DIALOGUE ET ORAISONS
DE SAINTE CATHERINE  DE SIENNE

 

Par E. Cartier

 

*   Le Livre du Dialogue

*   Vie

*   Lettres I (1-165)

*   Lettres II (166-373)

 

Table des Matières 

 

Dialogue ; Traité de la Discrétion ; Traité de la Prière ; Traité de la Providence ; Traité de l’Obéissance ; Traite de la perfection ; Oraisons (Prières) de Sainte Catherine

 

Dialogue

 

I.- Une âme, avide de la gloire de Dieu et du prochain, s’applique humblement à la prière ; elle adresse quatre demandes à Dieu, lorsqu’elle lui est unie par la charité. 

II. - Dieu augmente le désir de l’âme en lui montrant la misère du monde. 

III. - Les oeuvres de l’homme sont insuffisantes pour expier et mériter dès qu’elles sont séparées de la charité. 

IV.- Le désir et la contrition du coeur satisfont à la faute et à la peine pour soi et pour les autres, quelquefois à la faute seulement et non à la peine. 

V.- Combien plaît à Dieu le désir de souffrir pour lui. 

VI.- Toute vertu et tout défaut se développent par le moyen du prochain. 

VII.- Les vertus s’accomplissent par le moyen du prochain. - Pourquoi elles sont si différentes dans les créatures. 

VIII. - Les vertus s’éprouvent et se fortifient par leurs contraires.

 

 

Table des Matières

 

TRAITE DE LA DISCRETION

 

IX.- On doit s’attacher plus aux vertus qu’à la pénitence. - La discrétion tire sa vie de l’humilité ; elle rend à chacun ce qui lui est dû. 

X.- La charité, l’humilité et la discrétion sont inséparables, et l’âme doit les posséder.

XI.- La pénitence doit être le moyen d’acquérir la vertu et non le but principal de l’âme. - Des lumières de la discrétion en diverses circonstances.

XII.- Dieu promet aux souffrances de ses serviteurs le repos et la réforme de l’Église. 

XIII.- L’âme consolée dans sa peine, et fortifiée dans ses espérances par les paroles de Dieu, prie pour la sainte Église et pour tous les hommes. 

XIV.- Dieu se plaint des péchés des chrétiens, et particulièrement de ceux de ses ministres.- Du sacrement de l’Eucharistie et des bienfaits de l’Incarnation. 

XV.- Le péché est plus gravement puni depuis la Passion de Jésus-Christ. - Dieu promet de faire miséricorde, en considération des prières et des souffrances de ses serviteurs. 

XVI.- L’âme, à la vue de la bonté divine, prie pour l’Eglise et pour le monde. 

XVII.- Dieu se plaint de ses créatures raisonnables et surtout de leur amour-propre.  XVIII. - Personne ne peut échapper aux mains de Dieu : tous éprouvent sa miséricorde ou sa justice. 

XIX.- L’âme, de plus en plus embrasée d’amour, désire répandre son sang. -Elle s’accuse elle-même, et prie particulièrement pour son père spirituel. 

 XX.- On ne peut plaire à Dieu qu’en supportant les tribulations avec patience. 

XXI.- Le chemin du ciel ayant été Interrompu par la désobéissance d’Adam, Dieu a fait de son Fils un pont par lequel on peut passer. 

XXII.- Dieu invite l’âme à regarder la grandeur de ce pont, et comment il va de la terre au Ciel. 

XXIII.- Tous sont des travailleurs que Dieu envoie travailler à la vigne de la sainte Eglise. 

XXIV.- Dieu taille les rameaux unis à la vigne véritable. - La vigne de chacun est tellement unie à celle du prochain, que personne ne peut cultiver ou endommager la sienne sans cultiver ou endommager celle du prochains. 

XXV.- L’âme rend grâces à Dieu, et le prie de lui montrer ceux qui passent sur le pont et ceux qui n’y passent pas. 

