incompris (la tumeur-mère). C’est maintenant un assaut de questions qui se dresse devant ce concept de métastase, un concept qui est un des fondements intangibles de la cancérologie. Pourquoi le cancer chez un malade fait-il des métastases et non chez un autre ? Pourquoi des métastases à telle époque : en même temps que la découverte de la tumeur d’origine, six mois, deux ans ou dix ans après ? Pourquoi une très bonne santé éventuelle pendant les années séparant le cancer de ses métastases ? Pourquoi des métastases dans tel organe plutôt qu’un autre ? Pourquoi une telle variation dans l’évolution de ces métastases ? Comment une cellule qui métastase peut-elle se transformer puisqu’on peut soi-disant retrouver des cellules de structures différentes entre tumeur d’origine et tumeur secondaire ? Illustrons par un exemple cette dernière question un peu plus complexe. On parle de métastase au cerveau d’un cancer bronchique. Or les cellules bronchiques ont une structure pavimentée (d’où le terme d’épithélioma en jargon médical) et tous les prélèvements de cellules tumorales au cerveau ne montrent jamais que des cellules de nature gliale, d’une structure tout à fait différente. Par quel miracle une cellule cancéreuse peut-elle changer ainsi de structure pendant sa migration?

LA LEUCEMIE

La leucémie est décrite comme une forme de cancer de la moelle osseuse qui fabrique le sang. Cette moelle peut ainsi multiplier énormément les globules circulant dans les vaisseaux. Ces cellules sanguines " malignes " sont surtout des globules blancs, d’où le terme de leucémie (du grec leukos qui signifie blanc). Ce type singulier de cancer accroît encore l’incompréhension du phénomène cancéreux et y soulève des questions complémentaires (en dehors de celles propres à tout cancer : pourquoi son apparition, son évolution etc..). Les cellules malignes étant justement ici répandues dans le sang, pourquoi n’y a t-il pas infiniment plus de cas de métastases que dans d’autres cancers ? Au contraire, il n’en existe quasiment pas. Pourquoi ce cancer évolue t-il – et est traité et suivi en conséquence – suivant un scénario si particulier : on y parle toujours de " rémission " quand le traitement a fait chuter le taux de globules blancs, tout en attendant la " rechute " ultérieure ? Pourquoi la situation est-elle jugée alarmante quand le taux de globules blancs est à 50 ou 100000 (norme : entre 4 et 10000) alors que les variations physiologiques tout à fait normales des globules rouges sont entre 4 et 5.8 … millions ? En d’autres mots : quel peut être le danger d’avoir 100 ou 200000 globules blancs en plus alors que la variation totale de tous nos globules peut atteindre près de 2000000 ? Nous expliquerons l’origine et le mécanisme précis de ce qu’on appelle une leucémie.

LA SCLEROSE EN PLAQUES

Résumons le contenu essentiel de ce diagnostic : une dégénérescence du système nerveux par sclérose de la gaine de myéline. L’affection est d’origine inconnue, incurable, évolue par poussées dont la fréquence est si capricieuse et variable que le spectre des béquilles et de la chaise roulante a une échéance dépendant de la classification en formes plus ou moins graves ; une classification qui résulte … de l’ampleur des symptômes déjà constatés. La réponse à quelques questions essentielles changerait radicalement ce sombre tableau. Pourquoi commence t-on une sclérose en plaques ? Qu’est ce qui déclenche une poussée ? Pourquoi la cortisone est-elle souvent efficace mais peut tout aussi bien aggraver les symptômes ? Pourquoi l’évolution est-elle très souvent aggravée après le diagnostic ? Ce dernier constat est d’autant plus facile à faire que le diagnostic est posé plus longtemps après les premières manifestations.

LE SIDA

Ici aussi, le diagnostic est tellement lourd que nous lui consacrerons un chapitre dans la deuxième partie de la brochure. Quinze années de recherches intensives n’ont pu donner de réponses à quelques questions-clefs qui remettraient en cause les bases de cette théorie de la déficience immunitaire acquise. Pourquoi la survivance à long terme s’allonge t-elle proportionnellement au temps qui s’écoule depuis la description de cette affection au pronostic si pessimiste ? Dans le même sens : quelles sont les raisons d’y survivre plutôt que d’en mourir ? Qu’est ce qui provoque le passage d’une simple séropositivité sans symptômes à la maladie déclarée ? Pourquoi telle infection opportuniste plutôt qu’une autre ? Ou pourquoi par exemple une tumeur de Kaposi et pourquoi à tel endroit du corps ?

