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Nous avons vu que toutes les maladies concernent la triade psychisme-cerveau-organes, et développer les pathologies du psychisme revient à approfondir ce qui se passe à ce niveau de la triade ; et sans oublier ses rapports avec les deux autres. Mais la fréquence et la variété des "symptômes" psychiques méritent un chapitre sur ce sujet. Comprenant forcément quelques redites, il sera un peu moins succinct que les autres. Commençons par rappeler que la souffrance morale ne veut pas dire trouble mental : elle correspond à l'état naturel de notre psychisme quand nous vivons une contrariété ou une frustration mais qui font partie de l'existence de tout un chacun. Cette souffrance peut être très grande comme dans le cas d'un deuil mais elle n'entraînera aucun trouble mental ni organique s'il n'y a pas eu un conflit biologique comme défini dans la loi d'airain. Et si le terme de conflit est souvent utilisé dans le langage commun pour exprimer ces contrariétés, il serait plus adéquat de parler de conflit psychologique : tensions inévitables entre les individus et qui ne sont pas source de maladie. Mais le conflit biologique faisant suite à un DHS va modifier la triade et dans la facette psychique de ce changement, nous pouvons faire une première distinction selon la configuration conflictuelle d'origine. Le scénario le plus simple est un conflit unique en activité. Le psychisme est alors déjà différent de son "rythme de croisière". A la recherche d'une solution à son conflit, l'individu va y penser - et en rêver - de façon obsédante, éprouvant un ressassement douloureux mais nécessaire, comme les autres caractéristiques du stress, pour trouver cette solution. Et il aura le trouble fonctionnel cérébral et la pathologie organique correspondant à la teneur subjective de son conflit. La dépression et son contraire qu'est la manie, reposent sur une configuration conflictuelle plus complexe. Elles accompagnent un conflit de territoire mais avec une de ces trois éventualités : un statut hormonal inversé, une polarité de gaucher ou un autre conflit de territoire actif mais situé dans l'autre hémisphère cérébral (cf. 3ème scénario au § suivant). La dépression est liée à l'hémisphère droit et la manie à l'hémisphère gauche. Ainsi la dépression ne touchera par exemple que les femmes gauchères, les hommes efféminés ou les individus ayant plusieurs conflits actifs de territoire et dans ce dernier cas, il n'y aura pas que de la dépression. La classique dépression endogène de la ménopause fait partie des clichés peu propices à rassurer les femmes ménopausées : la dépression ne les guette qu'en cas de conflit biologique de territoire ! Les pathologies considérées classiquement comme graves à cause d'une perte de la communication et du sens de la réalité obéissent à un type de configuration conflictuelle que le Dr Hamer a nommé constellation : la présence d' au moins deux conflits actifs se situant respectivement dans chaque moitié du cerveau. Vu le nombre des relais cérébraux et donc des combinaisons possibles, ce domaine de recherche doit être encore largement exploré mais l'essentiel des relations conflits-troubles mentaux est déjà bien défini dans ses divers paramètres. D'abord, l'instauration successive de chaque conflit sera élucidée par les DHS et tenant compte du statut hormonal, de la polarité et de la chronologie. Ensuite, le niveau cérébral (tronc cérébral, cervelet, moelle du cerveau, cortex... ) de la constellation déterminera le genre de trouble mental : consternation, désorientation, mort émotionnelle, délires etc. Enfin, la diversité des localisations cérébrales précisera les grands thèmes retrouvés dans ces troubles : autisme, délire de persécution, délire des grandeurs, agitation violente, supériorité "planante" etc. Prenons quelques exemples de constellation en rapport avec ce qu'on appelle des psychoses. Ce sera l'occasion de reparler de la 5ème loi biologique à propos des troubles mentaux. Ces exemples concernent également les deux sexes ; la seule différence étant généralement dans l'ordre d'apparition des conflits. Un individu a déjà un conflit actif de dépossession. Sur le plan organique, la prolifération des tubes collecteurs d'un seul rein n'est pas suffisante pour se manifester cliniquement. Si son placement dans un home provoque un nouveau conflit de dépossession (de ses biens, de ses "racines"), il rentre dans une constellation dont les deux relais sont à la partie antérieure du tronc cérébral et qui se manifestera par une désorientation spatiale. Sur le plan psychique, il ne "localisera" plus les gens que pourtant il connaît y compris lui-même. Et sur le plan organique, la rétention urinaire deviendra évidente par l'atteinte des deux reins. Un homme vit un conflit de dévalorisation avec sa partenaire. S'il survient un autre conflit de dévalorisation, par exemple avec son enfant (et non une restimulation du même