![]() |
|
ORIGINE ET MECANISME DES CANCERS ET AUTRES MALADIES : LES DECOUVERTES DU DOCTEUR R. G. HAMER Conférence par le Dr. M.Henrard / 16 septembre 1994 à Bruxelles NOTE EXPLICATIVE : Cette conférence avait été entièrement improvisée sur base d’un petit canevas d’une feuille, et sa transcription littérale à partir des cassettes, se révélait illisible. J’y ai donc apporté quelques modifications : améliorer surtout le style pour le rendre plus présentable, supprimer les redites trop fréquentes, compléter plusieurs explications, combler quelques oublis (notamment sous forme de notes entre parenthèses). J’en ai gardé la longueur d’origine (une cinquantaine de pages), d’où l’ajoute d’une une mini table des matières qui permet de retrouver plus vite les grandes divisions, et d’aller directement aux exemples.
Une fois que le conflit a démarré et que la maladie a commencé, c’est l’histoire du conflit qui sera l’arbitre de l’évolution de la maladie. Cela nous amène à passer à la deuxième loi : la loi des deux phases de la maladie. Ici, pas de jargon particulier à expliciter. Cette deuxième loi nous enseigne que dans toute maladie, de la plus petite à la plus grave, il y a deux phases à considérer. La première commence dès le début du conflit, et nous avons vu dans la première loi, les modifications aux trois niveaux de la triade psychisme-cerveau-organes. La deuxième commence seulement si le conflit est résolu, mais ce qui est tôt ou tard le cas, dans la grande majorité des conflits, d’où l’importance de cette loi des deux phases. Nous verrons dans la troisième loi, la nature des symptômes au niveau des organes dans chacune des phases, mais examinons maintenant la seconde partie de ce qu’on peut déjà appeler une " maladie complète ". Quand le conflit se résout, on n’est pas du tout sorti de l’auberge pour autant. On a vécu un conflit pendant lequel un organe s’est abîmé : petits dégâts si le conflit a été léger ou court, gros dégâts si le conflit a été important ou a duré longtemps. Eh bien maintenant, on va réparer ! Tout cela est prévu par la nature, et cette seconde phase qu’est la réparation est aussi implacable, aussi naturelle, aussi spontanée, aussi mathématiquement prévisible que la première. Et elle se fait toujours aux trois niveaux de la triade. I ) Au niveau psychique, la personne éprouve un soulagement mais aussi une lassitude, une fatigue proportionnelle à l’intensité du conflit. Si l’on a eu un conflit pendant six mois, on peut avoir une telle lassitude qu’à la limite, on peut parfois mettre une étiquette de dépression. Ce n’est pas une vraie dépression. C’est plus exactement un " laissez-moi tranquille, fichez-moi la paix, j’ai eu tellement de soucis pendant six mois, si je pouvais momentanément aller dans une île déserte.. " Et c’est d’ailleurs souvent ce que fait l’animal. Il va dans son terrier, sa caverne pour réparer tous les dégâts qui se sont accumulés pendant la première phase. L’être humain par contre, est obligé lui, de continuer à rester opérationnel ou de le redevenir le plus vite possible. II ) Le système nerveux va se brancher maintenant de façon prépondérante sur le rythme complémentaire à celui de l’éveil et qu’on appelle l’état de vagotonie, d’où ce besoin de repos pour récupérer. Il va avoir besoin de dormir plus, l’appétit va revenir au prorata de la perte d’appétit qu’il avait eue avant, les taux de cortisone et d’adrénaline vont diminuer etc. La zone du cerveau qui avait été spécifiquement perturbée dans son fonctionnement, pendant la première phase conflictuelle, va aussi se réparer. Et là, les problèmes peuvent déjà surgir parce que la réparation du foyer cérébral implique un œdème, une congestion qui est une plus grande circulation sanguine, et donc un gonflement de l’endroit qui a été atteint, gonflement qui provoque une compression à l’origine de multiples symptômes. Il y a aussi l’intervention