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"Chaque année en mai, juin, juillet, août et septembre, il ne se passe guère
de dimanches où l'on ne marche dans un ou plusieurs villages d'Entre Sambre et
Meuse. Les tambours bourdonnent alors dans les sentines embaumées par le chèvrefeuille;
le sifflet du combat, devenu pacifique roseau, semble répondre au joyeux chant des alouettes;
l'odeur de la poudre envahit la campagne, se mêlant à l'épaisse senteur des étables et
au subtil parfum des foins coupés. D'étranges combattants prennent possession des prés
vallonnés, où les uniformes jettent, dans la lumière de l'été, des éclaboussures d'or,
et composent, sur le fond vert de l'herbe grasse, un spectacle d'une impressionnante beauté.
Tout cela sous une véritable débauche de tambours, de fifres, de fanfares, au milieu du
tintamarre des décharges de mousqueterie, et dans une atmosphère caractéristique de grosse
ducasse wallonne, gaillarde et saine. A savoir: Dernière minute : |