ORIGINE ET MECANISME DES CANCERS ET AUTRES MALADIES :

LES DECOUVERTES DU DOCTEUR R. G. HAMER

Conférence par le Dr. M.Henrard / 16 septembre 1994 à Bruxelles

NOTE EXPLICATIVE : Cette conférence avait été entièrement improvisée sur base d’un petit canevas d’une feuille, et sa transcription littérale à partir des cassettes, se révélait illisible. J’y ai donc apporté quelques modifications : améliorer surtout le style pour le rendre plus présentable, supprimer les redites trop fréquentes, compléter plusieurs explications, combler quelques oublis (notamment sous forme de notes entre parenthèses). J’en ai gardé la longueur d’origine (une cinquantaine de pages), d’où l’ajoute d’une une mini table des matières qui permet de retrouver plus vite les grandes divisions, et d’aller directement aux exemples.

Introduction
1ère loi : l’origine des maladies
2ème loi : les deux phases de la maladie
3ème loi : la nature des symptômes dans les deux phases
4ème loi : le rôle des microbes
Conséquences sur le diagnostic et le traitement
Exemples

BROCHURE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3ème loi

       Avec la troisième loi, nous allons comprendre la nature des symptômes dans chacune des deux phases de la maladie complète. Le Dr.Hamer l’a appelée le système ontogénétique des tumeurs et équivalents. Expliquons d’abord ces termes un peu rébarbatifs. Système : car cette loi apporte une première synthèse cohérente et simplificatrice de toutes les maladies. Ontogénétique : l’ontogenèse est le développement des tissus in utero pendant toute l’embryogenèse, et il a fait un lien entre les différentes pathologies que les tissus pouvaient présenter et l’origine embryonnaire de ces tissus. Chacun de nos organes en effet - ou plus exactement chacun de nos tissus, parce qu’un organe peut contenir plusieurs tissus différents - dérive d’un des trois grands feuillets embryonnaires. Tumeur : parce qu’au départ, ses recherches portaient essentiellement sur les tumeurs et les cancers ; mais s’appliquant également aux autres affections, il a complété par : et équivalents. Comme pour la loi d’airain, on pourrait dire système ontogénétique des maladies.

       Que nous enseigne cette troisième loi ? En simplifiant un peu, il y a trois types de modification qui peuvent se passer dans un tissu pendant la phase conflictuelle. Ou le tissu va proliférer, ou il va se détruire, ou il va s’arrêter de fonctionner ; dans ce dernier cas, il y a seulement une panne fonctionnelle sans prolifération ni destruction. Ce sont les trois scénarios possibles de dégâts dans un organe, et le reste est une question de nuances. Donc si l’on veut, un bouton d’acné, c’est une prolifération, une tumeur du sein ou une tumeur de l’intestin également. Par contre, un ulcère d’estomac, c’est une destruction, une déminéralisation osseuse aussi. Le diabète, c’est une panne fonctionnelle. Pareil pour les paralysies dans la sclérose en plaques où il n’y a pas de prolifération ni de destruction, que ce soit au niveau du muscle ou du cerveau. Chaque tissu réagit à sa façon et on peut donc prévoir d’après le tissu atteint le type de pathologie. Par exemple, l’os en phase de conflit, réalise toujours un processus de destruction. Il peut y avoir des variantes suivant les nuances et l’intensité du conflit. Cela peut être une déminéralisation d’un os ou de l’ensemble d’une grande partie du squelette, ce qu’on appelle parfois de l’ostéoporose ; ou bien un endroit plus précis, un os qui se mite, prenant la structure d’une éponge ; ou encore une grosse cavité. Mais c’est toujours un processus de destruction pendant la phase du conflit !