 XXVI.- Le pont a trois degrés, qui sont trois états de l’âme. - Explication de cette parole : « Si je suis élevé de terre, j’attirerai tout à moi ». 

XXVII.- Ce pont est bâti de pierres qui signifient les véritables vertus. - Ceux qui passent sur le pont vont à la vie, ceux qui passent dessous vont à la mort. 

XXVIII.- Du bonheur de l’âme qui passe sur le pont. 

XXIX.- Ce pont s’est élevé jusqu’au ciel le jour de l’Ascension, sans quitter cependant la terre. 

XXX.- L’âme, pleine d’admiration pour la miséricorde de Dieu, célèbre les dons et les grâces qu’en a reçu le genre humain. 

XXXI.- De l’indignité de ceux qui passent par le fleuve.  - L’âme qui suit cette route est un arbre de mort,  dont les racines tiennent à quatre vices principaux. 

XXXII.- Les fruits de cet arbre sont aussi variés que les péchés ; et d’abord du péché de la chair. 

XXXIII.- De l’avarice et des maux qui en procèdent. 

XXXIV. - De ceux qui ont la puissance, et des injustices qu’ils commettent. 

XXXV.- Les vices conduisent aux faux jugements. 

XXXVI.-Explication de cette parole de Jésus-Christ :  « J’enverrai le Consolateur, qui convaincra le monde d’injustice et de faux jugements » (S. Jean, VI, 8). 

XXXVII.- De la seconde condamnation, où l’homme est convaincu d’injustice et de faux jugements. 

XXXVIII.- Des quatre principaux supplices des damnés, auxquels se rapportent tous les autres. 

XXXIX. - De la troisième condamnation, qui aura lieu au jour du jugement. 

XL. - Les damnés ne peuvent vouloir ni désirer aucun bien. 

XLI. - De la gloire des Bienheureux. 

XLII. - Le jugement général augmentera la peine des damnés. 

XLIII.- L’utilité des tentations.- L’âme, au moment de la mort, voit la peine ou la gloire qui lui est destinée, même avant d’être séparée de son corps. 

XLIV. - Le démon trompe toujours l’âme sous l’apparence de quelque bien. 

XLV. - Quels sont ceux que ne blessent pas les épines du monde, quoique personne, en cette vie, ne puisse éviter la souffrance. 

XLVI. - Des maux qui procèdent de l’aveuglement de l’intelligence. - Le bien qui n’est pas fait en état de grâce ne sert pas à la vie éternelle. 

XLVII. -On ne peut observer les commandements, si on n’observe pas aussi les conseils. 

XLVIII.- Les serviteurs du monde ne sont pas rassasiés de leurs biens. - Du supplice que leur cause leur volonté perverse. 

XLIX. - La crainte servile ne suffit pas pour acquérir la vie éternelle, mais elle peut conduire à l’amour de la vertu. 

L.- L’âme déplore l’aveuglement de ceux qui se noient dans le fleuve. 

LI. - Les trois degrés figurés sur le pont signifient les trois puissances de l’âme. 

LII. - Si les trois puissances de l’Âme ne sont pas unies ensemble, il lui est impossible d’avoir la persévérance nécessaire pour arriver à sa fin. 

LIII.- Explication de ces paroles de Jésus-Christ : « Qui a soif vienne à moi et boive». 

LIV. - Quel moyen doit prendre toute créature raisonnable pour pouvoir sortir des flots du monde et passer par le pont divin. 

LV.- Résumé de plusieurs choses qui ont été déjà dites. 

LVI.- Les trois degrés du pont correspondent à trois états de l’âme. 

LVII.- L’âme, en regardant dans le divin miroir, voit les créatures marcher de différentes manières. 

LVIII.- La crainte servile ne suffit pas sans l’amour de la vertu.- La loi de crainte et la loi d’amour sont unies ensemble.           

