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| PRESENTATION DES SOUTERRAINS DE LIMOGES.... |
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L'intérêt principal de l'aqueduc est de convoyer de l'eau jusqu'à différents points de captage (puit, fontaine...). En limousin, il avait également un rôle de captage comme nous allons le voir plus bas.
| Un secteur difficile. | |
| Le capatge de l'eau. | |
| Le convoyage de l'eau. | |
| Le puisage de l'eau. | |
| Quelques aqueducs limougeauds |
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La nature même du sous-sol de Limoges n'offre pas une hydrométrie très importante. En effet le socle granitique ancien rend les ressources en nappes souterraines assez faibles. Celles ci se limitent à quelques aquifères localisés, de faibles dimensions, qui seront le plus souvent le point de départ des aqueducs qui verront alors le rôle de convoyage doublé d'un rôle de captage. Le petit nombre de ces points de "puisage" obligera parfois la construction d'aqueduc très long pour aller chercher les aquifères éloignés
La construction d'un aqueduc va donc commencer par la recherche d'une zone aquifère. Le plus souvent celle-ci provient de la superposition d'une couche granitique faiblement perméable et d' une couche imperméable (argile), provoquant la stagnation de l'eau La première étape consistera à construire une galerie qui collectera (par drainage) l'eau de la zone. Celle-ci s'infiltrera par ruissellement le long des parois poreuses du "drain".
Une fois la construction du drain effectuée, l'aqueduc va se développer en remontant, en général, de la zone à alimenter vers l'aquifère, en respectant une pente faible mais permanente. La progression se fait par creusement à même la roche sous la forme d'un boyau d'aspect ovoïde. Le déblaiement des gravats se fait par des puits creusés régulièrement jusqu'à la surface . On parle alors d'une technique de construction en "quanats".La majorité de ces puits sera rebouché par la suite, une fois les travaux achevés.
Lorsque l'aqueduc traverse une zone où la roche est plus friable ou que son trajet s'approche de la surface (permettant parfois le creusement en tranchées), on a alors recours à des maçonneries diverses afin d'assurer la solidité du boyau. Plusieurs techniques sont utilisées qui vont de simples dalles de pierre posées à plat sur des piédroits latéraux, ou posés en chapiteaux - en bâtières - à des voûtes maçonnées en pierre ou même en brique. Il n'est pas rare de constater de brusques changements de direction dues à la nature trop difficile du sous-sol ou tout simplement à une rectification de trajectoire (les boussoles ne sont pas légion à cette époque !). Il y a une multitudes d'utilisations possibles de l'eau donc une multitude d'utilisations d'un aqueduc. Comme je vous le dis plus haut, l'aqueduc collecte et transporte l'eau vers les habitations. Voyons les principaux moyens de puisage ou d'utilisation de l'eau ainsi acheminée.
Le puit : Lorsque l'aqueduc passe sous un jardin ou même sous une maison, on pratique le creusement d'un puit fontainier. Ce système permet de constituer une multitude de point d'eau tout au long du parcourt de l'aqueduc sans gêner l'écoulement de celui-ci.
Le barrage : Une autre variante du captage directe dans l'aqueduc, est le barrage. En général, il est constitué de dalles en pierre, ou de planche en bois, voir d'une combinaison des deux et permet de provoquer une retenue d'eau, qui peut servir de puit ou qui peut par un système de tuyauterie, distribuer de l'eau dans plusieurs caves voisines. Ces barrages pouvaient être la possession de plusieurs personnes qui en assuraient la construction et l'entretien. Il furent même à l'origine de nombreuses querelles.
La fontaine : La fontaine est souvent le point d'arrivée définitif de l'aqueduc. Il y avait à Limoges une multitude de fontaines différentes placés à des points stratégiques de la ville et permettant l'accès à l'eau du grand nombre d'habitants. Lorsque le débit d'une fontaine été important, le trop plein été redirigé vers d'autres fontaines en contrebas ce qui évitait le gaspillage et augmentait les points d'eau. On peut citer, par exemple, la fontaine de la "place fontaine des bars" (voir petit lexique de limoges).
L'artisanat : Limoges, tout au long des siècles, a été une ville de commerce et d'artisanat. De nombreux artisans sont installés dans la cité ou le château. Certains, comme les teinturiers ou les poissonniers, utilisent beaucoup d'eau et on retrouve l'utilisation des aqueducs dans de nombreuses échoppes. On peut citer notamment, un poissonnier Place de la Motte qui possédait plusieurs bacs (viviers) dans la cave de son magasin.
Quelques aqueducs de Limoges : |