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Concrètement, dans le foyer cérébral en restauration, il se forme un œdème transitoire ainsi qu'une prolifération de la glie. Cette glie est un autre tissu du cerveau ; elle n'a pas les propriétés d'emmagasiner et de véhiculer l'information comme les cellules nerveuses (neurones) mais possède un rôle de soutien, de nutrition, d'isolement et de réparation du tissu nerveux proprement dit. La "congestion" du foyer en phase de solution est liée à l'importance du conflit et peut donc aller jusqu'à présenter l'apparence d'une "tumeur cérébrale", bien visible à un examen d'imagerie médicale comme le scanner ou la résonance magnétique nucléaire. Mais outre l'œdème qui en compose la majeure partie, les proliférations diagnostiquées ne concernent que les différents types de cellules gliales puisqu'un neurone ne peut plus se reproduire. Ces "tumeurs" témoignent de la deuxième phase réparatrice de la maladie complète, et plus précisément de la réparation au niveau cérébral ; elles suivent le cycle de cette deuxième phase au terme de laquelle elles peuvent laisser des cicatrices gliales inoffensives. Pendant leur développement par contre, elles peuvent entraîner diverses complications. Vu les limites spatiales imposées au cerveau par la structure du crâne, l'œdème du foyer peut donner lieu à des phénomènes de compression du foyer lui-même et du tissu nerveux environnant ; cette dernière éventualité expliquant la possibilité de troubles fonctionnels dans des organes qui n'ont pas de lien direct avec le conflit initial. Cette compression est à l'origine de toute une série de symptômes que l'on observe dans toutes les affections mais qui peuvent énormément varier suivant la localisation et l'ampleur du phénomène : maux de tête, vertiges, fièvre, troubles de la vue et d'autres sens, sensations étranges dans la tête etc... Dans les cas plus importants : syncopes, comas, crises épileptiques, "thromboses" etc... C'est ici par exemple l'origine de la mort dans l'infarctus du cœur où l'arrêt cardiaque est dû à une compression trop forte dans la zone cérébrale touchée par un conflit de devoir se battre. Mais insistons sur le fait que l'œdème et ses complications sont proportionnels à l'ampleur du conflit. Et pour garder l'exemple de l'infarctus, celui-ci peut être minime voire même passer inaperçu si le conflit a été peu important. Malgré le grand nombre d'organes de notre corps, les tissus qui les composent se ramènent seulement à quelques grands types ayant chacun son mode de détérioration pendant la phase conflictuelle et son mode de réparation pendant la phase de guérison. En simplifiant quelque peu, une maladie complète peut présenter trois cas de figure : la première phase verra un tissu proliférer, se détruire ou se mettre en panne et la deuxième phase verra respectivement ce tissu être détruit ou enkysté, se reconstruire ou se remettre en fonction. DANS LE 1er CAS, la phase conflictuelle amène une prolifération des cellules. L'organe atteint développe donc une tumeur dont l'évolution est proportionnelle à l'intensité et à la durée du conflit. La distinction classique entre tumeur bénigne et maligne ("cancer") est seulement descriptive. Rappelons que la première serait plus modérée tout en restant toujours sur son site d'origine tandis que la seconde serait plus rapide et avec une tendance à se généraliser par essaimage. En réalité la tumeur se développe plus ou moins vite suivant l'intensité du conflit et aussi longtemps que celui-ci n'est pas résolu. Cette tumeur concerne seulement l'organe dont la zone directrice du cerveau est perturbée et la notion classique de "métastase" n'est qu'une des nombreuses hypothèses destinées à combler l'incompréhension dans l'origine de ce qu'on appelle cancer : si un patient présente plusieurs localisations tumorales, cela signifie qu'il a eu plusieurs conflits et donc plusieurs atteintes cérébrales. Nous reviendrons d'ailleurs sur la notion de cancer au paragraphe qui lui est consacré dans la deuxième partie. Après la solution du conflit, il y a deux possibilités. Comme nous le verrons dans la quatrième loi, si l'organisme dispose des microbes adéquats, il y aura réduction de la tumeur avec tous les signes d'inflammation et d'infection que cela comporte, y compris les nombreuses modifications sanguines qui témoignent simplement de cette destruction. Sinon la partie saine de l'organe procédera à un enkystement de la tumeur qui restera à jamais inactive sauf si le conflit est à nouveau restimulé. Quelques exemples : la plupart des muqueuses digestives, la couche profonde de la peau, les alvéoles pulmonaires, la partie glandulaire