LIX. Comment de la crainte servile, qui est l’état d’imperfection, on parvient à l’état de perfection. 

LX. - De l’imperfection de ceux qui aiment et servent Dieu pour leur utilité, leur plaisir et leur consolation. 

LXI.- Comment Dieu se manifeste à l’âme qui l’aime. 

LXII.- Pourquoi Jésus-Christ ne dit pas : «Je manifesterai mon Père », mais : « Je me manifesterai ». 

LXIII.- Comment l’âme monte sur le second degré du pont. 

LXIV.- En aimant Jésus imparfaitement, on aime imparfaitement le prochain.- Signes de cet amour imparfait.

 

Table des Matières

 

TRAITÉ DE LA PRIÈRE

 

LXV.- Du moyen que prend l’âme pour arriver à l’amour pur et généreux.

LXVI.- L’âme doit passer de la prière vocale à la prière mentale.

LXVII.- De l’erreur des gens du monde qui aiment et servent Dieu pour leur consolation. 

LXVIII.- Combien se trompent ceux qui aiment Dieu avec cet amour imparfait. 

LXIX.- De ceux qui, pour ne pas perdre la paix et la consolation, négligent d’assister le prochain. 

LXX.- De l’erreur de ceux qui mettent toute leur affection dans les consolations et les visions. 

LXXI.- Ceux qui s’attachent aux consolations spirituelles peuvent être trompés par le démon qui se transforme en ange de lumière.- Des signes auxquels on peut reconnaître qu’une vision vient de Dieu ou du démon. 

LXXII.- L’âme qui se connaît évite les tromperies du démon. 

LXXIII.- Comment      l’âme quitte l’amour imparfait et arrive à l’amour parfait. 

LXXIV.- Des signes auxquels on connaît que l’âme est arrivée à l’amour parfait. 

LXXV.- Les imparfaits veulent suivre seulement le Père, tandis que les parfaits suivent le Fils. 

LXXVI.- L’âme au troisième degré parvient à la bouche de Jésus-Christ.- La mort de la volonté propre est le signe qu’elle y est arrivée. 

LXXVII.- Des oeuvres de l’âme parvenue au troisième degré. 

LXXVIII.- Du quatrième état, qui n’est pas séparé du troisième.- Des oeuvres de l’âme arrivée à cet état, et comment Dieu ne se sépare jamais d’elle d’une manière sensible. 

LXXIX.- Dieu ne se sépare jamais des parfaits par grâce et par sentiment, mais par union. 

LXXX.- Les mondains rendent gloire à Dieu, qu’ils le veuillent ou ne le veuillent pas. 

LXXXI.- Comment les démons même rendent gloire à Dieu. 

LXXXII.- L’âme, délivrée de cette vie, voit parfaitement la gloire de Dieu dans toute créature ; elle n’a plus la peine du désir, mais seulement le désir. 

LXXXIII.- Comment saint Paul, après avoir vu la gloire des Bienheureux, désirait être délivré de son corps. 

LXXXIV.- Des causes qui font désirer à l’âme d’être séparée de son corps. 

LXXXV.- Ceux qui sont arrivés à cet état unitif sont éclairés dans leur intelligence par une lumière surnaturelle et infuse de la grâce.- Il vaut mieux consulter, pour le salut de son âme, un humble qui a une conscience pure, qu’un savant qui a de l’orgueil. 

LXXXVI.- Résumé de ce qui précède.- Dieu invite l’âme à prier pour toute créature et pour la sainte Église. 

LXXXVII.- L’âme demande à Dieu de vouloir bien lui faire connaître les différentes sortes de larmes. 

LXXXVIII.- Des larmes qui se rapportent aux différents états de l’âme. 

LXXXIX.- Des différentes sortes de larmes. 

XC.- Résumé du chapitre précédent.- Le démon fuit ceux qui sont arrivés aux cinquièmes larmes.- Les attaques du démon sont la voie véritable pour parvenir à cet état.

