AUTRES DECOUVERTES

Dans ce chapitre nous passerons en revue, mais beaucoup plus rapidement, d'autres observations également importantes pour compléter l'abord pratique de toute pathologie.

LE STATUT HORMONAL: Les différences biologiques entre l'homme et la femme se répercutent aussi sur la triade psychisme-cerveau-organes. Du point de vue psychique, c'est une "sensibilité" différente pour beaucoup de conflits et essentiellement les conflits de territoire qui se marquent dans les hémisphères cérébraux. Déjà dans le règne animal - où nous pouvons par ailleurs trouver beaucoup de parallèles avec l'humain et en tirer beaucoup d'enseignements et de leçons - le mâle et la femelle signent et vivent chacun à leur façon ce territoire. Concrètement, une femme (droitière, hétérosexuelle et lors de son premier conflit ; cf. les § suivants) ciblera son hémisphère gauche tandis que l'homme (dans les mêmes conditions) ciblera l'hémisphère droit. Or c'est par exemple l'hémisphère gauche qui gère le larynx, la thyroïde, la plus grande partie du rectum, l'hémicoeur droit ; d'où la fréquence bien plus élevée de ces pathologies chez elle. Alors que l'homme fera beaucoup plus souvent des atteintes bronchiques, gastriques, vésiculaires ou des infarctus de l'hémicoeur gauche, tous organes sous la dépendance de l'hémisphère droit. Au-delà des réalités anatomiques, on peut parler de statut hormonal (ce que le Dr Hamer appelle "pat" hormonal) car c'est en fait la balance entre les polarités sexuelles qui sera déterminante. Ainsi une femme homosexuelle, ménopausée ou sous traitement hormonal, fera très souvent une réaction cérébrale - et donc organique - masculine ; idem pour l'homme dans les mêmes conditions.

LA POLARITE DROITIER-GAUCHER (LA LATERALITE). Les gauchers, aussi bien pour les hommes que pour les femmes, développeront les troubles cérébraux et organiques correspondant à l'"autre côté" ; ceci pour les conflits et les zones cérébrales liés aux hémisphères, à la moelle du cerveau et au cervelet. D'où la présence de pathologies en principe masculines chez la gauchère et de pathologies en principe féminines chez le gaucher. D'où également une inversion du côté corporel atteint : la femme gauchère fera un cancer du sein droit là où la droitière ferait un cancer du sein gauche et vice-versa. Cette latéralité se combine avec le statut hormonal: là où un hétérosexuel gaucher fera une laryngite, un homosexuel gaucher ciblera son hémisphère droit et développera une bronchite (comme un droitier hétérosexuel). Les évidences anatomiques ne sont bien sûr pas en cause mais ces critères de statut et de polarité ont des conséquences importantes. Prenons pour seul exemple une femme gauchère ou homosexuelle qui fait un conflit sexuel de territoire, elle n'aura - indépendamment des troubles psychiques et comportementaux - ni arrêt de règles ni lésions du col de l'utérus ; elle aura par contre les atteintes correspondantes de l'hémisphère droit, c. à d. surtout les artères coronaires (et bien sûr pas les vésicules séminales... qu'elle n'a pas !)

LA CHRONOLOGIE DES CONFLITS est un troisième paramètre réglant la relation entre le ressenti et un foyer cérébral situé dans un hémisphère (la règle n'est donc pas valable ici pour le cervelet). Le premier conflit ciblera l'hémisphère défini par le statut hormonal et la polarité. Mais tant qu'il est actif, il "bloque" en quelque sorte cet hémisphère et si un deuxième conflit apparaît, celui-ci perturbera l'autre hémisphère. Ce troisième paramètre se combinant également aux deux premiers, on peut déjà saisir toute la complexité d'une anamnèse fouillée devant un patient présentant plusieurs affections.

LA CRISE EPILEPTOIDE. Si la vagotonie de la deuxième phase ne diminuait pas à un certain stade, elle plongerait l'individu dans un état progressivement léthargique qui lui serait fatal en cas de conflit majeur. C'est ici l'occasion de préciser que cette deuxième phase se divise elle-même en deux parties : la première est inflammatoire et la restauration s'y produit en milieu liquide (qui constitue les trois quarts de notre organisme et où se développe la vie !) tandis que la deuxième est la cicatrisation qui voit l'élimination de l'excédent aqueux. Le passage d'une sous-phase à l'autre correspond à l'inversion de la courbe vagotonique qui s'infléchit maintenant vers l'équilibre neurovégétatif d'avant le début de la maladie complète. Mais elle correspond aussi au maximum de l'œdème cérébral et à un "sursaut" du système nerveux vers l'orthosympathicotonie : c'est le moment de la crise épileptoïde dont l'ampleur est toujours proportionnelle à l'œdème cérébral et donc à celle du conflit. Sa gravité potentielle tient au fait qu'elle détermine des troubles fonctionnels temporaires dans l'organe dépendant du foyer, et très variables suivant la localisation de ce foyer. Un exemple typique est l'infarctus cardiaque... qui peut passer inaperçu ou être mortel. Ce qu'on appelle crise d'épilepsie n'est qu'un cas particulier de cette crise épileptoïde quand celle-ci concerne la zone corticale péri-rolandique qui gère la sensibilité et la motricité du corps. Il y aurait beaucoup à dire sur cette crise mais il faut que le lecteur sache que cette "complication obligée" de la phase de récupération en est un passage critique et est même une des causes de décès les plus fréquentes quand le conflit a été très important.