du tissu glial, et ici quelques explications sur la composition du cerveau sont nécessaires. Le cerveau ne contient pas seulement les cellules nerveuses proprement dites que sont les neurones. La majeure partie est ce qu’on appelle la glie, un tissu qui se subdivise en différents types cellulaires et qui a pour rôle de nourrir le cerveau, de le réparer, d’en être tout le système logistique. Dans le processus de restauration, il y a une prolifération des cellules gliales à l’endroit où le conflit avait atteint le cerveau. Si le conflit a été très important et très long, cette réparation peut prendre une ampleur spectaculaire. On peut voir des taches énormes, visibles au scanner, avec une masse claire entourée d’anneaux sombres, ou bien simplement une grosse masse sombre. Là peut commencer le drame, parce que cela va être considéré par la médecine comme une tumeur au cerveau. Alors qu’il s’agit d’un processus de réparation, dont il faudrait se réjouir, puisqu’elle témoigne de la solution du conflit. Et si la pathologie en phase de conflit est un cancer, cette " tumeur au cerveau " sera considérée comme une métastase ! La personne qui était en phase de guérison va se retrouver dans un état encore bien plus grave qu’avant. Si on vous dit que vous avez un cancer avec métastase au cerveau, votre cancer n’est donc pas guéri mais au contraire gravement avancé. Résultat : vous entrez dans un état psychique encore bien plus dramatique que quand vous avez consulté au début pour votre premier cancer. J’introduis ici la notion, que j’essaierai de développer tout à l’heure, de ce que j’appelle l’impact iatrogène, c.-à-d. provoqué par la médecine. ( L’histoire qui suit peut être passée, mais je voulais quitter un moment l’aspect jusqu’ici théorique de l’exposé en l’illustrant déjà d’un premier exemple vécu qui donnerait un aperçu de la démarche pratique à laquelle aboutissent les lois biologiques.) Parmi tous les patients que j'ai vus atteints d'une tumeur au cerveau, je reçois une personne qui avait consulté un premier neurologue avec manifestement une tumeur cérébrale au scanner, du moins tumeur pour la médecine classique. Le neurologue lui dit : " Ce n’est pas tout à fait de mon ressort mais la meilleure chose à faire est d’irradier votre tumeur ". Le patient naturellement inquiet, demande un autre avis chez un deuxième neurologue : " Le meilleur traitement dans ce cas-ci, ce n’est pas d’irradier le cerveau, parce qu’il y aura des effets secondaires. On va faire simplement l’ablation de cette tumeur cérébrale ". Encore moins rassuré, il va voir un troisième : " Aucun problème Monsieur, votre tumeur est bien circonscrite. Le traitement que je vous propose est de faire une irradiation préalable, puis on vous enlève la tumeur et puis on fait une seconde irradiation ". Là, le patient panique de plus en plus, décide d’aller voir - c’est authentique ! - un quatrième médecin. Quelques jours avant de consulter ce quatrième médecin, il vient me voir. Je ne l’ai vu que deux fois et ne sais pas ce qui lui est arrivé par la suite. Je lui demande de raconter son histoire, et l’époque précise où l’on a découvert cette tumeur du cerveau. Il m’explique qu’il y a six mois, il a fait des crises d’épilepsie. A cette occasion-là, on a fait un scanner cérébral qu’il me montre, et on lui avait dit qu’il avait une tumeur au cerveau. J’ai réfléchi et me suis dit : il y a six mois, il fait de l’épilepsie. Or la crise d’épilepsie se situe en général au sommet de l’œdème. Ici, je vous passe les détails mais un tel œdème a du mettre un an à un an et demi pour se former et atteindre ce stade-là. En tous cas au minimum entre six mois et un an. Donc, s’il a mis six mois à un an avant d’arriver au sommet de l’œdème, c’est que son conflit a duré entre un et deux ans. Je fais le calcul et je demande simplement à ce patient : " Je voudrais juste vous poser une question. Quel