XCI.- Ceux qui désirent pleurer et ne le peuvent pas, ont des larmes de feu.- Pour quelle raison Dieu retire les larmes corporelles. 

XCII.- Dieu veut être servi comme l’être infini, et non comme une chose finie. 

XCIII.- Du fruit des larmes que répandent les hommes du monde. 

XCIV.- Les mondains qui pleurent sont battus par quatre vents différents. 

XCV.- Du fruit des secondes et des troisièmes larmes. 

XCVI.- Du fruit des quatrièmes larmes unitives. 

XCVII.- L’âme remercie Dieu de lui avoir appliqué les larmes, et elle lui fait trois demandes. 

XCVIII.- La lumière de la raison est nécessaire à celui qui veut servir Dieu.- De la lumière générale. 

XCIX.- De la seconde lumière, plus parfaite que la lumière générale. 

C.- De la troisième et parfaite lumière.- Des oeuvres de l’âme parvenue à cette lumière. 

CI.- Ceux qui sont dans la perfection de la troisième Lumière reçoivent dès ce monde un avant-goût de la vie éternelle. 

CII.- Comment on doit reprendre le prochain sans tomber dans de faux jugements.  CIII.- Celui qui voit une âme pleine de ténèbres ne doit pas en conclure qu’elle est en péché mortel. 

CIV.- On ne doit pas prendre pour fondement de l’âme la pénitence, mais l’amour de la vertu. 

CV.- Résumé des choses précédentes.- Explication sur la correction du prochain. 

CVI.- Des signes qui font connaître si les visites et les visions spirituelles viennent de Dieu ou du démon. 

CVII.- Dieu satisfait aux désirs de ses serviteurs.- Combien lui sont agréables ceux qui frappent avec persévérance à la porte de la Vérité. 

CVIII.- L’âme rend grâces à Dieu et prie pour le monde, et en particulier pour le corps mystique de la sainte Église. 

CIX.- Dieu sollicite l’âme à la prière et répond à quelques-unes de ses demandes.  CX.- De la dignité des prêtres.- De la sainte Eucharistie, et de ceux qui la reçoivent dignement ou indignement. 

CXI.- Les sens du corps sont trompés dans ce sacrement, mais non pas ceux de l’âme, qui le voit, le goûte et le touche.- Belle vision de sainte Catherine. 

CXII.- De l’excellence que l’âme acquiert en recevant ce sacrement en état de grâce. 

CXIII.- La grandeur du sacrement doit faire comprendre la dignité de ceux qui en sont les ministres.- Dieu leur demande une plus grande pureté qu’aux autres créatures. 

CXIV.- Les sacrements ne doivent pas se vendre ni s’acheter.- Ceux qui reçoivent les sacrements doivent fournir aux prêtres les choses temporelles, dont les prêtres doivent faire trois parts. 

CXV.- De la dignité du sacerdoce.- La vertu des sacrements ne diminue pas par les fautes de ceux qui les administrent, ou qui les reçoivent. 

CXVI.- Dieu regarde comme dirigées contre lui les persécutions faites contre l’Église et ses ministres. 

CXVII.- De ceux qui persécutent de différentes manières la sainte Église et ses ministres. 

CXVIII.- Résumé de ce qui a été dit sur la sainte Église et ses ministres. 

CXIX.- De la perfection, des vertus et des oeuvres des saints prêtres. 

CXX.- Résumé de ce qui précède.- Respect qu’on doit aux prêtres, qu’ils soient bons ou mauvais. 

CXXI.- De la vie coupable des ministres infidèles.        

CXXII.-De ceux qui commettent l’injustice en ne reprenant pas leur prochain. 

CXXIII.- Des autres vices des mauvais ministres. 

CXXIV.- Combien sont coupables ces ministres prévaricateurs. 

CXXV.- Des maux que ces vices causent dans le monde.