Conséquences
sur le diagnostic et le traitement
Avant
de passer à des exemples vécus, je voudrais assez rapidement
résumer les conséquences de ces quatre lois sur le diagnostic
et la thérapeutique. Ce sera l’occasion de vous raconter le choc
personnel, non pas biologique mais plutôt intellectuel, qui fut
largement à l’origine de ma détermination à vérifier
ces lois biologiques.
Sur
le plan du diagnostic, vous avez compris que celui-ci ne s’étend
pas seulement aux lésions physiques du corps ; ces lésions
étant la conséquence soit d’un conflit actif, soit d’un
conflit résolu. Un diagnostic correct et complet est un diagnostic
aux trois niveaux de la triade psychisme-cerveau-organes. Au niveau
psychique, c’est identifier exactement le conflit : rechercher
l’époque et la coloration du choc qui l’a fait démarrer,
ainsi que le stade au moment de la consultation. Au niveau des organes,
c’est observer le tissu atteint et décoder la nature de ses modifications
en fonction des deux phases. Pour chacun de ces deux niveaux - tout
comme pour le niveau cérébral - il va de soi que l’appréciation
ne sera pas seulement qualitative, mais aussi quantitative : importance
de la masse conflictuelle et de celle de la lésion organique
pour laquelle on recourra aux examens nécessaires.
C’est
volontairement, que j’aborde en dernier lieu l’examen du plan cérébral
car celui-ci n’est généralement pas indispensable. Il
est très utile puisqu’il permet de préciser l’état
du conflit qui se voit au scanner de façon différente,
suivant le stade d’activité ou de résolution ; également
de détecter des conflits que les investigations aux deux autres
niveaux n’auraient pas mis en évidence. Mais c’est l’examen le
plus difficile de la triade, requérant une bonne expérience,
surtout pour les conflits actifs. C’est la raison pour laquelle, je
l’utilise principalement s’il y a des symptômes traduisant une
souffrance cérébrale due à la compression du foyer
en réparation : il faut alors traiter spécifiquement
l’œdème transitoire.
On
peut d’autant plus facilement se passer du scanner cérébral,
que dans l’approche des lois biologiques, le diagnostic est surdéterminé,
une notion qui justifie quelques rappels. Nous avons vu que la maladie
complète évolue aux trois niveaux de façon parfaitement
synchrone. Cela implique que le diagnostic fait à un des trois
niveaux, pourrait théoriquement suffire et renseigner sur ce
qui se passe aux deux autres. J’insiste sur le " théoriquement "
parce qu’en se limitant à un seul outil, il faut alors le maîtriser,
sans droit à l’erreur. Prenons un exemple pour chaque outil utilisé
séparément. Un interrogatoire du patient rigoureusement
conduit, témoigne d’un conflit actif de dévalorisation,
portant sur le thème de maintenir sa position : on doit retrouver
une image en cible dans la moelle cérébrale correspondant
à la hanche, et une radiographie de celle-ci doit montrer une
décalcification qui n’est pas douloureuse. La constatation d’un
zona doit faire retrouver un conflit résolu de souillure et un
œdème dans le relais situé au cervelet. Une image de foyer
actif dans la région fronto-diencéphalique droite au scanner
doit s’accompagner d’un conflit non résolu de répugnance
avec résistance, et d’une hyperglycémie, c.-à-d.
d’une élévation du taux de sucre dans le sang. Mais je
ne conseillerais pas trop de ne s’en tenir qu’à une seule des
trois " lectures " possibles, et quant à
moi, je pratique le recoupement systématique entre l’étude
du conflit et la pathologie. Ce n’est que dans les cas relativement
rares, où la personne ne peut - ou ne veut - pas parler de son
conflit, que je me contenterai du seul examen de la lésion. Et
même dans ces conditions difficiles, on peut arriver à
se débrouiller : si je sais que le tissu atteint prolifère
en première phase et que des examens répétés
ne montrent plus aucune extension de la tumeur, je peux conclure que
le conflit est résolu…tant que la situation reste stable !