ANATOMIE, PHYSIOLOGIE

Pourquoi l’ulcère d’estomac se rencontre t-il presqu’exclusivement à la sortie de l’estomac (antre et pylore, outre la localisation au duodénum et on parle alors d’ulcère duodénal) et non dans la plus grande partie de l’estomac que sont le fond et la grande courbure ? Pourquoi cette plus grande partie est-elle l’endroit des grosses tumeurs en chou-fleur qui ne se présentent pas à la sortie de l’estomac où, beaucoup plus rares, les tumeurs présentent un aspect aplati et ulcéré ? Et pourquoi les ulcères là où il y a le moins d’acide et non dans le fond où il s’en trouve le plus ? Si l’ulcère d’estomac est communément reconnu comme une maladie psychosomatique, pourquoi un stress se limiterait-il à pouvoir provoquer une lésion d’ulcération (c.à d. de destruction de substance) alors qu’une lésion jugée bien plus grave comme le cancer de l’estomac n’a aucun rapport avec un stress bien plus fort ? Les cellules auraient-elles trouvé le moyen de se prémunir d’emblée contre des stress trop importants pour ne se laisser perturber que dans le cadre étroit des quelques affections dites psychosomatiques ; et donc de façon pas trop grave et pour des stress limités ?

Le cancer du sein est considéré toujours comme plus ou moins hormono-dépendant (c.à d. pouvant être favorisé par les hormones féminines), la preuve en est qu’une femme ne peut plus utiliser de contraceptifs et voit souvent son opération complétée par une substance antihormonale comme le tamoxifène. Mais alors quelle est l’influence hormonale incriminée dans le cancer du sein chez une femme ménopausée depuis dix ou vingt ans ?

Pourquoi la femme est-elle menacée d’ostéoporose à la ménopause où sa chute d’hormones devrait être compensée par un apport extérieur ? Et pourquoi l’homme, qui a forcément beaucoup moins d’hormones féminines, ne court-il pas le même risque ? Or il n’a pas été établi que la bonne densité osseuse de l’homme dépendait de ses propres hormones masculines. C’est même le contraire quand on diagnostique des " métastases osseuses " de son cancer de la prostate. On lui propose alors des hormones … féminines. Il est vrai que la logique ici est de lutter contre des cellules provenant d’un cancer également jugé hormono-dépendant. Mais les faits restent troublants : ces métastases osseuses du cancer prostatique se manifestent par des phénomènes de décalcification, de destruction du tissu osseux et la testostérone ne protège pas de ces lésions. Finalement la question de base demeure : pourquoi cette différence de relation chez les deux sexes entre le taux de leurs hormones respectives et leur pathologie osseuse ?

THERAPEUTIQUE

Sur le plan thérapeutique, on peut déjà se demander pourquoi deux personnes présentant une affection avec la même intensité devront être traitées pendant des laps de temps très variables. Par exemple, pourquoi une cystite sera finie après une boîte d’antibiotiques tandis qu’une autre en nécessitera deux ou quatre parce qu’il y aura chaque fois récidive après avoir arrêté le traitement ? Ou encore un lumbago sera réglé en une séance par un ostéopathe qui devra, pour un autre, faire une dizaine de manipulations réparties en quatre ou six semaines. Mais cela rejoint la question de l’intensité de l’affection en général. Par contre, une autre question est plus interpellante : comment des maladies peuvent-elles être soignées avec le même succès par des méthodes si différentes que les médicaments de la pharmacopée classique, des remèdes homéopathiques, des aiguilles d’acupuncture, voire du magnétisme ou un placebo ? Y aurait-il quelque chose de commun entre ces méthodes ? La réponse est particulièrement importante car elle contribuerait grandement à éclaircir le mécanisme de la guérison.
 

LA CONTAGION

Le problème de la contagion des maladies infectieuses entraîne aussi un foisonnement de questions dans lequel nous ne prendrons que quelques-unes représentatives de la carence explicative du phénomène.

Pourquoi une affection aussi banale que le rhume est-elle décrite comme bien plus contagieuse que des infections plus graves comme la bronchite, l’hépatite ou la tuberculose ? Et dans ce dernier exemple, on peut travailler vingt ans dans un sana où l’on côtoie un environnement très riche en bacilles tuberculeux sans l’avoir alors qu’on trouve des cas de tuberculose sans aucun environnement propice.

