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Dès
la solution du conflit, sensibilité et motricité se restaurent
mais après une période d'aggravation due à l'œdème
cérébral. Cette période est souvent l'occasion du
diagnostic et explique le succès thérapeutique de la cortisone.
Mais celui-ci n'est possible qu'en 2ème phase et on
peut alors comprendre les résultats divers de ce traitement : appliqué
en 1ère phase, il provoquera une augmentation des symptômes
et si le conflit est en balance, il n'aura pas d'action nette. Plutôt
qu'une prescription de routine - et présentée comme la thérapeutique
principale dans les seules "poussées" d'une maladie par
ailleurs inexorable - cette cortisone peut être utile pour soulager
la période d'aggravation ainsi que les symptômes d'hyperfonctionnement
de la 2ème phase : démangeaisons, sensations
de brûlure et hyperesthésie pour la sensibilité ;
tiraillements et spasmes douloureux pour la motricité.
Le problème de la S.E.P. n'est pas seulement dans son conflit initial qui peut présenter tous les degrés d'intensité et de fréquence de restimulations qui sont à l'origine des rechutes. Il se complique d'abord par le risque de cercle vicieux : quand le patient se sentira handicapé par l'augmentation temporaire de ses paralysies, il peut replonger dans son conflit. Mais le plus grave est dans l'impact iatrogène. Dans la réalité des symptomatologies initiales, la différence est énorme entre une très légère boiterie et l'usage de deux béquilles ; mais cette différence tient dans celle des conflits. Par contre le discours neurologique est littéralement insoutenable : une destruction du système nerveux par notre immunité ; une origine inconnue avec une hypothèse combinant des facteurs lointains - et d'autant plus insécurisants - comme l'hérédité et des infections de jeunesse ; l'imprévisibilité dans son évolution et le caprice dans ses manifestations ; l'imprécision dans les rapports entre lésions objectives (les taches à la résonance magnétique qui sont en fait les cicatrices de conflits secondaires de dévalorisation) et les symptômes ; et enfin l'incurabilité à long terme. Un pessimisme encore renforcé par un "soutien" psychologique qui s'articule autour de la nécessité de s'adapter, soi et son entourage, à une invalidité attendue. Tout cela est bien suffisant pour enraciner et amplifier un conflit qui devient alors insoluble car la garantie (même lointaine si on a la chance d'être classé dans une forme lente de la maladie) de la chaise roulante ravive le ressenti d'une situation insupportable et qu'on ne peut désormais plus fuir |