LA COMPREHENSION DU SENS BIOLOGIQUE des symptômes constitue en fait la cinquième loi biologique. La loi d'airain du cancer donnait déjà un sens humain historique à la maladie en reliant chronologiquement celle-ci au vécu de l'individu. Cette 5ème loi s'attache à comprendre les significations cellulaires des "pathologies" par les potentialités inscrites dans la nature depuis des millions d'années. Ces pathologies sont en réalité des programmes spéciaux codés et engrammés génétiquement dans le cerveau ; programmes qui sont toutes les roues de secours que la nature a retenues en tant que "deuxième chance" lors d'un conflit vital. En d'autres termes : ce que notre mental n'a pu gérer lors du DHS, le corps lui-même en conditionnera la gestion selon un processus aux racines phylogénétiques lointaines ; et cela aussi bien après le DHS qu'après la solution du conflit. Mais si les modifications entraînées par ces programmes ont un sens, leurs ampleurs ont forcément une limite matérielle pour notre organisme ; d'où la nécessité de résoudre un conflit d'autant plus vite qu'il est important... et de voir un jour l'homme "civilisé" vivre plus conformément à ses codes génétiques de fonctionnement. Nous prendrons trois exemples pour illustrer cette nouvelle dimension dans l'étude des maladies.

Que se passerait-il si vous marchiez toujours pieds nus en toutes circonstances ? La plante des pieds s'épaissirait en cals, durillons etc. pour s'adapter aux agressions des sols ; comme un karatéka qui durcit volontairement ses extrémités pour pouvoir casser la planche plutôt que ses membres. C'est exactement ce qui se passe si, "symboliquement" bien sûr, on éprouve un ressenti d'atteinte à son intégrité : prolifération du tissu en phase conflictuelle. D'où l'acné juvénile, les chéloïdes... et les mélanomes. Ou encore la tumeur du péritoine (peau interne de l'abdomen) après le choc vécu quand le doigt du chirurgien pointait sur la radio le terrible cancer du côlon ou du foie. Dans ce genre de tissu répandu sur l'ensemble du corps, la localisation désigne l'impact de la flèche : "affront en pleine figure", "bâtons dans les roues" ou "accroche-pied", "coup de couteau dans le dos"... et situation de la tumeur péritonéale à droite dans le ventre même si la tumeur abdominale est à gauche quand le patient, au moment précis du DHS, n'a pas réalisé que la radio sur le négatoscope inversait le sens des côtés !

Si un animal se retrouve avec un morceau d'os coincé dans son intestin, il est en danger de mort. Sa seule chance est de voir proliférer sa paroi intestinale à l'endroit du blocage ; ceci pour en augmenter la résistance et les sécrétions, de façon à pouvoir faire passer le morceau. Or un conflit indigeste touchant l'intestin suit le premier cas de figure. Par après, cette prolifération devenue inutile est déblayée par les microbes fidèles au rendez-vous programmé par la nature. Mais la diarrhée glaireuse et sanguinolente qui en résulte, sera elle considérée comme la maladie intestinale !

Le chef de meute a repéré le rival et monte sur le ring, bien décidé à rester le maître : conflit de devoir se battre pour protéger son territoire. Le processus obéit au deuxième cas de figure : ulcération des coronaires en phase conflictuelle. "Comprenons" le sens biologique profond de cette modification : ces vaisseaux élargis par l'ulcération pourront amener plus de sang au cœur qui sera davantage sollicité au prorata des rounds qui se succèdent. Mais un match est limité dans le temps et dans la nature, c'est vaincre ou mourir. L’humain fait de même quand il se bat pour son territoire et s'il n'a pas dépassé le point de non-retour, après la solution du conflit, le cholestérol assurera la réparation vitale des vaisseaux pour éviter leur fissuration, dilatation (anévrisme) ou déchirement fatal avec l'hémorragie consécutive. Peut-on encore s'étonner que l'autopsie de "jeunes boys" du Vietnam révéla un système cardiovasculaire comparable à celui d’individus de 60 ou 70 ans ? Les combats livrés là-bas n'étaient pas que l'épanouissement harmonieux de convictions militaro-politiques... dans l'intimité profonde du psychisme de ces hommes !