QUATRIEME LOI : LE ROLE DES MICROBES


Les hypothèses relatives à l'aspect infectieux de nombreuses maladies se sont tellement bien établies dans la pensée courante qu'elles sont devenues des dogmes tout aussi inviolables que ceux du cancer. Il peut donc être utile de rappeler les grandes étapes qui ont permis d'ancrer cette théorie de l'infection et de constater qu'ici aussi, le malade est étudié et abordé comme une machine sans âme.

Les microbes furent "scientifiquement" découverts dans la seconde moitié du siècle dernier et décrits comme des êtres vivants de taille microscopique mais doués de la plupart des propriétés de la vie : mobilité, nutrition, respiration, excrétion, reproduction etc. On les reconnut vite comme responsables de phénomènes banals tels que fermentations et putréfactions mais c'est l'aspect médical qui nous intéressera ici. On les voyait en effet pulluler chez de nombreux malades présentant entre autre de la fièvre et des sécrétions purulentes. Divers tableaux pathologiques furent ainsi reliés à l'infestation de microbes spécifiques. Plus tard, le perfectionnement de la microscopie électronique permit d'observer des micro-organismes encore plus petits qu'on appela virus. Ceux-ci, contrairement aux autres microbes (champignons, bactéries), sont considérés à la frontière du règne vivant dans la mesure où ils possèdent bien un matériel génétique mais sont incapables de se reproduire sans utiliser le système de reproduction d'une autre cellule dans laquelle ils s'introduisent.

Entre-temps le progrès incessant de la biochimie apporta des renseignements de plus en plus complexes sur les réactions de nos cellules, et particulièrement les globules blancs, face à ces microbes : quand ceux-ci pullulaient chez des malades, on assistait à un énorme remue-ménage dans ces globules blancs, accompagné de la synthèse de nombreuses substances et de phénomènes de destruction des microbes. Il en résulta la conception du système immunitaire qui est notre défense naturelle contre des ennemis invisibles et d'autant plus dangereux qu'ils se transmettent d'un malade à un bien portant qu'ils risquent de contaminer.

La dernière étape qui viendra "confirmer" la théorie infectieuse est l'avènement des médicaments destinés à épauler notre système immunitaire jugé quand même trop souvent défaillant : les antibiotiques et produits assimilés. Ces médicaments tuaient les microbes ou empêchaient leur multiplication in vitro, c. à d. dans les cultures de laboratoire et soulageaient souvent des symptômes in vivo c. à d. chez les malades infectés. Les développements du catalogue des micro-organismes, de la biologie moléculaire et de la médiatisation du savoir médical ont fait le reste : aujourd'hui, la culture de l'homme civilisé est complètement imprégnée de celle des microbes... pour sa plus grande peur.

Cette vision du phénomène infectieux peut sembler très logique mais de nombreux chercheurs y ont pourtant relevé des incohérences, des lacunes et des questions troublantes. Résumons-les très brièvement. Si beaucoup de microbes sont responsables de nos maux, infiniment plus nombreux sont ceux inoffensifs et même indispensables à la vie comme les milliards de germes qui peuplent en permanence notre corps : il y a donc des bons et des mauvais microbes. Dans beaucoup de maladies infectieuses, ce sont nos propres microbes habituels qui se mettent à proliférer : des bons microbes peuvent donc devenir méchants. Il y en a même qui deviennent "résistants" aux antibiotiques. Beaucoup de bactéries et surtout de virus changent de conformation et de propriétés : pourquoi ces mutations, dont le HIV notamment est un champion ? La contagion obéit plus au hasard des statistiques qu'à des règles constantes et la présence dans le corps de germes réputés dangereux ne conduit pas nécessairement à la maladie : pourquoi une telle différence de "sensibilité" et de "virulence" d'un individu à l'autre ? Quelques audacieux au début de ce siècle ont même ingéré des cultures de germes prélevés sur des patients morts de choléra sans pour cela être malades eux-mêmes.