       Pour être plus complet sur ces trois types de modification en phase de conflit, ajoutons une précision technique mais qui n’est pas indispensable à la compréhension de l’exposé. Les tissus qui prolifèrent en première phase, sont régis par la partie la plus archaïque du cerveau, c’est-à-dire le tronc cérébral et le cervelet ainsi que la partie mécencéphalique sous-jacente au diencéphale. Les tissus qui, au contraire, pendant la phase de conflit font une destruction, sont gérés par la partie la plus nouvelle du cerveau : la moelle du cerveau et le télencéphale. On a pu ainsi faire le lien entre les types de tissus, types de modification, relais au cerveau et genre de conflits. Mais rentrer dans les détails de tout cela serait trop long.

       Pendant la phase spontanée de réparation, après la solution du conflit, les modifications des tissus seront grosso modo l’inverse de ce qui s’est passé pendant la première phase. Les tissus qui avaient proliféré seront enkystés ou détruits par les microbes. Ceux qui avaient été détruits seront reconstruits : les ulcères seront comblés et cicatrisés ; les " trous " seront rebouchés par des proliférations qui seront donc des tumeurs. Et l’on voit déjà ici, que le phénomène de la tumeur peut exister dans les deux phases. Ceux qui avaient subi une panne fonctionnelle se remettront à fonctionner. (note : la remise en route se fera souvent après une aggravation momentanée du déficit fonctionnel du à l’œdème dans le foyer cérébral que nous avons évoqué dans la deuxième loi.) Dans les deux premiers modes de réparation, il y aura souvent l’intervention des microbes. Ce sera l’objet de la quatrième loi sur leur rôle dans les maladies. Illustrons l’universalité de ce système naturel par quelques exemples de maladies courantes, ce qui nous donnera l’occasion de mesurer encore toutes les différences d’avec les conceptions classiques.

       1. Dans la pathologie osseuse, la nature va réparer la destruction en opérant une prolifération là où il manquait quelque chose. Ainsi, " les becs de perroquet " qu’on voit dans l’arthrose, appelés ostéophytes, sont la preuve que la personne avait fait auparavant un processus de destruction à cet endroit-là , après avoir vécu et résolu un conflit de dévalorisation. Et suivant la partie du squelette atteinte, on peut savoir dans quel domaine elle s’est dévalorisée. Pendant la déminéralisation osseuse, il n’y a pas de douleur mais la réparation fait se gonfler l’os dont la partie périphérique est richement innervée, ce qui provoque la douleur. Par conséquent, quelqu’un qui souffre d’une crise d’arthrose est en phase de réparation. Il faut lui expliquer cela. Si vous voulez savoir combien de temps durera la crise, voyez la longueur du conflit et vous pourrez dire aux gens combien de temps cela va durer. Sans cette compréhension, le patient qui a eu quelques crises d’arthrose à 35 ou 40 ans,  se dira qu’il se met à suivre les traces de tel oncle ou grands-parents qui furent opérés ou handicapés. Il pensera qu’il commence à être victime de cette maladie évolutive, dite en plus dégénérescente. Mais l’arthrose n’est pas du tout une maladie évolutive.

       Je voudrais faire ici une parenthèse sur un cliché si répandu, et comme tant d’autres, porteur d’inquiétude. Il n’y a aucune maladie évolutive en soi si ce n’est les maladies génétiques. Une maladie évolutive est une maladie où le conflit a commencé un jour et n’a jamais vraiment cessé, ou a souvent récidivé, ou est devenu en balance. On peut faire une ou deux crise d’arthrose dans sa vie .. ou une dizaine. On peut avoir de l’eczéma une semaine .. ou trente ans. On peut être cloué au lit pour une atteinte de sclérose en plaques pendant un an puis remarcher comme tout le monde. On peut mourir d’un seul " cancer " ou en guérir d’une demi-douzaine. L’histoire d’une pathologie suivra toujours celle du conflit. Les maladies génétiques par contre, commencent dès la naissance, puisqu’elles suivent une programmation mise en route dès la fécondation ; ce n’est pas une question de conflit. Mais ne me parlez pas de maladie génétique qui commence à 20 ou 40 ans ! Cela, j’en ai eu plusieurs cas. Il y a peut-être une prédisposition qui consiste à avoir certains gènes qui resteraient longtemps " verrouillés " ; mais si on affirme qu’ils sont déverrouillés à 40 ans, je prétends qu’il y a eu un vécu avant 40 ans. Et à chaque fois, j’ai trouvé dans l’histoire du patient, un ressenti conflictuel bien conforme à ces soi-disant maladies génétiques à retardement.

