Claude Berge

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Claude Berge sera désormais absent excusé pour cause de décès aux réunions de l'Oulipo

 

Le décès de Claude Berge le 30 juin 2002 a laissé un grand vide tant dans la communauté mathématique que littéraire où chacun appréciait ses multiples talents, sa grande érudition dans les domaines les plus variés, son sens de l’humour, sa grande modestie et son amour de la vie. Il avait 76 ans depuis quatre semaines.

 

Membre fondateur de l'Oulipo il a participé aux d’ouvrages collectifs fondateurs publiés chez Gallimard (Littérature potentielle (1973) et Atlas de littérature potentielle (1981), mais on notera la publication par Philippe Soupault :de « Claude Berge, Sculptures Multipètres, (Le Minotaure, Paris 1962) » ainsi que celle de :

Bibliothèque Oulipienne

La Reine Aztèque, (Bibliothèque Oulipienne n°22, 1983, Réédition Seghers 1990)
Sonnets à longueur variable basé sur le principe des disparitions de Sam Loyd

Qui a tué le Duc de Densmore ?, (Bibliothèque Oulipienne n°67, 1994, Réédition Castor Astral, 2000)
Dans cette nouvelle policière le lecteur peut découvrir le meurtrier au moyen d'un théorème combinatoire dû au mathématicien hongrois G. Hajós.

Raymond Queneau et la combinatoire, (Bibliothèque Oulipienne n°89 1997)

Mais c'est son activité de mathématicien qui lui a conféré une célébrité mondiale :

Le début de sa carrière fut consacrée à l’analyse combinatoire mais dès 1958 ses travaux fondateurs sur la théorie des graphes le rendirent mondialement célèbre, avec non seulement un enseignement dispensé en France tout d’abord à l'Université Pierre et Marie Curie (Paris 6), puis au sein de l'Équipe Combinatoire du CNRS que Claude Berge dirigera pendant 25 ans, mais également la direction de séminaires ou l’enseignement de la théorie des graphes, de 1961 à 1981 dans des universités prestigieuses étrangères comme Princeton (1957), l'Indian Statistical Institute (dès 1961), l'Ateneo de l’université de Manille (Philippines), les universités de Pékin, Bombay, de Pennsylvanie du New-Brunswick (Canada).

 

Ses travaux de professeur sont indissociables de ses nombreuses publications qui font autorité et ont été traduites dans le monde entier.

 
Théorie Générale des Jeux à n personnes , Gauthier-Villars, Paris 1957
Théorie des Graphes et ses Applications
, Dunod, Paris 1958

Cet ouvrage est issu d’un séminaire hebdomadaire à l’Institut Henri Poincaré, au cours duquel il éleva la théorie des graphes au niveau de la théorie des ensembles. Raymond Queneau suivait ses conférences.

Espaces Topologiques, Fonctions multivoques, Dunod, Paris 1959, dans lequel il développe de nouveaux outils pour l’économie et la recherche opérationnelle.

En 1960 il étudie la modélisation du jeu d’Échecs sous l’impulsion de Paul Braffort, avec des joueurs d'échecs de haut niveau, permettant l’élaboration de programmes efficaces pour le jeu des Échecs

Programmes, Jeux et Réseaux de Transport, Dunod, Paris 1962

En 1963 il s’attaque à la "conjecture du graphe parfait", qui n'est toujours pas résolue aujourd'hui.

Directeur du Centre International du Calcul (International Computation Center) à Rome de 1964 à 1968, il poursuit ses travaux avec en 1969 le début de la théorie des Hypergraphes, dont le but sera d'étendre aux familles d'ensembles les théorèmes combinatoires de la théorie des Graphes.

Principes de Combinatoire, Dunod, Paris 1968

Graphes et Hypergraphes, Dunod, Paris 1969

De 1970-1980 il enchaîne cours et conférences sur les « mathématiques discrètes », avec des publications didactiques variées :

Introduction à la Théorie des Hypergraphes (Presses de l'Université de Montréal, 1973)
Les graphes "Que sais-je ? ", Paris 1978).

Professeur à Paris 6 et Paris 1 – Sorbonne  de 1981 à 1984, il synthétise ses derniers travaux de recherches dans Graphes, Gauthier-Villars, Paris 1984

Claude Berge
a reçu de nombreuses distinctions : le prix UAP (1988), la médaille d'or Eurox X (1989) décernée par l'Association des Sociétés Européennes de Recherche Opérationnelle, le prix Euler (1995) décerné par l'Institute for Combinatorics.

En dehors d’ouvrages collectifs fondateurs publiés chez Gallimard (Littérature potentielle (1973) et Atlas de littérature potentielle (1981), on notera la publication par Philippe Soupault :de « Claude Berge, Sculptures Multipètres, (Le Minotaure, Paris 1962) » ainsi que

La Reine Aztèque, (Bibliothèque Oulipienne n°22, 1983, Réédition Seghers 1990)
Sonnets à longueur variable basé sur le principe des disparitions de Sam Loyd.

Qui a tué le Duc de Densmore ?, (Bibliothèque Oulipienne n°67, 1994, Réédition Castor Astral, 2000)
Dans cette nouvelle policière le lecteur peut découvrir le meurtrier au moyen d'un théorème combinatoire dû au mathématicien hongrois G. Hajós.

Raymond Queneau et la combinatoire, (Bibliothèque Oulipienne n°89 1997)