La tendance générale à laquelle aboutissent ces considérations critiques rejoint la célèbre (?) citation de Claude Bernard : "Pasteur s'est trompé. Le microbe n'est rien. C'est le terrain qui est tout". Et de discourir sur l'équilibre des forces entre le microbe et son hôte et tous les facteurs susceptibles de perturber cet équilibre. Face à ces constatations "sur le terrain", la science revient en force en décrivant toujours plus à fond les heurts et malheurs d'un système immunitaire censé avoir le monopole de la défense et donc du fameux équilibre. Mais tout ceci ne consiste qu'à déplacer le problème : pourquoi la faiblesse ou la force de notre immunité ?

C'est la quatrième loi biologique qui va nous permettre de sortir de ce labyrinthe théorique. Ceci en intégrant toujours ce chaînon manquant qu'est le psychisme - ou plus exactement la triade psychisme, corps, cerveau - et en se basant uniquement sur des faits d'observation vérifiables. "Le système ontogénétique des microbes" nous montre deux réalités : les microbes n'interviennent qu'en deuxième phase et se répartissent suivant l'origine embryonnaire des tissus (l'ontogenèse).

Les microbes ne se mettent à proliférer qu'après la solution du conflit et donc sur ordre du cerveau qui a dès lors inversé son mode de fonctionnement désormais orienté vers la réparation. Ils participent donc à la guérison des organes préalablement atteints pendant la phase conflictuelle. Leur "travail" consiste à détruire, nettoyer ou colmater les lésions ; ceci bien sûr dans un climat inflammatoire dont l'inconfort sera proportionnel au travail à réaliser. A défaut de ces collaborateurs, la guérison sera seulement plus lente et/ou incomplète. Si on les neutralise artificiellement par des médicaments, ils reprendront par après leur activité ("récidive"), éventuellement par le biais de leur mutation ("résistance" ). La contagion pure n'est qu'une expérience limitée de laboratoire : un individu ne peut être contaminé tout en développant une infection qu'en deuxième phase de sa maladie et l'ampleur de son infection sera déterminée par l'ampleur des dégâts acquis au terme de sa phase conflictuelle et non par la virulence du germe en soi ou de l'infection observée chez le "contaminateur". Il faut encore que le micro-organisme convienne au tissu en réparation chez le "contaminé". Le plus souvent ce sont nos propres microbes qui vont proliférer à l'endroit et pour le temps déterminés par notre ordinateur cérébral. Mais de nombreux germes sont latents à l'état endémique, prêts à nous "envahir" dès que nous en avons besoin.

L'épidémie quant à elle est encore une réalité qu'on peut comprendre à la lumière des lois biologiques. L'infection atteint ici un grand nombre d'individus et le microbe "semble" donc se propager fortement et confirmer le mythe de la contagion. Mais le conflit peut concerner plus d'une personne et nous prendrons trois exemples schématiques pour l'illustrer. Un patient peut déclencher une hépatite quelque temps après son conjoint parce qu'il a résolu plus tard le même conflit qui tracassait le couple. Une armée entière peut mettre fin à l'envahissement de son pays et, après la résolution de ce conflit, la grippe espagnole, asiatique ou celle du dernier millésime en décimera une grande partie (mais pas tous!). Le choléra fait effectivement des ravages dans les populations qui savent ce qu'est ressentir le manque de pouvoir ingérer de la nourriture et qui traquent le moindre espoir d'une action humanitaire... Et n'oublions pas que la famine des guerres et des pays en voie de surexploitation ne favorise guère les énormes réparations qui suivent les solutions, complètes ou temporaires, des conflits.