est le terrible drame que vous avez vécu il y a environ deux ans ou trois ans d’ici ? ". Le patient me regarde avec des yeux écarquillés : " Mais jamais aucun neurologue que j’ai consulté ne m’a demandé çà ". Je lui dis : " Non, personne ne vous demandera cela, mais je voudrais savoir quel est ce drame que vous avez vécu il y a deux ans et demi, trois ans. " Là, il a tout à fait changé d’aspect. Il était un peu décomposé. Il y a eu un moment de silence puis il me dit : " Docteur, vous ne savez pas ce que cela peut être d’entrer dans la chambre de son fils et de le voir pendu ! ". Je lui réponds que je peux le comprendre en voyant son scanner, et lui demande quand il avait repris une vie normale à la suite de ce drame épouvantable. Je lui ai demandé quand il a recommencé à sortir, à inviter des amis, à aller au cinéma, à sourire etc. Cela pour avoir des paramètres tangibles car le psychisme d’une personne ne se mesure pas et pour en connaître l’état, il faut poser des tas de questions sur son comportement, ses réactions, ce qu’il pense etc. Il m’a confirmé que pendant un an et demi, cela avait été un cauchemar pour lui. Qu’il n’avait pas cessé d’y penser et puis, progressivement, en quelques mois, il avait récupéré une vie normale. D’où la solution du conflit : l’œdème qui commence et atteint le stade critique avec l’épilepsie. Je lui ai expliqué tout cela en lui disant qu’il n’y avait pas de danger, que c’était un processus de récupération. Heureusement, la tumeur - entre guillemets - était bien visible, pas trop mal placée, et le patient n’avait que quelques tremblements dans une jambe ou dans une main, je ne me souviens plus. Et donc je lui dis : " Il n’y a rien à faire qu’à attendre. Endéans six mois ou un an, l’œdème aura suffisamment diminué et vous n’aurez plus de trouble ". Je ne l’ai plus jamais revu. Il a du consulter, je suppose, d’autres neurologues qui ont été plus convaincants. Mais ceci était pour vous donner un exemple de tumeur cérébrale. III ) Continuons par le troisième niveau de la triade. L’organe dépendant du foyer cérébral ne va pas rester avec les dégâts qui se sont accumulés pendant la phase conflictuelle et va également se réparer. Nous verrons dans la troisième loi la nature des symptômes qui s’y passent dans les deux phases. Il s’agit ici de préciser que la réparation organique est spontanément, biologiquement prévue par la nature et que la guérison n’est donc pas due à la médecine. Vous allez me dire : " A quoi sert la médecine, alors ? ". Elle sert à soulager, et le plus souvent en deuxième phase, parce celle-ci est en général beaucoup plus inconfortable au niveau des organes que la première. Nous allons le voir tout à l’heure avec la troisième loi. La partie thérapeutique de la médecine est utile pour aider le patient à traverser cette deuxième phase, en calmant des douleurs et différents symptômes qu’il peut présenter, mais elle ne va pas le guérir. La guérison n’est pas l’objet de la médecine parce que l’origine de la maladie est un vécu, et ce n’est pas un médicament, ou une intervention technique, qui va guérir un vécu. Dans cette approche, le médecin perd considérablement de son pouvoir. Ce n’est plus un guérisseur mais quelqu’un qui peut soulager et aider à se guérir en aidant le patient à solutionner son conflit si ce n’est pas déjà fait. Dans cette démarche - et nous en parlerons tout à l’heure au niveau thérapeutique - face à un patient, c’est d’abord savoir s’il est en première phase ou en deuxième. S’il est en deuxième phase, il faut lui expliquer, le rassurer et dans le travail de soulagement, toute thérapeutique est à priori possible. On peut utiliser celle qu’on a l’habitude d’employer. L’allopathe fera de l’allopathie, l’homéopathe de l’homéopathie, l’acupuncteur de l’acupuncture etc. mais ce sera pour aider le patient à traverser cette phase de réparation qui est, dans quatre