Je
conclurai l’aspect diagnostique par un petit intermède :
le choc personnel que j’ai évoqué il y a un instant. C’était
lors de ma première rencontre avec le Dr.Hamer, en février
89. Nous étions trois médecins, et un patient qui connaissait
bien l’allemand. Après une demi-heure d’entretien qui avait déjà
vu fleurir pas mal de points d’interrogation sur nos têtes, un
confrère tendit au Dr.Hamer un scanner cérébral,
sans lui donner le moindre renseignement sur le cas, et lui demandant
ce qu’il voyait là-dessus. Perplexes et impatients, nous attendions
le résultat de cette expérience, sachant très bien
qu’il ne pouvait savoir que le nom, le sexe et l’âge du patient
inscrits d’office sur les clichés. Il ne posa aucune question
mais l’examina minutieusement avec sa loupe. Après environ une
minute, il rendit le scanner au confrère en lui disant :
" Pour moi, le patient a un cancer pulmonaire, plus exactement
un cancer bronchique qui est en voie de solution. Pour le moment, il
doit certainement tousser et cracher et il a vécu tel genre de
conflit (note : ici je ne me rappelle pas les termes exacts dont
nous n’avions encore aucune habitude) qui est résolu. Voilà,
c’est tout ce que je vois. " Interrogatif, je regarde le confrère
qui se contente de me dire, tout aussi ébahi que moi : " Dix
sur dix !" J’insiste : " Mais tu es vraiment sûr ?
Tu as les radios, la biopsie ? Il n’y a pas de métastases
ou d’autres choses ? " Il confirme alors plus longuement
que son patient n’a que cette lésion, qu’il possède tous
les documents, et que tout ce qu’avait dit le Dr.Hamer était
exact, y compris le conflit car le confrère l’avait interrogé
sur ses problèmes. Là, j’ai débrayé un bon
moment de la suite de l’entretien. Cela faisait quinze ans que j’étudiais
les médecines dites alternatives et j’avais déjà
vu pas mal de choses : des théories intéressantes
comme des élucubrations, des médicaments très utiles
comme des leurres plus que douteux. Mais le " numéro "
auquel je venais d’assister, dépassait les bornes de mon entendement !
Et je me disais : ou il y a un truc et on aimerait le savoir même
s’il coûte cher. Ou c’est un voyant, mais un voyant sur scanner,
cela ne court pas les rues. Ou bien il y a du vrai dans tout ce qu’il
nous dit depuis le début et si on n’est pas venu pour rien, on
a surtout encore beaucoup à apprendre. Comment cet homme, en
voyant simplement le scanner du cerveau avec tous les organes qu’on
a dans le corps, a pu faire un tel diagnostic ? Il n’avait pas une chance
sur cent, même sur mille. Et depuis, il nous l’a montré
de très nombreuses fois. Evidemment, lui manie très bien
le scanner, et est capable de vous dire si un conflit est actif, en
solution, en balance, ou s’il s’agit seulement de la cicatrice gliale
d’un vieux conflit terminé. C’est l’avantage de maîtriser
celui des trois procédés de lecture qui est le plus rapide :
sans oublier les deux autres, cela lui permet de gagner beaucoup de
temps, notamment en choisissant mieux les bonnes questions à
poser au patient.
(note :
je rajoute le passage sur les conséquences thérapeutiques,
que j’avais oublié ce soir-là)
Sur
le plan thérapeutique, cela ira plus vite puisque le traitement
découle du diagnostic : on traite une maladie suivant la
conception qu’on en a.
Au
niveau psychique, si le patient est en première phase, on
l’aidera à résoudre son conflit. Et ici, il n’y aucune
recette : c’est avec lui qu’on recherchera la solution la plus
adaptée à son cas et la plus concrète. Si son
conflit est résolu, on cherchera ensemble comment éviter
des restimulations ou l’apparition d’autres conflits qui viendraient
compromettre sa phase de réparation.
Au
niveau nerveux, on veillera aux conséquences d’une congestion
trop forte de son foyer cérébral ; une éventualité
qui n’est à craindre que si la masse conflictuelle a été
trop importante. C’est au praticien de détecter alors les signes
de souffrance du tissu nerveux et de contrôler cette complication,
notamment par l’usage prudent de la cortisone. Et bien sûr :
le maximum de repos et de " paix " , c.-à-d.
éviter tout stress inutile et, dans la mesure du possible, les
situations le ramenant dans l’environnement de son conflit.
Au
niveau organique, la question restera toujours celle du soulagement
de ses symptômes et cela quelle que soit la phase. Mais en deuxième
phase, le critère de choix devra tenir compte du fait, que tout
traitement doit aussi viser à contrarier le moins possible le
processus biologique de réparation.
Je
terminerai en insistant sur la nécessité du dialogue,
de l’explication, de l’information à tous les niveaux de la thérapeutique !
Même dans les cas difficiles ou urgents, où l’on en vient
à envisager des médicaments aux effets secondaires conséquents,
ou une intervention chirurgicale, la compréhension et l’accord
du patient sont capitaux, car l’acte, tout comme le discours , médical
ne sont jamais sans suite dans le ressenti du patient. Ne pas prendre
en considération ce ressenti risque de provoquer de nouveaux
conflits comme nous l’avons vu en parcourant les lois biologiques.