Chacun de nos tissus dérive d'un des grands feuillets embryonnaires et c'est cette origine qui est le critère de choix des différents types de microbes. Sans entrer ici dans les détails, précisons quand même que les champignons et mycobactéries détruisent les proliférations qui ont lieu en phase conflictuelle ; c'est par exemple le rôle du bacille tuberculeux qui élimine les tumeurs intestinales, pulmonaires ou hépatiques. Les bactéries assument, suivant les tissus, un rôle analogue de destruction en cas de prolifération pendant le conflit ou un rôle de déblaiement préalable à la reconstruction dans des cas de nécrose pendant le conflit. Enfin les virus contribuent à combler les pertes de substances dans les tissus ulcérés pendant la phase conflictuelle.

Si l'infection participe à la phase difficile de restauration, elle aussi, comme tout symptôme de souffrance, peut nécessiter une intervention thérapeutique. Mais ce sera essentiellement dans deux éventualités bien précises. D'abord quand son ampleur (explicable, répétons-le, par la première phase) présente un risque vital pour le patient ; et notamment dans les deux âges extrêmes de la vie et chez les gens trop affaiblis. Concrètement, on peut alors être amené à la freiner plus ou moins fort, y compris par des médicaments chimiques. Ensuite, I'"infestation" par des microbes non prévus dans notre écosystème, comme le cas des maladies tropicales : le plasmodium de la malaria n'est pas prévu pour les "visiteurs" occidentaux ; pas plus que le paramyxovirus de la rougeole pour les Indiens d'Amérique (adultes car la rougeole fait partie des conflits de la petite enfance). Le déplacement en quelques heures à l'autre bout de la planète est certes une prouesse technique intéressante mais l'import-export microbien qui en résulte n'est pas (encore) programmé par la nature...

Avec cette quatrième loi, que reste-t-il du système immunitaire ? Seulement les faits incontestables que sont les nombreuses modifications biologiques observées mais qu'il faut recadrer dans une vue plus globale : le système immunitaire est un mécanisme de modulation du travail microbien. Pendant la phase conflictuelle, il est au repos, quels que soient les dégâts et l'affaiblissement de nos organes. Dès la solution du conflit, il laisse proliférer et oeuvrer les microbes pendant la phase réparatrice pour les "congédier" quand celle-ci est terminée.

Un tel système de modulation est nécessaire car les microbes sont des organismes vivants autonomes et prolifèrent donc naturellement. L'équilibre hôte-microbe, c'est la convivialité entre les grands organismes et les micro-organismes, qui date de l'émergence du monde vivant et ne peut se maintenir qu'en fonction des lois biologiques qui règlent le fonctionnement des ensembles vivants. Cette convivialité n'est qu'un cas particulier de l'équilibre existant dès qu'il est question d'une population de cellules: sans même parler de microbes, les cellules de nos tissus sont déjà soumises à des règles ancestrales de reproduction. Pendant notre développement embryonnaire, nous passons de la taille microscopique d'une seule cellule à trois ou quatre kilos et cela en neuf mois : pourquoi à cinquante ans, n'atteignons-nous pas la taille d'une maison ? Au lieu d'un tel prolongement, notre courbe de croissance s'infléchit jusqu'au sortir de la puberté pour ne permettre finalement que le remplacement des cellules mortes par leur cycle propre de vieillissement ou la destinée de leur fonction. Or ces ordres de régulation (y compris ceux de la maturation pubertaire) émanent des cellules du système nerveux (qui sont d'autre part les seules à ne plus pouvoir se reproduire !). Comment peut-on alors encore ignorer le rôle du cerveau dans cette "reprise" de multiplication qu'est le phénomène tumoral ? C'est en observant la constante relation entre le fonctionnement des microbes, des organes, du cerveau et du psychisme que le Dr Hamer a pu retrouver les grandes lois biologiques qui montrent toute la cohérence de la santé, de la maladie et du passage réversible de l'une à l'autre.

Le schéma ci-après reprend synthétiquement les quatre lois. A la page suivante, le lecteur trouvera le tableau beaucoup plus complet tiré du "FONDEMENT DE LA MEDECINE NOUVELLE" (page 246 de l'édition française) mais qui parle surtout du phénomène cancéreux (C'est en 1987 par exemple qu'il systématise la 4°loi).