       Je terminerai avec ce premier exemple en évoquant non plus les inutiles inquiétudes mais les tragiques conséquences que peuvent entraîner l’absence de compréhension du mécanisme et de l’origine des maladies. Si le conflit de dévalorisation a été très important mais résolu, la réparation consécutive à la destruction osseuse beaucoup plus forte, ne prendra plus l’allure d’une simple petite excroissance mais celle d’une véritable tumeur qui risque fort d’être diagnostiquée de cancer osseux. Je reviendrai plus tard sur les incohérences du concept classique de cancer, mais vous pouvez déjà imaginer ici les conséquences. Le patient vivra ses fortes douleurs comme la preuve de son cancer - par définition évolutif - et verra son moral sombrer de plus en plus, alors qu’il pourrait mieux les supporter s’il savait que c’est au contraire le signe de sa guérison. Quant au traitement, il peut s’attendre au pire, c.-à-d. l’amputation d’un os qui se réparait !

       2. Autre exemple, le poumon. Il contient deux tissus essentiels : l’ensemble des bronches et le tissu des alvéoles pulmonaires où se font les échanges gazeux. Ce sont deux tissus différents quant à leur origine embryonnaire et leur conflit. Prenons les bronches, où le conflit est la menace du territoire et le relais au cerveau se trouve au niveau du télencéphale. Pendant la phase de conflit, il y a une destruction bronchique, des ulcérations, et pendant la phase de réparation, ces ulcères sont réparés comme on réparerait un nid de poule dans la rue ou qu’on réparerait une fissure dans le mur avec du plâtre. Mais quand la nature répare, c’est souvent en excès par rapport à ce qui a été détruit - rappelez-vous les excroissances de la réparation osseuse - et si l’ulcération des bronches a été importante, cela peut aboutir à les boucher. Il s’ensuit un resserrement de toute la partie pulmonaire qui dépendait de ces bronches, parce qu’elles ne sont plus aérées, ce qu’on appelle en médecine une atélectasie. C’est cette plage d’atélectasie qui va donner l’image caractéristique à la radiographie. Et le patient tousse, crache et est oppressé à cause de toute cette … réparation. Les médecins ne comprennent pas. Ils voient quelqu’un qui tousse depuis 3 ou 4 semaines ou 2 mois, et ils pensent que cette histoire doit remonter à au moins 1 an, 1 an et demi. Ils ont raison de parler d’un tel délai, mais ils ne peuvent pas expliquer pourquoi le patient ne tousse et ne crache que récemment. La réponse est dans les deux phases de la maladie : ce patient ne pouvait pas tousser ou cracher avant, parce que pendant que se forment les ulcères, il n’y a pas de manifestations cliniques. Celles-ci sont dues à l’élimination des tissus nécrosés et au bouchage des bronches pendant la deuxième phase. Le malade qui a un cancer bronchique, qui tousse et crache du sang, a commencé sa phase de réparation, et le drame, c’est qu’en consultant, il va s’entendre dire qu’il a un cancer bronchique : un discours donc l’impact psychique va diamétralement à l’encontre de ce qu’il faudrait pour qu’il puisse réparer sans angoisse supplémentaire. Je n’insisterai pas sur le traitement : il suivra les mêmes conceptions qui président à l’amputation d’une tumeur osseuse … ou cérébrale. Vous voyez à nouveau les attitudes radicalement différentes. D’une part attendre que la réparation soit terminée, en soulageant le patient. Je ne discute pas de méthodes ici, je suis ouvert à toutes les méthodes pour soulager le patient et le rassurer. D’autre part lui dire qu’il a un cancer, qu’il faut opérer ou faire de la chimiothérapie. La panique et l’amputation peuvent provoquer de nouveaux conflits, à l’origine de nouveaux " cancers " et ainsi de suite. C’est la compréhension de ces lois biologiques qui est capitale et change fortement le comportement thérapeutique, mais elle n’introduit pas de nouvelles thérapeutiques.