Nous sommes littéralement remplis de milliards de germes dans bon nombre de nos organes et certains, comme les bacilles intestinaux, sont même indispensables à notre vie. Ainsi sur notre peau, notre gorge et nos voies urinaires, vivent respectivement des staphylocoques, des streptocoques et des colibacilles. Quand une infection se déclare dans un de ces organes (furoncle, angine, cystite ..), nous retrouvons la plupart du temps les mêmes microbes en beaucoup plus grand nombre ; et ce sont eux contre lesquels on doit lutter par des antibiotiques ou des antiseptiques. Pourquoi ces microbes, qui font partie de nous tout à fait normalement, se mettent-ils à proliférer et à devenir nuisibles ? Je précise bien ici que je fais allusion à nos microbes et non à ceux qui règnent dans des régions lointaines comme l’Afrique ou l’Asie.

Pourquoi toutes les personnes en contact avec des personnes infectées ne sont-elles pas contaminées ? Et quand elles le sont, pourquoi une telle différence dans l’ampleur de l’infection qu’elles vont développer ?

Dans une infection considérée comme très grave comme le sida, comment est-ce possible que des rapports sexuels nombreux et sans protection peuvent être compatibles avec un sort si divergent pour chaque partenaire : l’un va mourir du sida et l’autre ne devient même pas séropositif ?

Pour tenter d’expliquer la contagion ou son absence, il est fait référence à un système de défense très sophistiqué et objet de beaucoup d’études, qu’on appelle le système immunitaire. Si ce système immunitaire est la parade à l’infection, comment peut-on assister à des situations aussi étranges : des malades grabataires ou très affaiblis par un cancer au stade terminal ou une autre grave maladie passent des mois sans aucune autre affection (par exemple tout un hiver) tandis que pendant la même période des personnes, par ailleurs en très bonne santé, accumulent deux angines, un rhume et la grippe traditionnelle ? Dans lequel des deux groupes s’attendrait-on à trouver le meilleur système immunitaire ?

Comment expliquer l’audacieuse expérience que réalisèrent vers 1900 Metchenikoff en France et Pottenkoffer en Allemagne ? Ces chercheurs et leurs équipes ont ingéré des cultures de germes prélevés sur des patients morts de choléra. On a effectivement retrouvé de très grandes quantités du germe (le vibrion cholérique) dans leurs selles mais aucun d’entre eux ne déclencha la maladie !

On peut résumer le mystère de la contagion par deux questions : quel est le véritable rapport entre système immunitaire et maladie infectieuse ? Existe t-il un critère fiable pour définir non pas un simple risque mais la réalité d’une contagion éventuelle ?

LE SYSTEME IMMUNITAIRE

Le système immunitaire étant décrit comme notre système de défense contre nos ennemis microbiens de toujours, ses propriétés et ses pathologies suscitent encore et toujours bien des questions.

L’allergie est considérée comme un dérèglement de ce système qui amène un excès de substances – comme l’histamine, d’où le recours à des médicaments antihistaminiques – à l’origine des troubles les plus variés. Ces modifications biologiques sont bien décrites mais la question est ailleurs. Ces poils d’animaux, aliments, pollens, acariens et autres éléments divers n’ont pas changé depuis des millénaires ; ils font partie de la nature et sont inoffensifs pour l’immense majorité d’entre nous. Or l’allergie commence, et se reproduit, à une époque précise et personnelle de notre vie. Le changement ne peut donc être qu’en nous-mêmes : qu’est ce qui nous a rendu un jour allergique, et à tel élément ?

Plus grave : pourquoi ce système de défense peut-il en arriver à se retourner contre nos propres organes et les détruire ? C’est ici le vaste domaine des maladies dites auto-immunes, en pleine expansion. Si cela est reconnu comme une maladie du système immunitaire, quelle est l’origine de ce revirement de la nature qui amène donc à l’autodestruction ? Et pourquoi l’autodestruction d’un organe plutôt qu’un autre ?

Pourquoi aucun vaccin n’a t-il jamais réussi à diminuer l’incidence des maladies pour lesquelles ils ont été mis au point ? (Je tiens ces renseignements des courbes officielles de l’OMS mais en les étudiant également avant le début des vaccinations.)

FACTEURS DE RISQUE ET STATISTIQUES

A défaut de cause précise à la maladie, la médecine utilise souvent deux éléments qui ne sont pas des explications mais des agents d’influence : ce sont les " facteurs de risques " et les statistiques. Mais ces deux éléments sont eux-mêmes sources de questions. Pour le concept de facteur de risque, prenons le cas si répandu du cancer du sein. Une femme ayant par exemple sa mère, sa tante et une de ses sœurs ayant été atteintes de cette tumeur est considérée comme à haut risque. D’où la prescription d’examens répétés, l’inquiétude consécutive et même actuellement les projets de prise de substance antihormonale (comme le tamoxifène) à titre purement préventif. Mais la bonne question est la suivante : quel est le critère fiable du risque puisque cette femme, et ses autres sœurs, ne feront pas nécessairement le même cancer ?