vingt pour cents des cas environ, bien plus pénible à passer que la première phase. (note : les deux phases sont approximativement équivalentes en terme de durée, sauf bien sûr, s’il y a eu restimulation(s) dans la deuxième.) Ce que je voudrais encore vous dire, c’est que dans la solution d’un conflit, il y a beaucoup de scénarios possibles. Vous pouvez avoir un conflit très bien limité dans le temps, qui a duré par exemple quelques jours, une semaine, deux mois non stop, et puis clairement résolu en quelques jours ou une semaine. Dans ce cas, vous aurez deux phases bien nettes. La première avec les symptômes de stress et les dégâts qui s’installent dans l’organe, la deuxième phase bien précise : le patient soulagé est las, fatigué, avec tous les symptômes de la réparation. Ca, c’est le scénario des maladies aiguës : une angine, une bronchite, une cystite ; en général un conflit pas trop long comme la pathologie qui l’accompagne. Mais les choses ne sont pas aussi simples parce que l’on peut très bien avoir des restimulations de son conflit pendant la phase où l’on répare. Alors, on fait trois pas en avant, un pas en arrière et puis on recommence. On peut avoir aussi plusieurs conflits dont l’un est encore en activité et l’autre résolu, et cela devient plus difficile pour évaluer. Il peut y avoir de nouveaux conflits qui apparaissent alors qu’on est en train d’en solutionner un. Tout est alors beaucoup plus complexe au niveau des symptômes. Le conflit peut aussi être ce que l’on appelle en balance, c.-à-d. qu’avec l’usure du temps, ou bien parce que l’individu s’est plus ou moins, mais pas totalement, accommodé avec son conflit, on se retrouve devant un conflit ni franchement en activité ni franchement résolu. L’image de la balance exprime bien cet équilibre qui peut être plus ou moins faible et précaire. Il y a variabilité des symptômes : je sens mon épaule mais de temps en temps, et pas très fort. Tandis qu’une forte crise de périarthrite où on a l’épaule complètement " gelée " et très douloureuse pendant deux ou trois jours, et quinze jours après, on peut à nouveau conduire, ça c’est un conflit qui a bien commencé à un moment précis, résolu complètement, rapidement et qui vous donne une pathologie brutale, courte mais à terme fixe. Enfin, la balance peut être tellement peu évidente, à la limite de l’équilibre, que l’on parle de conflit en latence : ni actif, ni résolu mais comme mis au frigo, aux archives. La personne a évacué le contenu émotionnel du problème qu’elle a eu à l’époque. Par exemple, elle a eu un conflit en briguant une promotion professionnelle, s’est sentie dévalorisée, entravée. Plus tard, elle se dit : " Oh zut, cela n’a plus d’importance ! ". Le conflit devient latent parce qu’elle n’y pense plus mais il pourrait reflamber s’il y a de nouveau moyen d’avoir une promotion et qu’elle remonte sur le ring. Comparons deux scénarios très opposés. Un conflit peut être résolu de façon expresse : si c’est la peur de manquer d’argent parce que vous avez beaucoup de dettes, à la seconde même où vous aurez gagné au loto ou que vous recevrez un recommandé vous avertissant que vous avez hérité, le conflit est résolu. Pas besoin de travail personnel de décision ou de changement de point de vue, les événements s’en chargent. Par contre, si c’est une conjugopathie - je veux dire un problème de couple - ce genre de conflit peut mettre parfois des semaines ou des mois à se résoudre, avec des hauts et des bas, des restimulations. Un couple peut résoudre un conflit qu’il a eu pendant un an et mettre des semaines à le résoudre progressivement, et enfin avoir la solution durable. Au prorata du conflit qui se résout, on voit apparaître des symptômes correspondants et quand le conflit sera tout a fait résolu, il y aura une accélération des symptômes de deuxième phase mais qui s’arrêteront, la réparation étant toujours à terme.
|