       3. Dernier exemple : la muqueuse intestinale. Celle-ci prolifère en première phase et cette prolifération sera suffisamment détruite en deuxième, pour permettre à nouveau le passage du bol alimentaire puis fécal. Cette destruction, ici réparatrice, sera une diarrhée plus ou moins glaireuse et sanguinolente et surtout plus ou moins longue et importante en fonction du conflit. Si la tumeur est trop importante et en arrive à boucher les intestins, il faut bien entendu opérer : on ne peut pas vivre avec une occlusion intestinale. Cela même si le conflit n’est pas résolu ; mais dans ce cas, la tumeur reviendra. Elle reviendra après quelques semaines ou quelques mois suivant ce qu’on a enlevé. Ce n’est pas une récidive mais la prolifération qui continue parce que la deuxième phase n’a pas commencé. Pour prendre une image, on a simplement enlevé la feuille d’un arbre mais l’arbre est toujours là et continue à produire des feuilles. Ceci s’observe dans toutes les tumeurs contemporaines de la phase conflictuelle : elles continueront d’apparaître sauf bien sûr si on a enlevé la totalité de l’organe. Mais alors, la cancérologie parlera de métastase, par exemple cutanée sur la cicatrice d’ablation du sein. Et il faut toujours se rappeler la triade : malgré l’ablation de tout l’organe, où une tumeur se développait en première phase, le conflit continue aux niveaux psychique et cérébral et peut entraîner finalement l’épuisement fatal de l’individu.

       Je pourrais encore vous donner d’autres exemples, mais je préfère avancer et avant de passer à la quatrième loi, revenir un moment sur cette notion si importante de tumeur et de cancer qui figurait d’ailleurs dans le titre de l’exposé. En médecine classique, on fait une distinction fondamentale entre des tumeurs bénignes et les tumeurs malignes qui sont synonymes de cancers. La tumeur bénigne est considérée comme beaucoup moins dangereuse que la tumeur maligne. Elle a comme caractéristique de proliférer plus lentement qu’une tumeur maligne, et surtout de rester sur le site où elle a pris naissance. Tandis que la tumeur maligne, et c’est un dogme intangible, a la grave propriété d’essaimer dans l’organisme, pour refaire dans d’autres organes, de nouvelles tumeurs qu’on appelle métastases. Sans aucune explication, il est dit que toute tumeur jugée cancéreuse peut ainsi donner des métastases, qui prendront naissance dans quasiment n’importe quel organe et dans les délais les plus variables. Et quand il y a suffisamment de métastases, le cancer est alors décrit comme généralisé. Mais ce dogme du " malin qui s’infiltre partout " est complètement démystifié par la rigueur des lois biologiques, qui sont elles parfaitement vérifiables. Chaque localisation tumorale a son circuit propre : un conflit biologique, une localisation au cerveau et la conséquence sur l’organe relié à cette zone cérébrale. On peut très bien vivre plusieurs conflits en suivant ou simultanément. On peut avoir un ressenti complexe lors d’un même conflit. Je reprends le premier exemple que j’ai donné, celui de la femme qui apprend qu’elle est trompée. Elle peut en même temps faire un gros conflit de dévalorisation, un conflit de frustration sexuelle et un conflit de chose malpropre. Si elle va consulter, on va lui trouver un cancer généralisé mais ce sont trois ressentis différents et sur le scanner cérébral, on trouvera les trois foyers correspondants.