Pour l’utilisation des statistiques, le cas du cancer bronchique est si bien connu qu’on l’appelle souvent le cancer du fumeur. Quelles que puissent être les statistiques dont on sait que l’interprétation est déterminante, la vraie question pour le patient est de savoir suivant quel critère il se retrouvera dans les 60 ou 70% de risque - et dans cette éventualité, pour lui, c’est du 100% - ou dans les 40 ou 30% qui y échappent, ce qui revient alors, dans les faits, à du 0%. Une autre façon de poser la question : pourquoi tant de cancers des bronches chez des non-fumeurs et tant de fumeurs qui n’auront jamais ce cancer ? Par une explication rigoureuse de la maladie, nous verrons que tous les cas de cancer du sein ou des bronches ont leur facteur déclenchant respectif ; et cela quels que soient les antécédents familiaux ou les habitudes tabagiques

EPIDEMIOLOGIE

L’épidémiologie étudie les différents facteurs intervenant dans l’apparition des maladies : tranches d’âge, distribution géographique, conditions socio-économiques etc .. Mais ces constats sont essentiellement de nature statistique et n’expliquent pas les observations relevées

Dans nos sociétés occidentales, pourquoi une telle augmentation du cancer du sein alors que celui du col de l’utérus est en régression ? A propos du sida : pourquoi trouve t-on un pourcentage infime de (para)médicaux contaminés qui développent par après la maladie ? Dans la grande variété des symptômes attribués à cette maladie, pourquoi les prédominances très diverses de ces symptômes suivant les régions du globe, les " groupes à risques " et les modes de vie ?

L’épidémiologie amène seulement à poser les questions concrètes : pourquoi telle pathologie prévalante dans telle tranche d’âge ; pourquoi une fréquence plus importante dans telle région etc.. ?

SYNTHESE ET CONCLUSIONS

On pourrait allonger la liste des " pourquoi " (combien en avez-vous déjà comptés jusqu’ici ?) au prorata de tous les problèmes de santé. On pourrait s’interroger sur toutes les maladies, en partant d’un rhume, d’une tendinite ou d’une hémorroïde jusqu’au cas les plus graves de cancers métastasés ou de sclérose en plaques très invalidante en passant par le psoriasis, la polyarthrite, l’asthme, le diabète, l’infarctus … ou le délire des grandeurs. On pourrait passer au crible la cohérence et le fondement de toutes les théories, hypothèses, facteurs de risques et autres. Mais on aboutirait seulement à un livre de questions alors que l’objet de ce petit ouvrage est au contraire d’apporter les bases d’un outil permettant d’obtenir des réponses.

L’explication est importante et souhaitée par les malades. Déjà une affection bénigne crée – outre ses symptômes – un malaise : pourquoi a t-on " attrapé " le rhume ou la grippe de cette personne et pas d’autres qui l’ont également fréquentée ? Pourquoi maintenant alors qu’on était bien plus fatigué il y a quelques mois ? Combien de temps va durer ce rhumatisme qu’on promet de me soulager mais sur le terme duquel on ne peut pas me répondre ? Dans les diagnostics dramatiques, c’est le plus souvent l’angoisse qui s’ajoute aux traitements. On avait déjà suffisamment souffert il y a quelques années de ce cancer pour lequel on avait subi un traitement pénible. Voilà maintenant que des métastases sont découvertes ailleurs. Tout ce qu’on a enduré à servi à quoi si tout recommence et s’aggrave ? Et personne ne peut dire si cette bombe à retardement ne frappera pas encore plus tard.

Comprendre l'origine de sa maladie, la nature et l'évolution de ses manifestations permet de mieux aborder et gérer son affection. La maladie ne s’évanouit pas pour autant mais le besoin de trouver un sens à ce que l’on vit dans cette période de souffrance physique est aussi impérieux, si pas plus, que cette recherche habituelle du sens qui est une caractéristique générale de l’être humain. Nous verrons que cette compréhension de la maladie peut remplacer sa fatalité par un travail sur son processus, ce qui augmente considérablement les atouts et l’espoir devant ce qui semblait n’être qu’un coup du sort.

Restons quand même humbles : le système explicatif développé ici répondra bien à toutes les questions de cette introduction mais ce n’est pas une réponse exhaustive au problème de la souffrance et de la mort. Cette " quête " - comme les grandes interrogations de la vie (les classiques " que sommes-nous ", " d’où venons-nous ", " où allons-nous ", " quel libre arbitre " etc..) - dépasse largement le cadre de notre propos qui n’est pas un essai de philosophie ou de métaphysique. Notre but sera réalisé si le lecteur trouve ici l’aide que donne toute information libératrice.