du sein etc. DANS LE 2ème CAS, on se trouve devant un schéma quasiment inversé. Pendant la phase conflictuelle, l'organe subit une destruction (ulcération, nécrose, perte de substance) et ici la guérison va entraîner une prolifération cellulaire destinée à combler les pertes de substance ; cette prolifération peut consister en une simple cicatrisation ou avoir l'aspect d'une véritable "tumeur" parfois très volumineuse. Les microbes (qui sont le sujet de la quatrième loi) interviennent également pour déblayer les lésions préalablement à la reconstruction et accélérer cette reconstruction. Ici la tumeur a donc une signification tout à fait différente puisqu'elle témoigne d'une réparation et ne se développe qu'après la solution du conflit. Elle peut être tout aussi rapide et importante que dans le premier cas de figure et dans une conception médicale selon laquelle toutes les tumeurs sont pathologiques, le phénomène de guérison sera alors apprécié comme peu grave si la tumeur est jugée bénigne ou très grave si son ampleur amène le diagnostic de cancer. La tumeur de réparation dépasse souvent en proportion la destruction préalable de l'organe mais elle est toujours à terme, c. à d. que sans récidive du conflit, elle est toujours destinée à s'arrêter. Elle s'accompagne également de phénomènes inflammatoires (et notamment d'adhérences aux tissus voisins) qui s'estompent complètement quand le processus est terminé. Quelques exemples : l'os et la moelle osseuse, la couche superficielle de la peau, les muscles, les ganglions, les conduits excréteurs des glandes (y compris le sein où il est donc important de savoir à quel type de tumeur on a affaire), les bronches etc... Au vu de ces deux premiers cas de figure, on peut déjà saisir les tragiques conséquences que peut avoir la prise en considération des seuls symptômes organiques : annoncer au patient qu’il est envahi par un cancer dans le cas où il serait en fait dans la phase, souvent pénible, de réparation et encore moralement fragile après la solution de son conflit, c'est risquer de le voir plonger dans un vécu encore bien plus dramatique que celui qui était à l'origine de l'atteinte initiale. DANS LE 3ème CAS, il n'y a ni prolifération ni destruction pendant la phase conflictuelle mais seulement diminution ou arrêt de fonctionnement, réversible après la solution du conflit. Ce mode concerne surtout les tissus ayant une activité nerveuse : dans les organes des sens, dans les tissus corticaux responsables de la sensibilité et de la motricité etc... Ces trois premières lois donnent une toute autre dimension au concept de maladie. Jusqu'à présent on entendait par ce terme un ensemble de symptômes concomitants et qui étaient toujours jugés défavorablement. En d'autres mots, être malade, c'était présenter des anomalies objectives (gonflements, nécroses, inflammations... ) et/ou subjectives (douleurs, sensations inhabituelles, malaises divers... ) ; anomalies qui n'avaient que des origines inconnues, hasardeuses ou statistiques et qu'il fallait combattre pour guérir. Il s'agit maintenant d'interpréter correctement le sens de tous les symptômes en les rattachant à l'une des deux phases de la maladie complète, en fonction du tissu atteint. L'inconfort proprement dit peut accompagner la première phase mais c'est plus souvent dans la deuxième phase réparatrice que le patient consultera et que son vécu sera "complété" par un diagnostic du mal dont il est victime. L'inconfort de la première phase concerne surtout les muqueuses dont les ulcérations seront douloureuses au prorata de leur innervation (ulcère d'estomac, ulcères des voies urinaire, ulcères des vaisseaux...), les complications par compressions des proliférations (compression de nerfs, de conduits respiratoires, de vaisseaux...) et les diminutions de fonctionnement (glandes, organes des sens, paralysies...). L'inconfort bien plus fréquent dans l'autoguérison s'explique physiologiquement par tous les processus d'inflammation (gonflements, œdèmes, tumeurs de réparation... ), de nettoyage microbien, de compression du tissu cérébral, de lassitude etc... Ce "décalage" entre conflit et inconfort est même un "atout" dans le mécanisme de la maladie. Car le déclenchement d'un conflit majeur est en somme celui d'un sursis et d'un compte à rebours : l'individu doit résoudre son conflit pour survivre. S'il avait toujours la perception de la souffrance physique de ses organes en plus de la douleur psychique de son ressassement (où il cherche la solution), il aurait beaucoup moins de chance de s'en sortir. Quand il est par contre soulagé de son conflit, il peut alors mieux se consacrer à la réparation laborieuse. |