       Dans les lois biologiques, il n’y a pas de tumeur maligne, il n’y a pas de démon à exorciser, à enlever du corps ou à détruire à tout prix parce qu’il ne peut qu’évoluer. La distinction entre les classiques tumeurs bénigne et maligne est purement quantitative, elle n’est pas qualitative. Et ici, je voudrais évoquer une image que je prends souvent avec mes patients. Je leur dis : " Imaginez qu’en sortant de mon cabinet, vous ayez un rendez-vous à quatre kilomètres d’ici mais vous avez deux heures devant vous. Qu’est ce que vous allez faire ? ". Et dans cette image, il n’existe ni voiture ni transport en commun. La personne va flâner, aller lentement. Elle va même peut-être s’arrêter à une terrasse de café, prendre une boisson, puis se remettre en route car il reste encore cinq minutes pour les cent derniers mètres. Et tout ses systèmes locomoteur et cardio-vasculaire fonctionnent très lentement. Pourquoi ? Parce que sa motivation de se dépenser physiquement est faible, elle a tout son temps. Mais si elle n’avait que vingt minutes pour faire les quatre kilomètres, que va t-elle faire ? Elle va courir et avoir une activité musculaire, cardio-vasculaire beaucoup plus importante. Il y aura un ensemble de paramètres physiologiques beaucoup plus accentués. Est-ce que pour cela cette personne a changé d’identité ? Pas du tout : c’est la même personne. Simplement dans le premier scénario où elle avait deux heures, elle pouvait y aller tout à son aise. Dans le deuxième scénario, la motivation à se déplacer est très forte et amène toute une accélération des réactions physico-chimiques de son corps. La tumeur bénigne ou maligne, c’est la même chose. Si le conflit est très intense, la prolifération cellulaire se fera d’autant plus vite. Pareil dans une réparation d’envergure, la tumeur de réparation se fera très rapidement; mais ce n’est pas pour cela qu’il y a une différence de nature entre tumeur bénigne et maligne.

       Je vous rappelle qu’en médecine classique, le critère ultime pour juger entre tumeur bénigne et tumeur maligne, c’est d’analyser le système reproducteur des cellules qui se multiplient. Si l’on voit ce système reproducteur très congestionné, très gonflé, on parle de monstruosités cellulaires, d’atypies cellulaires etc. avec un verdict de cancer. Tandis que si l’on voit le système reproducteur peu actif, la tumeur sera jugée bénigne. Tel est le critère, absurdement dualiste car pour reprendre mon image, la motivation de la personne à se déplacer peut prendre tous les degrés en fonction du temps dont elle dispose ; et dans le phénomène de la prolifération cellulaire, celle-ci dépendra en définitive de l’importance du conflit ou de sa résolution. Pourquoi ramener toute l’étendue des variations possibles dans le phénomène de la prolifération cellulaire à une simple classification binaire ? D’autant plus que la réalité nous montre tellement de différences dans l’évolution des tumeurs. La personne qui va décider entre le cauchemar de la tumeur démoniaque avec tout ce qui doit s’en suivre, ou qui va pouvoir rassurer quant à une tumeur bénigne, est un spécialiste qui bien sûr, fait correctement son métier mais qui ne fait que regarder au microscope des cellules grossies entre 400 fois et 1000 fois. Il ne connaît que l’âge, le sexe de la personne et l’organe où a été prélevé le tissu. Le vécu, l’histoire de quelqu’un , le processus qui est encore en cours, tout cela ne vient pas en ligne de compte.