conflit), la constellation ne s'exprimera pas psychiquement par un surcroît de dévalorisation. Au contraire, un état de survalorisation, de mégalomanie le mettra à l'abri d'un effondrement psychique. Une paranoïa de persécution fait suite à deux conflits successifs et non résolus de peur bien particulière : celle que l'on ressent quand un danger invisible nous menace par l'arrière. La paranoïa, avec son comportement caractéristique, nous protège contre tout nouveau danger potentiel qui pourrait réactiver un de ces conflits. La coloration subjective des deux conflits peut bien sûr être différente ; par exemple conflit de dévalorisation et conflit de perte, conflit de peur et conflit de séparation etc. Et dans ces cas, le thème psychique de la constellation aura les deux facettes correspondantes. Le sens psychique est de mettre l'individu dans une position de refuge, de protection, de recul suffisants pour éviter des récidives et même d'autres conflits. Dans l'autisme, un des conflits au moins est la séparation, ce qui explique les quelques succès thérapeutiques par la relation persévérante et impliquante du thérapeute, relation qui peut aboutir à baisser suffisamment le conflit de séparation et voir réapparaître des signes de communication. La "zoothérapie" (présence continuelle d'un animal avec lequel l'autiste va nouer un contact privilégié) va dans la même direction. En plus du sens psychique de la constellation ("la raison de la folie"), le sens biologique est vital dans les constellations situées dans les hémisphères : en stoppant l'évolution des lésions organiques, elle permet d'attendre, même à longue échéance, des jours meilleurs où l'individu pourra résoudre un de ses conflits ou les deux. Mais ce qui est rendu possible par la nature, n'est guère réalisable dans le cadre d'un internement. On ne peut donc s'étonner de la connotation chronique voire incurable des troubles mentaux majeurs. Alors qu'on est fou que pendant le temps de sa constellation et qu'on peut en sortir dès la solution d'un de ses deux conflits. Une dernière remarque est d'importance capitale et reprendra la réalité - universelle pour toutes les maladies - de la "variation de masse" du conflit, c. à d. dans son intensité et sa durée. Comme dans les autres spécialisations de la médecine, la psychiatrie distingue des affections mineures (névroses) et majeures (psychoses) et n'en explique aucune d'après l'histoire des patients. Dans le domaine des troubles mentaux, le véritable critère concret de gravité est dans l'ampleur du ou des conflits en cause ; comme pour toute affection qui est diagnostiquée comme uniquement organique. On peut ainsi être en constellation quelques heures ou quelques jours seulement... ou interné le reste de sa vie. Qui ne s'est pas senti, une fois ou pendant quelque temps, "bizarre", "pas comme d'habitude" ? Qui n'a pas un jour pensé : "Je ne comprends pas comment j'ai pu faire ou dire cela" ; "Ça n'est pas moi" ; "Je ne devais pas être dans mon état normal" ? La constellation ou la dépression/manie sont des phénomènes aussi naturels que la prolifération cellulaire, l'ulcération ou la panne fonctionnelle. Ce n'est pas l'étiquette en soi qui compte mais l'ampleur des modifications, que ces modifications soient cellulaires ou psychiques. Et les troubles sont toujours proportionnels, dans leur degré et leur durée, aux conflits qui en sont à la base. Ainsi, dans une constellation de dévalorisation, la marche est grande entre une compensation qui consiste à vouloir être le meilleur dans un domaine ou à vouloir ressembler à une star et le fait de s'afficher réellement comme le nouveau messie ou la réincarnation d'un grand personnage. De même dans une constellation de séparation, c'est très différent de se cantonner dans une attitude solitaire ou d'évoluer dans le monde tout à fait à part de la schizophrénie. Ou encore, dans une constellation associant deux conflits de territoire portant sur la place dans ce territoire et sur des rivalités, quelle commune mesure entre l'engouement particulier pour des sports violents ou des occupations dangereuses et le dramatique "passage à l'acte" des grands déséquilibrés ? Pourtant ici aussi - comme pour les modifications et les diagnostics organiques - LA DIFFERENCE EST D'ORDRE QUANTITATIF ET NON QUALITATIF - avec toute l'échelle des degrés entre des situations extrêmes, oscillant de la banalité jusqu'à l'urgence. L'application des lois biologiques bouleverserait bien des dogmes et affirmations sur des concepts trop simplement définis en psychologie, y compris des concepts aussi fondamentaux que le caractère, la masculinité, la féminité et la "norme". Le bon sens populaire évoque la frontière incertaine entre le génie et la folie. Beaucoup de grandes découvertes et de grandes réalisations dans l'histoire humaine ont bénéficié de l'absence de postes douaniers sur cette frontière. Mais la médecine vient combler ce creux de la caverne magique... |