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La COMPREHENSION d'un problème est souvent indispensable à sa solution. Dans le discours scientifique, l'explication de la maladie est évacuée au profit d'une description dont la complexité exclut le profane. Il en subit par contre les retombées hypermédiatisées, avec comme conséquence, la multiplication des conflits, par cercle vicieux et impact iatrogène. Dans la nouvelle approche, la compréhension est primordiale : elle se construit par l'échange mutuel et renoue le patient avec son instinct naturel de survie. La RELATION HUMAINE fait en principe partie de l'art de guérir. Mais peut-on encore parler de vocation dans l'ordonnance des examens, la lecture synthétique de leurs résultats et la prescription consécutive de médicaments ? La culture est si bien ancrée que c'est le patient lui-même qui demande diagnostic et traitement. Mais avec quel espoir de guérir si cette demande - et la réponse empressée de la médecine - implique l'aveuglement sur l'origine de sa souffrance ? Dans la nouvelle approche, l'individu qui aura compris que la maladie est due à un conflit, demandera de l'aide non pas aux machines mais d'abord à un autre être humain. La technique au service de l'homme, la démystification d'un savoir caché, le partage respectueux des connaissances mutuelles, la relation pour aider à se guérir, l'absence de panique inutile, la liberté de réflexion et de choix... il y a de quoi craindre l'effondrement d'une tour de Babel. Reste la question pour tous les malades : cela en vaut-il la peine si c'est pour assister à la réappropriation de la santé ? |