       Dans les lois biologiques, il n’y a pas de distinction entre tumeur bénigne et maligne et en plus une tumeur n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Une tumeur peut être quelque chose de réellement pathologique mais alors, c’est une tumeur qui se passe dans un tissu qui prolifère en phase de conflit, et ici, il n’y a pas de limite. Cette tumeur peut passer de la taille d’un petit pois à celle d’une noix, d’une mandarine, d’un melon ou davantage. Les seules limites sont celles que peut supporter un être humain ne résolvant pas son conflit. Tandis que la tumeur qui se développe quand le conflit est résolu, concerne les tissus qui ont subi un processus déjà limité de destruction, de nécrose avant la solution et je rappelle que c’est comme reboucher un trou dans le mur avec du plâtre ou un nid de poule dans la route : l’organisme va construire une tumeur qui va réparer les dégâts et cette tumeur, dans la plupart des cas, sera fonctionnelle. Si c’est une tumeur rénale ou ovarienne par exemple, ce sera du tissu rénal ou ovarien qui fonctionnera à nouveau. Donc, vous voyez que la notion de tumeur est complètement différente dans cette approche.

       Pour comprendre le phénomène tumoral, il faut d’abord abandonner cette vision " manichéenne " entre tumeur bénigne et maligne, ainsi que ce mythe aussi moderne qu’inexplicable de la métastase ; et replacer sa présence dans une des deux phases de la maladie complète. Sur le plan de sa gravité - une question qui nous intéresse encore bien plus concrètement - il faut la relier à l’importance du conflit, de sa durée et de son intensité. Et malgré de nouvelles redites, je voudrais encore insister sur ce point, car c’est quand même une des questions essentielles qu’un public " profane " se pose, puisque c’est lui qui en souffre.

       Je vous ai dit que tous les tissus qui sont gérés par la partie archaïque du cerveau ont, en phase de conflit, un mode de dégâts qui est de proliférer. Alors, au risque de choquer - mais à ce stade de l’exposé, nous n’en sommes plus à une remise en question près - j’affirme que tout ici, est du cancer. L’acné de l’adolescent, ce sont des dizaines de cancers qui n’arrêtent pas d’apparaître et de disparaître. Il n’est pas du tout dû à la montée hormonale car après l’adolescence, les hormones continuent longtemps. D’où les questions : pourquoi l’acné ne dure pas toute la vie, mais évolue suivant des rythmes si divers ? Un petit peu pendant quelques mois, beaucoup pendant des années, et parfois même un bizarre retour à 30 ou 40 ans ? Pourquoi tous les adolescents n’en ont-ils pas ? Explorez le vécu, et pourquoi pas le vôtre si vous en avez souffert ? Vous trouverez la difficulté d’affirmer une virilité ou une féminité naissante. C’est personnel à chacun. Les petites " piques " face au malaise de cette période, deviennent autant de petits conflits qui touchent la couche profonde de la peau et provoquent des petites proliférations ; celles-ci étant détruites par l’action microbienne en deuxième phase. Cela ne va pas durer toujours mais c’est souvent restimulé et donc les boutons réapparaissent et redisparaissent. Pareil pour les petites excroissances osseuses, verrues et condylomes, mais ici, au contraire, la prolifération est une réparation.

       Le terme cancer semble abusif devant de telles affections bénignes ? Tout à fait d’accord, mais alors pourquoi l’utiliser devant des lésions qui sont bien plus graves, uniquement parce que le même ressenti a été beaucoup plus conséquent ? Et cela d’autant plus que le mot fatidique s’entoure de tant d’incompréhensions sur l’origine du phénomène et de caractéristiques toujours si mystérieuses. Les première et troisième lois biologiques nous expliquent - et nous permettent de vérifier !- qu’un même ressenti, mais beaucoup plus grave, d’atteinte à son intégrité sera également suivi d’une prolifération du derme mais en conséquence, c.-à-d. en respectant bien logiquement les proportions entre l’importance du conflit et celle de la lésion. Ce n’est plus alors un simple bouton comme dans l’acné, mais une tumeur qui peut atteindre une taille imposante. C’est par exemple, le mélanome malin ou le " grain de beauté cancéreux ".

       Avec toute la compréhension déjà acquise avec ces trois lois, c’est ici le moment d’en compléter l’application en évoquant deux réalités pénibles et fréquentes des maladies, et cela d’autant plus que celles-ci sont graves. La première est la notion de point de non retour. Je vous ai dit que l'immense majorité des conflits, même dramatiques, finissent par se résoudre. Mais, si les dégâts ont été trop importants pendant la phase conflictuelle, il se peut que la personne ne puisse plus récupérer et donc, la plupart des gens meurent en phase de guérison ! Pour quelqu’un qui a détruit ou attaqué les trois quarts de son poumon, les trois quarts de son foie ou les quatre cinquièmes de son rein, réparer n’est pas toujours possible. Cela peut être trop difficile à endurer, non pas particulièrement au niveau douloureux mais par suite de tous les phénomènes inflammatoires, les complications purement mécaniques ou à celles dues à l’œdème cérébral, et qui peuvent dépasser la portée des traitements.

       La deuxième est encore plus fréquente et a souvent à voir avec ce que j’ai appelé l’impact iatrogène : c’est l’apparition de nouveaux conflits et notamment pendant la phase de récupération si celle-ci est trop dure. Les " complications " sont multiples : conflit de peur, de mutilation, de dévalorisation, sur sa douleur, ou liés à d’autres conséquences de son état de santé amenant des conflits familiaux, de séparation, de territoire etc. Et généralement, dans les longues histoires de cancer qui durent pendant des années, avec " métastases " successives, le motif pour lequel les gens meurent n’a plus rien à voir avec le motif pour lequel ils ont consulté au départ et qui est déjà depuis longtemps aux archives. Cette soi-disant extension d’un cancer est en fait un vécu qui s’est étoffé de nouveaux conflits. L’exemple de conflits en cascade que j’ai eu le plus l’occasion de voir, est dans le cancer du sein. Il commence par exemple suite à un conflit conjugal. Si on lui enlève le sein, la femme peut en faire un grave conflit de dévalorisation dans sa féminité, un conflit dont le ressenti est tout à fait différent du premier et entraînera une atteinte osseuse. Pour essayer de mieux en apprécier le risque, j’ai souvent posé cette question : " Qu’est ce que vous préféreriez ? Que votre mari vous trompe ou qu’on vous enlève un sein ? ". Je ne faisais pas cela par cynisme mais pour savoir l’importance qu’une telle situation pouvait avoir. Je vous assure que l’immense majorité des femmes m’ont répondu sans hésiter : " Je préfère encore que mon mari me trompe ". Certaines ont hésité mais cela prouve que c’est bien quelque chose de dramatique. Mais pour la médecine classique, ce sont des métastases qui voyagent. Et quand on dit à la patiente qu’elle a des métastases osseuses, elle va paniquer et faire des tumeurs alvéolaires aux poumons : l’engrenage est déjà bien avancé !

       Mais que les choses soient claires : c’est à chaque fois SI elle fait un conflit. C’est hélas très souvent le cas et aussi l’explication du fait que l’on n’observe quasiment jamais de " métastases " chez les animaux. Je raconte souvent cette courte histoire mais qui frappe l’imagination. Si un vétérinaire dit à une chienne : "  Ma pauvre petite chienne, le nodule que je t’ai enlevé à la mamelle est cancéreux. Tu risques peut-être de faire des métastases osseuses. Tu vas sans doute perdre tes maîtres etc. ", que fera la chienne ? Elle aboie gentiment, remue la queue . Mais un médecin, gynécologue, sénologue, cancérologue qui dit la moitié de cela à une femme, comment réagit-elle ? Elle entre dans une angoisse tout de suite ! Qui peut supporter cela : avoir un cancer, surtout s’il est métastasé ? Donc, il faut qu’elle sorte de ce nouveau conflit le plus vite possible. Elle peut en sortir en vingt quatre heures comme en deux mois ; mais dans ce dernier cas, on verra les dégâts suite au nouveau conflit.

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